Le bilan dune politique peut être dressé de deux façons.
La première consiste à confronter les actes aux promesses. La seconde est, dessayer de manière plus subjective, de mettre en rapport les résultats obtenus à ses propres attentes.
Pour paraphraser les termes mêmes du Président de la République Denis Sassou Nguesso, donnons-lui acte quil avait dit ce quil ferait et quil a globalement fait ce quil avait dit. La confrontation entre les engagements de DSN, tel quil fut énoncé dans son projet de société ҒLa Nouvelle EspéranceҒ, et son action au cours de ces sept années passées à la tête de lҩtat est assurément à son avantage.
On peut bien entendu contester les objectifs énoncés, critiquer les résultats obtenus, ou faire observer que son principal succès, lamélioration relative du contexte socio-économique, tient autant à la politique de la réduction de la pauvreté conduite au Congo pendant ce septennat quҠ la mise en uvre, stricto sensus, des promesses du candidat.
Limportant nest pas là. A cette aune, il est intellectuellement incongru de ne pas faire le constat que le Congo, de 1992 à 1997, sortait dune parenthèse politique caractérisée par un décalage constant entre le dire et le faire, par une conception de la politique réduite aux envolées lyriques (tout un art!), quand ce nҩtait pas à un jeu. En résumé, les espoirs suscités par louverture démocratique de 1991 avaient été plus que dus tant l駒action Ғsociale-démocrateҒ affichée et conduite au cours de ce quinquennat afin de lutter contre le déclin socio-économique de notre Pays na pas été à la hauteur des enjeux.
Il est vrai que lhéritage de son prédécesseur était tel quil nҩtait plus nécessaire de faire des promesses insensées pour être élu. En outre, le contexte catastrophique de la société congolaise au sortir de ce quinquennat et les défis imposés par la mondialisation avaient achevé de modifier les rapports de force entre partis politiques et dinstaller pour une longue durée le pragmatisme comme unique mode de gouvernance dans notre Pays.
DSN avait donc pu proposer, dans lurgence engendrée par une telle dissolution, un programme promouvant le Ғvivre ensembleҒ au Congo principalement axé sur lunité nationale, la paix, la sécurité et la stabilité du Pays. Ce qui devait permettre de rendre plus aisé la reconstruction et le renouveau du Pays par une politique de réduction de la pauvreté. Aujourdhui, le résultat est là: le Président de la République Denis Sassou-Nguesso peut légitimement senorgueillir dҪtre historiquement le premier gouvernant du Congo qui soit parvenu à véritablement mettre en place une politique cohérente de réduction de la pauvreté - à travers le Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté (DSPR) largement inspiré de la nouvelle espérance - recueillant aussi bien ladhésion de toute la classe politique congolaise que celle de la communauté internationale à travers limplication des institutions internationales (Banque mondiale, FMI, PNUD ). De quoi contribuer à ouvrir la voie à une réhabilitation du politique.
Ne cédons pas pour autant à la naïveté! De même que, en matière de lutte contre la pauvreté, il ne suffit pas de quelques années dembellies macro-économiques pour effacer les ravages sociaux de la paupérisation qui sҩtait généralisée au cours des années 1992-1997. De même, la constance de laction gouvernementale à travers la mise en uvre de sa stratégie de réduction de la pauvreté au cours de ce septennat finissant ne pouvait suffire à réconcilier radicalement les Congolais et notamment les plus défavorisés dentre eux avec la politique. Que lobservateur se félicite de voir le Président de la République Denis Sassou-Nguesso redonner de la dignité à lexercice du pouvoir est une chose, que cela puisse changer en profondeur la perception quont les Congolais de la politique et de ceux qui en font métier en est une autre
Atteindre un tel résultat supposerait sans doute que laction gouvernementale, en terme de transformation sociale, ait modifié substantiellement les conditions dexistence des hommes et des femmes de ce Pays. Ce nest pas faire preuve de complaisance à lҩgard du gouvernement de Brazzaville que de constater que sil a attaché du prix aux reformes structurelles menées pendant ce septennat pour un système économique performant en:
* Consolidant la paix, la sécurité et la stabilité du Pays par la mise en uvre dune démocratie apaisée, dune politique douverture et de réconciliation nationale,
* Promouvant la bonne gouvernance avec la mise en place dun cadre institutionnel et légal favorable à la transparence, la bonne gestion et le suivi des recettes pétrolières par exemple,
* Optimisant lutilisation des revenus pétroliers pour financer les infrastructures physiques de base à caractère national et transnational (routes, hôpitaux, aéroports, port maritime, barrages hydroélectriques, centrales électriques de tout genre
),
* Et maximisant la contribution des acteurs et partenaires multinationaux au développement économique et social.
Il lui faudra consolider et achever tous ces efforts qui augurent déjà de la sortie du tunnel pour notre Congo.
Et cest là quil faut passer à cette autre forme de bilan qui consiste à évaluer le gouvernement sortant au regard, non plus de son programme, mais de ses résultats.
Résultats qui doivent être appréciés en analysant lҩtat du pays.
Dans quel état DSN présentera-t-il notre Congo à lissue de son mandat?
Lҩtat du pays est sans équivoque meilleur à celui quil était en 1997 même si pour voir le verre à moitie vide il est évident que le gouvernement actuel doit aller plus loin et plus vite dans ses reformes en traduisant lembellie économique actuelle en une transformation sociale durable pour chaque congolais. Les lancements et aboutissements concluants de grands chantiers par le Président de la République Denis Sassou-Nguesso marquent cette volonté inaltérable de sortir le Congo de la pauvreté. Jugé à cette aune, le bilan de Denis Sassou-Nguesso est sans conteste satisfaisant et suscite à juste titre lintérêt des populations qui vivent concrètement les effets de ces sept années defforts inlassables.
Face à cette situation, la volonté affirmée de DSN dҩtablir une véritable union sacrée autour de cette stratégie de réduction de la pauvreté, dans le cadre dune société de cohésion et de solidarité et non de division, a servi dhabillage à une démocratie apaisée. Cette dernière puise son inspiration dans le souci constant de fédérer les forces vives de notre nation pour gagner ensemble ce grand défi de la pauvreté.
Faut-il reprocher à DSN davoir installé et de vouloir garantir la paix, la sécurité et la stabilité du pays? Le Congo est une démocratie sociale, fortement insérée dans lҩconomie mondialisée, et il ny a pas aujourdhui de majorité politique, ni de majorité sociologique, pour apporter une rupture à la nouvelle espérance. Aussi, la mission première du futur gouvernement sera de consolider la paix, la sécurité et la stabilité du pays, pour assurer un développement irréversible et de veiller à ce que ce développement scelle définitivement lunité nationale.
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