
Je rentre de ce pas de Paris. Je m’y suis rendu la semaine dernière à l’invitation de Madame Laurence Parisot, présidente du MEDEF. Il s’agissait de prendre part à l’université d’été de cette institution qui, cette année, se déroulait du 29 au 31 août au HEC de Jouy-en-Josas.
Décentrer le regard
De manière générale, débats et échanges étaient d’un très haut niveau. À côté de très nombreux chefs d’entreprises, il y avait une foule d’universitaires, de politiques, de diplomates, philosophes et penseurs, hommes et femmes des médias dont la plupart ne partagent entièrement ni les orientations, ni la politique du MEDEF. De nombreux représentants de la nouvelle élite au pouvoir en France y ont également fait un tour, à commencer par Nicolas Sarkozy lui-même. J’y ai également aperçu Henri Guaino (photo ci-dessous), l’auteur du fameux « Épitre aux Africains » lu à Dakar il y a plus d’un mois et demi, et qui a fait l’objet d’une dénonciation sans équivoque par une très grande partie de l’intelligentsia africaine.
Le panel auquel je participais avait justement pour titre « Balayons devant notre porte ». L’on s’est accordé (une fois de plus) sur le fait que les façons de penser de l’Occident ne sont pas les seules valables et qu’il existe bien des alternatives au système occidental de compréhension du monde – si tant est qu’il existe quelque chose de cette nature. Portées par les courants philosophiques et spirituels d’autres cultures, ces différentes appréhensions du réel ont un profond impact sur l’organisation sociale et économique des sociétés concernées. Je me suis attelé, pour ma part, à répondre à l’une des questions qui nous était posée : à savoir si le progrès technique, la démocratie et la croissance ont été un objectif partagé par une majorité de pays au XXe siècle, quelle aspiration commune pouvons-nous imaginer pour le monde de demain ? Cette question peut paraitre trop abstraite et trop théorique aux yeux de beaucoup.
C’est oublier que l’un des événements majeurs de notre époque est l’arrivée des grands pays-continents que sont l’Inde et la Chine dans le jeu du capitalisme mondial. Dans cinquante ans, la prospérité matérielle ne sera plus l’apanage de l’Occident. Ce dernier ne dispose plus d’ailleurs de monopole sur la production de valeurs à prétention universelle. Ceci nous oblige à décentrer notre regard. Le monde d’aujourd’hui – et à plus forte raison celui de demain – ne pourra plus être déchiffré à partir de prismes purement hexagonaux. Un processus de désoccidentalisation relative des esprits est en cours et toute régulation du monde à venir devra nécessairement en tenir compte.
De nombreux autres panels traitaient de questions aussi diverses que l’éthique, le dialogue et la guerre ; la fabrication de l’opinion publique internationale ; la question des héritages linguistiques ; les villes-mondes ; résistance, terrorisme et collaboration ; peut-on exporter la démocratie ; les nouvelles frontières de la vie ; la mondialisation du marché des arts et de la culture ; la gouvernance globale ; le réchauffement climatique et ainsi de suite.
Comme c’est souvent le cas dans ce genre de forum, l’Afrique brillait par son absence. Hormis Alpha Oumar Konaré (Union Africaine), Abdoulaye Bio-Tchané (Directeur Afrique au FMI) et moi-même, il n’y avait aucune autre voix africaine et le Continent ne figurait nulle part comme thème à part entière des débats.
Faut-il oublier la France ?
L’Association des Femmes Africaines de la Diaspora ayant eu vent de mon séjour parisien m’avait demandé de tenir une conférence dans les locaux du Club Millenium que dirige ma compatriote Marie-Roger Biloa, directrice du mensuel panafricain Africa au 29 rue du Colisée, dans le 8e. Le thème de la conférence était : « La France et l’Afrique : rupture ou régression ? »
J’ai introduit la discussion en précisant que repenser les rapports entre la France et l’Afrique n’avait strictement rien à voir avec je ne sais quelle fixation sur un pays quelconque, fut-il une ancienne puissance coloniale. Dans cette réflexion, ai-je ajouté, la France ne peut être qu’un objet subsidiaire. Du reste, à mes yeux, l’avenir des Africains est entre leurs mains et leurs mains seules. Peu importe, à la limite, ce qui s’est déroulé dans le passé et que personne, dans tous les cas, ne peut ni effacer, ni faire revenir à la vie. L’Afrique se sauvera par ses propres forces ou elle périra. Personne ne la sauvera à sa place, et c’est bien ainsi. Après avoir fait valoir que le rapport entre l’Afrique et la France devait être repensé dans le cadre plus large d’une véritable politique africaine du monde, j’ai plaidé en faveur d’un paradigme minimaliste. Ce dernier reposerait sur deux principes.
Le premier est que l’Afrique ne doit rien attendre de la France. En retour, que la France s’abstienne (dans le sens d’abstinence) au maximum d’exercer chez nous la sorte de « pouvoir de nuisance » qu’elle n’a cessé de manifester depuis la fin des colonisations directes.
Le deuxième principe est que par rapport à la France comme d’ailleurs dans les rapports avec le reste du monde, les Africains s’efforcent de cultiver l’autonomie morale. Sans cette indépendance morale, ils seront toujours exposés à la corruption et leur liberté de jugement et d’action sera toujours hypothéquée.
J’ai ensuite rappelé que la dimension purement commerciale des rapports entre la France et l’Afrique ne pouvait guère être occultée. On ne peut pas raisonner comme si, pour les firmes françaises, le Continent n’était qu’une terre de misère et de désolation - et donc, d’abord, un objet d’interventions humanitaires. Citant les chiffres du Ministère français des finances, j’ai montré que dans des domaines aussi variés que l’extraction des minerais (pétrole, bauxite, phosphates, uranium, or, diamant), les transports, l’eau, l’exploitation du bois, les ventes d’armes, l’agro-alimentaire, l’Afrique représentait encore une importante source de profits pour la France.
Face à ceux pour qui la meilleure voie vers l’émancipation africaine est d’« oublier la France », j’ai fait observer qu’au-delà des turpitudes des gouvernements, il s’agit plutôt de sauver ce qui peut l’être encore des rapports que l’histoire a rendu possible. J’ai évoqué, à cet effet, l’extraordinaire richesse d’humanité dans les relations tissées hier et aujourd’hui entre Français et Africains. Cet héritage si dense de rapports humains, on en voit les manifestations dans la vie de tous les jours, au sein des familles, des réseaux d’amitié, ou encore au détour des luttes solidaires, à l’instar de la lutte des « sans-papiers » ou des mouvements qui s’opposent à l’expulsion des parents d’enfants scolarisés en France.
Pour moi, cet héritage dessine une figure vivante de ce que pourrait être cette humanité finalement fraternelle que les meilleurs de nos penseurs n’ont eu cesse d’annoncer. Rejetant l’apologie de la différence pour la différence et le culte de la victimisation, j’ai longuement insisté sur l’importance de cette pensée critique d’origine africaine pour tout projet humaniste pour les temps qui sont les nôtres. Pour être crédible, un tel humanisme devra nécessairement se situer par-delà les races - en opposition au fort « désir d’apartheid » qui taraude si cruellement l’esprit et les pratiques de ce temps.
J’ai aussi insisté sur le fait que notre critique de la domination que la France exerce en Afrique doit aller de pair avec la critique de cette sorte de domination sans responsabilité que nous exerçons sur nous-mêmes depuis la fin des colonisations directes. L’une des originalités de la pensée critique africaine est qu’elle a toujours envisagé le pouvoir comme une instance de la cure, de la guérison et de la multiplication de la vie. Or, ces traits sont largement absents de la pratique de nos potentats.
Pour le reste, je souscris tout à fait à un argument qui viserait à « provincialiser » effectivement la France. Au demeurant, cette dernière semble avoir choisi de se « provincialiser » elle-même. Encore ne faudrait-il pas faire comme si ce vieux pays qui a du mal à assumer le monde était sans génie et n’avait rien apporté à la vie de l’esprit.
J’ai été surpris par le nombre de ceux qui ont bien voulu assister à la conférence. L’on pouvait lire dans leurs yeux une soif de débattre et un très grand souci pour l’Afrique et pour la condition africaine. Il y avait parmi eux de nombreux professionnels – ce qui témoigne sans doute des changements en cours dans la structure démographique des gens d’origine africaine en France.
Sans doute pour avoir passé plusieurs années dans les milieux culturels et universitaires anglo-saxons, j’avais cependant oublié le caractère relativement polémique et parfois heurté des débats publics dans les pays francophones. Les interlocuteurs donnent parfois l’impression de ne jamais s’écouter et l’esprit d’urbanité, souvent, n’est pas la chose la mieux partagée. Le public, généralement bon enfant et toujours palabreur, n’hésite pas à chahuter ceux et celles qu’il ne veut guère entendre. Je dois avouer que tout cela m’a un peu étonné. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de l’observer avec un certain amusement.
Branlement
Le reste de mon temps à Paris a été consacré à des rencontres et conversations diverses – les unes plus fortuites que les autres. Je n’évoquerai pas les politiques, dont quelques responsables de l’UMP qui sont venus s’enquérir des raisons pour lesquelles de nombreux intellectuels africains ont dénoncé le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar.
Une chose – dont j’avais déjà conscience - m’a frappé davantage encore au cours de ce weekend. Les conversations avec des amis français - dont certains jouent un rôle éminent sur la scène intellectuelle et culturelle parisienne - n’ont d’ailleurs fait que confirmer ce sentiment. Il s’agit du spectaculaire déplacement vers la droite de l’ensemble de la société française et surtout de ses élites politiques et intellectuelles. Dans les milieux populaires frappés par la peur identitaire, la précarité de l’emploi, le chômage de masse et l’absence de perspectives, les phénomènes de droitisation semblent plus accentués encore qu’il y a, disons, dix ans. Il n’y a pas jusque dans certains milieux de gauche où l’on ne constate l’emprise de raisonnements de droite.
L’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans ce contexte de conservatisme et de conformisme ambiant. Des discussions et conversations, il ressort que ce dernier est porteur d’une attente très forte en France. Mieux que la gauche, il a su dresser le pays contre l’immobilisme chiraquien. Au passage, il est parvenu à capter et à satelliser l’extrême-droite.
La cannibalisation de la droite ne s’est pas arrêtée là. Pour vertébrer son projet hégémonique, Sarkozy a fait feu de tout bois : du « Non » à la repentance à la réaffirmation autoritaire de la nation et de l’identité, sans compter les appels à la remise au travail face à la menace de décrochage de la France. Du coup, il a su convaincre ses compatriotes qu’il est l’homme qu’il faut – celui qui, pourvu que le pays accepte de lui donner les pleins pouvoirs, fera sauter les verrous et offrira à tous les possibilités d’embourgeoisement. Non seulement on pourra accéder à la propriété, mais encore on pourra la léguer sans droits de succession. Une société des individus et des propriétaires incarnée par la figure de celui qui se lève tôt et se couche tard, travaille plus et gagne plus, remplacera le modèle actuel.
L’autre chose qui m’a frappé est l’omniprésence du personnage sur la scène publique. Les caméras ne le quittent pas. On dirait que sous son règne, il n’y a plus de hors-champ. Il est partout – à la fois à la télévision, sur les couvertures des magazines, et surtout dans les esprits. Il a l’air de toucher à tous les sujets. D’ailleurs, il a développé une formidable capacité à les changer sans cesse, en même temps que la faculté de rendre crédible tout et son contraire. Il se veut direct, familier, simple. L’économie de sa parole est loin d’être parcimonieuse. Avec lui, le pouvoir - fête foraine en permanence - n’hésite plus à se manifester désormais dans ce qu’il a de spectacle et de théâtralité pure.
Je me suis demandé si, dans ces conditions d’hyper-saturation, les Français ne sont pas en train de répondre davantage à des stimulations qu’à une réflexion ? Parviennent-ils encore à distinguer ce qui relève du réel et ce qui est de l’ordre de sa perception ? Reste-t-il quoi que ce soit de l’écart entre le signifiant et le signifié ? Le vrai et le faux impliquent-ils encore quoi que ce soit pour l’un comme pour l’autre ? Ou plutôt, comme on l’a vu dans le discours de Dakar, s’équivalent-ils désormais, validant et falsifiant tout dans le même geste ?
J’ai quitté Paris avec la nette impression qu’avec Nicolas Sarkozy, la France a choisi de jouer gros et qu’elle a envie que ça marche. Je n’ai cependant pu m’empêcher de me poser des questions. Et si l’extrême présence du personnage témoignait finalement de son vide manifeste ? A une époque où la téléréalité, les pages de pubs, l’information formatée, les séries policières, la vie online et les jeux en réseau rendent équivalent tous les signes et toutes les valeurs, comment savoir si ce qui fascine n’est, quant au fond, qu’une manière de nihilisme ?
Questions de mémoire
Après avoir déjeuné avec un éditeur, j’ai passé une bonne partie de l’après-midi de samedi à travailler avec deux jeunes journalistes françaises qui préparent un documentaire historique sur le Cameroun. Elles m’ont fait écouter des extraits d’un discours de Ruben Um Nyobè à l’ONU en 1952.
Um Nyobè fut l’inspirateur du mouvement nationaliste au Cameroun dans les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale. Il organisa une insurrection paysanne et fut assassiné par la France le 13 septembre 1958 – l’un des premiers sur la longue liste des martyrs africains de l’indépendance. Il laissa derrière lui une somme d’écrits dont j’ai assuré, au début de ma carrière académique, la publication. Après sa mort, tout fut fait comme s’il n’avait jamais existé. Avec l’appui de la France, il fut interdit de souvenir dans le pays qui le vit naître et frappé par la malédiction d’État. Et voilà qu’entre les quatre murs de cet appartement parisien transformé pour l’occasion en studio, voici que, de la nuit de l’innommé dans laquelle on l’avait relégué, montait sa voix – la trace de son existence par-delà la mort.
Un inconnu à la Goutte d’Or
Tard dans soirée, je suis allé dîner dans un restaurant camerounais, du côté de la Goutte d’Or, avec une belle vieille amitié johannesbourgeoise. En face de nous était assis un certain Jean-Pierre, un inconnu avec lequel nous avons momentanément pris langue. Il vit en France depuis de très longues années. Cela fait bientôt quinze ans que chaque année, il se promet de rentrer « chez lui », au Cameroun. Apprenant au détour de la conversation que je ne vis pas là-bas et surtout que je ne compte guère m’y installer, il en profite pour administrer une sévère leçon de patriotisme à celui qu’il perçoit manifestement comme un déraciné malade de la haine de soi.
J’ai beau faire valoir qu’il vit ici alors que moi je vis en Afrique, rien n’y fait. À ses yeux, tout cela ne vaut rien tant que je ne vis pas au Cameroun. Celui qui vit en exil, qui compte un jour rentrer chez lui, mais ne cesse de différer son retour au pays natal se voudrait donc plus « authentiquement nationaliste » et plus « engagé » que celui qui vit sur le Continent – pas dans son pays certes – où il contribue chaque jour, à travers son métier, à la reconstruction d’un pays africain.
Anti-intellectualisme
C’est une critique que j’entends beaucoup ces jours-ci et qui, souvent, me surprend. Il en est de même de celle qui consiste à croire qu’il n’est d’engagement politique authentique de la part d’un intellectuel africain que la voie des armes et de la violence, ou la création d’un parti révolutionnaire de masse. On loue les vertus de la violence pour la violence en oubliant qu’il n’y a pas de luttes sociales véritables sans production consciente d’un capital d’intelligence critique et sans une transformation des schèmes de pensée qui autorisent précisément la domination.
On veut nous convaincre qu’à trop connaître et à trop réfléchir, on perd son temps. Comment s’étonner dès lors que démunis de mémoire et de culture, beaucoup finissent souvent par opter pour ce qui les abrutit toujours plus et par valider des choix dont ils ignorent les causes et les conséquences ?
Certes, si tant est que l’objectif est de gripper les rouages de la domination, alors les réflexions théoriques ne doivent pas tourner à vide, dans l’incantation, fût-elle prophétique. Mais la transformation effective du monde dans lequel nous vivons ne peut se faire sans un renouvellement de la pensée critique. On l’a vu à plusieurs reprises en Afrique au cours du dernier quart du XXe siècle : une radicalité uniquement centrée sur elle-même, instrumentale et cynique, ou encore l’exaltation spontanéiste d’explosions populaires sans débouchés – tout cela, très souvent, a mené droit à l’impasse.
Si les Africains veulent s’en sortir, il leur faudra développer une conception relativement large du rôle de la critique et de l’intellectualité. On ne peut plus, de nos jours, opposer critique dûment informée et transformation sociale. La critique dûment informée – et donc qui repose sur un ensemble de connaissances - est absolument indispensable pour toute lutte émancipatrice.
Pour le reste, il existe diverses figures de l’intellectuel. Mais, autant que je puisse en juger, ce qui caractérise un intellectuel, c’est avant tout sa liberté de parole et de pensée.
La Lettre à Jimmy
Dans l’avion qui me ramène à Johannesburg, je termine la lecture de la lettre adressée à James Baldwin par Alain Mabanckou. L’écrivain, je ne l’ai rencontré pour la première fois que lors de ce séjour parisien. Sa lettre est dédiée à un « vagabond ». Au fait, du vagabond, ne pourrait-on pas dire qu’il est celui dont la singularité se taille sur le bord d’une faille ?
Achille MBEMBE
Shady, B.K, Gnagna, et tous les autres.
Je vous répondais sur l’autre sujet d’Achille BEMBE, tandis qu’Alain MABANCKOU était entrain de publier celui-ci. Vous remarquerez que les réponses que je vous donnais sur "ma" définition de l’intellectuel sont très proches de celle d’Achille BEMBE.
ça m’a toujours paru évident. Et c’est exactement la même définition que j’étais malheureusement seul à défendre contre tous, sur le forum de Congopage quand j’avais lancé la discussion sur le thème "Qu’est ce qu’un intellectuel ?".
Ce qui me plait dans la définition de l’intellectuel, c’est ce que dit Achille BEMBE.
"Pour le reste, il existe diverses figures de l’intellectuel. Mais, autant que je puisse en juger, ce qui caractérise un intellectuel, c’est avant tout sa liberté de parole et de pensée".
Outre l’intelligence et la capacité d’analyse bien sûr.
Blaise
Quand tu deviens homme politique, tu perds ta liberté de parole et de pensée. Voilà pourquoi je disais dans l’autre thread, que les deux sont incomptibles.
Jean-Pierre CHEVENEMENT à été clair la dessus : "Un Ministre ça ferme ça gueule ou ça démissionne !".
Donc un monsieur comme l’écrivain congolais Jean Baptiste TATI LOUTARD, qui ne démissione pas et qui reste 30 ans Ministre d’un Dictateur, s’il était intellectuel, on doit lui retirer le titre d’intellectuel.
Pour mémoire, j’avais ouvert la discussion sur le sujet : "Qu’est ce qu’un intellectuel", lorsque je m’étais entendu dire que le Congolais Claude Enerst NDALLA GRAILLE était un intellectuel. J’avais frisé la crise cardiaque.
Ceci dit, il y a eu pire. Un congolais me citera même LENINE dans sa liste des intellectuels. C’est pas une blague, je peux vous retrouver le lien.
Blaise
tiens mbembe fait echo au voyageur et son ombre lol .....
l inde et la chine ont la bombes nucléaire c est tout , pour le reste le peuple creve autant de faim et leur sort n est pas plus a envié que les africain ... plus de 400 millions des habitant résidant en inde vive sous le seuil de pauvreté ... dans 50 se sera pareil qu y a 50 en arriere ....
et puis faut etre coherent , d un coté il reproche a sarkosy son attitude ... ... "La cannibalisation de la droite ne s’est pas arrêtée là. Pour vertébrer son projet hégémonique, Sarkozy a fait feu de tout bois : du « Non » à la repentance à la réaffirmation autoritaire de la nation et de l’identité"
et juste avant me mbembe disait cela ...
"Du reste, à mes yeux, l’avenir des Africains est entre leurs mains et leurs mains seules. Peu importe, à la limite, ce qui s’est déroulé dans le passé et que personne, dans tous les cas, ne peut ni effacer, ni faire revenir à la vie. "
en gros il reproche a sarko d effacé le passé colonial francais et la repentance necessaire mais lui n hesite pas a dire "peu importe a la limite ce qui c est déroulé dans le passé "
....
certe en france on est tres polémique contrairement au anglo saxon , c est d ailleur pour cette raison qu on est pas irak lol ... contrairement au anglo saxon qui n hesite a réelire des président malgré les mensonges et le desastre irakien ..
je prefere les débat en france qu au states ou gb , c est mort la bas en réalité y a plus de débat depuis longtemps .. leur derniere trouvaille c est le choc des culture , en gros il pose une conclusion et apres font tous pour approcher leur prédiction ...
"C’est oublier que l’un des événements majeurs de notre époque est l’arrivée des grands pays-continents que sont l’Inde et la Chine dans le jeu du capitalisme mondial.
des pays peut etre mais pas du peuple contrairement a l occident et ca c est pas dans 50 que ca risque d arrivé , l inde n arrivent meme pas a se sortir de cette putain de mentalité archaique et a autant d intouchable qu a l epoque de ghandy , c est meme pire , les intouchable ou toute les raison du monde de preferer les colon anglais qu au maradja moderne ...
"Dans cinquante ans, la prospérité matérielle ne sera plus l’apanage de l’Occident."
ce qui caratérise l occident c est pas la prospérité matériel mais d avoir les armée les plus puissant... et c est bien l argument majeur qui a motivé l inde a se doté de la bombe nucléaire ...
" Ce dernier ne dispose plus d’ailleurs de monopole sur la production de valeurs à prétention universelle"
ha bon .. ??
Je ne parlerai pas de l’autre célèbre écrivain congolais Henri LOPES (au risque de subir la censure).
Oui on peut être "intellectuel" et être ambassadeur. Pablo NERUDA l’a été au CHILI sous Salvador ALLENDE.
Vous avez bien dit ALLENDE, Président élu. Et non pas PINOCHET qui a marché sur des milliers de cadavres de Chiliens pour arriver au pouvoir. Un intellectuel ne peut pas fermer sa gueule vis-à-vis de ça.
J’en ai terminé.
Blaise KIBONZI
la prospérité de l occident c est faite grace a son expansion colonial et la main mise de toute les source de production , et cela c est faire car militairement ils ont gagné , c est idem pour rome et les grec , des peuples colonisateur , toute les reference d occident sont basé sur des civilisation expansioniste ! .. la prospérité matériel c est ce qui est venue apres , c est une consequence du colonialisme , si l occident est riche aujour d hui c est uniquement du a sa domination mondial , d ou l interet de demander avant toute reflexion la repentance les dedommagement , ils ont détruite des structure et doivent "reparer" , c est l occident qui devraient payer une dette au pays qu elle a violé depuis des decennie ps l inverse ! la seul question que la taré du medef doit aborder c est comme on en est arriver pour que le taux de suicide dans les lieu de travail soit multiplier par 10 en a peine 10 ans .. rendre la justice , voila comment est né la philosophie et le monde de la pensée , c est a dire l intelec-tue-elle ...
Blaise, je te l’accorde sur les intellectuels, mais ils ne sont que des hommes après tout, ils sont donc faillibles et corruptibles comme nous autres. plusieurs grands noms de la littérature française,des personnes cultivées donc ont plongé dans la fange en étant ouvertement antisémites pendant l’invasion de la France, c’est abject.
l avenir des africains n est pas dans leur mains mais dans celles des electeur d occidents ! ... ou alors faut qu il prennent le sentier des armes et que les intello africain fasse l apologie du terrorisme comme seul arme de defense ; mais la fo pas rever , un intello moderne ca a besoin de manger peu sont pret a aller vivre dans des grotte
"Blaise, je te l’accorde sur les intellectuels, mais ils ne sont que des hommes après tout, ils sont donc faillibles et corruptibles comme nous autres. plusieurs grands noms de la littérature française,des personnes cultivées donc ont plongé dans la fange en étant ouvertement antisémites pendant l’invasion de la France, c’est abject.
"
pas plusieur c est faux , si cela avait été le cas léon blum n aurait pas été président en 36 , c est la bourgeoisie francaise qui etaient surtout antisémité , blum fut l ennemie juré des patrons ! al assemblé c est dans les banc a droite que l on criait sale juif .... et la france d avant guerre etait majoritairement a gauche ! mais gauche ou droite les deux etait persuader que le negre etait un animal , la france d avant guerre n etait pas foncierement antisémite mais profondemment colonial et persuader que la race blanche etait supérieure !
Non, justement Shady. Un intellectuel est un être exceptionnel, qui n’a pas le droit de faillir.
Jean Paul SARTRE, n’a pas eu besoin d’entrer dans un gouvernement je crois.
Et j’apprécie beaucoup le fait que le politicien BADINTER ait dit que c’est en lisant Victor HUGO qu’il a forgé ses convictions d’anti peine de mort.
Blaise
l universalisme de l occident se traduit par l exportation d un Art de gagner la guerre car c est bien cela que tous on reconnus a l occident , les maitres et seigneur de la guerres ! ceuix qui ont inventer les armes les plus puissantes , et tous les etat du sud ont pour point commun d avoir des tank et des mirage et d esperer une ptite bombe atomique pour rivaliser avec l occident !
un nouvel art de tuer voila l universalité que l occident a introduit chez les africain , toute l economie mondial esty basé sur des interet vitaux , et ces interet c est l armé qui les defends
Celui qui dit, n’est pas obligatoirement celui qui fait.
Les grands penseurs ont besoin des grands hommes politiques. Et inversement les grands hommes politiques ont besoin de grands penseurs.
Il se dit que MANDELA a été guidé par les pensées du Mahatma GHANDI.
Blaise
"Un intellectuel est un être exceptionnel, qui n’a pas le droit de faillir"
blaise confond un intello et un saint lol .. meme jesus a failli ..
"Il se dit que MANDELA a été guidé par les pensées du Mahatma GHANDI."
au final c est pas des leader que vous attendenz pour sauvez l afrique mais des messie lol
contre la peine de mort,"Les derniers jours d’un condamné".Hugo a fait de la politique,il a même été en exil sur les côtes britaniques de la Manche. Pour revenir à Senghor, à qui j’attribue personnellement la qualité d’intellectuel pour sa pensée, et son ami Césaire (ex membre du parti communiste) ont bien fait de la popo.
"Face à ceux pour qui la meilleure voie vers l’émancipation africaine est d’« oublier la France », j’ai fait observer qu’au-delà des turpitudes des gouvernements, il s’agit plutôt de sauver ce qui peut l’être encore des rapports que l’histoire a rendu possible. J’ai évoqué, à cet effet, l’extraordinaire richesse d’humanité dans les relations tissées hier et aujourd’hui entre Français et Africains. Cet héritage si dense de rapports humains, on en voit les manifestations dans la vie de tous les jours, au sein des familles, des réseaux d’amitié, ou encore au détour des luttes solidaires, à l’instar de la lutte des « sans-papiers » ou des mouvements qui s’opposent à l’expulsion des parents d’enfants scolarisés en France.
Pour moi, cet héritage dessine une figure vivante de ce que pourrait être cette humanité finalement fraternelle que les meilleurs de nos penseurs n’ont eu cesse d’annoncer. Rejetant l’apologie de la différence pour la différence et le culte de la victimisation, j’ai longuement insisté sur l’importance de cette pensée critique d’origine africaine pour tout projet humaniste pour les temps qui sont les nôtres. Pour être crédible, un tel humanisme devra nécessairement se situer par-delà les races - en opposition au fort « désir d’apartheid » qui taraude si cruellement l’esprit et les pratiques de ce temps."
Voilà,c’est ce genre de discours qui fait régresser l’Afrique : "humanisme".Le discours de l’intellectuel africain "définitivement" dans l’aliénation. Pourtant, vous ne lirez jamais un intellectuel chinois actuel dire de telles choses. Heureusement que les africains qui vivent les difficultés de tous les jours ne lirons jamais cela. Quelle liberté du penseur ? Pour tester qu’on est libre, encore faut-il pouvoir écrire cela "dans" son propre pays et d’y aller discourir. Vive SOYINKA, l’exemple vrai de l’intellectuel.
ça dépend devant quoi cher Nietzsche. Un intellectuel qui s’asseoit sur ses principes et convictions en échange d’un poste de Ministre ou d’Ambassadeur n’est pas digne d’un intellectuel.
C’est comme un prêtre qui ne peut respecter son voeu de chasteté.
Mais bon, tout le monde sait qu’en Afrique un prêtre noir chaste, ça n’existe pas. Mais on les appelle quand même prêtres. C’est la même chose avec les intellectuels africains.
Blaise
et tu pense que les pretre blanc c est mieux lol ... moi je trouve que l afrique a suffisemment d intello mais pas assez de moyen pour communiquer entre eux .. il faudrait plus de communication transversal entre les pays d afrique , les debat les polémique c est important ; on évolue comme cela , les européens on sut develloper malgré la barriere des langues des moyens pour communiquer entre eux , kant réagissait a hume , newton a descartes , voltaire sillonait l europe , cette mobilité des intellectue a travers l europe a été leur source d enrichissement , c est ce qu il manque au africains , au lieu d aller en france danser pour des aveugles ils doivent silloné l afrique de long en large .. l occident s en fou completement de ce que peuvent penser les africain ou les chinois , tout ce qui leur importe c est ce que vous pouvez produire et rapporter !
un peu de provoc, j’en ai marre de voir parler d’intellectuels, moi mes intellectuels c’est Burning Spear et Bob Marley (Jah, Rastafari !).qui connait des écrivains jamaïcains, ça doit être profond ce qu’ils écrivent vu l’état de décrépitude de ce pays. un tel drame donne toujours des pensées aigües.c’est pareil pour Haïti. Le Sud Africain Bruckner avait aussi un e plume très engagée. engagé, c’est une ouverture, au lieu d’ergoter sur la question de savoir ki est intello, ke doit faire ou pas l’intello, kelle est la couleur de l’intellectuel. je veux monter on the bike, j’ai mal au crâne (no for real, j’ai mal au crâne, trop de pression au boulot !)
pour eux le colonialisme fut une source de richesse pour les africains d appauvrissement et la destructions des structure qui avait permis aux africain d evoluer meme si on aime a les figer comme peuple sans histoire sans progres , rester tel quel , on sait bien que c est faut et que l afrique aussi a eu son progres , mais il fut stopper net par une invasion etrangere !
le debat s arrete la , ils doivent payer , la valeur universel c est la justice et l occident ne la pas inventer , tout les peuple l ont deployer par le phénomene religieux car sans justice aucun avenir n est possible !
on en revient au mythe d oedipe et la brillante réinterprétation de foucault , une enquete judiciaire pour savoir qui a commis le crime ! car justice doit etre rendus
que l afrique demande justice , actuellement des indiens du perou sont en train d intenter un proces a l espagne pour recuperer l or volé , prenons exemple sur les juif ! car l afrique a subit un véritable génocide pendant des siecles ! y a pas de philosophie a faire pas besoin d intello mais des avocat , c est a dire les héritier des présocrastique ! voila pkoi satan est notre dieu a tous !
yes du reggaes alors oi je vote pour culture et lee scratch perry !
culture c’est trop fort :"International herb" Lee scratch and the Upsetters, tro tro tro du bon ! ça au moins ça détend !
B Shady nous dit :
Hugo a fait de la politique,il a même été en exil sur les côtes britaniques de la Manche.
Pas tout à fait, Hugo n’aimait pas beaucoup les britaniques aussi n’a-t-il pas voulu s’éloigner de la France, c’est à Jersey puis à Guernesey, îles anglo-normandes qu’il s’éxila et pas sur la côte britanique. Ces îles se trouvent à l’ouest du département français de la Manche. La Grande-Bretagne est beaucoup plus loin.
Anglo-Normandes, îles (en anglais Channel Islands), archipel du Royaume-Uni, dans la Manche, au large des côtes normandes, comprenant Jersey, Guernesey, Aurigny et Sercq, ainsi que plusieurs îlots inhabités.
L’ensemble couvre 194 km2 pour une population de 250 000 habitants. Ces îles ont chacune leur propre Constitution et leur gouvernement élu, hormis Sercq (cette dernière conserve son statut de seigneurie, hérité du XVIe siècle). Elles sont divisées en deux bailliages et appartiennent directement à la Couronne britannique, représentée par un lieutenant-gouverneur et par un bailli. Le climat tempéré et le paysage pittoresque attirent les touristes. L’activité touristique joue un rôle essentiel dans l’économie locale. Le français et l’anglais sont les langues officielles, mais une petite partie de la population, spécialement à Guernesey et à Jersey, conserve la langue traditionnelle, un dialecte de l’ancien français normand. Dans les villes, en particulier à Saint-Hélier, située dans l’île de Jersey, la langue parlée est généralement l’anglais.
Le secteur financier et bancaire constitue la principale activité économique grâce au statut fiscal avantageux qu’ont adopté ces îles, souvent qualifiées de paradis fiscal. L’élevage laitier tient également une place importante. L’horticulture et la floriculture sont pratiquées surtout à Guernesey, et on extrait du granite. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes occupèrent les îles Anglo-Normandes de juin 1940 à mai 1945.
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Bien parlé Nietzsche. A 100% d’accord avec toi.
Merci à l’ami APALAPATA pour nous avoir rappelé Wole SOYINKA
Shady, c’est marrant, en lisant le nom de SOYINKA, j’ai aussitôt pensé à Fela Ransome KUTI.
Effectivement, je me suis toujours demandé si nos vrais intellectuels c’est pas ceux là.
Blaise
oui en quelques sortes, on rejoint la question de l’engagement avec avec Fela Kuti
Un "engagement" qui n’est autre que des prises de position claire pour des causes justes. C’est ça aussi un intellectuel !
Sans forcément allé au maquis comme le fit André MARLAUX dans la guerre d’Espagne (je crois).
Jean Paul SARTRE de son coté, allait devant les usines Renault soutenir la cause des ouvriers en Grêve pour l’amélioration de leur condition de travail.
Voilà comment l’intellectuel contribue à améliorer la société.
Blaise
Merci Nietsche_Junior de prendre connaissance de cette bio de Gandhi. Tu pourras ainsi voir que l’homme n’avait rien d’un messie.
Gandhi, Mohandas
1 PRÉSENTATION
Gandhi, Mohandas (1869-1948), penseur, homme politique et dirigeant nationaliste indien, au rôle déterminant dans la lutte pour l’indépendance de l’Inde sous l’Empire britannique, et qui, par son charisme exceptionnel et sa célèbre doctrine de la « résistance passive », eut une influence intellectuelle bien au-delà des frontières de son pays.
2 VIE DE JEUNESSE ET PREMIERS COMBATS
Né à Porbandar, dans l’État moderne du Gujarat, le 2 octobre 1869, Mohandas Karamchand Gandhi était issu d’une famille politiquement influente, ses deux grands-pères ayant été les Premiers ministres de deux petites principautés voisines. Il se rendit à Londres en 1888 pour étudier le droit, laissant derrière lui sa jeune femme, fut admis au barreau trois ans plus tard, et revint en Inde où il commença sa carrière de juriste. En 1893, il partit pour l’Afrique du Sud afin d’y travailler comme conseiller légal d’une firme indienne. Les vingt et une années qu’il passa dans cet État marquèrent un tournant crucial dans son existence. Victime de la ségrégation raciale, il prit le parti des opprimés, et lutta contre les injustices que subissaient les communautés indiennes et africaines. C’est au cours de ce combat, où il n’hésita pas à contourner les lois à ses risques et périls, qu’il élabora une nouvelle méthode de lutte contre l’iniquité : la « résistance non violente » ou satyagraha (la force de l’âme). Il parvint ainsi à améliorer les conditions sociales de ses compatriotes, obtenant par exemple la reconnaissance des mariages indiens et l’abolition du suffrage censitaire imposé à cette minorité. Pétri de culture indienne et occidentale, il s’engagea également dans une réflexion profonde sur sa propre religion et celles des autres peuples, prenant ce qu’il considérait être le meilleur de chacune. Il commanda une unité de la Croix-Rouge pendant la guerre des Boers et fonda près de Durban une commune organisée d’après les idées de Léon Tolstoï..
2.1 Combat pour l’indépendance de l’Inde
Revenu en Inde en 1914, il appuya les Britanniques durant la Première Guerre mondiale avec l’idée de gagner l’indépendance de son pays. Après avoir voyagé à travers toute l’Inde, il devint bientôt le dirigeant incontesté du Mouvement nationaliste indien. Presque à lui seul, il transforma le Congrès national indien (Indian National Congress), parti de classes moyennes et supérieures, en une puissante organisation nationale, ouverte à toutes les catégories sociales. À la suite du massacre d’Amritsar en 1920, il entreprit une campagne nationale de désobéissance civile, de non-coopération avec le gouvernement de l’Inde britannique et de boycott des produits britanniques, ce qui lui valut un premier emprisonnement de deux ans de 1922 à 1924.
À partir de 1925, convaincu que l’indépendance ne pouvait se faire sans une transformation morale et sociale radicale, Gandhi lança la campagne « bonne volonté », un programme de lutte contre les préjudices sociaux vis-à-vis du travail manuel, et des « intouchables » auxquels, quoique lui-même de caste « supérieure », il s’identifia toute sa vie. Il encouragea la valorisation des langues indigènes et le retour à la filature manuelle comme moyen de subsistance pour les populations paupérisées. Ascète épris de spiritualité, riche des traditions indiennes et de la culture moderne occidentale, Gandhi donna alors à l’hindouisme une inflexion politique et sociale nouvelle, inspirée par d’autres civilisations. Il améliora la méthode du satyagraha et élabora ce qu’il appelait la « science nouvelle de la non-violence ». Il s’agissait de convertir moralement l’adversaire par une délicate « chirurgie de l’âme ». En 1930, le Mahatma (du sanskrit, « grande âme »), ainsi surnommé par le poète Rabindranath Tagore, amorça une nouvelle phase dans la campagne de désobéissance civile en appelant au boycott des impôts, sur le sel en particulier, et en lançant la célèbre marche à la mer. Des milliers d’Indiens suivirent Gandhi d’Ahmadabad à la mer d’Oman, d’où ils tirèrent du sel en évaporant de l’eau de mer. Suite à cet acte de défi hautement symbolique, Gandhi fut de nouveau arrêté. Relâché en 1931, il ne fit cesser la campagne que lorsque les Britanniques accédèrent à ses demandes. En 1932, Gandhi entreprit de nouvelles campagnes de désobéissance civile contre les Britanniques. Deux ans plus tard, il abandonna officiellement son action politique et il fut remplacé à la tête du parti du Congrès par Jawaharlal Nehru. Il effectua ensuite une grande tournée dans toute l’Inde, enseignant et encourageant la réforme sociale. En 1939, il reprit son action politique active, combattit le mouvement de fédération des principautés indiennes avec le reste de l’Inde, entrepris par les Britanniques, et tenta de rapprocher les différentes communautés religieuses indiennes. Le jeûne constituait une arme de conviction efficace, Gandhi menaçant de se priver de nourriture jusqu’à ce que mort s’ensuive si les clivages castiques et religieux entre hindous et musulmans ne disparaissaient pas. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le parti du Congrès et Gandhi décidèrent de ne pas soutenir la Grande-Bretagne à moins d’une indépendance complète et immédiate. Même après l’entrée en guerre du Japon, Gandhi refusa d’accepter la participation indienne. Lançant le mot d’ordre quit India (« abandonnez l’Inde »), il fut interné en 1942 mais libéré deux ans plus tard en raison de sa santé déficiente. Le gouvernement britannique accepta l’indépendance en 1944, mais à condition que le parti du Congrès et la Ligue musulmane règlent leurs différends.
2.2 Combat pour la paix
Si l’Inde put proclamer son indépendance le 15 août 1947, Gandhi ne vit que partiellement récompenser la lutte de toute une vie : contre ses vœux, la partition de l’Inde et du Pakistan en deux États indépendants eut bien lieu. Les sanglantes émeutes qui déchirèrent les communautés hindoue et musulmane marquèrent les limites de la non-violence.
Durant la guerre civile (1946-1947), Gandhi tenta au péril de sa vie d’apaiser les haines, d’arbitrer le conflit et de restaurer un climat d’humanité. Il réussit par ses jeûnes à faire cesser les violences à Calcutta et New Delhi. Lorsque le gouvernement de l’Inde indépendante décida, avec l’assentiment populaire, de renier sa promesse de donner au Pakistan sa part des biens, il fit front au pays tout entier et réussit, en jeûnant, à calmer les tensions. Cela irrita profondément une partie des nationalistes hindous : l’un d’entre eux, après s’être respectueusement incliné devant lui, l’assassina lors d’une réunion de prière le 30 janvier 1948.
3 PENSÉE DE GANDHI
3.1 Conceptions morales et philosophiques
L’originalité et la force de conviction exceptionnelle de Gandhi repose sur une savante combinaison entre le politique, le religieux, un ascétisme et une philosophie toute personnelle. Luttant déjà simultanément sur les fronts sociaux, économiques, et politiques, Gandhi entreprit une bataille encore plus acharnée sur le plan personnel. Déterminé à s’élever vers la perfection, il tenta d’atteindre un contrôle total de son corps. Dès 1901, il se livra à des expériences audacieuses de maîtrise de soi sur le plan sexuel. Rejetant la « couardise » du célibat des religions traditionnelles, il vécut parmi ses associées féminines et se donna pour but d’explorer les limites extrêmes de la sexualité afin de démontrer qu’il était possible d’atteindre une innocence « absolue », semblable à celle des enfants. La pensée morale et politique de Gandhi est fondée sur une métaphysique relativement simple. Pour lui, l’univers est dirigé par une Intelligence ou Principe suprême qu’il appelle satya (Vérité) ou, pour sacrifier aux conventions, Dieu. Ce principe est incarné dans tous les êtres vivants, et surtout chez les êtres humains, sous forme d’une âme ou esprit conscient de lui-même. Puisque tous les hommes participent de l’essence divine, ils sont « fondamentalement un ». Ils ne sont pas simplement égaux mais « identiques », de sorte que l’amour est la seule forme de relation acceptable entre eux. De façon positive, l’amour signifie s’inquiéter et prendre soin des autres et se dévouer tout entier à la tâche « d’essuyer toute larme de chaque œil ». De façon négative, il implique l’ahimsa ou non-violence. La pensée politique et sociale de Gandhi, y compris sa théorie du satyagraha, est toute entière une tentative d’appliquer le principe d’amour dans tous les domaines de la vie. L’État représente « la violence sous forme concentrée ». Synonyme d’obligations et d’uniformité, il sape l’esprit d’initiative et la confiance en soi, et enlève toute humanité à ses sujets.
3.2 Conceptions politiques et sociales
Ces conceptions ont conduit Gandhi à élaborer une utopie de la société non violente. Nécessaire à l’organisation sociale, l’État doit être structuré de manière à réduire au minimum les moyens de coercition et à laisser le plus de marge possible à l’initiative privée. Une société véritablement non violente serait constituée de manière fédérale et composée de petites communautés villageoises autonomes et relativement autarciques, s’appuyant principalement sur les pressions morales et sociales. Les policiers y seraient, par exemple, des sortes d’assistants sociaux bénéficiant de la confiance et de l’appui de la communauté locale. De même, le crime y serait traité comme une maladie, non par la punition mais par la compréhension et l’aide. L’armée disparaîtrait, la résistance passive tenant lieu de défense contre tout envahisseur. La règle du consensus remplacerait celle de la majorité non respectueuse de l’intégrité morale de la minorité. Ce consensus devrait être obtenu par une discussion rationnelle, véritable processus d’approfondissement et d’élargissement de la conscience des participants. Dans le cas d’un impossible consensus, la majorité déciderait de la question, pour des raisons administratives et pratiques. Si un citoyen était moralement troublé par une décision de la majorité, il aurait le droit d’en être exempté et même de lui désobéir. La résistance passive est un droit « moral ». L’abandonner, c’est perdre le respect de soi-même et son intégrité. La société non-violente se doit également d’assurer la sarvodaya, la croissance ou l’élévation de tous ses citoyens. La propriété privée dénie « l’identité » ou « l’unicité » de tous les hommes et elle est, par là, immorale. Pour Gandhi, c’est « un péché contre l’humanité » que de posséder des richesses superflues alors que d’autres ne parviennent même pas à satisfaire leurs besoins vitaux. Puisque la propriété privée existe déjà et que les hommes y sont attachés, il pensait que les riches ne devraient prendre que ce dont ils avaient besoin et garder le reste en dépôt pour la communauté. Il suggéra ensuite de forcer la mise en œuvre de ce fidéicommis par la pression sociale organisée, et même par des lois. Des impôts élevés, des droits d’héritage limités et la nationalisation sans compensation des terres et de l’industrie lourde permettraient de créer une société juste et égale.
3.3 Influence de la pensée de Gandhi
L’influence intellectuelle de Gandhi sur ses compatriotes fut considérable. Certains étaient séduits par la décentralisation politique et économique qu’il préconisait, d’autres par l’importance qu’il attachait à la liberté individuelle et à l’intégrité morale, d’autres encore par son satyagraha et son activisme politique. Certains spécialistes expliquent l’absence de mouvement politique véritablement radical en Inde par l’influence de Gandhi. On peut également penser qu’il est parvenu à cultiver l’esprit de non-violence et à encourager des habitudes d’autosuffisance collective, tout en établissant les fondations d’un gouvernement démocratique stable. Les idées de Gandhi se sont également fortement répandues hors de l’Inde, inspirant les mouvements non violents, communautaires et de retour à la nature caractéristiques des hippies des années 1960-1970 en particulier.
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...Et on enchaîne, ça se cheville bien en effet. Je vois qu’on a commencé à déboucher déjà quelques bouteilles de vin de palme, plus ou moins académique. Sorry, mais n’arrive pas à contenir mes jeux de maux aujourd’hui, je sais pas pourquoi, l’effet de la redevance Sécu, suggérée tout à l’heure, peut-être ?
" Au fait, du vagabond, ne pourrait peut-on pas dire qu’il est celui dont la singularité se taille sur le bord d’une faille ?" conclue Achille Mbembe. La Légende de l’errance a-t-elle besoin d’être revisitée ? Les failles mortes ( et voilà que ça me reprend) ne se ramassent pas encore, hélas, à la pelle. Le paysage humain comme le paysage continental est escarpé jusqu’au plus profond de ses rifts océaniques. Ma petite voisine, hier soir, me disait en me parlant du planisphère " Si tu prends le Brésil, ça colle à l’Afrique" Les enfants, comme les "vieux" ça force des fois le respect. Combien de milliers de corps de vagabonds anonymes devront encore finir au fond du rift pour remplir cette faille ?
Singulier tailleur de pierre...Le Penseur de Rodin est une sculpture magnifique, mais le penseur ne bouge pas, étrangement statique...c’est simplement quand on commence à tourner autour de lui qu’il semble commencer à s’animer et à nous transmettre ses pensées. Camille Claudel, la vagabonde, réalisera quelques années plus tard, dans un format beaucoup plus humble, " Les Causeuses". Singularités plurielles, personne n’est infaillible mais personne n’est obligé de s’engouffrer dans les brêches de l’ignorance et du mépris. Céline, icône littéraire, laisse derrière lui une oeuvre monumentale mais a failli humainement. On ne revient pas de certains voyages au bout de la nuit, au fond d’une câle, d’un wagon,d’ une barque. Il va falloir encore ramer !
Kidikoi "ça se cheville bien".
C’est de l’ivoirien ? (MDR).
Je connaissais pas. Qu’est ce que j’en apprends sur ce blog.
Blaise
et ya zanza t es sur d avoir bien lu ton texte lol ??
"3 PENSÉE DE GANDHI
3.1 Conceptions morales et philosophiques L’originalité et la force de conviction exceptionnelle de Gandhi repose sur une savante combinaison entre le politique, le religieux, un ascétisme et une philosophie toute personnelle. "
quand on melange le politique le rleigieux et la philosophie on débouche sur l intégrisme religieux ou l extrémisme facsiste généralement , et ca n a rien de surprenant puisque l inde est le modele par excellence d une soicété de caste ou la naissance défini le role de chacun ... c est toujours le cas au fait , c est aussi l héritage de gandhi l immoblisime adroitement maquilé par une rhétorique pseud mystik
allé just pour le fun , encore un coup lol
L’originalité et la force de conviction exceptionnelle de Gandhi repose sur une savante combinaison entre le politique, le religieux, un ascétisme et une philosophie toute personnelle
franchement quel eloquence verbale et quel puissance dans l enchainement de mots qui ne veulent strictement rien dire car au final comment combinner la politique le religieux l ascétisme et une philosophie tout personnelle surtout dans une société ou tous ces mots sont synonyme lol
aller repasse ton bac et apprend a reflechir par toi meme :p
"L’influence intellectuelle de Gandhi sur ses compatriotes fut considérable. Certains étaient séduits par la décentralisation politique et économique qu’il préconisait, d’autres par l’importance qu’il attachait à la liberté individuelle et à l’intégrité morale, d’autres encore par son satyagraha et son activisme politique.
gandhi a commis l erreur de croire que l inde etait une réalité historique alors que c est un fait colonial , l inde de par sa diversité ne peut etre ni classer comme pays ni comme continent ,
Certains spécialistes expliquent l’absence de mouvement politique véritablement radical en Inde par l’influence de Gandhi."
c est justement par ce manque de radicalité que l inde en est encore a subir des traditions que rendrai l excision africain presk humaine , mais vous savez de koi vous parler quand vous prenez l exemple de l inde ?? c est marrant les média , ils stygmatise l afrique pour son coté tradition et moyen ageux mais l inde a bonne presse et est meme un idéal de spiritualité alors qu en réalité est un cauchemard !
yo biky bike or kidikoi, you there !pump it up, there’ aint no jams on the highway.plus I got my earphones blaring some good dood sound.It’s hard to be a lawyer so that why i go back the one and only thing i like,culture, ’cause it makes a man better,richer and if i can can more of a person, it makes one really humble and opened to differences, that’s why I likz to read that congolese guy, Ngoie-Ngalla, he really impresses me. I leran a lot from people that place humanism in the centre of there intellectual project. now there’s some roots reggea on the plyer, Gladiators’ "Jah Works", huuuuum,thats the sound of freedom !
post 19 " le débat s’arrête là" , ben bonsoir alors ! On voudrait surtout pas te faire perdre ton temps., Il y a un très bon film ce soir à la TV, "Eyes wide shut" (=les yeux grand fermés) de Kubrick, ça devrait te plaire...
" y a pas de philosophie à faire pas besoin d’intello mais des avocats " Ca tombe bien, notre hôte a un DEA en droit, tu peux peut-être lui en toucher un mot, puisqu’il t ’ a à la bonne. 2 ou 3 conseils juridiques, ça peut toujours être utile.
" voilà pourquoi satan est notre dieu à tous " Si il y en a qui adhèrent à 100%, moi perso ça ne me fait pas rire et surtout c’est de l’obscurantisme de provoc à 2 balles CFA. Je sais que toutes ces babioles sataniques sont à la mode actuellement, ça se vend bien comme les casquettes du che ( beaucoup plus sympa) mais on vient pas ici pour se taper encore des gadgets de la socièté de consommation.
Catharsis a préconisé " une révulution à bas bruit’...L’une des 1ères actions efficaces menées en Afrique du sud, ce fut le boycott...Maillons, maillonnes de la plèbe vous voyez ce qu’il nous reste à faire quand ça déraille grave à certaines heures = aller faire la vaisselle dans la cuisine, c’est toujours dans cette pièce qu’il y a finalement toujours la meilleure ambiance, surtout autour d’une bonne bouteille !
...Et voilà je coupe, chez moi, le son de" la vague négrienne" et de sa"chevauchée de la vache qui rit" ( oui je sais, ça ne fait rire que moi, sur ce coup là) Tiens , la vache qui rit, faudrait aussi songer un jour à les boycoter ces portions de fromage fondu recyclé, vendues à l’unité à prix d’or dans les boutiques d’Afrique. Le fromage de Goma ( à l’ est du Congo) c’est autrement plus goûtu.
" ...Et le Corbeau jura à partir de ce jour là, qu’on ne l’y prendrait plus." ( Prix Renardot de la fable humaine )
So, on the bike with good sound and your shapely mind ! I like it so much. Je retourne à la plonge ! That the way of freedom too, you’re are welcome. Il reste du vin de palme ?!
hey kidikoi,une petite suggestion car il est tard, je descend du bike, tu devrais être writter, tu as beaucoup d’ironie, donc de l’esprit.je le pense sincèrement, entout k c’est intéressant de discuter avec toi biky bike ! shady’s got a lil headache, i shut my desktop, and live my desk. C you guys tomorrow. si je reste là je vais raconter encore plus d’âneries que d’habitude.Mon prof de latin qui n’est autre que...(c’est un secrêt) nous traitait d’âne bâtés. Une fois en classe de seconde, je me souviens, il me dit ceci : "Monsieur au fond, quand on est un crétin, on se tait !". je vous avoue que celuio qui se cache derrière B Shady n’est qu’un gros con, amateur de pitreries et d’autodérision.
Ah bon ? Alors fais-nous rire Shady, Shady..nous on aime les posts quand ça fait boum ! Chut, je crois que tout le monde, ici, est en train de faire sa petite révolution à bas bruit devant "Eyes wide shut", comme quoi nous sommes bien des êtres faillibles ! Yep !
Comme c’est souvent le cas dans ce genre de forum, l’Afrique brillait par son absence.
Ont-ils été invités ? De toute façon j’aimerais voir sur quoi debouchera cette énième conférence. L’endroit le plus appropié pour mener une réflexion sur l’Afrique reste le continent africain. Et là la présence des africains sera visible sans microscope.
A Mbembé parle
l’extraordinaire richesse d’humanité dans les relations tissées hier et aujourd’hui entre Français et Africains.
J’aimerais bien lui rappeler que le prix à payer a été la balkanisation de l’Afrique. Il est difficile de parler de richesse des relations tissées entre pays africains francophones et anglophones.
NJ
c est ce qu il manque au africains , au lieu d aller en france danser pour des aveugles ils doivent silloné l afrique de long en large
Le bilinguisme pourrait faciliter cet échange, et atténuer l’influence d’une certaine pensée française ou anglo-saxonne. C’est fou ce que l’Afrique anglophone et l’Afrique francophone s’ignorent.
NJ sur quoi ces avocats pourraient s’appuyer la loi n’étant pas rétroactive ?
Je vais boire une bonne bière. C’est l’une des activités favorites au Cameroun.
"Je rentre de ce pas de Paris. Je m’y suis rendu la semaine dernière à l’invitation de Madame Laurence Parisot, présidente du MEDEF. Il s’agissait de prendre part à l’université d’été de cette institution qui, cette année, se déroulait du 29 au 31 août au HEC de Jouy-en-Josas"*
c est pas une institution le medef ... c est un syndicat de patron , une bande de mafieux dont la plupart ont du sang sur les mains et on fait fortune soit dans l armement soit soit dans le pétrole et ses dérivés plastic ou tubulaire , les deux mamelle de l economie de marché , mr mbembe en franchissant le seuil de cette "université d été " a démontrer les limite qui sépare l intelectuel qui refuse la compromission du libre penseur qui sillone la cours des princes , en toute courtoisie bien sur ... je suis partisane du SCALP , Section Citoyenne Anti Laurence Parisot no passaran !! j ai agis c est tres rare ! aidons les sans papiers qui manque de tout et dont les entreprises savent eux par contre en tirer de gros bénéfice !
n oubiez pas mr mbembe que les immigré qui quitte l afrique le font pour le travail , et le travail parait il c est le medef qui en est le princpal initiateur , alors partir rendre visite en été a une bande de voleur y a mieux a faire , a hec en plus lol , y avait une ptite manif du 9eme collectif pour les sans papier qui a fait une marche avec des arret bien cibler , celui justement ou les parisot et sarko ont fait passer une loi pour interdire a l inspection du travail d intervenir dans les cuisine pendant les heures pleines , etrange surtout quand on sait qu environ 2 salarié sur 10 sont des sans papiers , cf ( chaine buffalo par exemple ) salarié pris au piege quand les patrons refuse de les payer car si ils se plaignent les flic debarque et direction orly ....
merci qui ? merci le medef , cette association a but non lucratif qui ouvre ses porte au libre penseur d un monde en ruines !
un principe de droit evident Ngnagna , l heritage , si tu l accepte tu assume les dette qui vont avec , les européens d aujoud hui si il vivent bien c est grace aux voleurs que leur parent ont mis au pouvoir ! les allemand par exemple ont payer pendant des années apres la choa des dedommagement , ben c est kif kif , d ailleur si israel existe encore c est bien parceque l europe a une dette vis a vis des juif , domage que ce soit les palestinien qui soit sacrifié , l agneau pascal ! un grand penseur lui , tout comme spinoza qui a su faire la nuance entre la liberté du penser et la necessité de pensé .. enfin allé go une biere a la tienne !
La perception - à la Montequieu - par A. Mbembe de Sarkozy me frappe par son étonnante justesse. J’aime beaucoup l’expression de cannibalisation de la vie politique. C’est vrai, ce type bouffe tout ! Et ne les laisse que les os à ses copains de table au conseil des ministres. "Travailler plus pour gagner plus", nous chante-t-il. C’est sûr, Sarko n’aime pas les cossards ;-) Mais je me demande si secrètement il ne songe pas aussi à nous faire "travailler plus pour penser moins". Les temps changent, ici en France. On est assurément à l’aube de quelque chose de nouveau... à suivre de très près, quitte à devoir rentrer un peu plus tôt du turbin !
Ooohh que la conclusion semble énigmatique ! "Au fait, du vagabond, ne pourrait-on pas dire qu’il est celui dont la singularité se taille sur le bord d’une faille ?". J’ai trouvé au moins 10 interprétations possibles ;-)
Si c’est donc "en exclusivité" pour ce blog, Achille Mbembe pourrait commencer par nous saluer quand même !! ;-) D’autant que certaines de nos réflexions lui inspirent apparemment quelque contre-réflexion bien nourrie -) En tout cas moi, comme je le dis souvent, aucun Africain ne m’aura inspiré ces dernières années comme Achille Mbembe. Même si toutefois ici, il a bien raison de plaider pour que l’intellectuel reste d’abord... l’intellectuel. Car si Mbembe est un penseur lumineux, il est en revanche sans doute un piètre stratège. Je fais allusion à cette histoire de positionnement par rapport à la France. Car il écrit : "Face à ceux pour qui la meilleure voie vers l’émancipation africaine est d’« oublier la France », j’ai fait observer qu’au-delà des turpitudes des gouvernements, il s’agit plutôt de sauver ce qui peut l’être encore des rapports que l’histoire a rendu possible". Mais évidemment Achille Mbembe, qu’il n’est pas question de faire la guerre à la France. Qui fait donc semblant de ne pas comprendre ce que l’on veut dire par "oublier la France" ? Qui feint de croire qu’il est question de défaire les complicités historiques qui se sont tissées entre les peuples ? Oublier la France, c’est s’en désintoxiquer. S’en désancrer, s’en décheviller. Et le contexte est bien trop précis, pour qu’on n’ait point besoin de l’énoncer à tout le monde comme une révélation. Car le lieu de ce désancrage nécessaire, c’est la sphère des rapports multiformes entre états : rapports économiques, diplomatiques, politiques, stratégiques. Personne ne peut comprendre qu’il est là question d’ériger les peuples les uns contre les autres. Mbembe écrit : "J’ai évoqué, à cet effet, l’extraordinaire richesse d’humanité dans les relations tissées hier et aujourd’hui entre Français et Africains. Cet héritage si dense de rapports humains, on en voit les manifestations dans la vie de tous les jours, au sein des familles, des réseaux d’amitié, ou encore au détour des luttes solidaires, à l’instar de la lutte des « sans-papiers » ou des mouvements qui s’opposent à l’expulsion des parents d’enfants scolarisés en France". En effet, nous nous félicitons des réseaux d’amitié et de solidarité réciproques qui existent. Des Africains vivent en France, et aiment la France ; des Français vivent en Afrique, et aiment l’Afrique. Des métissages sont à l’oeuvre, qui composent désormais une part de la figure sociale français. Des générations d’Africains, balançant entre deux mondes, entre deux nationalités, sont solidement instalées dans des vies ancrées en France. Cela est. Et il est bien ainsi. Et rien ne saura l’empêcher, rien ne saura y changer quoi que ce soit. En tout cas certainement pas la redéfinition des configurations relationnelles entre France et Afrique.
Achille Mbembe dit : "Pour moi, cet héritage dessine une figure vivante de ce que pourrait être cette humanité finalement fraternelle que les meilleurs de nos penseurs n’ont eu cesse d’annoncer". L’humanisme régit les rapports entre les peuples. Au 21ème siècle, dans le monde tel qu’il va, les rapports entre états, eux se façonnent sur autre chose. Sur la capacité de chaque état à obtenir une équitable réciprocité d’interaction, en se construisant des forces et des avantages comparables à ceux homologues. Cela n’est possible en Afrique, que si, non pas dans les rapports humains, mais dans les stricts rapports d’états, l’on se défait de l’emprise historique qu’à la France sur le champ économique, le champ politique, et même le champ des consciences en Afrique. Je n’aime pas beaucoup ceux qui déblatèrent à n’en plus finir sur "les crimes de la France". On peut les évoquer à l’occasion, mais fondamentalement, il ne s’agit pas de cela. Il s’agit seulement de faire l’inventaire de ce qui nous fait avancer, et de ce qui nous moisit et nous ankylose. Il ne s’agit même pas d’un débat circonscrit à la France. Je n’ai évoqué la France qu’en réponse aux propos d’A. Mbembe. Il s’agit d’un inventaire global, où l’on établirait sans doute également que nous n’avons pas l’avantage non plus dans nos rapports avec les USA, ou la Chine. Il s’agit d’un inventaire qui nous ferait comprendre que dans le fond, il ne convient pas de toujours être obligé de s’allier à tel ou tel, mais qu’il est indispensable de construire enfin par nous-mêmes ce qui nous fait défaut. De nous construire de telle façon que demain, ce soient d’autres, qui se rendent compte que des partenariats avec nous leur sont peut-être nécessaires. Aucune trace donc, de quelconque détestation de la France. A.M. écrit : "Encore ne faudrait-il pas faire comme si ce vieux pays [la France] qui a du mal à assumer le monde était sans génie et n’avait rien apporté à la vie de l’esprit". Pour ma part, le génie intellectuel qui, historiquement, m’a le plus influencé, et m’a même aidé à me construire en tant qu’homme, est bien celui de cette vieille nation qu’est la France. Mais si nous convenons qu’il vaut mieux avoir soldé le passé, je ne lui dois rien, et elle ne m’en doit pas plus. Je me dois en revanche, de veiller à ce que la balance du présent et de l’avenir, ne soupèse rien d’autre désormais qu’une inter-équivalence.
Enfin, puisqu’au passage A.M. souligne : "J’ai aussi insisté sur le fait que notre critique de la domination que la France exerce en Afrique doit aller de pair avec la critique de cette sorte de domination sans responsabilité que nous exerçons sur nous-mêmes depuis la fin des colonisations directes", j’espère avoir suffisamment démontré ici que personne, plus que moi, ne tient à ce que ces deux critiques-là soient concomitantes. Et que même, la première, soit une critique à l’endroit de l’Afrique plutôt qu’à l’endroit de la France.
Bon, je crois qu’il va peut-être falloir que je prenne un peu de champ, et que je me calme avec les posts trop longs ;-)
"Jouy-en-Josas " quel toponyme tout de même pour le siège d’une école d’apprentis business men...Allez à cette heure tardive ( c’est la faute au Kubrick) j’ose : Et Josas on lui a demandé son avis au moins ? De l’injonctif, du pointé d’index, on reconnait bien là les méthodes sarkozystes ! Il manquerait plus que l’institutionnel s’occupe de nos moeurs maintenant !
En attendant, devant l’ école d’Aubervilliers, l’état d’esprit n’est pas au débat. On a préféré envoyer des CRS pour faire décamper les sans-papiers ivoiriens. Ramana Yade y a " improvisé" une visite et est bonne maintenant pour se faire passer un savon dans le bureau de Fillon.
Décidément aucun cas d’école ne se ressemblent ! Bonne nuit à tous les Josas. Cette nouvelle nuit sous les tentes de fortune d’Aubervilliers sera, elle hélas, moins joyeuse et beaucoup plus éprouvante.
Je vais être un peu dur, je m’en excuse auprès de Mbembe. Mais sa discussion avec son compatriote dans un restaurant, démontre toute l’inepsie qui nous caractérise. C’est quoi ces arguments absurdes d’authenticité ou non ? De rentrer ou de ne pas rentrer au pays ? Le fait est qu’une dispora efficace vient au secours de la mère patrie, d’où quelle se trouve. Une diaspora qui se coupe de la mère patrie n’est plus une diaspora. Une bonne diaspora joue un rôle économique ou politique pour sa patrie. Les Libanais, les Arméniens, les Juifs, ont institutionnalisé les liens entre leurs diasporas répartis sur la planète. Grace à cette perspicacité, ces diasporas ont un véritable poids économique considérable. Elles jouent le rôle d’ambassadeurs efficaces des intérêts de leur pays, mais elles peuvent aussi diriger vers leur mère patrie les connaissances acquises à l’extérieur. Les diasporas Indienne, chinoise, arménienne ou juive, ont prouvé leur utilité au service du pays ou des peuples dont elles sont issues. Ces diasporas seraient ainsi devenus d’incomparables outils de rayonnement et d’enrichissement des nations dont elles sont originaires. Pendant ce temps, nous les Africains avons des discussions stériles et stupides dans les restaurants Parisiens. Quel poids économique ou politique a la diaspora Camerounaise ou Congolaise ?
" Les Libanais, les Arméniens, les Juifs, ont institutionnalisé les liens entre leurs diasporas répartis sur la planète. Grace à cette perspicacité, ces diasporas ont un véritable poids économique considérable. Elles jouent le rôle d’ambassadeurs efficaces des intérêts de leur pays, mais elles peuvent aussi diriger vers leur mère patrie les connaissances acquises à l’extérieur."
et elle peuvent aussi etre a l origine de la scission d une communauté par l influence qui est toujours a double sens , si elles inflluences elles sont aussi des levier efficace pour qui veut destabiliser un pays , et les libanais en savent quelque chose ! , l inconvénaint des disapora c est qu elle favorise un nationalisme et dissimule souvent une lutte vis a vis d un voisin voir d une autre diaspora ..
C’est toujours avec interet que je lis les papiers de M. Mbembe sur ce site ou ailleurs. Sur son approche de la definition de l’Intello, je pense comme le dit deja si bien l’ami Blaise, il va dans le sens attendu par beaucoup d’entre nous, c’est a dire : un homme ou une femme qui fait presque un culte sa liberte d’analyse et parole et pourquoi pas, en extrapolant un peu, sa liberte de s’engager aux cotes des faibles. Il ne devrait pas etre libre que pour lui et sa famille. Jean-Paul Sartre l’a ete. Cet homme de savoir, voire des savoirs appele intellectuel est libre pour liberer les autres. Ceux qui sont prisonniers des ideologies sans epaisseur et toutes les autres formes d’ignorances, de ceux qui sont victimes des reseaux et autres puissances d’argent (Elf, Bouigues, Bollore en Afrique, etc et qui quelquefois sont plus fortes que les Etats dans lesquels elles operent). C’est pourquoi, j’ai peur que l’intello Africain qui s’arrete a l’observation et a l’analyse des phenomenes (certes complexes) des societes negro-africaines, mais qui craint ou refuse de precher son savoir par l’exemple, peut-etre parce qu’il partage ou non les petits foures avec les patrons des compagnies concessionaires en Afrique, ne devienne comme cet autre intello, qui lui est dans un gouvernement corrompu jusqu’aux tripes. Ou encore comme un ambassadeur d’un regime sortit droit des armes, et mal recycle a la democratie, par le biais d’elections tronquees. La question que l’on peut poser a notre ami historien et phylosophe c’est la suivante. Que valent bien des bonnes Pensees si elles ne sont pas traduites en Actions ? Je parle d’actions sociales. D’un romancier j’attends le reve. Pour le bien de l’esprit. Mais d’un specialiste des sciences dites sociales, je devrais m’attendre a des solutions aux problemes observes et analysees par lui. Autre chose, M. MBembe ecrit : l’Afrique brillait par son absence. Hormis Alpha Oumar Konaré (Union Africaine), Abdoulaye Bio-Tchané (Directeur Afrique au FMI) et moi-même, il n’y avait aucune autre voix africaine. Les Africains ne pouvaient pas se faire inviter. Le Medef qui a invite M. Mbembe pouvait aussi inviter certains responsables de la communaute africaine de France. Seul le Medef sait pourquoi il a choisi M. Mbembe. A propos de la rencontre dans un resto camerounais, le post du Prof de Cames me fait l’economie du temps et donc des mots. Pour terminer avec la Lettre a Jimmy , j’attends que la Fnac me l’achemine. thank u all.
Enfin voyons ! je ne sais pas qui Monsieur Mbembe rencontre mais Sarkozy ne fait pas illusion à tous les Français, loin de là….J’en rencontre tous les jours, de différentes catégories sociales, des gens sans prétention, des gens du peuple comme vous dites, pas dupes le moins du monde de ses discours creux ! Une vraie coquille vide notre cher président ! Ces élites dont vous parlez ne seraient-elles pas plus opportunistes que sarkozystes ? les hec en général sont formatés pour prendre le pouvoir économique, pas pour exercer la pensée critique ce n’est pas un cours de philo à la mode par ci par là qui change le fonds des choses !
...et puis allez dire aux Français qui travaillent déjà de travailler plus ! ça me fait bien ricaner ! travaillez travaillez qu’ils disaient, consommez consommez, réfléchissez surtout pas on s’en charge pour vous ! bon je vais être en retard si je continue
....l’esclavage mental est une énergie renouvelable, ça vaut le coup d’investir dedans, allez on lance un appel d’offres ? monsieur Sarkozy eh oh on a besoin de vous !!!!
Je fréquente le village depuis son ouverture et il m’est arrivé au début d’y intervenir en nom propre sous l’arbre à palabres. Mais peu à peu le moundélé que je suis se trouvait mal à l’aise devant tant de propos qui parlaient de la France en oubliant que ce pays est habité par des gens dont tous n’élisent pas les « Sarkos » et qui ont un autre regard, un autre discours et une autre action en direction de l’Afrique, voire en Afrique. Je n’ai pas cessé d’écouter les uns et les autres… même les bavards ! et toujours avec intérêt comme le 1er septembre où Alain nous conte Mbembé au Club Millenium entraînant 239 posts et le retour de Blaise.
Et voilà que ce jeudi 6 je découvre en même temps ‘Les Murs » de Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant et au village « les impressions de Paris » d’Achille Mbembé.
Je venais de diffuser autour de moi une série de réactions africaines au « discours de Sarko à Dahar » tellement il m’apparaissait que ce discours écrit par Henri Guaino avait provoqué malgré lui le débat nécessaire et jusqu’ici fort insuffisant - comme lors de la dernière campagne électorale - sur les relations Nord-Sud. La plus forte et la plus utile pour moi était celle d’Achille Membé et quelle confirmation au village où il commente en les distinguant les rapports de la France à l’Afrique et ceux des français aux africains quand il précise : « J’ai évoqué, à cet effet, l’extraordinaire richesse d’humanité dans les relations tissées hier et aujourd’hui entre Français et Africains. Cet héritage si dense de rapports humains, on en voit les manifestations dans la vie de tous les jours, au sein des familles, des réseaux d’amitié, ou encore au détour des luttes solidaires, à l’instar de la lutte des « sans-papiers » ou des mouvements qui s’opposent à l’expulsion des parents d’enfants scolarisés en France. »
Et à la veille de repartir là-bas (mercredi par Royal Air Maroc parce que Air France c’est trop cher pour beaucoup de français dont je suis), je suis encore plus convaincu qu’il faut faire tomber les murs et que Guaino-Sarko a contrario nous rendent bien service.
NB : d’accord avec les posts 40 sur la nature du MEDEF – 43 pour l’essentiel et 49-50&51.
De tout le texte de A. Mbembe, ce qui m’a le plus intéressé c’est ça : "Questions de mémoire" au sujet du Mpodol, Ruben um Nyobé. Il me tarde d’écouter la voix de ce maître.
By the way, au salon du livre de l’UNESCO, le 28/10/2006, j’ai vu un homme qui lui ressemblait étrangement. Costume bleu de nuit à rayures, cravate. Je n’ai pas osé lui demander s’il était son fils. @+, M82
Toutes mes excuses à Achille MBEMBE, dont j’ai écorché le nom.
J’en suis vraiment désolé. Et croyez moi chers amis (congolais en particulier), il n’y avait aucune volonté de récupration de ma part, visant à faire d’Achille un bembé.
Blaise
Mayombe82, si tu tiens à écouter la voie de ce grand Homme,il y aune chaine de télévision camerounaise(canal2) qui propose une émission initulée la tribune de l’histoire l’une des éditions a été justement consacrée au discours de Um Nyobé à la tribune de l’ONU ( ça nous change de celui d’Omar Bongo) ; ils proposent également une édition très intéressante consacrée à la crise ivoiriènne où j’ai entre autre appris qu’il y avait eu massacre des baoulés dans les années 1900 à l’instard de celui des Bamilékés et des Bassas 50 ans après.
Ces émissions peuvent être regarder sur leur site. Bon, assez parlé, je te file le lien en espérant que tu nous fera part de tes impréssions.
oups j’ai oublié d’indiquer le lien :
oups j’ai oublié d’indiquer le lien :
http://www.canal2international.net/ ?cfm=video&emis=&start=435
D.O.W (encore moi). Dans l’autre sujet tu me demandais de t’informer lorsqu’arriverait le jour où je reconnaîtrais en Théophile OBENGA un intellectuel.
En effet, pour moi et pour l’heure, je considère Théophile OBENGA est un chercheur (un très grand chercheur). En "Fidèle continuateur de l’oeuvre" de .....Cheick Anta DIOP, il cherche à démontrer (ou confirmer) une thèse.
Là aussi, il faut éviter l’amalgame. Grand chercheur ne signifie pas forcément intellectuel. Même si les deux ont un point commun :la rigueur intellectuel.
Dans la démarche du chercheur on lui demande surtout de l’honnêteté intellectuel. Alors qu’à un intellectuel, on exige de la conscience intellectuelle.
Voilà pourquoi la société est plus exigeante vis-à-vis des intellectuels plutôt que des grands chercheurs ou grands savants. Le chercheur peut faire sa recherche comme il veut. Le savant peut trouver ce qu’il veut (EINSTEIN), mais c’est l’intellectuel qui nous dira que "Science sans consicience n’est que ruine de l’âme".
Blaise
"intellectuelle" (rigueur oblige)
Blaise
Bref, pour résumer, Théophile OBENGA est un chercheur.
Vous vous imaginez si les français se mettaient à appeller "intellectuels" tous les chercheurs que l’on trouve dans ce pays, BHL n’aurait plus qu’à retourner se coucher auprès de sa Dimbasle.
Blaise
D.O.W
Pour ma part, le génie intellectuel qui, historiquement, m’a le plus influencé, et m’a même aidé à me construire en tant qu’homme, est bien celui de cette vieille nation qu’est la France.
pouvait-il en être autrement ne maîtrisant sans doute pas l’anglais durant tes études primaires, secondaires, et voire universitaires ? Difficile qu’un africain anglophone se refère à la pensée des auteurs français. Il y a tout à tirer de ces deux mondes.
Pr du CAMES
Quel poids économique ou politique a la diaspora Camerounaise ou Congolaise ?
Celui que lui donne le Cameroun ou le Congo. Les autorités du Mexique consideraient avant les migrants mexicains comme des traîtres, elles se sont ravisées et travaillent de concert avec la diaspora dans des domaines variées.
Pr du CAMES au Cameroun la double nationalité n’est pas admise va savoir pourquoi. La diaspora pourra jouer un rôle si les Etats le veulent. L’Afrique du Sud a compris, les éthiopiens aussi. Le Cameroun doit faire le premier pas et mettre l’orgueil de fonctionnaire de côté. Ah ces fameux investisseurs étrangers !
A Mbembe
j’ai montré que ... l’Afrique représentait encore une importante source de profits pour la France
. Aviez vous montré les prix préferentiels d’achat des produits africains ?aviez vous montré le coût plus élévé qu’en France des produits français ? L’Afrique noire francophone est pauvre, mais paye plus cher par exemple la communication téléphonique, la connection internet à une entreprise française qui propose paradoxallement des prix plus bas en France. Je suis vraiment une économiste raté je ne comprends rien à l’économie.
...oui et elle paye aussi plus cher sa portion de Vache qui rit, comme je le disais hier soir. Merci, c’était l’occasion de replacer le chaînon manquant dans son contexte. Aurais aimé répondre à une remarque de DOW, mais hélas pas le temps, dois retourner au charbon...sinon je risque de me faire passer un savon ( du Dove biensûr ! ). By the way, quelle est la marque de celui de Mr Fillon. La même que celui de Sarko, I presume...J’espère qu’il ne blanchit pas trop la peau et l’esprit.
Pour une fois, monsieur Mbembe me semble accessible (grand intello ou pas). Certes, il y a encore quelques passages trop abstraits (déformation professionnelle) mais en général, c’est clair. Notamment, les commentaires sur Paris, sur l’ambiance générale et sur l’anti-intellectuallisme qui est plus important que vous pensez d’ailleurs.
La prochaine fois, mentionnez feu Mongo Beti, car c’est par lui (droit d’ainesse) que j’ai entendu parler de Ruben Um Nyobè. J’espère aussi qu’Alain parlera de cet écrivain camerounais trop négligé.
Merci K.N. même si je n’ai pas trop le temps en ce moment, j’ai essayé de lancer le lien que tu nous as mis en ligne ne marche pas. Dimanche, au calme, j’essaierai encore. Je ne capte malheureusement pas canal2international chez moi, je me contenterai du Net. L’Afrique a produit des diplômés, continue à en produire, et en produira sûrement encore plein. Mais des hommes de la trempe de Ruben Um Nyobé, ce n’est pas demain la veille qu’on en rencontrera encore. Ils appartiennent à notre panthéon. J’ai lu des livres qui parlent de lui : RES-PECT ! Un syndicaliste qui a eu le courage de dire NON ! Non à la colonisation ; non à la marionnette Ahidjo. Son sang coule dans les veines de ceux qui croient en l’Afrique. Ceux qui croient qu’une autre Afrique est possible. Je vais être trop long si je me mets à parler de ce géant et de l’UPC !
Quand je vois des hommes comme Kamto et Ebenezer Njoh Mouéllé qui après avoir fait mille et une propositions plus ou moins constructives entre au gouvernement, j’ai envie de gerber. Que vive Um Nyobé ! @+, M82
"Du reste, à mes yeux, l’avenir des Africains est entre leurs mains et leurs mains seules."
J’ettends trop souvent ces paroles j’y souscris entierement autant que cela signifie que nous devons decider et faire par nous meme et pour nous meme.
Mais si dans l’esprit de certains ces paroles permettent de dedouaner, de fermer les yeux sur les agissements crapuleux d’un pays comme la France chez nous, ou de baillonner nos peuples qui denoncent ces agissements, je les codamne.
Oui si notre avenir est entre nos mains en meme temps qu’un pays comme la France ne cesse par des moyens divers d’assurer une main mise prevaricatrice et compromettante sur nos destinees que faudrait t-il que nous fassions ?
Parce que quand nos peuples essaient de combattre ces agissements politiquement en les denoncant, on leur balance cette phrase passe-partout.
De meme quand ils arretent de les denoncer pour les combattre par la force on leur fait le reproche de l’usage de la violence.
Cette petite phrase peut etre bien pratique pour accabler la victime et dedouaner le boureau. Victimisme ? c’est comme vous voulez... je crache sur ce baillon.
alain,
merci de nous faire partager ces vrais moments de réflexion lucide, objective et traduite avec talent.
kenbe fèm,
lpd
ET SI ON PARLAIT DE REPENTENCE ET DE VICTIMISATION ??? IL Y’A UN BEL ARTICLE A CE SUJET DANS LE MONDE DIPLOMATIQUE.
A.Mbembe
les Africains s’efforcent de cultiver l’autonomie morale.
Qu’est ce que cela veut dire ? L’immoralité n’est pas congénitale en Afrique, elle est le fruit de plusieurs facteurs plus ou moins intriqués.
A.Mbembe
J’ai aussi insisté sur le fait que notre critique de la domination que la France exerce en Afrique doit aller de pair avec la critique de cette sorte de domination sans responsabilité que nous exerçons sur nous-mêmes depuis la fin des colonisations directes.
n’y a t-il pas un lien entre les deux ? La domination de la France en Afrique noire francophone s’exprime par la domination de Bongo au Gabon, et Sassou au Congo.
A.Mbembe c’était peut être l’occasion de montrer l’impact de la PAC sur l’agriculture et donc la vie du paysan africain. De montrer l’impact du refus de crédit aux paysans africains par des banquier français (BEAC, BCAO, etc). De montrer l’inefficacité de la coopération franco-africaine dans ce domaine.
Yetna j’ai comme l’impression qu’en présence de l’occidental tout se passe comme s’il fallait ne pas le heurter
Post 2 Mon cher Blaise,
Tu as évoqué la situation de Claude Ernest N’Dalla dit "Graille", un brillant "intellectuel congolais" des années 70.
En effet, contrairement à ton appréciation, mon cher Blaise, je lui décerne volontier, sans hésitation, le titre d’"intellectuel" si convoité par les africains intelligents.
N’Dalla "Graille", pour ceux qui ne le connaissent pas, était le plus brillant idéologue du Parti marxiste-léniniste congolais des années 70.
C’est lui qui garantissait la pureté de la doctrine marxiste du "socialisme scientifique" congolais.
N’Dalla pouvait, rien qu’avec les concepts du marxisme, qu’il manipulait avec une dextérité verbale, comme des théorèmes de géométrie ou des équations de chimie, démontrer "scientifiquement" par exemple, que Dieu n’existe pas...
Malheureusement pour lui, lorsqu’il s’est trouvé en disgrâce politique, les méchantes langues racontent qu’il s’en était trouvé réduit à consacrer désormais l’essentiel de son temps à assurer le nettoyage quodtidien de l’église de son village pour expier ses fautes.
Sans doute, de peur de subir la colère du "Très Haut" qu’il avait si outrageusement profané à loisir durant l’âge d’or de sa trajectoire politique.
Personne ne sait si son investissement en qualité d’"homme de ménage" de l’église de son village a pu avoir raison de la susceptibilité du "Très Haut" dans cette affaire...
Tu as oublié, mon cher Blaise, de mettre les guillemets à "Graille" car il s’agissait de son surnom ou du moins, du surnom qu’on avait collé à Claude Ernest NDalla, en milieu congolais.
Le bougre avait la réputation, parait-il, pendant sa période faste, de dévorer tout un poulet entier, rien que pour son petit déjeuner.
Le verbe "grailler" (passé de mode maintenant) dans le franc-congolais des années 70 voulait dire simplement : "s’empifrer". Or, le mec aimait tellement "grailler" qu’on lui a attribué ce surnom pour immortaliser son penchant pour la bonne chaire.
A cet effet, je ne résiste pas à la tentation de vous raconter cette anecdote au sujet de la célèbre invention de la formule magique de la "Semoule" dont on attribue la paternité à notre "intellectuel" de renom.
Tout congolais vivant en France, jure dans les causeries des "matanga" (veillées mortuaires) que cette histoire est vraie...
On dit de N’Dalla, que lorsqu’il était étudiant en France dans les années 60 et qu’il s’emmerdait à manger l’infâme et insipide purée de pommes de terre, il eut un jour l’inspiration, après plusieurs expérimentations, de mettre au point la fameuse formule de la recette de la semoule qui remplace si avantageusement en France, l’introuvable "foufou" (farine de manioc), ou même la "chikwang" (baton de manioc).
Voilà un brillant "intellectuel congolais", qui, grâce à son génie, a rendu un immense service à toute la communauté noire africaine en France, lui permettant de mieux suporter, les affres de la condition difficile et éprouvante d’immigré.
Il est regrettable que Claude Ernest N’Dalla n’ait pas pensé à déposer un brevet pour sa célèbre trouvaille qui a sans doute également fait la richesse des céréaliers français.
La fortune qu’il a ratée lui aurait permis de traverser plus confortablement le purgatoire politique dans lequel il s’est trouvé depuis sa disgrâce.
Un autre "intellectuel congolais" de renom qu’on appelle :"professeur des professeurs (Lissouba)", qui, parait-il, est capable de transformer des papayes en mangues grâce à son génie génétique, a eu tort d’avoir traité un jour N’Dalla Graille de : "N’Dalla !, tala zoba yayi..." ("regardez-moi ce pauvre abruti de N’Dalla...).
Personne n’a jamais eu la preuve des improbables découvertes de "Tournesol" (Le professeur des professeurs) avec ses papayes, paraît-il, transformées en mangues... Tandis que la découverte de N’Dalla Graille est immédiatement palpable et rend service à toute la communauté africaine en France et même en Europe.
Après tout çà, qui peut encore oser dire que le "génie congolais n’existe pas" ?, mon cher Blaise...
Ngnagna, ce que je souhaite de voir aujourd’hui, de ma part, de votre part, de la part des Mabanckou, des Mbembe et de tous les autres, c’est l’efficacité et l’organisation. Je voudrais par exemple qu’un collectif de Congolais (ou Gabonais, Camerounais, Sénégalais) de France ou d’ailleurs, se lance un défi : ouverture d’une liste de salariés qui devront contribuer chacun 500 euro pour l’année 2008. A la fin 2008, pour les vacances de fin d’année, un projet sera identifié au pays : construction d’une école, d’un dispensaire etc, et l’argent sera ainsi mis à contribution, de manière ouverte et médiatique, démontrant que le Congolais, le Camerounais, le Sénégalais de la diaspora a des couilles, et peut faire des choses malgré les dictatures. Si on reuni 500 personnes duement salariés, on pourrait avoir 250000 euro, soit un pactole de 164 millions de franc CFA. Imaginez ce que l’on peut faire avec autant d’argent. Nous ne sommes pas des minables, allons au charbon, 500 euro chacun (soit 42 euro par mois). Le reste pour moi, ce ne sont que de belles intentions et des voeux pieux. Le temps des grands raisonnement est révolu. Mettons nous au travail SVP.
Post 54 Mon cher Blaise,
Comme tu le vois, j’ai décidé de déconner un peu ce soir et de sortir de nos savantes causeries d’"Intellectuels".
S’agissant de Mbembé que tu as confondu avec Bembé, le terme Mbembé en lingala veut dire : l’épervier.
On désigne aussi ce volatil par le terme plus connu de "Ekokombélé".
Bien entendu, Achille MBembé, aura compris que je ne l’assimile nullement à ce rapace qui pique tout droit pour raffler les poussins de la basse-court.
Il s’agit là simplement des drôleries et subtilités de nos langues que nous offre la proximité géographique de nos pays respectifs.
Mais je vais m’arrêter là pour ce soir car on risque de croire que j’ai bu quelques verres de tsamba (vin de palme) de trop...
Il m’arrive d’intervenir avec plaisir dans ce blog tres remuant. je vous livre cette fois la reponse tonique d’Emmanuel Dongala (Liberation) Cette prise de position est encore plus remarquable si l’on a encore en memoire pourquoi et comment Dongala est arrive aux Etats-Unis...
Quand le Président de la France se trompe de génération Par Emmanuel Dongala
Monsieur le Président, « J’aime l’Afrique, je respecte et j ‘aime les Africains » avez-vous dit à Dakar devant ceux que vous qualifiez d’élite de la jeunesse africaine. Puisque parler avec « franchise et sincérité » est votre buzz word médiatique, permettez-moi de vous dire aussi avec franchise que la jeunesse africaine tout court, pas seulement son élite, n’a pas besoin de vos déclarations d’amour. Elle n’a pas besoin que vous les aimiez. La raison en est simple : vous vous trompez de génération.
Vous auriez tenu un tel discours il y a quarante ou cinquante ans auprès de certains de ces dirigeants de vos colonies françaises, ceux à qui on avait réussi à faire croire que la décolonisation et l’indépendance n’étaient pas le fruit de la lutte de leur peuple mais un don octroyé par la France dans sa générosité, que cela se comprendrait. Car ceux-là devaient tout à la France et celle-ci était leur horizon. On trouve encore des dinosaures de cette époque à la tête de certains pays mais les choses ont changé, l’Histoire est passé par là.
Penser comme vous le faites à force de citations que les projets de vie de la jeunesse africaine à l’aube du XXIème siècle se construisent autour de la pensée de Senghor ou de Camara Laye montrent clairement que vous n’êtes pas « assez entré » dans l’histoire africaine de ces cinquante dernières années. Nous ne renions pas Senghor mais nous sommes en droit de dire qu’il a aussi écrit beaucoup de sottises sur les Africains et leur essentialisme tout comme votre emblématique Voltaire en a écrit sur les Noirs et les Juifs. D’ailleurs, malgré les déclarations d’amour passionné pour la France et sa langue moult fois proclamées par Senghor, aucun dirigeant français d’envergure, en tout cas ni le Président de la République ni son Premier sinistre, ne l’ont jugé en fin de compte assez important pour daigner assister à ses funérailles,.
Ce qui a changé c’est que la génération actuelle née bien longtemps après les indépendances ne doit rien à la France et n’attend rien d’elle non plus, surtout pas d’être accompagnée par elle. Bien au contraire, dans les rues de Brazzaville et de Kinshasa, elle rêve de plus en plus des espaces à grands potentiels que sont l’Afrique du Sud ou les grands marchés asiatiques qui sont en train de devenir la réalité économique première sur leur continent, et ce rêve se fait de plus en plus en anglais. Cette jeunesse ne se résume pas aux quelques milliers qui échouent sur vos côtes ou qui menacent votre identité nationale par l’immigration clandestine. La grande majorité lutte sur le terrain, chez elle, et n’ont pas attendu votre prêche pour faire la part de la responsabilité de l’Afrique dans leurs tribulations ; non seulement leurs aînés, les Mongo Beti, les Kourouma, les Sony Labou Tansi en ont déjà fait état, mais elle le vit au quotidien à travers les élections truquées, les dénis des droits fondamentaux, la corruption. Cependant, elle ne fera jamais l’impasse sur les méfaits de la colonisation pratiquée par vos pères. Elle attend aussi qu’avec votre franchise légendaire vous alliez à Berlin dire à l’élite de la jeunesse allemande de totalement ignorer les actes de leurs grands-pères nazis.
Vous avez déclaré que « la France n’a pas besoin économiquement de l’Afrique ». Je suppose que si vous vous battez pour maintenir vos grandes sociétés, entre autres Total au Congo, au Gabon, au Nigeria et en Angola, Bolloré dans les ports d’Abidjan et de Dakar, AREVA dans les mines d’uranium du Niger et de la Centrafrique, cela ne participe que d’un amour désintéressé et n’a rien à voir avec des intérêts bassement mercantiles. Ainsi donc, Monsieur le Président, vous aimez l’Afrique et les Africains. Chiche ! Eux non plus. (LIBERATION.FR : jeudi 6 septembre 2007)
Post 67, "lpd", Louis Philippe Dalembert. Elégante plume d’Haïti. Et A. Waberi, plume non moins riche de Djibouti. Décidément, les hommes de lettres sont parmi nous ! Je salue ces dignes représentants de l’Afrique et de la Caraïbe des lettres.
TEKITOI (post 52) : croyez bien que beaucoup d’entre nous, faisons la différence entre l’establishment politique français, et le peuple de France. Ce que nous disons, chacun peut objectivement le constater. Et le débat est ouvert ici, pour dire en quoi nous serions éventuellement excessifs ou injustes ;-)
Blaise Kibonzi (post 58) : tu m’attribues à tort ces propos Blaise. Je n’ai rien dit ici, ni dans le salon d’à côté, au sujet de T. Obenga. Trouve donc, César, et rends à César ce qui est à lui ;-)
Ngnagna (post 62) : primo, qui donc te dit que je ne suis pas bilingue ?? ;-) My english level might just make you jealous -) Et deuxio, il n’est de toute façon point nécessaire cher ami, d’être bilingue pour fréquenter les penseurs anglais, espagnols ou mexicains. Entre dans n’importe quelle librairie sérieuse, et tu trouveras, traduit en français rien que pour toi : Hobbes, Oscar Wilde ou Machiavel. Ils ne sont pas Français. J’ai une culture certes très insuffisante, mais je crois avoir tout de même un peu lu. Et c’est donc en connaissance de cause, que j’affirme que je n’ai pas trouvé ailleurs, avec le même brio, la trace qu’ont laissée par exemple les moralistes français (c’est ceux-là, parmi les autres, que je préfère). L’élégant détachement de Montaigne. Le mysticisme rationnel (c’est de moi !! Mais je vous l’offre, comme les jeux de jambes de Patson : c’est cadeau ;-) de Pascal. La clairvoyance de Jean De La Bruyère. etc., etc...
Kidikoi (post 63) : puisque vous n’avez pas eu le temps de "répondre à une remarque" de moi (c’est bien dommage, j’espère que vous reviendrez), je vais donc parler d’une remarque que vous n’avez pas faite. Il me souvient avoir lu ici mon pote Joey The Viet Kong (où es-tu vieux !?) se demander mi-figue mi-raisin (le contexte du sujet s’y prêtait) si au fond, je n’étais pas un "mundele" venant ici donner des leçons. J’en avais bien ri dans mon coin, comme probablement Joey en l’écrivant. Je ne sais pas pourquoi j’y pense là maintenant. Peut-être parce que ça me permet de dire que si de peau, je suis Noir sans aucun doute, de l’intérieur en revanche, je n’ai point de couleur. En dedans, je ne suis ni Noir, ni Blanc, ni de quelconque autre teinte. La seule couleur dont j’essaie laborieusement de badigeonner mon âme, c’est la couleur de l’intelligence. Et il faut croire que c’est elle, qui me dicte de penser souvent à l’Afrique, la terre où je suis né, au point d’y perdre quelquefois le somm