mardi28 août 2007

Le sacre de Nathacha Appanah... Petits commérages de rentrée littéraire 2007

Nous prédisions, un peu plus bas, dans cet article, le destin que pourrait avoir le nouveau roman de notre consoeur, la Mauricienne Nathacha Appanah (photo), Le Dernier frère qui est en librairie actuellement et paru aux Editions de l’Olivier. C’est presque chose faite avec le Prix du Roman Fnac 2007 que les libraires et les adhérents de la Fnac viennent de lui décerner. Ce prix, connu pour son indépendance et ses repercussions en librairie est en quelque sorte le coup de sifflet qui lance la rentrée littéraire : « Créé en 2002, le prix du roman Fnac est le seul du genre à être décerné en toute indépendance, à la fois par les libraires et le grand public. Quatre cents adhérents et trois cents libraires de la Fnac sont donc appelés chaque année à faire partie du jury. Ces lecteurs ont quelques semaines pour lire les romans de la rentrée littéraire, en moyenne cinq, qui leur ont été attribués et rédiger une fiche de lecture pour chacun d’entre eux. L’analyse de ces fiches permet de dresser les quinze titres préférés des adhérents ainsi que ceux des libraires. En 2007, cinq d’entre eux appartiennent à ces deux sélections. C’est parmi ces choix communs que s’est imposé le prix du Roman Fnac, indépendant et populaire. » Le lauréat de l’année passée était Laurent Mauvignier pour son roman Dans la foule paru chez Minuit...

1.

Saint-Germain-des-Prés

Il faut croire que les livres que nous écrivons nous poursuivent. Et certains détails peuvent avoir leur importance, surtout lorsqu’ils nourrissent un moment de rigolade alors qu’on ne s’y attendait pas... Ainsi, il y a quelques jours, au cours d’une rencontre de promotion de ma Lettre à Jimmy au Cap-Ferret, alors que nous prenions une photo pour la presse, Frédéric Beigbeder me souffle à l’oreille :

« - J’ai lu ta ’’Lettre à Jimmy’’, et j’ai aussi lu ce que tu dis du milieu de Saint-Germain-des-Prés !

Et moi de lâcher :

« - Ce n’est pas moi qui le dis, c’est James Baldwin...

Et Beigbeder de rigoler :

« - Je t’ai eu, je sais !

2.

Eric Reinhardt surgit de la rentrée

Dans la même semaine, c’est l’ami Eric Reinhardt, auteur du majestueux roman Cendrillon (paru ces jours chez Stock) qui était en couverture des Inrockuptibles avec le titre : « Eric Reinhardt surgit de la rentrée » (littéraire). Et, à force de le répéter à table comme un refrain, je le fis presque passer pour le slogan de cette rentrée littéraire « dominée » par le livre de Yasmina Reza sur Sarkozy et maintenant par les démêlées de Camille Laurens et Marie Darrieusecq. Les deux femmes sont publiées depuis des années par les éditions P.O.L et se livrent aujourd’hui une guerre fratricide par journaux interposés... Au sujet du livre de Yasmina Reza L’Aube le soir ou la nuit – que je n’ai pas encore lu, j’apprends dans Le Parisien du dimanche 26 que Bernard Pivot, membre du jury Goncourt – qui a certainement vu la photo de Sarkozy dansant avec l’auteure (ici en discussion avec Sarko) – se montre réticent en disant : « ...Quand je les vois danser ensemble, je m’interroge ».

3.

« Qui encule qui ? »

David Foenkinos, dont j’aime les livres, fait le point sur les journaux qui ont selectionné le nouveau roman qu’il vient de larguer en librairie et qui s’intitule Qui se souvient de David Foenkinos ?. Moi, voyons ! Pour la petite histoire, David est passé après nous au Cap-Ferret et, apparemment, les discussions proustiennes furent de rigueur. Il raconte sur son Blog hébergé par Livres Hebdo (www.livreshebdo) : A un moment, nous avons parlé de Proust (l’air de la mer m’aurait-il rendu intelligent ?), et j’ai dit que Céline avait résumé ainsi "A la recherche du temps perdu" : « 3000 pages pour savoir que Totor encule Tatave ». A la fin du débat, une petite vieille a pris le micro pour me dire : « J’ai bien aimé tout ce que vous avez dit, mais je n’ai pas bien compris, à propos de la citation de Céline… qui encule qui ? »

4.

Rentrée littéraire africaine : le désert des Tartares ?

La rentrée littéraire 2007 est marquée par la quasi absence d’auteurs originaires d’Afrique noire. Nous nous réjouirons toutefois de lire les derniers ouvrages de nos amies Mauriciennes Ananda Devi (photo) auteur d’Indian Tango chez Gallimard. Ce roman qui a tellement enflammé Le Clézio que celui-ci l’a chroniqué en une pleine page élogieuse dans Le Nouvel Observateur de la semaine dernière. L’autre Mauricienne, Nathacha Appanah publie Le Dernier frère chez L’Olivier. Un livre dont le destin paraît bien tracé – il a été retenu dans la sélection des libraires parue dans le même Nouvel Observateur.

Après cela, il nous reste à lire ces livres. Je promets de m’y mettre après avoir fini la lecture des romans des 6 finalistes du Prix RFO que nous décernerons en octobre prochain à Paris. Les six finalistes sont – dans le désordre, bien sûr : Alain Foix (Venus et Adam, Gallade Editions), Sami Tchak (Le Paradis des chiots, Ed. Mercure de France), Fabienne Kanor (Humus, Ed. Gallimard), Wilfried N’Sondé (Le Cœur des enfants léopards, Ed.Actes Sud), Marcel Melthérorong (Tôghàn, Ed. Alliance Francaise de Vanuatu) et Appollo-Lewis Trondheim (Ile Bourbon, 1730 Ed. Shampooing)...

Commentaires

  1. le 28 août 2007 à 03:52

    Ca va Alain, je m´appelle Diana Gutierrez et je suis mexicaine et journaliste du Reforma au Mexique. Je voudrais te fais quelques questiones au sujet de ton experience dans le monde des blogs. Je suis en train d´y faire un reportage. Comme a été ton experiencie comme ecrivain qui ecrit dans un blog ? Quelles sont les diferences entre la publication d´un livre et d´un post ? Quels son les sujets le plus importants selon la reponse du lectures ? Quelles son les avantages ét disavantages d´un blog ? Excuse moi mon francais, c´est pas tres bon. Merci beacoup Diana

  2. Posté par Daioris, le 28 août 2007 à 04:06

    J’aime pas Frédéric Beigbeder :(

  3. Posté par YChemla, le 28 août 2007 à 09:00

    Bonjour Alain, moi aussi j’ai lu Lettre à Jimmy. J’en parlerai sous peu, dans le cadre d’une nouvelle émission de critique littéraire, si tout se passe bien. Et si cela ne se passe pas - les voies du seigneur sont impénétrables... -, j’écrirai un article. À bientôt

    YC

  4. le 28 août 2007 à 11:52

    Le Cap- Ferret fin aoùt, cela doit pourtant pas mal ressembler à St Germain début septembre ? Diana, bonne chance pour ton enquête, bienvenue sur ce foruma.

  5. Posté par A. DUEZ, le 28 août 2007 à 12:32

    Bonjour, Je suis à la recherche d’un essai ( assez politisé, semblerait-il)sur le Congo contemporain par l’écrivaine Laurence Werner David (ed. gallimard, je croyais, mais non) : sauriez-vous m’indiquer si cet article (ou court essai ?) a été mis en ligne et sur quel site... Merci

  6. Posté par A. Mabanckou, le 28 août 2007 à 12:35

    Le message ci-dessus a ete recu par le biais du Blog ("Contact"). Nous le diffusons juste pour le cas ou quelqu’un pourrait aider cet ami.

    Bien a vous

  7. Posté par Mayombe82, le 28 août 2007 à 13:27

    "Après cela (...) Appollo-Lewis Trondheim (Ile Bourbon, 1730 Ed. Shampooing)..." Mon choix est fait : Sami Tchak pour Le paradis des chiots. On y trouve un humour corrosif. La misère est présente le long des pages. Elle ne vous lâche pas. @+, M82

  8. Posté par Blaise KIBONZI, le 28 août 2007 à 17:48

    QUESTION ? Pourquoi diable les romans d’Alain MABANCKOU ne sont-ils pas en bonne place dans les lieux de vente populaires en France ?

    Déjà que pour "Verre Cassé", j’avais du prendre par le collet la vendeuse de la FNAC de CRETEIL pour qu’elle m’en trouve un exemplaire enfoui quelque part, alors que tous les autres auteurs étaient bien visibles (y compris les auteurs africains dans le rayon litterature africaine).

    La dernière fois, c’est récemment dans l’espace Librairie du LECLERC de SAINT-OUEN (très bien présenté et bien fourni). On dit que là-bas tu peux acheter n’importe quel roman 10% moins cher que dans les points de vente classiques.

    Je voulais offir un cadeau à un dignitaire congolais et j’ai pensé à lui offir des bouquins. Comment donc ne pas céder à la fierté de lui offir le RENAUDOT d’un fils du pays ?

    A ma grande déception, il y avait tout là-bas sauf du MABANCKOU. Et comme je n’avais que 30 minutes avant mon rendez-vous avec le dignitaire, qui après prennait son vol pour le pays, j’ai substitué le RENAUDOT par le GONCOURT ("les bienveillantes"), qui a beaucoup enchanté le dignitaire (Il était sincèrement très content. D’après que c’est quelqu’un qui lit beaucoup, on me l’avait soufflé).

    Je tenais à vous faire part moi-même de cette déconvenue car si jamais les gens apprennent que Blaise avait offert "les bienveillantes" à un dignitaire congolais et non pas "Mémoires de Porc-épic", on va encore dire que ce frustré chronique de Blaise KIBONZI est jaloux du succès mondial d’Alain MABANCKOU. Et pourtant, du MABANCKOU j’en distribue à tour de bras. Mon beau-père (attention, je ne parle pas de ma deuxième épouse Binetou FALL pour laquelle j’ai pas encore donné le vin, mais ça viendra - patience) est entrain de lire "Verre cassé" en ce moment même. Bref, là n’est pas le sujet.

    Je voulais juste demander pourquoi les MABANCKOU ne sont t’ils pas facilement visibles en rayon ? J’ai pensé que c’est parce que ça marche trop bien que sitôt mis ils disparaissent. "On se les arrache", comme dirait une de ses supporters.

    Ceci dit, un jour alors que je faisais les courses avec mes filles à l’Intermarché de Maisons-Alfort les juliottes, mes filles qui adorent lire m’attendaient au rayon livre de ce tout petit Intermarché, pendant que moi je me courbais pour chercher les étiquettes "plus bas prix" au rayon "Viande hachée". Ma fille aînée (8 ans et demi) m’a rejoint haletante en me disant "Papa, j’ai trouvé là-bas, le livre d’Alain MABANCKOU". Effectivement, là, j’avais trouvé un présentoir entier plein du RENAUDAIT de l’année ("Mémoires de Porc-Epic") aux cotés du Goncourt de l’année ("Les Bienveillantes").

    J’étais très étonné de ne pas voir cette même présentation à l’Espace Librairie du LECLERC de Saint-Ouen qui foisonnait du GONCOURT mais pas du RENAUDOT de l’année.

    Explications ?

    Blaise

  9. Posté par Enibodie, le 28 août 2007 à 23:23

    Dear Alain : Congratulations for the translation of African Psycho into English. I read it in The New Yorker’s "Briefly Noted" column.

    Take care

  10. Posté par bebetsizo, le 29 août 2007 à 00:29

    La rentrée littéraire s’annonce tout juste, et déjà le premier prix vient d’être remis, décerné à Nathacha Appanah (prix du roman Fnac 2007), pour son magnifique quatrième livre, "Le Dernier Frère", un roman puissant et bouleversant, à lire et faire lire de toute urgence !

  11. Posté par EZOMA, le 29 août 2007 à 08:47

    Pourquoi diable les romans d’Alain MABANCKOU ne sont-ils pas en bonne place dans les lieux de vente populaires en France ? Arrêtez... il n ’y a en que pour lui. On les trouve même au supers marchés du coin.Par contre attention au melon...les autres on s’en fout ! Mais posons une question sérieuse : l’auteur aura-t-il une postérité ? Par contre une question : Alain écrit-il tous les jours ? Combien d’heures ? Et à quel moment de la journée ? Dort-il ? Bien à vous.

  12. Posté par Papalagui, le 29 août 2007 à 19:11

    Quant à l’absence relative d’écrivains d’outre Saint-Germain-des-Prés, on peut signaler néanmoins ce phénomène de rentrée à double détente avec les deux excellents romans d’Appanah et Devi, nées à l’île Maurice, le dernier Trouillot (Haïti) et la salve d’octobre avec Glissant (sur l’île de Pâques), Chamoiseau et Confiant. Quant à la révélation, permets-moi de signaler le très réjouissant roman de l’Américain-Ethiopien, Dinaw Mengestu, Ces Belles choses que portent le ciel (Albin Michel), déjà en librairie et dans quelques sélections de la rentrée... J’ai hâte de lire un roman haïtien que je ne connais pas, celui de Marie Vieux-Chauvet, Fille d’Haïti, promis pour la mi-septembre.

    Qu’on se le dise, au Cap (Ferret, Haïtien et South-African) !

  13. Posté par catharsis, le 29 août 2007 à 20:50

    ...Frédéric Beigbeder me souffle à l’oreille : « - J’ai lu ta ’’Lettre à Jimmy’’, et j’ai aussi lu ce que tu dis du milieu de Saint-Germain-des-Prés ! Et moi de lâcher : « - Ce n’est pas moi qui le dis, c’est James Baldwin... Et Beigbeder de rigoler : « - Je t’ai eu, je sais !

    J’ai rien pigé. C’est de l’humour d’écrit vain ?

  14. Posté par Fatimata K. , le 29 août 2007 à 23:51

    Pourquoi si peu de romans africains dans cette rentrée ? Et des romans de femmes africaines aussi ? Où sont Miano ? Et Fatou Diome, dont on attend vraiment un nouvel opus après Ketala ? Khadi Hane ? Ou encore Ken Bugul ?

    Il faut qu’ on s’y mette les sisters... !

  15. Posté par Daioris, le 30 août 2007 à 03:10

    Par contre une question : Alain écrit-il tous les jours ? Combien d’heures ? Et à quel moment de la journée ? Dort-il ?

    Lolllll ! Quelles questions incongrues, lol... ^^ Je vois pas pourquoi les écrivains devraient avoir un mode de vie différents... note que moi j’écris et je dors pas... mais c’est juste par insomnies :D Pour le reste, un écrivain écrit par pulsion le plus souvent... Je ne pense pas qu’il y ait d’heure pour l’inspi... Mais c’est sans doute différent selon que l’on écrit pour son plaisir ou pour son boulot...

  16. le 30 août 2007 à 12:33

    Au père tranquille, nous prédisions un destin singulier à Nath pour cette rentrée, on ignorait que deux jours plus tard, les choses allaient se confirmer. félicitations à Nath et gloire aussi à venir pour devi. Mais, alain, n’oublie pas pour cette rentrée le guinéen libar fofana chez gallimard dans la collection continents noirs. libar sort son troisième roman, peut-être aujourd’hui même. il n’y en a pas beaucoup et si en plus tu en oublies un ou deux, alors, que veux-tu qu’il nous en reste, toi aussi ?

  17. Posté par Père tranquille, le 30 août 2007 à 12:34

    oublier de signer.

  18. Posté par Qui dit quoi ?, le 30 août 2007 à 13:08

    Comme toi Catharsis, je ne saisis pas à quel degré il faut pousser le curseur pour savourer ce dialogue. Vaine tentative de lecture peut-être ?

    Pour résoudre une partie de l’équation, encore un article sur "l’énigme" Beigbeder dans le Magazine des livres. Faut bien vendre du papier quand même !

    Sinon les enfants dans les cours de récré disent, plus pragmatiquement : " C’est celui qu’il dit, qui l’es ! "

  19. Posté par Kidikoi, le 30 août 2007 à 19:07

    A la galerie j’foirfouille vous pouvez également pousser votre charriot ( si vous avez encore faim) jusqu’ à une vieille antiquité de 2006 ( purée, comme les années passent !) et goûter "La soupe de Kafka : une histoire complète de la littérature mondiale en 16 recettes" de Crick Mark. Opus de 16 pastiches littéraires sous forme de vraies recettes, en passant par Chandler, GG Marquez et Borgès entre autres...

    Si vous restez dubitatif face à ces piles de livres tout frais et ne savez à quelle sauce les dévorer ( faut bien garder de quoi se payer le reste : victuailles, eau, gaz, électricité, la vie quoi ), vous pouvez toujours faire un petit détour par la bibliothèque du "coin" (mais non, ce n’est pas une punition, juste une solution en cette période de baisse du pouvoir d’achat) pour un séjour discount à Nostalgia Land :

    Allez, une année au hasard...1967. Le prix Nobel a été decerné cette année là à Miguel Angel Asturias pour "Le miroir de Lida Sal" et le Renaudot à Salvat Etchart " Le monde tel qu’il est" . Entre Guatemela et Martinique, joli mixage de titres...qu’on peut reproduire, sur le Renaudot par exemple depuis 2000, cela donnerait :

    "Allah n’est pas obligé,

    Céleste, Assam,

    Ames grises

    Suite française de Mes mauvaises pensées.

    Mémoires de porc-épic "

    Tout un poème, à qui le tour ?!

    Personnellement j’ai une petite préférence pour les prix indépendants, decernés par le public des lecteurs. Y a pas que chez Drouant et les restos autour que l’on sait faire la différence entre le cheeseburger, la daube sauce tartare et la bonne soupe moulinée façon grand chef. Même dans un flunch, on devrait pouvoir y arriver, même en étant les reines des nouilles.

    Bon je vais faire bouillir l’eau pour cuire les pâtes...je veux dire "la pasta façon grand chef".

    Foule sentimentale

    " attirée par les étoiles, les voiles,

    que des choses pas commerciales" ;

  20. Posté par Kidikoi, le 30 août 2007 à 20:33

    Vu que c’est la dêche, vu que la recette du n’dolé a déchainé les passions de bon nombre de villageois...Je vous fais une proposition :

    la rédaction collective d’un cador pour la rentrée 2008 ( celle de septembre, il faut laisser du temps au temps), un livre culte pour la mémoire du futur :

    "Le n’dolé façon...

     Thomas Mofolo
     Mariama Bâ
     Wole Soyinka
    Ngugi wa thiongo
     Meshack asare

    ...liste non exhaustive biensûr, 12 pastiches pour 12 mois et 12 recettes, histoire de pimenter la sauce tartare de la prochaine rentrée littéraire.

    On se partagera les droits d’auteur, la facture du flunch, les cartouches d’encre, le papier recyclé, no problemo !

  21. Posté par Kidikoi, le 30 août 2007 à 20:42

    Rectificatif : la controverse concernait le saka-saka...avec ou sans tripes. Titre à part, le trip reste le même... Le titre du best-seller sera donc " Le saka-saka de..."

  22. Posté par Kidikoi, le 30 août 2007 à 20:59

    Heum...côté éditeur j’ai pensé à Grasset ( avec un nom pareil, on ne peut pas pas faire le fine bouche), pour "le saka-saka..." en tête de gondoles...mais le projet reste ouvert à toute discussion et à plus d’imagination.

    A vos plumes, Foule Sentimentale !

  23. Posté par Ngnagna, le 31 août 2007 à 14:14

    La rentrée littéraire 2007 est marquée par la quasi absence d’auteurs originaires d’Afrique noire. Vous aviez signalé votre intention de bâtir une maison d’édition au Congo Brazza je crois bien. Ce serait déjà pas mal pour donner un coup de main aux écrivains congolais.Il faudrait ensuite assurer la promotion. Quand on a fort à faire avec le quotidien comme en Afrique, il est difficile d’écrire et même de lire.

    du Prix RFO que nous décernerons en octobre prochain à Paris. C’est quoi le prix RFO ? est-il aussi indépendant que le prix du roman de la Fnac ?

    Sarko trouve toujours le moyen de s’incruster dans le blog. Si seulement c’était pour intervenir ! il comblerait de joie certains intervenants.

    J’effectue en ce moment un sejour au Cameroun. J’ai été frappé par la situation des jeunes dans ce pays. Les concours professionnels (magistrature, police, médecine et etc)sont soumis au quota régional et s’achètent dans certains cas. Les enseignements universitaires sont bloqués dans certaines filières (droit par exemple)comme si le dernier diplôme était la maîtrise. Je n’en reviens toujours pas d’avoir vu des jeunes avec une licence ou une maîtrise "vendeurs" ou se "débrouiller", des médecins, des ingénieurs et des enseignants sous employés.

  24. Posté par Ngnagna, le 31 août 2007 à 14:23

    Fatim

    Pourquoi si peu de romans africains dans cette rentrée ?

    la littérature anglophone et lusophone ne sont évidemment pas prises en compte, et la France n’est pas le but ultime de tous les auteurs d’Afrique francophone. A.M. si votre but était de susciter en nous l’envie

    de lire dans le désordre, bien sûr : Alain Foix (Venus et Adam), Sami Tchak (Le Paradis des chiots), Fabienne Kanor (Humus), Wilfried N’Sondé (Le Cœur des enfants léopards), Marcel Melthérorong (Tôghàn) ...

    Je vous rappelerais l’exclusion géographique de l’Afrique de la marche du monde.

  25. Posté par Mayombe82, le 31 août 2007 à 15:44

    "J’effectue en ce moment un sejour au Cameroun. J’ai été frappé par la situation des jeunes dans ce pays. Les concours professionnels (magistrature, police, médecine et etc)sont soumis au quota régional et s’achètent dans certains cas. Les enseignements universitaires sont bloqués dans certaines filières (droit par exemple)comme si le dernier diplôme était la maîtrise. Je n’en reviens toujours pas d’avoir vu des jeunes avec une licence ou une maîtrise "vendeurs" ou se "débrouiller", des médecins, des ingénieurs et des enseignants sous employés."

    Ngnagna, tu rigoles ou quoi ? tu découvres la lune, ou bien ? Ces phénomènes existent dans des tas de pays au Sud du Sahara. Mettons-nous bien dans le crâne que pour nos dirigeants, les diplômes n’ont aucune valeur. @+, M82

  26. Posté par Ngnagna, le 31 août 2007 à 18:58

    May82

    Ces phénomènes existent dans des tas de pays au Sud du Sahara.

    c’est l’ampleur que je ne m’imaginais pas Mayombe82 ! et ce qui sera vraiment dramatique dans 10 ou 15 ans c’est l’afflux d’étudiant dans l’enseignement supérieur provoqué par la « gratuité » de l’école primaire.

  27. Posté par Ngnagna, le 31 août 2007 à 19:05

    Les livres arrivent en Afrique francophone non seulement au compte goutte, mais aussi en retard.

    Encore la censure ! décidemment la vie est un éternel recommencement. Bon Week end à tous.

  28. Posté par djanbaar, le 3 septembre 2007 à 01:41

    Daamn ! Wats her number ?

  29. Posté par Mayombe82, le 3 septembre 2007 à 13:58

    Ngnagna (post 26),

    « c’est l’ampleur que je ne m’imaginais pas Mayombe82 ! » Il est vrai que des années durant (en fait, 2 ou 3), le Pays des Crevettes a été décoré du trop peu glorieux titre de « Champion du monde de la corruption » au nez et à la barbe du Nigeria (c’est vrai que c’est subjectif et fait sur des bases assez discutables), mais j’ai tendance à penser que même sans avoir visité tous les pays au Sud du Sahara où le Français est la langue officielle (ou l’une des deux langues), d’après les témoignages de frères et sœurs qui en sont originaires que cette histoire est énorme, balèze même je dirais comme mon neveu.

    Au Congo, depuis un peu plus de 5 ans (soit sous Sassou III comme on dit là-bas), il y a une nouvelle méthode qui a vu le jour : avec 500.000 FCFA, et peu importe son diplôme, on avait pas mal de chances de trouver un poste à la Fonction publique, même payé à 60.000 FCFA/mois. Et je souligne que même au plus haut dans cette belle Fonction publique, avec un MBA de Harvard ou de Tombouctou, on ne dépassera pas 300.000-350.000 FCFA/mois. C’est un commerce qui marche très bien. Certes, il n’y a pas de quotas par région ou département ou encore sous-préfecture, mais les gens pratiquent plus le clanisme, le régionalisme, voire le tribalisme. Il suffit de voir lorsqu’un DG quitte ses fonctions, combien de personnes ont été recrutés sous sa direction, et d’où sont originaires ces gens. Et franchement, ce n’est pas toujours sur la base des compétences… Il y a un marin (pas très méritant dans ce domaine déjà), qui dirige le Conseil d’administration d’une banque actuellement en Afrique centrale… @+, M82

  30. Posté par Mayombe82, le 3 septembre 2007 à 16:26

    Une petite pause qui fait du bien…

    Ngnagna, as-tu entendu parler des Notes Sexuellement Transmissibles ? Si tu connais un(e) Nigérien (ne), n’hésite pas à lui poser la question. Ça se passe à Niamey, au Togo aussi, de même qu’en CI. Pourquoi pas dans d’autres pays sous un autre nom ? Au Congo-N’gouuabi, il est interdit à un (e) enseignant(e) d’entretenir la moindre relation intime avec son élève, même si dernier est majeure : mon œil, comme diraient les français ! J’en connais plein qui ont engrossé (j’adore ce terme, je le trouve marrant), leurs élèves et d’autres qui ont fini par en faire leurs épouses…

    Ngnagna, les maladies dont souffre l’Afrique en particulier et le monde en général ne sont pas seulement dans les têtes, les muscles et les jambes des élites politiques, mille et un pans de nos sociétés sont très malades, même si nous ne somme spas en phase terminale. @+, M82

  31. Posté par Mayombe82, le 3 septembre 2007 à 16:27

    Oups ! j’ai raté mon lien, je les mets en grand ici :

    http://www.lobservateur.bf/Oarticlearchive.php3 ?id_article=3207

    http://www.musow.com/article.php3 ?id_article=141

    @+, M82

  32. Posté par chantal serriere, le 3 septembre 2007 à 17:24

    tant mieux, tant mieux, on court en librairie acheter son ouvrage.

  33. Posté par p/m, le 5 septembre 2007 à 20:03

    Les femmes sont à l’honneur dans le monde littéraire ces dernières années, d’après ce que je vois.

    Que dire ? Bravo !

  34. Posté par nietzsche_junior, le 20 septembre 2007 à 00:52

    34 l age qu aurait eux jesus surnommé the Christ par la foule si il c etait sauvé par la fenetre au lieu d aller d aller ouvrir la porte ; mais comme a l epoque c est les femmes qui ouvrait les porte , on sait jamais sa pouvait etre dangereux , il y a de forte probabilité que le messie fut une fille en réalité , qui l eu cru ! ! je pense que le premier outils inventé par l homme ce devait etre un marteau et pas un couteau ! .. a l epoque on fracassait des cranes ou on cassait des noisette plus qu on ne transpercait des coeurs ! .. « Créé en 2002, le prix du roman Fnac est le seul du genre à être décerné en toute indépendance, à la fois par les libraires et le grand public. ben chapeau pour elle si c est le cas ca nous change d un gongourt , au fait pkoi ne pas adresser le manifeste des 44 a science po plutot que de passer par la case académie francaise ? fo evitez les intermédiaire sans ce genre d embrouille

  35. Posté par Nietzsche_junior, le 28 septembre 2007 à 18:16

    mardi28 août 2007 Le sacre de Nathacha Appanah

    vendredi 28 septembre , Appollo-Lewis Trondheim ca cé un putain de prenom composé ! hé pierre arrache toi et viens par ici on va cozé en tete a tete des prénom des fond et des formes diffuse qui emprisonne ta capacité symbolique d extériorisé ce petit coeur de pierre qui vibre en secret sur le bout de tes doigt ! ..

  36. Posté par Nietzsche_junior, le 4 octobre 2007 à 20:08

    bon ben 35 ca decolle pas , des qui y a une gonzesse sur la foto ben paf le post interesse personne , l autre en bas pareil que 45 ! , descendez voir : !!! etrange coincidence ou ... ?

  37. Posté par Alain Raimbault, le 15 octobre 2007 à 18:20

    Alain, j’ai beaucoup aimé votre "Verre Cassé" mais je ne comprends pas bien votre "hérisson". Je pense qu’il est difficile de s’identifier à ce narrateur. J’imagine que c’est pour cette raison que je n’ai pas adhéré à ce roman. J’admire cependant votre créativité et votre prise de risque. La littérature a besoin de vous. Je vous suis fidèle. Merci.

  38. Posté par Bahia, le 15 octobre 2007 à 18:48

    J’ai, moi aussi, beaucoup aimé Verre cassé, le roman comme l’homme.

    Justement, si tu es à Paris, il est joué sous forme de spectacle à la fin du mois au CWB de Paris.

  39. Posté par Nietzsche_junior, le 15 octobre 2007 à 21:32

    Alain, j’ai beaucoup aimé votre "Verre Cassé" mais je ne comprends pas bien votre "hérisson". ...

    mdrrr ! .. pas mal ! disons que les deux ca coupe ca pique ... cé en reference au rasoir ! y en a un qui coupe celui qui pic ! ca tombe a point comme invention .le razoir ! .. a la barbe et au poilus ! .. au totem et aux tabou ! a l animal fétiche ! on peut pas s identitifer a un herisson , c est asexué comme bete ! ca ressemble a rien ! ca pique c est tout ! c est le principe du mal ! .. le narrateur c est les "intentions des protagoniste , c est moultivox : 8piste en surround, c est un nouvo concept littéraire ! le dolby surround " ... j avais envie de parler mais je crois que je vé faire une retraite dans les profondeur ! .. vé me laisser enterrer vivante avec ce post qui file droit au archives ! victime de rigor mortis ! .. a defaut d etre frigide je serais rigide ! figé dans l ambre pour l eternité ! ...

  40. Posté par Nietzsche_junior, le 15 octobre 2007 à 22:38

    haut perchée au milieu des rempart brulant , ou reveuse indécise sous le chapiteaux noir ...je serait cette nymphe givrée et scellée dans la glace a jamais et pour toujours ! ...

  41. Posté par Nietzsche_junior, le 26 octobre 2007 à 00:00

    le signe est là ; les nuit s allonges et le jour se rétracte te voilé là ou tu le désirais , dans cet hivers givrant ! la Némésis est de retour et pour de bon cette foi , en stéréo ! avec quelque chose en plus quand même tu dois l admettre et ne plus vouloir t enfuir , plus rien ne sert de creuser now ! nul besoin d enfouir a nouveau sous des tonnes de pommes et autre lambeau déchirée de une âme tremblante , de ce puis ou naissent tant de clair obscurs de se soleil emporté par le désespoir ! tu passera comme le vent d Avril ... sans laisser de poussière , même les soleils murissent et finissent par imploser ! cette louve blessé a trop chercher le mot qui ouvre le cœur en dévorant l aurore

  42. Posté par Nietzsche_junior, le 29 octobre 2007 à 01:10

    c est absurde c etais le seul refuge que j avais ! aucune autre demonstration de ma folie et de mon irresponsabilité a me situer par rapport a l autre , chui sur qu ils ont fermé pour me faire taire justement !! .. ! d ailleur cé fermé a clef et je peu plus sortir :( !! au secours !!! chui coincé ici ! Help me ! ---...---...---...

  43. Posté par Nietzsche_junior, le 29 octobre 2007 à 23:26

    nul echo pour me renvoyer ma voix cristaline , ô triste aline ( osons la rime ringarde !) , des jour que j erre dans ces archives a la recherche d une ouverture , d un signe , d un espoir ! mais nada !

    connaissez vous ce miracle des deux pourceaux ? celui dont le pere fut coupé en rondelle juste avant l Aube , il ne se doutait de rien le pov ptit cochon jusqu a ce qu un des boucher sorte du temple et crie , et toi le cochon vient voir par ici !

    sais tu ou est la source de la bonté infinie ? vous les cochon etes si bon , guide moi et je t épargnerai !

    ...---...---...--- -( faite moi sortir de là siouplé , je vous en supplie ! je vé craké :( ///

  44. Posté par Nietzsche_junior, le 9 novembre 2007 à 23:58

    hii ca me manquait :) , je croi que je vais restée ici !

    Messieur Dame ,

    je vous est fait part de mon souhait de consturir un mur pour qu enfin cesse ce flot de mot qui traine partout , je me traine avec ma cervelle dépressive toujours hanté par cette chanson d un soir d automne , j ai cette extraordinaire faculté de faire varier mon humeur mes malheures , mes joie et tristesse a une vitesse fulgurante !

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