Joël Mafouta : Pour que revive la République du Congo Par Richard Songo | le 04 Mar 2008
Joël MAFOUTA, Président du Rassemblement des Libres Bâtisseurs Congolais, nous a fait parvenir le texte qui suit. Comme toujours, nous précisons que les propos nengagent que leur auteur.
Mes chers compatriotes, M.Sassou-Nguesso et sa bande de cleptomanes représentent laxe principal du mal de notre pays pourtant béni de Dieu. Une prise de conscience nécessaire simpose à tous ceux qui ont encore lamour du Congo et qui désirent tourner définitivement la page des Sassou-Nguesso et Cie, pour stopper les dérives en tout genre orchestrées par ce régime carnassier, dont les personnalités ont une éducation et une culture démocratique limitées. Si nous sommes sincères envers nous même dans le sens de lorganisation et refusant de collaborer avec ce régime semblable à celui de Vichy, nous pourions chasser Sassou-Nguesso et sa bande de groupies « rameutés » avant 2009. Rien nest impossible !
Le courage politique est souvent à lantipode des privilèges et consiste souvent à avoir tort contre la pensée la mieux partagée, à être impopulaire, quitte à ce que lhistoire vous absolve, vous donne raison un jour. Cest de lui dont sarment les armes dhonneur et de caractère, au lieu du cynisme plat et des compromissions avec la conjecture pour des vues par trop nombrilistes. Cest ce courage qui nous manque. Cessons dҪtre des forts en déclarations et dénonciations, mais soyons désormais des hommes qui font laction. En politique, il faut agir, même contre les « intimes convictions bien établies », les morales verticales et la ligne des biens pensants qui sont « des hommes de privilèges du pouvoir ». Ce qui vient de se passer avec le fiasco des législatives 2007, devrait nous interpeller tous. Que remarquons-nous ? Lopposition Congolaise « ventre à terre » et la société civile inexistante, comme à ses habitudes, crient de tricherie et au hold-up. Est cela suffit-il pour venir au bout de lautisme du pouvoir qui à pour devise : « Le chien aboie la caravane passe » ? Assurément pas.
La politique est trop souvent une question de rapport de forces. Il faut avoir le courage de changer de stratégie, même quand on na pas les moyens de sa politique. Les grands résistants de lhistoire contre des systèmes politiques, des régimes carnassiers et immoraux, nont souvent eu que la force de leur volonté, leur mental, leur esprit. On les a toujours traité de fous à lier. De Ghandi à Nelson Mandela en passant par Martin Luther King. Il faut braver les tenants du pouvoir pour les amener à faire des choses correctement, en toute vérité et justice. Le reste, cest la résignation, la démission devant la mission, la tâche sociale qui incombe à tous les acteurs sociaux. Ce nest pas en accompagnant la dérive monarchique, la déliquescence de cet Etat, que nous allons rendre service à notre pays. De ce point de vue, je suis totalement daccord avec les interventions de lancien Ministre des finances, Nguila Moungounga Kombo depuis Paris. Même si lancien Ministre a ses défauts, comme toute personne sur terre, son engagement pour que revive la République du Congo, à le mérite dҪtre apprécié sans fausse note, car Nguila Moungounga Kombo est constant.
Mes chers compatriotes, engageons-nous maintenant et nattendons pas demain, car au Congo daujourdhui, lincivisme est grandissant et la morale nexiste plus. Si tout le monde se contentait de jouer la carte de la survie individuelle, de son propre ventre, je vous assure que nous serions tous comptables de lҜuvre du léviathan. Réveillons-nous, il nest pas trop tard. Car aucune renaissance ne peut voir le jour sans quitter lobscurité de son présent, riche de la prise de conscience de son état passé et fort des enseignements acquis par une réelle volontée de tous les Congolais de travailler ensemble par le dialogue et la concorde pour un avenir prometteur et radieux.
Et pourtant, tous les observateurs avertis de la politique Congolaise et les Congolais eux-mêmes le savent, puisquils le vivent, que tous nos destins sont oblitérés et certains sont défaits, et que ce pouvoir de M.Sassou-Nguesso est au bout du rouleau. Ces cleptomanes ont tout essayé et ont échoué lamentablement. Ils sont en panne dinitiatives pour relever le Congo de lҩtat où ils lont enfoncé par la logique de la politique du fait accompli et des schémas in gestes. Malgré toutes ces difficultés quotidiennes et les humiliations en tout genre, ce peuple plie, mais ne rompt pas. Sa détermination pour la restauration de la démocratie confisquée car ici au Congo, nous vivons sous une démocratie dirigée est restée intacte. M.Sassou-Nguesso a beau crier, il atteint le seuil de non retour, qui ne peut se solder que par son départ. Même sous le maillet, tous les serments sont scellés pour son départ. Ne vous faites pas complice du prince du mal, des enfants de la veuve de laxe du monde. Nous devons donc être prompts à percevoir avec lucidité la pertinence du juste, du vrai, et combattre avec vigueur le pouvoir du faux, de limposture, et aussi de la lâcheté qui nous maintient dans la médiocrité. Ce que nous voulons pour le Congo, dans le contexte actuel : cest la réhabilitation de lhomme en tant citoyen digne de foi par le politique. Il nous incombe donc, le devoir de produire un nouveau discours au contenu plus optimiste et plus proche des préoccupations du peuple. Un nouveau comportement fait de tolérance, damour et de patriotisme sans calcul démagogique, englobant nos différences et nos contradictions dans un seul intérêts : celui de voir le pays se ressaisir pour aller de lavant.
Il est donc indéniable que chacun dentre nous, par son engagement sincère, prenne conscience que par son travail et un réel désir dy mettre le meilleur de lui-même chaque jour avec plus de persévérance, de justice et de tolérance, pour un éveil positif en soi et une adaptation aux impératifs du monde moderne. Des impératifs individuels et collectifs indispensables pour la construction et lҩpanouissement raisonnable dune démocratie en progrès. Une démocratie orientée vers un devenir plus équitable, plus juste. Une démocratie qui proscrit la soumission de lautre, la corruption, laccaparement et la dilapidation des biens ou richesses de la nation ; justement pour construire un Congo libre, capable de booster notre avenir, capable de revitaliser tous les secteurs de nos activités sociales dans ses fondements les plus nobles.
Juste et utile, est cette démarche objective afin que revive la république du Congo.
Brazzaville, le 27 Août 2007
Joël MAFOUTA
Président du Rassemblement des Libres Bâtisseurs Congolais
E-mail : mafouta12@yahoo.fr
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