Les partis politiques au Congo : limbroglio Par Richard Songo | le 06 Mar 2008 Pouvoirs, Nouvelles,
Dans cette période de démarrage de la campagne électorale, la plus grande confusion règne dans la course aux postes entre les différentes formations de soutien à Denis Sassou Nguesso.
Alors que tout semble favorable pour les partis de la majorité vers un départ en rangs serrés pour la bataille qui se profile :
Un objectif commun : la reconduction du Président Sassou dans ses fonctions.
Un programme commun : la poursuite de son idéal de société la “Nouvelle Espérance” .
A moins de six mois des échéances, alors que lheure devrait être à lunion, on assiste à une dispersion de toutes ces forces en une multitude de tendances que lҩlecteur aura bien du mal à différencier autrement que par les hommes qui les animent.
CADD-MJ dOkombi Salissa
MAR de Tati Loutard
Energie dAnicet Poaty-Amar
Club 2002 de Willy Nguesso
Le PCT, très probablement en labsence des conservateurs, doit enfin tenir ses assises, et rejoindre, sous la conduite dAmbroise Noumazalay, la déjà longue liste. En ce qui concerne les conservateurs, on voit mal comment Lékoundzou pourrait lâcher Sassou.
...
Dҩvidence, seule compte désormais pour les hommes de poids de la majorité leur positionnement dans la course aux honneurs et aux portefeuilles. Le MCDDI de Bernard Kolélas sest ralié, lui-même briguant sans doute la primature, ne quitte plus dun pouce le Chef de lEtat dans ses déplacements. Et lUPADDS de Martin Mbéri, dissidente de la formation de Pascal Lissouba ne jure plus que par Sassou.
Dans cette situation archaïsante qui ressemble tant aux luttes de factions qui ont animé la scène politique congolaise du temps du mono, et alors que jamais lhomme de la rue na autant manifesté son mécontentement et sa frustration devant la dégradation de ses conditions de vie, on sҩtonne du silence quasi total de lopposition.
Cette discrétion pourrait laisser croire quelle nexiste plus au pays, il est vrai que ses caciques sont pour la plupart en exil ce qui ne leur accorde pas le droit de se présenter, pas plus que celle de voter. Pourtant la dispersion des hommes de la majorité lui laisse lopportunité de se fédérer.
Elle considère les déclarations oppositionnelles tonitruantes d Emmanuel Ngouélondélé, qui nont pas été sanctionnées, comme un piège destiné à ce quelle se découvre. Sans doute reste-t-elle traumatisée par le souvenir des répressions qui lont frappée dans le passé.
Ses membres sauront-ils passer outre leurs problèmes dego afin de proposer aux congolais la voie de lalternance ?
- Quelle note donneriez-vous à cet article:
-
Connectez-vous pour noter




(Sur 2 notes))

(0) Commentaires
Ajouter un commentaire