jeudi11 octobre 2007

Les intellectuels africains doivent-ils vraiment perdre davantage de temps à répondre à M. Sarkozy ? Par Cheikh Thiam

L’histoire est-elle en train de bégayer, ou, plutôt, sommes-nous retournés à la case de départ ? Au dix-neuvième siècle déjà, des penseurs d’ascendance africaine, tels qu’Edward Wilmot Blyden, James Africanus Horton, Alexander Crummel s’étaient dédiés à remettre en question les définitions impérialistes du Nègre qui, en vérité, avait pour but de légitimer et d’expliquer la colonisation et l’esclavage. Cette remise en question de la philosophie impérialiste se poursuivra, au vingtième siècle, par d’autres intellectuels Africains tels que W.E.B Dubois, Léopold Sedar Senghor, Cheikh Anta Diop, etc. Le but ultime de l’écriture a été, pour tous ces écrivains, de se réapproprier la voix qui leur a été confisquée afin de montrer les failles de l’appareil doxographique impérialiste qui, pendant des siècles, a défini le Nègre comme l’opposé négatif du blanc. Aujourd’hui encore, alors qu’on croyait en avoir fini avec les théories sur l’humanité ou non du sujet africain, des voix se lèvent partout en Afrique pour appeler à une réplique à Nicolas Sarkozy

Pourtant, l’histoire nous a montré que toute réflexion anti-coloniale, comme toute discipline qui se définit par rapport à une autre instance, court le risque de ne pas être en mesure de mettre en évidence ses particularités intrinsèques, c’est-à-dire, ce qui fait d’elle autre et non une réaction, une dérive d’une pensée préexistante. La pensée anti-coloniale africaine qui, souvent, se définit par rapport à l’idéologie coloniale, court le risque, comme le suppose son suffixe, de trouver sa condition de possibilité dans le fait colonial et ses avatars. L’un des dangers de cette relation à l’altérité est de penser l’Africain par rapport aux définitions impérialistes du Nègre même si c’est dans le dessein d’aller au-delà de ces définitions. Cette façon de penser ne laisse pas libre cours à la possibilité de penser l’Africain en dehors des cadres conceptuels rigides fixés par la philosophie occidentale depuis le dix-neuvième siècle et implique la répétition du traditionnel assujettissement de l’autre au même. L’autre danger c’est de s’éloigner des questionnements qui préoccupent les masses africaines. Franz Fanon l’avait compris, qui, dans l’un des textes fondateurs de la pensée postcoloniale Africaine, Les damnés de la terre, avait décidé de s’adresser aux colonisés et non à ceux qui les ont inventés et de regarder vers l’avenir plutôt que de théoriser un retour aux sources.

Cela ne fait l’ombre d’aucun doute, je n’en disconviens point, qu’il était, qu’il est nécessaire de penser le sujet africain, de le définir. Toute définition du sujet africain doit, cependant, trouver ses conditions de possibilités dans les modes de définitions du monde propres aux sociétés africaines. Les questions posées doivent être en relation avec le « qui suis-je ? » que l’Africain lui-même se pose, au lieu de s’inscrire dans la logique centenaire du « tu es… » que l’Occident a établi dans la pensée Afrique. Les intellectuels africains, depuis le dix-neuvième siècle, ont, paradoxalement cependant, défini le Nègre par rapport à l’occident. Résultat : leurs points de vue sur l’Afrique ont souvent eu des accents coloniaux. Les intellectuels africains qui ont décidé de répondre à M. Sarkozy au lieu de se concentrer sur l’Afrique et les Africains, courent le risque de tomber dans une autre invention ou une autre imagination de l’Afrique.

Il est, en effet, indéniable que Nicolas Sarkozy, tout comme Arthur Gobineau, a été lamentable. Mais M. Sarkozy n’a fait qu’une mauvaise lecture de Senghor et il a pu faire cette lecture de Senghor car, précisément, Senghor lui-même, l’Ethiopien, a été trop prêt des dieux de l’Olympe, non pour leur apprendre les lois de la grammaire et des mathématiques, mais pour leur montrer que lui aussi était homme. Tout comme M. Sarkozy, les Olympiens l’ont pris aux mots et ont compris que l’homme africain avait une essence. Ils se sont concentrés sur leurs propres définitions de la raison et de l’émotion et ont cru que Senghor partageait l’avis de Gobineau. Il n’auront rien compris de la philosophie de Senghor, qui pourtant s’est égosillé tellement de fois pour rappeler qu’il ne croit pas à une nature prélogique encore moins alogique. Mais rien n’y fait. On ne peut rien n’expliquer à quelqu’un qui sait déjà qu’il sait. Tant que le précepte delphique n’aura pas été inscrit sur tous les murs d’occident, il ne servira à rien d’insister ? Les occidentaux ne comprendront pas car ils ne peuvent pas penser le radicalement différent. Ils sont dans l’impossibilité de sortir d’eux-mêmes et de devenir nègres avec les nègres. Cela est choquant. C’est vrai. Mais qu’est-ce donc qui est plus important ? Que M. Sarkozy et ses acolytes sont ignorants et ne savent pas qu’ils le sont, ou que les Africains eux-mêmes ne savent pas qu’ils ont perdu assez de temps en essayant de répondre aux définitions occidentales de l’Africain ?

Il est temps que l’on s’inscrive dans le même sillage que des penseurs tels que, Ngugi Wa Thiongo et Cheikh A. Ndao, qui ont décidé de poser les questions qui tiennent à cœur à leurs peuples. Il est temps que les intellectuels africains fassent de l’Afrique, des Africains et de la façon dont les masses africaines pensent l’Afrique, une priorité. Nul ne doit tomber dans le même piège que les pionniers de la pensée Africaine qui ont passé toutes leurs vies à répondre à l’occident et à ne s’adresser qu’à l’ancien maître. Mettons nous à l’école de Franz Fanon qui, comme le remarque Jean Paul Sartre dans Orphée noir, inscrivait un paradigme nouveau dans l’historiographie de la pensée africaine en ce sens qu’il ne s’adressait plus à l’occident mais à ses frères opprimés.

Il est temps que la post-colonie soit postcoloniale. Il est primordial que les intellectuels Africains parlent aux africains. Il est vital que les Africains réfléchissent sur la façon dont les Africains, dans les rues de grand Dakar, de boulkasoumbougou, des Médinas, ou dans les campus de Dakar, d’Abidjan, ou de Lomé, comprennent les textes, de Cheikh Anta Diop, de Léopold Sedar Senghor, de V.Y Mudimbe ou de Souleymane Bachir Diagne et écoutent les vers de Didier Awadi, de Fela Kouti, ou de Tiken Jah Fakoly. Il est plus important de penser le mépris que les Nègres ont pour les Nègres, c’est-à-dire pour eux-mêmes. Il nous faut comprendre et accepter que l’ignorance de M. Sarkozy est moins choquante que l’attitude des enfants de nos sœurs et frères qui parlent mieux français que wolof. Sarkozy est plus excusable que tous nos frères et sœurs qui sussurent et plastronnent, à longueur de journée, dans les salons de la condescendance. Il est plus alarmant que nous méprisions tant nos cousins à qui nous octroyons si fièrement le sobriquet de kaw kaw. Il est temps de se demander si, en 2007 encore, Fanon a toujours raison de dire qu’il n’y a qu’un seul destin pour le Nègre, c’est être blanc. Pose la question à ton voisin. Ou, comme le disait Xuman bou Pee Froiss, Siensal !

Dr. Cheikh Thiam

Assistant Professor, Linfield College, USA

Commentaires

  1. Posté par Henri, le 11 octobre 2007 à 07:35

    Mr le prof, vous ne pouvez pas reprocher aux intellectuels africains de répondre à sarkozy sur ses égarements au motif qu’ils perdent du temps. Qu’ils se serve de l’Université Check Anta Diop comme tribune pour se foutre de la jeunesse africaine et de l’ensemble des africains ce n’est pas tolérable. Tu vis aux Etats Unis et tu sais bien comment les Noirs américains veillent à ce genre de choses et se battent pour leur identité. Tu sais combien Les pasteurs Shampton et Jesse Jackson ou encore les hommes des médias ou même les jeunes artistes afro américains hausse souvent le ton et prenne position quand quelqu’un fait une déclaration frisant le mépris de l’afro américain. Alors, cher prof. arrêter de divertir les gens. le temps de la politique de Gandhi est passée, c’est maintenant le monde de l’action contre action pour mieux freiner les élans de mépris pour l’africain que Sarko a dans see tripes.

  2. Posté par Bahia, le 11 octobre 2007 à 08:20

    Quelques coquilles...

    "Davantage" et non pas d’avantage, dans le titre en plus. Ca fait maaaal... pour un intellectuel !!!

    "Cela ne fait l’ombre d’aucun doute" et non pas cela ne fait l’ombre d’un doute. Enfin, je crois.

    Et enfin "pose la question à ton voisin" et non pas Poses la question à ton voisin.

    Mieux vaut corriger de suite avant que les préposés aux tests du français ne passent par là, au cas où Monsieur Cheikh Thiam songerait à venir un jour en France... pour parler aux Africains.

  3. Posté par djanbaar, le 11 octobre 2007 à 09:27

    @Henry, j’adore cette particularité généralement africaine. Tu commences par les hauteurs du vouvoiement et dans les méandres de ton speech, tu atteris en vol plané dans les camaraderies du tutoiement !

    Lol bahia, tu as bouffé du vaugelas ce matin ma chère ? Allez, une autre p’tite coquille pour la route, parce que notre "assistant professor" le vaut bien : « Il est temps que l’on s’inscrive dans le même sillage » et non il est tant... Mais vous pas facher, assistant professor, nous avons l’excuse que ce n’est pas notre langue.

    Ca me fait bien rigoler, ces africains aux titres ronflant (pour certains) qui dissertent à en-veux-tu-en-voilà sur l’Afrique planqués loin là-bas en occident. C’est sur-place en Afrique qu’il faut prêcher la bonne nouvelle, chers révolutionnaires de salon.

    ps. heu à la reflexion, finalement je préfère qu’ils restent où ils sont, nos cgers titres ronflants. Parce que quand je vois ce que les pairs, Dr, Prof et consors foutent comme bordel en Afrique, finalement c’est pas plus mal qu’ils restent planqués oú ils sont.

  4. Posté par Mayombe82, le 11 octobre 2007 à 09:33

    Bahia, et ce "il est tant" qui revient si souvent, ne serait-ce pas plutôt "il est temps" ? A moins que... @+, M82

  5. Posté par A. Mabanckou, le 11 octobre 2007 à 10:43

    Les pendules ont été remises à l’heure... Merci Bahia et Mayombe82 !!!

  6. Posté par B Shady from the underground, le 11 octobre 2007 à 10:57

    tout cela est bien dit, mais un fait semble avoir été omis, les occidentaux ne traitent les autres cultures que sous le prisme des canons culturels et esthétiques occidentaux, tout ce qui s’en écarte est barbare.on ne peut pas confondre les réactions des intellectuels de la fin du 19è siècle dont le but était de redonner une fiertè au noir mal aimé et infra humanisé, au combat de tous les africains pour une réelle autonomie de l’Afrique que continuent de lui refuser les anciennes puissances tutélaires dont l’intention n’a jamais été d’établir un véritable partenariat avec des Nègres jugés trop niais et épais (manquant de finesse) pour profiter eux-memes de leurs énormes richesses.leurs suppots africains sont si bien dressés,qu’ils exécutent leur tache de fossoyeurs mieux que leurs maitres ne l’avaient espéré. cela a une étrange ressemblance avec le Black on Black crime aux USA. dans les inner cities, tous les facteurs existent pour l’existence de la misère sociale:proximité des armureries,des vendeurs d’alcool, décrépitude des institutions scolaires,etc.Comme en Afrique noire, un cercle vicieux empechant l’emergeance d’une société meilleure est entretenu. cependant il est assez facile de disqualifier le combat de nombreux africains, j’admet que le mainstream des intellectuels africains dont vous connaissez tous les noms est tombé dans le piège de la comparaison inutile, d’autres ont fini par tomber dans des idéologies abjectes.je vous invite dans l’underground et le roots, vous vous retrouverez. je me méfie des projecteurs et des paillètes.

    un petit commentaire sur la réaction du Président A.Wade.

    Les immigrés soumis au test de l’ADN : l’indignation et la belle colère du Président Wade.

    Homme de grande sagesse et patient, le président Wade avait laissé Nicolas Sarkozy développer sur l’Afrique Noire, avec sa brutalité coutumière (accentuée en l’occurrence par un rapport à l’Afrique, encore colonialiste) des thèses erronées, aberrantes et peu amicales pour quelqu’un qui prétend aimer l’Afrique. Le président Sénégalais faisait sans doute à son hôte, l’excuse de cette ignorance crasse des choses de l’Afrique Noire que les occidentaux, les Français notamment, se font presque un honneur de cultiver. Mais lorsqu’ il s’est agi de la loi vraiment honteuse faisant obligation aux immigrés (mais qui ignore que immigré ici est un euphémisme pour désigner les Noirs d’Afrique et les Maghrébins ?) désireux de faire venir leurs familles, de subir un test d’ADN qui apporte la preuve du lien génétique de l’immigré avec sa progéniture, outré, le vieux sage a explosé. Sans précautions de langage, il est sorti de sa réserve d’homme d’Etat pour condamner, indigner comme simple particulier la loi scélérate et honteuse indigne d’une société civilisée « soyez francs et, Etat souverains dites nous que vous ne voulez plus nous voir chez vous (…). Vous multipliez les obstacles à l’immigration. Aujourd’hui c’est le test d’ADN. Et ce sera quoi d’autre demain ? ». Voila qui est parler franc à des hommes qui se targuent d’être les champions de la franchise. Plût au ciel que d’autres politiques africains eussent le courage du Président sénégalais, et l’audace intelligente de dénoncer des mesures dont il n’a que le Parlement français pour ne pas voir qu’elles ne sont pas racistes. Les subtilités de langage des amendements votés à la hâte n’enlèvent pas à cette loi son caractère profondément raciste, quoi qu’on dise. Malheureusement le Président Wade est seul à prendre ouvertement position et à dénoncer avec véhémence. Pourquoi les autres responsables politiques africains se taisent-ils. Ont-ils encore comme leurs grands-parents colonisés peur du Blanc, père fouettard ? Ou bien est-ce parce qu’ils sont des pachydermes, insensibles à l’honneur de leur race insultée ? Insensibles à ce qui ne touche pas leurs petites personnes.

    Le silence des intellectuels français en revanche surprend moins. Certes leur combat est à l’origine de la loi bioéthique qui interdit les manipulations génétiques sur les êtres humains. Ces intellectuels français sont-ils au dessus des masses populaires françaises, d’après le CSA favorables à 47% à la loi sur le test d’ADN, et sont-ils sortis des doutes de leurs ancêtres des Lumières qui débattaient sans pouvoir conclure du point de savoir si le Nègre avait une âme humaine, auquel cas il devait être respecté dans sa dignité d’humain ? Dans le doute il faut s’abstenir certes et en bon cartésien attendre qu’on y ait vu plus clair. Mais dans une question d’éthique aussi grave comment attendre ? L’intellectuel n’est-il pas d’abord un réservoir de révolte et d’amour ?

    Our struggle is to set ourselves free

  7. le 11 octobre 2007 à 12:34

    Est-ce que rétablir simplement la vérité sur certains faits comme l’ont fait beaucoup de personnes répondant au discours de M. Sarkozy, c’est perdre du temps ? Sous prétexte que les intellectuels n’ont développé que des contre-arguments, leurs propos n’auraient aucun crédit. Toute la vérité ne peut venir que d’une partie. C’est trop facile de débiter des incohérences qui seront répétées partout et prises comme paroles d’évangile.Et puis, les récents propos des intellectuels africains s’adressaient aussi aux Africains eux-mêmes. Achille Mbembe par exemple a souvent répété que le salut de l’africain viendra d’abord de lui-même.

  8. Posté par Kidikoi , le 11 octobre 2007 à 12:35

    Les pendules ont donc été remises à l’heure...et 2 fois plutôt qu’une, sur la forme et sur le fond. Wade avait déjà riposté en 2003 aux charters sarkozyens, en expulsant du sol sénégalais une vingtaine de ressortissants français. Si ce président est loin d’être toujours exemplaire, reconnaissons lui le mérite de savoir surfer parfois à contre courant sur la wave et de ne pas rester inerte dans l’écume des mauvais jours.

    " A l’heure qu’il est " faut-il perdre davantage de temps... ? Mais quelle heure est-il à cet instant précis à Linfield, à Santa Monica... ? Un décalage horaire sans l’ombre d’aucun doute ? Un trou noir de - 8 heures ? A Los Angeles, on a voté 9h plus tôt pour Sarkozy...Anticipation ou effet rétro-actif ? Le coupé-décalé semble régner en maitre sur cet étrange espace- temps. Théorie des cordres et désaccord comme dirait l’autre. Même le pendule de Foucault n’y retrouverait pas son chien.

    Qu’en serait-il si l’on avait décrété que le méridien 0 traverserait non pas Greenwich, mais Zanzibar village ? Que l’équateur bougerait en fonction des saisons et de la tectonique des plaques ? Quadrature d’un cercle vicieux qui voudrait réconcilier le temps et l’espace, l’Histoire et le territoire. Les intelectuels, eux, doivent prendre de la distance, réfléchir loin du laboratoire de la quotidienneté. Grands seigneurs des temps qui changent. Mais où sont passés les robins des bois justiciers, coincés dans la forêt de Sherwood de Disneyland à cause du décalage horaire et culturel ?

    Ah non ! J’ai perdu assez de temps comme cela à écrire des sottises sans avoir même répondu à Sarkozy. De la distance dans toute chose oui, mais de la présence d’esprit quand cela s’impose ! Test linguistique et ADN, ce n’est pas un discours, c’est un dispositif...à combattre, "sans l’ombre d’un doute". Il est plus que temps, c’est l’heure...universelle cette fois.

  9. Posté par Kidikoi , le 11 octobre 2007 à 12:55

    B Shady je retiens la pertinence de ta conclusion, formulée en un seul jet...Cela pourrait donner naissance ( et voilà ce qui arrive lorsqu’on a une pensée trop féconde ! ) à un drôle de slogan : " Intellectuels de tous les payx unissez-vous, mais ne sortez pas sans votre petit réservoir de révolte et d’amour ! " Inutile de chercher de midi à 14h surtout quand il est 4h du matin, ça passe ou ça casse.

  10. Posté par djanbaar, le 11 octobre 2007 à 13:05

    Les immigrés soumis au test de l’ADN : l’indignation et la belle colère du Président Wade

    Faut arrêter de chialer à tout vent. Les français ont le droit de prendre qui ils veulent chez eux. Ils veulent pas de nous, ils veulent pas de nous. On va pas ergoter là-dessus mille ans !! Par contre ça serait bien s’ils pouvaient également demander des tests ADN à notre argent et nos matières premières. Ça serait également bien s’ils pouvaient nous faire parvenir leurs tests ADN à eux avant de venir chez nous. Pendant que nous y sommes, s’ils pouvaient aussi rappeler leurs bidasses qui occupent notre sol, on ne sait trop pourquoi, ça serait pas mal aussi.

    Et tant pis pour nous si nous ne voulons pas comprendre que notre salut passe par la reconstruction de l’Afrique.

    Personnellement, je ne mettrais jamais mes pieds dans un consulat francais pour leur demander le visa. Ça ne m’interesse pas.
    Et je l’ai déjà mentionné dans mes dernières volontés :

    si d’aventure je venais à être atteint d’une maladie curable qu’en France, alors chère famille, laissez-moi crever.
    fait à..., le..., signé !

  11. Posté par Mme la Marquise , le 11 octobre 2007 à 13:14

    Ici en Polynésie française,sur notre île, il est + 12h, à part ça, tout va très bien... mais à cette heure-ci nous y en a vouloir dormir !

  12. Posté par Kidikoi , le 11 octobre 2007 à 13:19

    Biensûr " Mme la Marquise tout va très bien " ce n’est pas une mise en distance, un nouvel obscure complot, ce n’est que moi, Kidikoi, ou du moins mon ectoplasme numérique,fusée horaire.

  13. Posté par nestor, le 11 octobre 2007 à 14:05

    Les Africains ont raison de rétorquer à Nicolas Sarkozy. Ils peuvent aussi s’adresser aux Africains. L’un n’exclut pas l’autre. Faux débat.

  14. Posté par Kidikoi , le 11 octobre 2007 à 17:47

    L’un n’empêche pas l’autre en effet...a moins qu’il faille laisser cette "noble" tâche uniquement à des intellectuels français ? BHL et de Villepin ( 2 grands intellectuels n’est ce pas ! ) deviennent soudainement populaires en s’attaquant aux propos de Sarkozy. Comment devenir "peoplaire", lorsqu’on est un Africain intellectuel ? En faisant la sourde oreille,en campant...une position plus originale, loin du brouhaha ambiant ?

    Nicolas Sarkozy doit assumer ses propos même s’ils sont de la plume de Guaino. Il doit assumer ces projets de loi, même s’ils sont incarnés par un Hortefeux. C’est Guy Sorman lui-même sur le plateau de " Ce soir ou jamais" qui s’était insurgé sur l’intitulé dégueu du nouveau ministère de l’immigration . On marche sur la tête ou quoi ! On trente de trouver une nouvelle voie à une "révolution" africaine plus fashion, plus bankble ? Est-ce vraiment la priorité de s’inquièter des accessoires quand on est en train de mettre à nu la dignité humaine avec le test ADN. On sait combien de centaines d’enfants juifs ont été sauvés pendant la 2è guerre mondiale grâce à la fausse identité. On sait pour ceux qui ne le furent pas, quelle était la dernière injoction humiliante : " Hose anziehen" ( enlevez le pantalon ! ).

    Faire la sourde oreille c’est risquer de jouer un jour ou l’autre les Valmont des Liasons dangereuses avec un " ce n’est pas ma faute, ce-n’est-pas-ma-faute ." Responsable mais pas coupable etc. Quand une connerie est dite et s’apprête à être faite, il vaut mieux réagir sur le champ avant qu’il ne soit trop tard. On peut discuter, après, sur l’art et la manière...mais cela les générations futures auront largement le temps de s’en charger...

  15. Posté par Gangoueus, le 11 octobre 2007 à 17:58

    Sacré Sarkozy, il y a une constante chez lui, il ne laisse pas indifférent.

    J’aime l’approche de Cheikh Thiam qui encourage l’élite africaine à recentrer son discours. Il est évident que l’agression du président français doit susciter une réaction, mais la bataille ne peut être réduite à cela.

    Prenez le cas congolais par exemple. La population accepte passivement toutes les pillules du pouvoir en place : A Brazzaville, l’eau n’est quasiment plus potable, l’electricité est distribuée parcimonieusement, les délestages font loi, les riches (souvent pilleurs des caisses publiques congolaises) affichent leur lumière à coup de groupes électrogènes dans un océan de ténèbres sans que cela ne choque plus personne.

    Mangeons, buvons car demain, nous mourrons.

    Face à ces africains qui font le malheur d’autres africains quand on sait le baril de pétrole à 80 dollars, on est droit de se poser où sont ces intellectuels congolais pour au moins relevant le fait par leur plume. Sony Labou Tansi à l’époque du monopartisme triomphant hurlait sa rage contre les pratiques despotiques dans ses romans et pièces de théatre. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Alors, il est tendance de réagir à la pincette de Nicolas Sarkozy, mais à la morsure quotidienne de Sassou Nguesso appauvrissant chaque jour un peu plus son peuple, seul le silence coupable du refus de l’auto-critique a droit citer ?

  16. Posté par B Shady from the underground, le 11 octobre 2007 à 18:12

    Gangoueus,go and found ces intellectuels dans l’underground, il y’en a je vous assure.

    keep it underground.

  17. Posté par Pendule à l’heure , le 11 octobre 2007 à 18:23

    Une belle réaction en chaine.

  18. Posté par Mazopo mwa Makum’ta, le 11 octobre 2007 à 18:25

    Bonsoir , je ne saia pas parler aussi bien que vous, aussi vais invoquer un auteur en vous faisant lire un bout de texte :

    "La paix et le bonheur sur toi, grand Seigneur à qui Dieu me fait encore la grâce, ce jour de serrer la main ! Que les temps sont changés. Devenus bien mesquins, et lançés à fond de train vers ce qu’ils appellent le bonheur, mais qui doit faire se retourner dans leurs tombes Aristote et saint Thomas-d’Aquin, les hommes d’aujourd’hui ressemblent de plus en plus à des fauves.

    Insensiblement, il s’était tourné vers la croupe chauve d’un groupe de mamelons où, dans l’attitude du lutteur, se tordaient de vieux palmiers noueux. Une grande animation intérieure mit des éclairs dans ses yeux faibles. Dans leur gravité tourmentée, ces palmiers paraissaient les témoins farouches d’un événement mémorable par quoi s’était exprimée une grande époque de l’Histoire de son pays. C’est là, il s’en souvint, que pour avoir voulu rester des hommes, sont couchés quelques-uns des plus valeureux de nos pères. Mort violente dont la cruauté était cependant adoucie par celle de l’ennemi couché sur le même champ de bataile, et qui doit maintenant rendre compte devant la justice d’en haut, du déséquilibre de notre société. Si notre civilisation dissipée et les hommes émasculés qu’elle produit ont perdu le sens de le loi et des principes qui donnaient aux initiés la connaissance des phénomènes de la nature et le gouvernement du monde, c’est la faute de la civilisatioin occidentale qui travaille à tourner la nôtre en dérision. Mais c’est la grande faiblesse de cette civilisation d’occident de mépriser tout ce qu’elle ne peut ramenerà ses catégories de pensée, pour en proposer une définition de type mathématique. Comme si tout pouvait être enfermé dans ces simplifications, nécessaires sans doute, comme exigence de l’esprit humain, mais dangereuses dès qu’on oublie qu’elles ne représentent qu’un moment du déchiffrement de la nature. Cette civilisation d’occident a certainment tort d’ériger en preuve formelle de la fausseté des systèmes de connaissance différents du sien, son incapacié à y voir clair. [...] Ancien séminariste tonsuré Mahoung’ ma Nsimba était l’un des premiers lettrés de son pays. La vivacité de son intelligence avait séduit ses maîtres, et lui avait mérité d’aller en Europe pour parfaire sa formation. Mais le spectacle de l’exploitation sauvage de sa patrie et le tohu-bohu des guerres d’exterminaion allumées par les sages d’Europe qui s’ingéniaient pourtant à expliquer et à justifier tant de violences par des arguments de sophistes, révoltèrent l’hôte aimable et timide de la maison du père Libermann. Mahoung’ ma Nsimba revint d’Europe l’esprit tout retourné, et ayant perdu la foi en cette civilisation prestigieuse d’occident que ses fils, jusque là, avaient présentée comme une haute pentecôte à laquelle tous les hommes de la terre étaient conviés. Maintenant retiré à M... son village natal, il employait les loisirs d’une retraite méritée à méditer sur la fragilité des oeuvreshumaines et le estin de l’Afrique condamnée, pour longtemps, il lui semblait, à faire les frais de la démesure et de l’intempérance des Blancs encouragés par la naïveté des Noirs compromis. Atroce est l’ordre de l’Histore, soupira-t-il. On ne s’y taille pas une place sans dure ascèse. sans purification intérieure, sans cesse reprise. Ecrasé par le foisonnement de sa trop riche nature et prise dans la guangue de ses mythes auxquels elle ajoute la sottise et la cupidité de bien de ses maîtres, l’afrique en oubliait la raideur de l’escalier de l’Histoire ; plutôt, s’étant trouvée nez à nez avec l’Histoire, elle s’était découragée devant ses exigences et avait replongé bien vite dans le cadre intemporel des ses mythes douillets ; tout en organisant un discours lyrique su l’ascension de l’Histoire ! Seulement l’Afrique n’avait jamais cru en l’Histoire qui peut servir tout juste à inspirer des contes et des légendes si chers aux civilisations émasculées ou pusillanimes !"

    extrait de "L’Ombre de la nuit", Atimco, 1994

  19. Posté par Solution finale, le 11 octobre 2007 à 18:29

    Chassons l’imposteur.

  20. Posté par B Shady from the underground, le 11 octobre 2007 à 18:37

    Qu’aurait pensé Thomas Sankara de tout ceci ?

    Il est pour moi le modèle meme de probité et de vertu politique qui manque tant en Afrique. Personne , enfin, je n’en connais pas d’exemple, ne pense meme pas à s’arrimer à Hugo Chavez, pourtant les producteurs de pétrole sont nombreux en Afrique. La politique n’est pas une affaire de paresseux et de personnes dépourvues d’imagination.Malheureusement les situations mobutuesques se multiplient. A mon tour donc de vous proposer un texte.

    La France et l’Afrique demain

    Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, tissées de magouilles et d’intrigues depuis les indépendances, les relations de la France et de ses anciennes colonies devraient s’assainir, à entendre la déclaration du Président élu. Ces pays devraient cesser d’être le pré-carré de la France pour devenir des partenaires économiques à part entière. Non certes parce que, plus que le général de Gaulle, plus que Georges Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, et Jacques Chirac, Sarkozy nourrirait des sympathies particulières pour les Noirs, mais parce que, c’est là, pour lui, le meilleur moyen d’endiguer l’immigration, clandestine et non clandestine dans ce pays. A la base donc, non un élan de générosité, mais de froids calculs. Les statistiques le montrent, et les discriminations à l’emploi, le Noir n’est pas en France le bienvenu. Vade retro, Black ! Naturellement pour des problèmes de survie, le Black mal-aimé se cramponne. Il sait que dans cette France pour le salut de laquelle ses parents, ses grands-parents, ses arrières grands-parents avaient généreusement versé leur sang, il est guigné de travers. Certes la République le protège comme elle peut, mais n’a cesse en même temps de lui rappeler qu’il est un immigré. Par ailleurs sa présence massive, croit-on, fait que de nombreux français se trouvent au chômage.

    Le petit peuple français est naturellement sensible à la simplicité d’une telle idéologie. C’est en tout cas la position du Front National sans le vote massif duquel Nicolas Sarkozy ne serait probablement pas élu Président de la République Française. Il a bénéficié, on l’a vu, de 66% des voix de ce parti haineux et xénophobe. Parce que tout simplement Le Pen battu, Sarkozy restait le seul à porter les espoirs des nationalistes et des chrétiens xénophobes. Sauf à lui voler ses matières premières : cacao, pétrole, uranium, cuivre, diamant, etc, sur le plan économique, l’Afrique Noire n’est d’aucun intérêt pour la France, qui, au contraire a tout à gagner à concentrer ses efforts à la construction de l’Europe à laquelle il manquerait cependant quelque chose si on ne l’arrimait aux pays de la Méditerranée du sud : le Maghreb et le Proche Orient dont il faut à tout prix faire des partenaires privilégiés, à défaut de les intégrer à l’Europe. Ces pays du sud de la Méditerranée représentent en effet un énorme potentiel économique, et leur poids dans la politique internationale est considérable. Il convient donc, si proches de la France et de l’Europe, de les avoir avec soi.

    Mais l’Afrique ?(entendez les pays au sud du Sahara, l’Afrique Noire, puisque dans l’esprit des ressortissants de cette région, qui d’ailleurs comme leurs autres voisins les européens, n’ont pas une haute idée des Noirs, le Maghreb ne fait pas partie de l’Afrique, et qu’ils s’offusquent de s’entendre appeler africains. Mais on sait quelle tranche sombre de l’histoire de l’Afrique explique que les maghrébins prennent leurs distances avec leurs voisins Noirs) . Mais l’Afrique donc ? Sans illusion pour le moment, je pense qu’elle sera laissée pour compte par la France et l’Europe ; quitte à la piller, aussi longtemps que, sur l’échelle du monde, son poids économique sera dérisoire et que ses dirigeants depuis les indépendances hommes de main des politiciens occidentaux et bourreaux de leurs peuples ne prendront pas conscience du drame de l’Afrique, pour agir avec plus de dignité et de sérieux dans la gestion de leurs pays jusqu’aujourd’hui allégrement livrés aux multinationales.

    Dans quelques jours, quelques semaines comme toujours depuis longtemps, les chefs d’Etat de l’Afrique noire monteront à l’Elysée pour faire allégeance à Nicolas Sarkozy. Plaise au ciel que l’ardent théoricien de l’immigration choisie se souvienne de ce qu’il a dit dans sa déclaration du 6 mai au soir, et tienne parole pour dire à ses hôtes, les yeux dans les yeux : « chers amis, avec moi la donne a changé. De même que j’ai déclaré la guerre à l’immigration clandestine, dès aujourd’hui, je la déclare aux dictateurs auxquels sans répit je donnerai la chasse, c’est le seul moyen pour gagner la guerre contre l’immigration clandestine. »

    Publié par Dominique NGOÏE NGALLA

  21. Posté par Kidikoi , le 11 octobre 2007 à 19:25

    Le texte que tu nous proposes Mazopo mwa Makum’ta, montre bien "la raideur de l’escalier de l’Histoire"...Il ne suffira pas, certes,de qqs groupes électrogènes de nantis pour sortir de l’ombre de la nuit. De ce côté ci de la planète, le soleil s’en va se coucher quand l’aube d’un autre jour s’annonce à qqs fuseaux horaires d’ici. Electricité et lumière pour tous ! Pas de place pour tous dans l’ascenseur, l’escalier est bancale et véreux ? Si la pente est raide, il ne faut pas perdre alors davantage de temps à se complaire dans un débat binaire qui pourrait se résumer ainsi : faut-il dénoncer l’exercice du pouvoir façon Sarko ou bien façon Sassou. L’un n’exclut pas l’autre ( au sens figuré biensûr ! ). Rester vigilent et actif face à tous les dérapages du pouvoir abusif, d’une Histoire en marche qui légaliserait son caractère sélectif...

    Sarko ne serait certes endosser à lui seul toutes les responsabilités et ce serait lui concéder davantage encore de pouvoir. Mais en s’adressant de la sorte à la jeunesse africaine, il doit jouer le jeu du droit de réponse. Il s’en fout, mieux à faire, incapable de saisir certains contre-arguments. Qu’importe ce n’est pas à sa petite personne que ces réponses s’adressent, mais je l’espère, à notre humanité. La quête d’humanité ne peut être l’affaire d’une poignée d’hommes d’Etat ou de cadors de la place publique.

    J’aurais aimé lire ce que James Baldwin aurait déclaré à propos de ce projet ADN. Dieu seul sait comment il dort dans sa tombe...Un autre underground ? Quelle sera la mémoire du futur si par coquetterie ou désinvolture nous n’acceptons pas de perdre un peu de notre temps à répondre à certaines pensées d’abord mesquines, puis perverses et au final, abjectes.

  22. Posté par Ne juge pas et observe , le 11 octobre 2007 à 19:34

    les réactions en chaine de certains egos malmenés par quelqu’un qui cherche à dialoguer, à comprendre, et reconnait son erreur... allez ciao, je retourne au réel pour ton plus grand bien kidinimportekoi !

  23. Posté par Kidikoi , le 11 octobre 2007 à 19:55

    Je reconnais ce "style" et ce ton...Très interessant ce type de post signé " ne juge pas et observe" ! Le jugement est tombé du coup. Retour vers le réel ? On était hélas en plein dedans déjà. Bon voyage alors.

  24. Posté par Comprenne qui pourra..., le 11 octobre 2007 à 20:02

    Oui bon voyage !

  25. Posté par Razak N’Doyi, le 11 octobre 2007 à 20:51

    Une réflexion solide, d’un intellectuel, un des rares dans cette histoire, à avoir réfléchi en intellectuel. Résultat : on corrige les coquilles. tellement bas comme attitude qu’on ignore que les francophones qui ont abandonné le français depuis longtemps pour réfléchir, travailler au quotidien, dans d’autres langues peuvent laisser de telles coquilles qui ne réduisent en rien la profondeur de leur pensée. alain écrivait dans son porc-épic, en reprenant un proverbe chinois, que quand le sage montre la lune, l’idiot voit le doigt. c’est de ça qu’il s’agit ici : quelqu’un propose une réflexion à partir d’arguments solides et les gens voient la virgule, tant au lieu de temps... Si prisonniers du français qu’ils pensent que voir des coquilles dans un texte les met au-dessus de celui qui l’a produit, alors qu’ils cachent juste le fait de n’être pas à la hauteur de son discours, puisqu’il ne s’agit pas là d’un noir de plus qui réagit, mais d’un intellectuel dans son rôle, donc qui pense froidement.

  26. Posté par Bien sûr, le 11 octobre 2007 à 21:11

    Oui très haut comme attitude de s’acharner, d’écraser, heureusement il y en d’autres plus intelligents qui ne sont pas dupes !

  27. Posté par A tous , le 11 octobre 2007 à 21:13

    salut et ne comptez pas sur moi pour vous injurier sous prétexte que c’est la philosophie de certains !

  28. Posté par Bahia, le 11 octobre 2007 à 21:25

    Assez d’accord avec Gangoueus, post 15, quand il écrit J’aime l’approche de Cheikh Thiam qui encourage l’élite africaine à recentrer son discours. Même si je suis foncièrement allergique aux intellos, beaucoup d’entre eux en tout cas, les vrais faux intellos je veux dire, il y a 2/3 petites choses auxquelles j’adhère complètement bien qu’ayant lu le texte assez rapidement ce matin.

    En fait, je passais juste pour, en écho à monsieur Cheikh Thiam, vous informer d’un spectacle d’AWADI que j’applaudis d’avance.

    Le Festival d’Ile de France présente ce dimanche 14 octobre 2007 à 17h au Bataclan, Paris XI :

    DIDIER AWADI - Présidents d’Afrique

    une création basée sur dix-sept discours de présidents et grands leaders africains, soulignant leurs idéaux progressistes.

    Avec de nombreux invités, rappeurs et chanteurs des jeunes générations des pays concernés, qui répondront en musique à ces discours.

    Instrumentation : guitare, clavier, basse, batterie, percussions, kora.

    Ayant choisi de vivre dans son pays et de rendre à ses compatriotes la fierté de leurs origines, le jeune sénégalais Didier Awadi, ex-leader des fameux Positive Black Soul, pose une question, en écho aux idéaux des présidents et illustres leaders africains qui ont marqué l’Histoire du continent : « Que reste-t-il de tous leurs rêves ? ».

    Dans un spectacle très militant, il confronte des extraits de discours historiques de dix sept personnalités politiques, comme Nelson Mandela, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Sékou Touré, Léopold Senghor… à la réflexion de rappeurs célèbres dans chacun des pays concernés.

    Venus des quatre coins de l’Afrique, ils réagiront à la pensée des leaders de l’Indépendance par leur analyse, une interrogation ou une émotion exprimés dans leurs langues "ethniques" (les guillemets, c’est moi) , l’anglais ou le français. Sous les visages des « présidents » projetés en fond de scène, les jeunes musiciens africains prennent la relève et les saluent pour leur exemple, accompagnés de guitares, percussions et cora traditionnelles, dans une création signée par cet artiste engagé et talentueux.

    Et comme un retour à la Terre mère, c’est avec le rap qui vient d’Amérique que les jeunes africains ont choisi de dire aux chefs d’Etats, à l’instar des griots d’autrefois ou de Martin Luther King, ce que rêver l’avenir veut dire...

    Bénéficiez du tarif préférentiel suivant : 1 place achetée = 1 offerte, soit la place à 10 euros au lieu de 20, en appelant au 01 58 71 01 01 de la part de parisetudiant.com.

  29. Posté par A propos de l’actu, le 11 octobre 2007 à 21:26

    il y a d’autres sur ce blog tout aussi intelligents et qui évitent d’écraser, les tests ADN je trouve que c’est une dérive très dangereuse pour nous tous ! les tests de français je reconnais honnêtement que j’ai besoin d’en débattre mais je le ferai ailleurs puisque certains s’acharnent ! pas maso moi merci !

  30. Posté par Bornagain, le 11 octobre 2007 à 21:38

    Pas facile a lire comme texte pour une ame comme la mienne ( qui aime les choses epurees, simples, a la limite spartiates). Le temps que j’arrive a la fin de certaines phrases, j’avais deja egare le sujet et le verbe a cause de la surchage. Le premier et le dernier paragraphe m’auraient suffi a saisir l’intention de l’auteur,... mais bon il en faut pour tous les gouts et les niveaux. Je suis recalee ! Encore Sarkozy ! Ah BAhia que mon orgueil ne m’empeche pas de te donner raison aujourd’hui...

  31. Posté par A propos de l’actu , le 11 octobre 2007 à 21:55

    Bah t’a sans doute raison Bornagain sur le principe pas sur le vote, encore moins plus à droite... à vrai dire si la France n’est pas le centre du monde, les africains ne sont pas la seule composante sociale en france, je viens ici pour comprendre !

  32. Posté par A propos de l’actu , le 11 octobre 2007 à 22:04

    puisque vous avez vous-même besoin de discuter pourquoi n’en ressentirais-je pas le besoin ? a-t-on tous les jours l’occasion de discuter en grand nombre sur certains sujets ?

  33. Posté par A propos de l’actu , le 11 octobre 2007 à 22:17

    si la france n’est pas le centre du monde, les africains ne sont pas la seule composante sociale en france

  34. Posté par Nietzsche_junior, le 11 octobre 2007 à 23:36

    Croissance : l’impact des dépenses militaires (jeudi 5 avril 2007) Le Conseil économique et social, saisi par le Premier ministre, a rendu le 28 mars 2007 un avis intitulé « l’impact économique de la défense » qui évalue le rôle économique des dépenses liées à la défense.

    Le Conseil souligne tout d’abord l’impact essentiel de la politique de défense sur l’économie française. Troisième poste du budget de l’Etat après l’enseignement scolaire et les engagements financiers, le ministère de la défense est le premier acheteur et le premier investisseur public : il représente plus des 2/3 du montant des marchés publics et plus d’1/4 de ceux des administrations publiques, et détermine ainsi la santé de plus de 12 000 entreprises. Deuxième employeur de France, avec plus de 420 000 agents, il constitue, par la diversité de ses métiers, un vecteur de mixité et du lien social. Contributeur essentiel au financement de la politique de la recherche, le ministère de la défense participe également à la politique d’aménagement du territoire et au développement des exportations françaises.

    Le Conseil formule ensuite différentes recommandations visant à optimiser l’impact économique de ces dépenses, il propose notamment la création d’un comité interministériel spécialement dédié au soutien des exportations militaires, rejoignant ainsi l’une des préconisations du rapport sur les exportations des équipements de défense remis au début du mois de mars au Premier ministre.

  35. Posté par B Shady from the underground, le 11 octobre 2007 à 23:49

    POST 25, YOU DAMN RIGHT !

  36. Posté par Kidikoi , le 12 octobre 2007 à 00:01

    " Quand le sage montre la lune, l’idiot voit le doigt" oui, Razak N’doyi post 25. J’apprécie aussi beaucoup ce proverbe qu’Alain Mabanckou cite dans Mémoires de porc-épic. Faut-il voir pour autant un geste de simple mesquinerie avec ces fautes d’orthographe, les fameuses coquilles, relevées par quelques intervenants ( posts 2-3-4) ? Nous faisons ici très souvent des coquilles, je ne prends pas toujours le temps de me relire et serions donc mal placés pour faire la leçon ( tant que le texte demeure lisible et compréhensible ). Je préfère voir dans ces petites remarques, un clin d’oeil amusé ( post 2) au test linguistique...

    Je comprends néanmoins votre agacement à voir réduite ainsi la lecture d’un argumentaire. La forme primant sur le fond ?! On sait à quel point le langage est un outil de domination et de ridiculisation dans l’histoire coloniale et post-coloniale.Et voilà qu’on s’emparerait à nouveau ici de ce vieux fusil enrayé ? Mieux vaut en effet installer le garde-fou et rappeler que l’auteur exerce et vit en territoire anglophone...Les USA, elles-mêmes de vieilles colonies, nées du génocide amérindien.

    Symptômatique également du rapport que nous entretenons avec la parole écrite et son auteur. En fonction de l’affect, soit on l’applaudira, on l’adulera,soit on préfèrera se moquer de son doigt plutôt que de regarder la direction indiquée." Un grand pas pour l’humanité, contre un petit doigt pour l’homme ". Ces mesquineries sont le fruit d’un affect qui évolue au gré de certaines affinités électives et parfois hélas passionnelles. Comment alors apprécier les idées à leur juste valeur quand les préjugés et les passions prévalent à tout entendement. Cela devient un dialogue de sourds, ou bien certains boudent et brisent le silence par qqs brefs coups de morsure. Nous en avons eu encore l’exemple ce soir par une série de petits posts d’une intervenante masquée à l’humeur vagabonde, loin du sujet qui nous interesse ici. Néanmoins cette disgression leurs rendra une certaine utilité, ils permettent d’illustrer le propos.

    Si l’enjeu demeure bien futile à l’échelle individuelle,et de surcroît sur un blog, il en va autrement au niveau des débats intellectuels sur l’Histoire et la géopolitique. Le réseautage, le copinage ne devraient pas avoir droit de cité dans ce domaine."Un intellectuel dans son rôle, donc qui pense froidement", lit-on dans la conclusion du post 25. Exercice difficile, tant de nombreuses contingences interfèrent...

    Dans l’excellent documentaire " Cuba, une histoire africaine "diffusé récemment, on apprend comment le conflit en Namibie entre Afrique du Sud et Angola ( et donc Cuba ) a trouvé une solution diplomatique. Les témoignages des acteurs de la négociation montrent à quel niveau se joue parfois l’issue d’un conflit. Rien d’intellectuel là-dedans, uniquement du bon sens et surtout le sens de l’intérêt. Représentants de l’époque de l’Afrique du sud et de Cuba finissent par prendre conscience, après d’interminables palabres et bouderies, que chacun a intérêt à sortir du conflit. Ni vainqueur, ni vaincu.

    Les pays de l’Afrique subsaharienne comme les pays occidentaux, ont intérêt chacun à trouver une issue à ces relations ambigües et conflictuelles. Cela devrait être la priorité plutôt que d’ériger de nouveaux murs de la honte, sous forme de tests en tous genres. Mais le bon sens n’est pas toujours hélas indiqué par le doigt d’un sage. L’index pointé et si photogénique de Mr Sarkozy ne nous garantit pas la lune, mais une série de vols charter, à des années lumière de ce qu’on appelle l’humanité. Ce mec n’est pas un sage, qu’on ne se mette pas le doigt dans l’oeil, c’est déjà ça !

  37. Posté par A propos de l’actu , le 12 octobre 2007 à 00:20

    Oui c’est très bien vu (post 36) merci pour la synthèse et le recadrage !

  38. Posté par Bakima Baliele, le 12 octobre 2007 à 06:38

    Repondre a M. Sarkozi et a ses negres, parmi lesquels M. Guaino, ne me semble pas incompatible avec le devoir pour les lettres et les intellectuels africains, qui par ailleurs peuvent toujours ecrire pour les Africains et non plus pour les Occidentaux, comme ce fut le cas de leurs aines. D’expliquer aux Africains d’etre fier de leur africanite, de leur riche histoire, afin de les amener par l’ecrit, le son ou l’image a une reflexion qui libere les energies encore endormies par le fait colonial, le plus odieux des viols que l’humanite ait connu : la colonisation. Le prof Cheikh Thiam semble oublier, comme le dit si bien Henri(post 1), que les Africains Americains qui ont beaucoup fait (la 1ere rencontre PanAfricaine) pour "l’homme noir qui n’est pas encore assez entre dans l’histoire" soit tant soit peu respecte dans le monde, n’auraient pas laisser passer un tel mepris, surout de la part d’un chef d’etat d’un pays qui s’etait enrichi grace a la colonisation, et par dela tout, continue aujourd’hui de s’enrichir en Afrique, grace a la franceafrice, sa politique officieuse en Afrique. Notre ami prof, n’aurait pas etait en mesure de professer son savoir aux Etats Unis, en depit de ses qualites, si les intellectuels afro americains s’etaient contentes d’ecrire qu’a leurs propres freres et soeurs de race, il nous le demande. L’un d’eux, James Baldwin etait alle meme jusqu’a promettre au pouvoir raciste blanc de l’epoque, que La prochaine fois serait le feu, si la segregation ne prenait pas fin. et 1064, le Civic Act etait adopte le par le Congres et signe par le President Lynda Johson. Vue sur cet angle-la, l’angle du repere historique de la communaute noire la mieux organisee du monde, la reaction de l’intelligenstia africaine peut se justifier. M. Thiam agit comme M. Thomas Clearance, l’unique juge Noir, a la Cour Supreme des Etats Unis. Il avait beneficie de l’Affirmative Action(discrimination positive comme on dit France), fruit du combat non violent des annees 60 et 70, pour etudier le Droit. Aujourd’hui, il est pour l’abolition de cette loi. Ce qui choque beaucoup de Noirs. A Bahia, je pense que vous avez tort d’insister sur les coquilles qui joncent la (brillante) contribution de M. Thiam, d’autant plus qu’il travaille en Englais, forcement cela laisse des impairs, quand en plus on doit ensuite intervenir dans une autre langue, le Francais. Il n’est pas le seul a faire cette experience. Blessings upon all of you !

  39. Posté par Bakima Baliele, le 12 octobre 2007 à 06:47

    Lire : 1964 le Civc Act et non 1064 ; lire encore : ... soeurs de race, comme il nous le demande et non ... soeurs de race, il nous le demande.

  40. Posté par Bahia, le 12 octobre 2007 à 08:41

    Vu que je suis interpellée ici et là au sujet de ces coquilles, je ne peux pas ne pas y répondre... mais plus tard.

    Ce n’était pourtant qu’un détail minime, ce qu’Alain, lui, a parfaitement compris, post 5. J’aurais préféré qu’il supprime mon message après correction, ça aurait évité toutes ces remarques futiles qui tournent autour de ces coquilles au lieu de se pencher sur le fond du texte, n’est-ce pas Razak N’Doyi, post 25 ?

    Entre nous, Alain, si ça doit se reproduire (de nouvelles coquilles qui traîneraient ds un texte à venir), merci de supprimer immédiatement mon message après correction.

  41. Posté par catharsis, le 12 octobre 2007 à 11:27

    Ce que j’aime bien ds ce texte, alors que je ne connais son auteur ni des lèvres, ni des dents, c’est qu’il exhorte à une réflexion éclairée. Il invite à s’élever, à trouver l’essence même de l’africain. Affranchi, émancipé des influences occidentales. Libérée de ce grillage de fer qui enserre ses poumons l’Afriq pourrait alors respirer. Et cette bouffée d’oxygène lui permettra un retour aux sources de l’africanité. Un recentrage a t on dit ici. Exit l’étalonnage occidental, retrouvons ces valeurs orginelles, avant la venue du méchant blanc... Existons, pour ce que nous sommes, et non pas com un peuple/continent passé à la moulinette coloniale et néo-coloniale occidentale. Thiam C nous invite à la quête de l’identité africaine, en profondeur. Une quête de la pureté. Non, ce mot pureté me gène. De l’authenticité. Il propose aux africains un regard, non pas nouveau, mais qu’ils n’auraient jamais du quitter, sur eux même.

    Petites réserves : Un retour en arrière est impossible. Nier ce qui a été fait, est abscons. Oui oui, con aussi.

    Ce n’est pas seulement aux intellos qu’incombe la tache de définir l’africanité. Celle ci se trouve aussi là bas ds le coeur de ses hom et fems, ds ses pierres, entre ses grains de latérite, ds ses marigots, ds ses alokos, ds les nuits étoilés où chantent les griots. Ainsi que ds une Afrik plus moderne. Les intellectuels sont paradoxalement peut être déjà trop éloignés. Peut être déjà moins africains. Qu’ils se fassent relai et les chantres. Ce qui est déjà le cas.

    Cette Afrik nait de l’opposition à l’hom blanc, cette révolte est une facette du peuple et de l’histoire africaine. On se construit aussi ds l’opposition, la réaction. L’os acquiert ses formes, ses reliefs, grâce aux tractions des muscles qui s’y insèrent. L’os se construit en travées en réaction à la pesanteur, il acquiert sa dureté face à des contraintes... Vouloir abandonner ce coté là, ne serait ce pas...mmmm...aliénant. Erroné, en fait , incomplet. Afrik change, « se construit interminablement ».

    Ne serait ce pas plus avisé et plus actuel, d’intégrer à cette africanité originelle, les modifications, aprés digestion, de ce dernier quart de siècle ?

  42. Posté par Bahia, le 12 octobre 2007 à 13:10

    De tous les textes que j’ai pu lire ici liés directement ou non au discours de Sarko, c’est bien celui que je préfère, celui dont je me sens le plus proche notamment pour les raisons données ci-dessus par Catharsis, post 41 (je relève au passage qu’il s’approprie l’une de mes expressions préférées "je ne connais son auteur ni des lèvres, ni des dents" sans même mon autorisation !!!) et par Gangoueus.

    Du côté de chez Leclerc, post 6, j’avais justement abordé la question de la définition de l’Africain malheureusement toujours imposée par l’Occident et reprise par les Africains eux-mêmes. De l’Indigène à l’Immigré en passant par l’homme de couleur, aujourd’hui, nous sommes issus de la diversité en attendant un nouvelle définition demain.

    Mais bien sûr, je l’ai dit à ma façon, pas avec des mots d’intellectuels mais avec mon coeur et mes tripes n’étant qu’une femme ordinaire mais qui n’aborde pas les choses et la vie froidement, qui ne pense pas froidement contrairement à l’intellectuel tel que nous le présente Razak N’Doyi, post 25.

  43. Posté par Kidikoi , le 12 octobre 2007 à 14:30

    Il faut reconnaitre à ce texte de Mr Cheikh Thiam, une qualité argumentaire, un sens du rythme..."ne pas perdre de temps". Time is money. Non, ne soyons pas mauvaise langue, plutôt un sens de la syncope, de l’ellipse à l’image de ces nouveaux groupes de rap africains. Le titre comme la conclusion nous invitent à ne plus tergiverser avec de vieux débats, à couper court à des polémiques qui seraient inutiles. Ce montage "cut" de l’argumentaire est efficace mais peut aussi poser question. Toujours difficile de vouloir en régler une, sans en faire jaillir d’autres...Je vais donc encore "perdre mon temps" ici qqs instants, en espérant le rattraper plus tard.

    Après la question posée en préambule, l’auteur nous propose, en guise de conclusion, de faire passer à notre voisin la question suivante : " il est temps de se demander, si en 2007 encore, Fanon a toujours raison de dire qu’il n y a qu’un seul destin pour le nègre, c’est d’être blanc ". Mon voisin est ivoirien et n’a pas lu Fanon. Si je lui pose la question ainsi, j’imagine la réponse. Il faudra trouver le ton qui sied à la provocation et j’aurais surtout la sensation de trahir la pensée de l’auteur de " Peau noire, masques blancs". Ce texte est devenu une telle référence, qu’on aime à en extraire des citations toutes plus percutantes les unes que les autres, mais hors de leur contexte elles peuvent être entendues différemment. L’essai prend le temps de la réflexion, du cheminement de la pensée que l’on n’a pas en revanche dans un article et encore moins dans un post. D’où ces malentendus fréquents. La force de Fanon c’est de dépasser l’approche binaire, interdépendante, de l’homme blanc et de l’homme noir, de l’ex- colonisateur et de l’ex-colonisé. Son projet est ambitieux, il va au delà des cadres traditionnelles de l’analyse, il est une quête d’humanité en soi. Dans le passage où l’on relève souvent qqs extraits devenus des formules, il écrit aussi :

    " Je me découvre un jour dans le monde et je me reconnais un seul droit : celui d’exiger de l’autre un comportement humain (...)Il n y a pas de monde blanc, il n y a pas d’éthique blanche, pas davantage d’intelligence blanche. Il y a de part et d’autre du monde des hommes qui cherchent. (...) Je suis solidaire de l’Etre dans la mesure où je le dépasse. Et nous voyons, à travers un problème particulier, se profiler celui de l’Action."

    Ch. Thiam connait certainement 10 000 fois mieux que moi ce texte et son auteur. Je ne viens pas donner une leçon, même si cela peut en avoir la forme, et je m’en excuse si c’est le cas. Je souhaiterais simplement évoquer qqs écueils possibles liés aux raccourcis. Fanon ne pose ni la question d’une identité africaine indépendante de l’Occident ni celle d’une définition de l’africanité. Ce que j’ai lu dans ton post 41 Catharsis est très joliment dit et agréable à lire, mais je vois se pointer, un zeste de folklore ( moderne soit ) dans ce type de proposition. Sorry, cela n’en demeure pas moins interessant. Fanon est un idéaliste, certes, mais c’est un chemin plein de bon sens, qui peut faire gagner du temps et ouvrir surtout l’horizon vers ce qui n’a pas besoin d’être circonscrit dans une définition, une pigmentation, une langue, une histoire, un territoire, bref en un mot : l’Humain.

    Etre solidaire et agir contre tout ce qui s’attaque à l’humain. C’est en ce sens qu’il faut perdre du temps à répondre aux discours et agissements dont on ne peut dénoncer que l’abjection. C’est poser un acte de refus, insuffisant certes si il est une simple fin en soi. Il faudra ensuite, et c’est en cela que la tâche est rude, que la voix qui s’élève trouve la juste note entre afro-pessimisme et afro-optimisme, entre mode revanchard et volonté d’aller de l’avant. Mais ce voeu restera pieux si il demeure l’affaire d’une poignée d’intellectuels plus préoccupés par des conflits de chapelle idéologiques que par le partage effectif de la lecture et de ces fameux textes. Le mode revanchard et le pessimisme sont souvent les tristes réponses au désespoir populaire. Il faut alors avoir l’ambition et prendre le temps de faire partager, concrètement, une vision plus optimiste du continent africain.

    Sorry pour cette nouvelle longueur, mais chacun a la liberté de zapper.

  44. Posté par Ngnagna, le 12 octobre 2007 à 15:26

    Plût au ciel que d’autres politiques africains eussent le courage du Président sénégalais, et l’audace intelligente de dénoncer des mesures

    réagir uniquement pour demander plus de visa ? Le jour où Wade dira qu’aucun non africain ne pourra avoir du travail en Afrique sans la preuve qu’il n’existe aucun africain capable de pourvoir à ce poste il posera un grand pas.

  45. Posté par Mayombe82, le 12 octobre 2007 à 15:35

    Et cette réponse de Sexy Bilé, elle passe ou pas ? Perso, j’ai apprécié !

    A ceux et celles qui ne l’ont pas encore lu, je conseille vivement son bouquin, sur le dos des hippopotames.

    @+, M82

  46. Posté par SylvainD, le 12 octobre 2007 à 17:28

    Je vais couper peut-être le fil des discussions dans les commentaires, car je souhaite seulement réagir aux propos de Dr. Cheikh Thiam. Je voyage depuis des années en Afrique, et je ne crois pas être indifférent au sort de l’Afrique et de son peuple. J’ai beau être occidentale, je crois comprendre ce continent, et je n’ai pas besoin d’être nègre, comme il est écrit. Cette réflexion n’a pour moi aucun sens, à part peut-être celui de faire bien dans un tel discours.... C’est certain qu’un certain Occident est raciste, et ce racisme lui est utile pour mieux profiter de l’Afrique, sans que trop de monde (en Occident) s’en offusque. S’il y a incompréhension, c’est plus par volonté, que par incapacité. Les élites africaines au pouvoir ont été élevées au mauvais grain de l’Occident esclavagiste, colonialiste, néo-colonialiste, et il a compris la leçon. Il ne faut peut-être pas demander à vos compatriotes, qui ont le ventre vide, et qui sont empèchés d’éducation, de se révolter... Les dictateurs africains l’ont compris, et les discours n’y feront rien, tant qu’ils seront au pouvoir. Sarkozy, même avec sa minable intelligence, le sait aussi et il a déjà choisi ses copains (Bongo, Sassou...). Cela ne l’intéresse sans doute pas de comprendre ses discours anachroniques et colonialistes : Il est populiste avant tout, et si cela l’arrange, demain il dira tout le contraire. Fanon avait compris cela, mais plus près de nous, Sankara aussi, malgré tout. Sylvain Dubois. http://reactions.unblog.fr

  47. Posté par Blaise KIBONZI, le 13 octobre 2007 à 11:02

    Comment ça ? Les bambulas en sont encore à discuter sur le fameux discours de SARKOZY ?

    Et pourtant, voici ce que j’écrivais déjà le 25 Septembre ici même dans les rayons d’Edouard LECLERC.

    Mila pourra même en témoigner :

    ======================================

    ".....et non pas se divertir et divertir le monde avec des lettres ouvertes et leçon d’histoire à SARKOZY. C’EST RIDICULE, C’EST ENFANTIN.

    En connaissez vous des intellectuels français qui passent leur temps à donner des leçons de Géographie à Georges BUSH Junior quand bien même celui-ci est incapable de positionner la FRANCE sur une carte du monde ?

    Arrêtez de vous branler avec ce nom de SARKOZY.

    Blaise =======================================

    C’est vraiment triste et malheureux. Bonne continuation.

    Le débat sur les tests ADN par contre, ça c’est un vrai débat. Et tous les intellectuels de tout bord et de tout poils devaient s’y opposer.

    S’il vous plait, prévenez moi vite s’il y a des fautes de français afin que je vienne corriger, avant que SARKOZY ne me retire la nationalité française acquise pourtant de droit.

    Blaise KIBONZI

  48. Posté par Nietzsche_junior, le 13 octobre 2007 à 11:32

    salam et aid mabrouk ...

  49. le 13 octobre 2007 à 11:43

    Message entendu Blaise ;) ADN vrai débat en effet ! triste et malheureux ? oui je comprends ta tristesse ! merci Sylvain D et les autres ! bonne continuation !

  50. Posté par Nietzschde_junior, le 13 octobre 2007 à 13:10

    le vrai debat sur l ADN c est de comprendre comment on en est arriver a faire rentrer dans un tribunal de justice et bientot dans des administration social une methode d identification qui base toute sa fiablilité sur un rapport de probabilité qui lie un individu et une race au sens biologique du terme ... ! et ce debat les intello l ont parasité plus qu autre chose ,que des intello debatte sur l adn c est le meilleur moyen de noyé le poisson ..

    tout comme les laissé occuper le seul champs d opposition a la politique de Sarko , qui au final vu non pas la redondance de l objet de discorde mais des sujet qui en parle , qui tel ces déesse se l arrache ! a qui ecrira la plus belle lettre , voila des intello qui se prennent pour des romancier , voir pire l inverse , M comme Marx , car les révolution contrairement a ce que proclame Sylvain ce sont sont souvent des gens qui ont le ventre vide et analphabete qui en furent les vrai artisans ! .. les seul intello qui ont droit de cité contre sarko sont ceux qui peuvent legitimier la violence ou la "désoébissance civil" quand cela est le seul recours , que les syndicat d Air france et des compagnie aérienne , que les fonctionnaire refuse d exectuer un ordre et se retrancher derriere leur droit ! ..et pas seulement pour defendre leur retraite mais aussi pour assurer leur avenir .. ! si les syndicat avait eut plus de "couille" en 2005 ils auraient soutenust les jeunes des banlieue et politisant le mouvement .. l apolitisation de la contestation anti sarko ou les gen sinvoquent des auteurs plutot que des idéologie ! bladwin versus sarko .. le gay noir face a l homophobe blanc ; l opposition politique quasi inivisble et totalement divisé donc inéfficace en démocratie est remplacé par des poetes naif lol !.. que les politicens de "Gauche"reprennent le devant la scene et au lieu de choisir ses auteur prefereré tiré d outre tombe choissons des idéologie archaique mais qui ont fair leur preuve ! ... a commencer par un des fondement de la bible , Oeil pour Oeil Dent pour Dent ! ... et le speuples d Afrik ont les crocs !

  51. le 13 octobre 2007 à 13:14

    Bahia et Djanbaar.Des BONS A RIEN... Avec la maîtrise du FRANCAIS que vous avez, je pense bien que vous en avez déjà écrit des tonnes de "dictionnaires de correction des fautes dans la langue française" P.S:N’oubliez pas de me corriger.Je connais pas français comme vous.

  52. le 13 octobre 2007 à 13:40

    t’a raison NJ la revolucion dans le village..................LOL !

  53. Posté par Nietzsche_junior, le 13 octobre 2007 à 15:48

    Adame Ba Konaré, historienne et épouse de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré, a invité dimanche les historiens africains à participer à la rédaction d’un manuel d’histoire sur leur continent destiné à "mettre à niveau" les connaissances de Nicolas Sarkozy sur l’Afrique.

    L’historienne a expliqué que sa démarche, qu’elle a qualifiée de scientifique, consistait précisément à produire des connaissances censées s’opposer à des affirmations qui, selon elle, ne reposaient que sur des "pseudo-théories".

    "Donc, l’objectif c’est d’inviter mes collègues historiens à produire chacun un article dans son domaine de compétence académique avant fin 2007. Lorsque tous les textes seront rassemblés, nous en ferons un recueil à paraître courant 2008.

    "Et nous prendrons les mesures adéquates pour acheminer un exemplaire de cet ouvrage collectif vers le président Sarkozy et les autorités françaises, afin de les mettre à niveau de connaissance avec l’Histoire de l’Afrique", a ajouté l’universitaire.

    source Reuters ..

  54. Posté par à suivre, le 13 octobre 2007 à 17:44

    Sarkozy est-il demandeur ? à défaut ça servira à alimenter réflexions et prises de conscience collectives

  55. Posté par Ngnagna, le 13 octobre 2007 à 18:12

    Cheick Thiam il n’est pas nécessaire d’écrire sur Sarko pour demander au africain de ne pas le faire.

    Je suis contre la violence mais parfois je crois que si les "subsahariens" cassaient ou croquaient un peu plus souvent les français les choses seraient différentes.

  56. Posté par Ngnagna, le 13 octobre 2007 à 18:22

    Ecrire l’histoire pour Sarko et sa bande ne servira à rien. Il y a de très bons bouquins sur l’histoire de l’Afrique. Il n’est pas question de montrer qu’on a été ou qu’on est.

    Un bon boulot pour les intellos d’Afrique serait l’accaparement et la transformation si possible du NEPAD et de l’UA.La politique des mains propres est une politique valable en apesanteur.

  57. Posté par Ngnagna, le 13 octobre 2007 à 18:28

    Bahia tu avais démandé une trève avec Sarko, mais c’est lui qui te fait revenir dans le blog. Je dois t’avouer que tes interventions me manquaient un peu. Ton magnétisme opère sans fil.

    Baya l’UA a sanctionné les Comores. C’est une grande première en Afrique il me semble. Qu’est ce que cela vous inpire ?

  58. Posté par Ngnagna, le 13 octobre 2007 à 18:42

    NJ aurait-on mal compris le socialisme ? Les boliviens ont interdit l’exportation de matières premières si je ne me trompe. Il faudra donc les transformer sur place, et plus précisement créer de nouvelles entreprises.

    Plus on parle de Sarko mieux il se porte, ses conseillers en marketting politique sont tout simplement "géniaux".

  59. Posté par Ngnagna, le 13 octobre 2007 à 18:50

    Ils sont nombreux à croire qu’en Afrique on vit sous les arbres. S’il fallait répondre aux ignorants c’est toute la planète et même les martiens qu’il faudrait instruire.

    Wade n’est pas un exemple alors ne me rendez pas hypertendu. Son pouvoir le préoccupe plus que l’avenir du Sénégal. Là au moins Sarko est gagnant.

  60. Posté par Ngnagna, le 13 octobre 2007 à 18:55

    Fanon a toujours raison de dire qu’il n’y a qu’un seul destin pour le Nègre, c’est être blanc.

    si on considère la consommation de coca cola, hamburger, string et etc en partie oui. Seulement un noir ne sera jamais blanc sauf à considerer la perfection comme unique attribut de la race blanche.

  61. Posté par Ngnagna, le 13 octobre 2007 à 19:00

    « Il est plus important de penser le mépris que les Nègres ont pour les Nègres, » le sommet de l’UA approche dear professor, i hope you will be there.

  62. Posté par Nietzsche_junior, le 13 octobre 2007 à 19:44

    NJ aurait-on mal compris le socialisme ? Les boliviens ont interdit l’exportation de matières premières si je ne me trompe. Il faudra donc les transformer sur place, et plus précisement créer de nouvelles entreprises.

    ou de nouveaux désirs ...

  63. Posté par Laissons parler les artistes , le 14 octobre 2007 à 07:09

    Miyazaki dénonce également l’inutilité de la violence et la bêtise humaine. Ses personnages sont souvent moralement ambigus, ayant des côtés « bons » et des côtés « mauvais ». Dame Eboshi dans Princesse Mononoké est le reflet exact de l’humain avide de pouvoir, souhaitant assoir son autorité sur la nature. Et, bien que cruelle, elle est juste envers les siens, abritant des lépreux et des prostituées. Source : Wikipedia

    Certains des premiers films de Miyazaki avaient des « méchants » effectivement méchants, comme dans Le Château de Cagliostro et Le Château dans le ciel. D’autres sont remarquables dû à l’absence totale de personnages « méchants », comme dans Mon voisin Totoro et Kiki la petite sorcière.

    Dans tous les films de Miyazaki, quel que soit le sujet, on trouve toujours un endroit de paix éternelle loin de la civilisation, calme, où seul le bruit du vent, des oiseaux, de l’eau, vient troubler le silence Un décor pur et verdoyant, sans trace de l’homme. Plaine a l’herbe haute, cœur d’un arbre ou d’une forêt, îlot flottant en plein ciel. Subtils, ces images établissent souvent le contexte plus grand de ses mondes animés.

    On voit son ancien intérêt pour le marxisme dans certains de ses premiers films, notamment Porco Rosso et Le Château dans le ciel, où les travailleurs sont décrits en termes idéalisés. Miyazaki dit avoir abandonné ses idées marxistes lors de la création du manga de Nausicaä : « J’ai arrêté de voir les choses en ’classes’ parce que c’est un mensonge de dire qu’on a raison seulement parce qu’on est travailleur manuel. »[21],[22].

  64. Posté par Laissons parler les artistes , le 14 octobre 2007 à 07:10

    Source wikipedia

  65. Posté par serge, le 14 octobre 2007 à 12:38

    répondre à Sarkozy ça supposerait deux choses 1) qu’il ait dit ce qu’il pensait 2) qu’il ait pensé ce qu’il disait or c’est son porte plume à moitié fada qui s’insulte comme à la sortie d’un bistro après boire avec notre génie BHL vous imaginez le niveau !! c’est le dénommé Guaino (gua(i)no. !!!) qui l’a écrit et sarko il s’en souvient même plus du discours qui vous énerve alors laissez tranquille le zombie à nous qu’on l’a gagné au gros lot pour cinq ans

  66. le 14 octobre 2007 à 12:50

    ^Démonstration du propos^ ah le mépris ! envers les japonais en plus !

  67. le 14 octobre 2007 à 12:52

    ! bonne continuation !

  68. le 14 octobre 2007 à 13:10

    1) qu’il ait dit ce qu’il pensait 2) qu’il ait pensé ce qu’il disait, c’est ce que "Brice" (selon certains ) a exactement fait au fur et à mesure des événements au fil de l’eau en toute sincérité, comme il peut....avec ses limites.... Aujourd’hui en ce beau jour d’octobre, il trouve plus intéressant de mettre les pieds dans le plat quitte à passer pour un fada et de repartir à la vraie vie car le Brice en question est à 10 000 lieues des pensées xénophobes que certains aimeraient bien vouloir lui attribuer ... et voilà que je parle comme Alain Delon maintenant ! ridicule !

  69. Posté par Boris , le 14 octobre 2007 à 13:14

    en tout cas Serge je suis d’accord avec vous (post 65) !

  70. Posté par Nietzsche_junior, le 14 octobre 2007 à 13:37

    L ontologie politique du "Dr". Cheikh Thiam ,Assistant Professor, Linfield College, USA ...

    ou comment l illusion philosophique masque le vide politique ... !

    ingredient : .. invitez le peuple a une philosophie pur a travers un courant existentiel a l aide de cautions Savante a fort taux d humanisme qui considere que l autre c est l enfer , laissez le macerer dans son encrier noir jusqu a ce qu il se réduise en son etre profond en son "intériorité " la plus pure , déglacé a l ode poétique et autre tragédie Grec ...une fois devenu un simple "Je" pris dans son role universellement indétemriné et non plus dans son rapport a "Tu" , retourné le comme une crepe et servé tiede avec un peu de schnaps .. le fameux tu donneur d ordre et d impératif catégorique , le tu agenouillé qui masque le Je tout puissant maitre de l univers qui unis en son sein les vers divin et les etats unis d afrique fédéré en un tout grossierement defraichie d un age de pierre et de grenaille , le Je tout puissant qui nie le bon sens et l evidence pour valider une magie noir contre une magie blanche qui nous plongera tous dans l obscurité ! ...

    "Cela ne fait l’ombre d’aucun doute, je n’en disconviens point, qu’il était, qu’il est nécessaire de penser le sujet africain, de le définir. Toute définition du sujet africain doit, cependant, trouver ses conditions de possibilités dans les modes de définitions du monde propres aux sociétés africaines. Les questions posées doivent être en relation avec le « qui suis-je ? » que l’Africain lui-même se pose, au lieu de s’inscrire dans la logique centenaire du « tu es… » que l’Occident a établi dans la pensée Afrique" dit il le Dr ...

    vive la pensée de Terroir ! .. le culte du negre faciste dont l appropriation de l ecriture consiste a remplacer son stylo par un sclapel pour scinder ce couple paradoxal du "je/tu" , ce meurtre du pere blanc dominateur , cette liason faite de chair de fer de sang de haine de larme d amour de vol , cette relation a la vie a la mort a l autre sous toute ses formes sous toute ses coutures ,violente , vulgaire, dominatrice , sans pitié ,ou allons tous se refermer comme des huitres qui couve leur perle blanche ! s enraciner dans sa terre natal ... je suis negre donc je pense negre ! je parle negre j ecris negre je chie negre je chante negre je m’inscrit dans un projet negre ou tous le corps social est invité a devenir une machine a broyé du noir , .. ou est la littérature monde dans tout cela ???

    apres avoir les propos du "Dr". Cheikh Thiam ,Assistant Professor, Linfield College, USA on ne sait pas trop si il faut ouvrir l histoire des pharaon selon Diop comme d autre les présocrastique de Diels ou s engager dans une milice armé comme d autre dans la SA ... ! L comme ...

    PS : Jin Roh , la brigade des loups .. ca cé du manga , pas de la merde pour ado atardé qui se branle sur betty boop version Metropolis ou l’ erotisme de myasaki qui remplace la lutte des classe par ces délire pervers de pédophile en dévoilant les fesse de la fille du vent tout les quart d heure ! ... la lutte des sexe c est une lutte de classe et le japon a un roi ! .. mais pas encroe une Reine des nouilles ! .. alors réalisez la chance que vous avez de m avoir moi a vous tout seul ! elle est pas belle la vie !

  71. Posté par Tibli, le 14 octobre 2007 à 13:59

    Chers frères, je vous dirai simplement "Res non Verba". On parle trop nous africains, mais on agit peu. Maintenant, il est temps d’inverser les choses. Parlons peu et agissons beaucoup. Je suis tout à fait d’accord avec le Prof. Dans le développement de l’Afrique ou la reconnaissance d’une Afrique et des africans qui gagnes et qui font rêver, qui doit prendre les devant ? Les africains. Les autres n’auront plus qu’à prendre acte de notre capacité, en voyant les changements, les vrais. Et ceci pour tous les pays africains. Il est vain et il sera toujours vain de vouloir imposer un changement d’opinion de l’autre sur la seule base du discours et de la "violence" qu’elle soit verbale ou physique. Chers africains, "rentrons en brousse" comme on dit chez nous. C’est à dire, cachons nous pour travailler et sortons la tête de l’eau dès que nous aurons quelque chose de grandiose à montrer. Cela suppose qu’on arrête de vouloir répondre à tout, mais qu’on fasse tout pour ne pas qu’il y ait de famine sur notre continent, qu’il n’y ait plus de jeunes qui veuillent coute que coute quitter le continent, que les ONG n’aient plus rien à y faire ; et même que ceux africains ou non qui ne trouvent pas de solution en Europe, rentrent en masse en Afrique parce qu’il y fait bon vivre. Et surprise, tous les regards, tous les sentiments, tous les jugements vont changer. Ne changeons pas l’ordre des choses. Il nous faut d’abord nous séduire et nous même en premier avant de vouloir séduire les autres. Pour le moment ce n’est pas encore tout à fait le cas...

  72. Posté par Kidikoi , le 14 octobre 2007 à 14:10

    " Le pire n’est pas la méchanceté des gens mauvais, mais le silence des gens biens" from Norbert Zongo, journaliste assassiné en 98...non-lieu prononcé en juillet 2006.

    Je ne jouerais pas au commentaire politique du "plus pire" ou "moins pire", mais cette phrase a la pertinence de...pointer du doigt une équation, du moins une équivalence très juste.

    " Et pis d’abord, ce discours, c’est pas signé Sarko, c’est du Gaino " ?! Qu’importe, on en a déjà longuement parlé. Cela ne dédouane aucunement l’orateur qui accepte de le mettre en bouche. A moins que ce discours soit un chef d’oeuvre de littérature romanesque et que Sarko ne soit que le modeste narrateur d’une histoire en marche. Après Jacques, une version minable de Nicolas le Fataliste ? Non, à d’autres ! La fatalité, on y échappe précisément en essayant de comprendre l’étrangeté de notre condition humaine.

    Serge, Sarko a déjà oublié, il a la mémoire qui flanche ? C’est pas contagieux au moins ? Demain 15 octobre, 20è anniversaire d’un autre assassinat, pas au sens figuré celui- là, celui de Thomas Sankara...

  73. Posté par Nietzsche_junior, le 14 octobre 2007 à 17:22

    Le Che gagne un nouveau combat Lisez bien ce nom : Mario Terán. Demain personne ne s’en souviendra, comme cela lui est déjà arrivé il y a quatre décades, quand on l’a transformé en simple nouvelle. Mais maintenant, je vous demande pour un instant seulement, de bien enregistrer ce nom dans vos mémoires, pour que personne n’oublie et que tous nous jugions.

    Septembre 2007.

    Le fils de ce monsieur s’est présenté au journal « le Devoir » de Santa Cruz, en Bolivie, pour demander la publication d’une note de remerciement aux médecins cubains qui avaient rendu la vue à son vieux père, après l’avoir opéré de la cataracte, grâce à l’Operación Milagro, un vrai miracle. [2]

    Le père de ce bolivien reconnaissant est Mario Terán. A nous qui sommes plus âgés, il se peut que ce nom nous dise quelque chose. Les jeunes n’en ont peut-être jamais entendu parler.

    Mario Terán était le sous-officier qui a assassiné le Commandant Ernesto Che Guevara, le 9 octobre 1967, dans la petite école de la Higuera.

    En recevant l’ordre de ses chefs, il a dû avoir recours à l’alcool pour se donner du courage et pouvoir l’exécuter. Lui-même a raconté ensuite à la presse qu’il tremblait comme une feuille devant cet homme qu’il vit à ce moment-là « grand, très grand, énorme ».

    Le Che, blessé et désarmé, assis sur le sol de terre de cette humble petite école, le voyant hésitant et craintif, eut tout le courage qu’il manquait à son assassin pour ouvrir sa chemise vert olive râpée, découvrir sa poitrine et lui crier : « Ne tremble plus et tire ici, car tu vas tuer un homme... »

    Le sous-officier Mario Terán, en accomplissant les ordres des généraux René Barrientos et Alfred Ovando, de la Maison Blanche et de la CIA, a tiré sans savoir que les blessures mortelles ouvraient des trous près de ce coeur pour que celui-ci continue de marquer l’heure des brasiers.

    Che n’a pas fermé les yeux après sa mort, pour continuer à accuser son assassin.

    Aujourd’hui, Mario Terán n’a pas eu à payer un seul centime pour son opération de la cataracte faite par des médecins cubains dans un hôpital offert par Cuba et inauguré par le président Evo Morales, à Santa Cruz.

    Vieux maintenant, il pourra apprécier de nouveau les couleurs du ciel et de la forêt, jouir du sourire de ses petits-enfants et assister à des matchs de foot-ball. Mais il ne sera certainement jamais capable de voir la différence entre les idées qui l’ont amené à assassiner un homme de sang froid et celles de cet homme qui ordonnait aux médecins de sa guérilla de prendre soin de leurs compagnons d’armes aussi bien que des soldats ennemis blessés, comme ils le firent toujours en Bolivie, tout comme ils l’avaient fait auparavant dans les montagnes de la Sierra Maestra, sur ordres stricts du Commandant en Chef Fidel Castro.

    Souvenez-vous bien de ce nom : Mario Terán, un homme élevé dans l’idée de tuer qui retrouve la vue grâce aux médecins partisans des idées de sa victime.

    Quatre décades après que Mario Terán a tenté, avec son crime, de détruire un rêve et une idée, le Che gagne un nouveau combat. Et il poursuit sa campagne...

    Tiré du journal Granma

  74. Posté par Bahia, le 15 octobre 2007 à 07:51

    Voilà un homme qui dit les choses simplement (sauf son Res non verba), clairement et justement. Enfin, pas tout à fait. Thanks to you, Tibli, post 71.

    On parle trop nous Africains mais on agit peu. Faux ! On agit partout, ici comme sur le Continent mais ça ne se voit pas car on n’en parle pas. Or on a tendance à croire que tout ce dont les médias ne parlent pas n’existe pas. On affirme sans vérifier. Commence à faire des petites recherches et tu seras bien surpris. Va passer quelques mois dans plusieurs pays d’Afrique et tu verras que les gens ne dorment pas, ils bougent, ça bouge mais on ne le sait pas. Je prendrai qu’un exemple : le Burkina.

    Chers frères, rentrons en brousse ! Non, nous devons justement être partout dans le monde et pas qu’en Afrique.

    Les Africains sont fatigués avec les "y’a qu’à" et les "il faut". Ca fait des années qu’on les bassine avec ça mais jamais, on ne dit comment faire ou alors trop rarement.

    Tout est là ! Dans le comment, après s’être fixé des objectifs clairs pour répondre aux besoins, aux problèmes réels qu’on aura relevés ici et là tout en regardant les expériences qui ont marché ici et là.

    Il nous faut d’abord nous séduire et nous-mêmes en premier avant de vouloir séduire les autres. Yes, yes, yes ! Totally agree mais encore une fois, tu ne dis pas comment.

  75. Posté par Bahia, le 15 octobre 2007 à 08:02

    Désolée, lâche inconnu du post 51, mais te corriger serait déjà t’accorder de l’importance. On ne corrige, je ne corrige que ceux qui ont de la valeur comme Cheikh Thiam.

    Je te réponds, tu devrais déjà t’estimer heureux car je ne parle pas à n’importe qui.

    Pour le dico, tu me tends, à l’insu de ton plein gré, une merveilleuse perche. Je n’y avais jamais pensé mais je vais peut-être livrer ici le lexique bahianais à l’usage des bahianophiles, des bahianophobes et de tous ceux qui ne sont ni bahianophiles, ni bahianophobes.

    Exemple d’un mot de ce lexique : Hommelette, c’est le mot que j’utiliserai pour te définir si, bien sûr, tu es de sexe masculin. La définition se trouve au début de mon intervention.

    Bahia et Djanbaar : des bons à rien....

    Perso, entre "bonne à rien" et "bonne à tout faire", je n’hésite pas une seule seconde.

  76. Posté par Bahia, le 15 octobre 2007 à 08:06

    Awadi : Présidents d’Afrique hier au Bataclan. C’était absolument fabuleux !!!

    Le gars a vraiment tout compris, tout ! Un exemple de quelqu’un qui bouge dans toute l’Afrique, qui vit en Afrique mais dont on parle peu ou pas du tout.

    Think back, live now, look forward...

  77. Posté par Gangoueus, le 15 octobre 2007 à 09:51

    La polémique provoquée par BHL sur le nègre raciste H. Guaino est de mon point de vue amusante. Elle semble dédouaner le président français pour charger son conseiller technique...une nouveauté.

    Abracadabrantesque...

  78. le 15 octobre 2007 à 12:52

    Le débat sur les tests ADN, ça c’est un vrai débat. Et tous les intellectuels de tout bord et de tous poils devraient s’y opposer, Blaise Kibonzi, post 47.

    Justement, ce samedi 14/10 : manifestation à Paris contre l’amendement Mariani sur les tests ADN suivi le lendemain d’une manifestation au zénith qui aurait fait salle comble.

    Une seule question : Combien de ceux qui s’indignent, à juste titre, contre ces tests et qui résident à Paris ou en région parisienne y étaient présents ?

    Un mail que j’ai reçu hier ds ma boîte :

    La chronique du blédard : L’ADN de monsieur Traoré

    Le Quotidien d’Oran, jeudi 11 octobre 2007 Akram Belkaïd, Paris

    La France, pays d’égalité, de liberté et de fraternité, risque donc de recourir aux tests ADN pour vérifier que les candidats au regroupement familial ne trichent pas en falsifiant l’identité des enfants qui les rejoignent. Officiellement, et touchante sollicitude, cette mesure, qui fait partie de la nouvelle loi sur l’immigration - la troisième en moins de cinq ans ( !) -, est censée faciliter les démarches d’un demandeur incapable de fournir les preuves administratives de sa paternité - ou de la maternité de son épouse - comme cela arrive parfois dans certains pays d’Asie ou d’Afrique subsaharienne où l’état civil est peu organisé, voire défaillant.

    On le sait, cette disposition génère nombre de protestations. Ses contempteurs dénoncent, au nom de l’éthique, un procédé discriminatoire pour ne pas dire raciste. Il faut dire que, jusqu’à présent, le prélèvement d’ADN n’est utilisé que dans les affaires criminelles ou dans les recherches de paternité et il est vrai que le fait de déterminer l’identité d’une personne par le biais de son sang - car c’est bien de cela qu’il s’agit - relève de ce cauchemar orwellien qui s’installe peu à peu dans les sociétés occidentales et dont l’explosion de la vidéosurveillance n’est que l’une des manifestations.

    On objectera que d’autres pays européens ont recours à ce procédé. C’est vrai, mais ils ne sont pas la France et ne prétendent pas incarner les valeurs universelles citées au début de cette chronique pas plus qu’ils ne se font les champions des droits de la personne humaine. Avec cette sordide affaire, c’est bel et bien une certaine idée de la France - celle qui entend être l’une des consciences de ce monde - qui est sérieusement mise à mal.

    Ce débat sur le regroupement familial et le recours aux tests ADN est tout sauf anodin. Et comme à chaque fois qu’une polémique fait rage dans ce pays, il faut regarder tout autour et essayer de comprendre pourquoi elle surgit maintenant.

    Mais commençons d’abord par une simple remarque de bon sens. Admettons qu’un certain monsieur Traoré - nom pris au hasard mais dont la consonance est destinée à bien faire comprendre quelles sont les populations que les défenseurs de ces tests entendent pointer du doigt - décide de faire venir en France, outre sa femme et ses enfants, son neveu ou sa nièce ou encore l’orphelin qui n’a qu’un vague lien de parenté avec lui mais qu’il a décidé d’élever comme son fils. Ma question est simple : où est le problème ? En quoi cela bouleverserait-il les équilibres démographiques français ? Dix, quinze, mille vrais-faux « regroupés » : est-ce la fin du monde ? Mais passons...

    En vérité, l’un des enseignements majeurs de cette affaire est que l’immigré reste entouré d’un halo de suspicion. On oublie ainsi que monsieur Traoré ne peut faire venir sa famille en France que s’il est en situation régulière, ce qui veut dire qu’il respecte toutes les lois de la République, qu’il travaille, qu’il a un logement et qu’il paye ses impôts. Le problème, c’est que ce battage autour des tests ADN laisse entendre que monsieur Traoré, aussi en règle puisse-t-il être, est en permanence susceptible de se transformer en délinquant prompt à abuser de la confiance de cette bonne vieille France qui l’accueille.

    Quand des hommes politiques défendent cette mesure, ils ne font que renforcer, auprès d’une partie de l’opinion publique, le fait que l’immigré n’est qu’un profiteur qu’il convient de serrer de près pour éviter les abus. En fait, la classe politique hexagonale, gauche comprise, a du mal à assumer et à défendre l’idée que son pays a besoin d’immigration. C’est le grand tabou qui fait que cet enjeu est toujours abordé de manière négative et sous le sceau du soupçon. Et j’en veux pour preuve récente, l’ouverture en catimini, presque clandestine, du musée de l’immigration à Paris. Ni président, ni ministre pour l’inauguration : quel mépris pour la mémoire de tous ceux qui, venus d’ailleurs, ont contribué, même modestement, à faire de la France ce qu’elle est aujourd’hui !

    Le contraste est frappant avec l’Italie et l’Espagne dont les dirigeants n’ont aucune gêne à reconnaître que non seulement l’immigration est nécessaire mais qu’elle contribue à améliorer la croissance économique (*). Et ne parlons pas des pays scandinaves ou du Canada, voire même des Etats-Unis, qui accueillent bien plus d’immigrants économiques ou de réfugiés que la France.

    Il ne faut pas être dupe. L’immigration, légale ou pas, est comparable à l’affaire du voile. Pour les politiques français, c’est un outil merveilleux d’instrumentalisation et de diversion. C’est ce que l’on peut jeter en pâture à l’opinion publique pour provoquer le maximum de tapage et faire oublier les véritables enjeux. Prononcez les mots « régularisation », «  main d’oeuvre étrangère », « quotas d’immigrés », et les esprits s’échaufferont au quart de tour.

    Et pendant ce temps-là, personne ou presque ne prendra le temps de questionner la faillite, non pas de l’Etat, mais d’une politique économique pour le moins déroutante qui consiste, par exemple, à baisser les impôts et à laisser filer la dette et les déficits publics tout en effectuant des prévisions de croissance pour le moins fantaisistes. Et tout cela sous fond de scandales financiers à répétition.

    Enfin, cette affaire d’empreintes génétiques démontre que le Front national, à défaut d’avoir gagné l’élection présidentielle, participe bien au pouvoir. On entend souvent dire que l’un des mérites de Nicolas Sarkozy est d’avoir fait taire l’extrême droite mais on oublie qu’il existe plusieurs manières d’y arriver. On peut continuer à combattre ses idées pour convaincre les gens de s’en détourner ou on peut, à l’image de ce qui se passe en ce moment, se les approprier et n’avoir aucun scrupule à les introduire - et à les défendre - dans le débat public. Finalement, cette loi sur l’immigration, avec sa disposition sur les tests ADN, est aussi un clin d’oeil au FN pour l’assurer qu’il est bel et bien dans la place.

    Lire l’analyse de Daniel Vigneron, « Chercher la croissance... chez les immigrés », La Tribune, mardi 9 octobre 2007.

    Touche pas à mon ADN !!!

  79. Posté par Bahia, le 15 octobre 2007 à 12:53

    Post 78 : Bahia

  80. Posté par Kidikoi , le 15 octobre 2007 à 14:55

    Un geste simple pour commencer : signer la pétition lancée par SOS racisme et Charlie Hebdo en utilisant le lien suivant

    touchepasamonadn.com

    La pétition a recueilli, à ce jour, plus de 210 000 signatures, dont celles d’Aimé Césaire et de Manu Dibango...Liste complète pour les curieux, disponible sur le site. La mobilisation peut et doit être plus massive encore, pour dire NON à cet amendement.

  81. Posté par Bahia, le 15 octobre 2007 à 18:44

    Déjà signé.

  82. Posté par Bahia 2, le 15 octobre 2007 à 18:55

    Alain, supprimez les réactions sur les coquilles pour éviter des discussions futiles.

    Bon job M. Thiam

    Merci

  83. Posté par Nietzsche_junior, le 15 octobre 2007 à 18:59

    et voila kidikoi dans toute sa splendeur :) ... entre l intention et l Action il y a la reflexion , medite petit padawan ....

    sos racisme et charlie hebdo lol... a quoi sert la mémoire ??

    faut il rappeller les position du redacteur en chef de charlie hebdo en matiere d islam ? d immigration ? d europe ... et sos racisme , qui est encore assez naif pour donner crédit a ce satellite du Ps qui c est bien foutue de la gueule et des immigré et de leur enfants , eux c est l exemple parfait de la concurrence victimaire a but lucratif , ou comment médiatiser une cause pour capté des electeur ... et pkoipas ni pute ni soumise , ou le syndicat alliance tant qu affaire lol ... va vraiment falloir un jour vous reveillez

    210 000 signatures ... sa laisse reveur , pov cézaire ! .. on utilise son nom uniquement pour faire beau .. segolenes , là les deux embryons des réac conservateur ! .. cé qui le prochain .. sarko ?

  84. Posté par catharsis, le 15 octobre 2007 à 19:00

    pour ce qui est du débat(et lon se debat...) de l’ADHaine :

    pas tres éclairé com decision : revient à définir la filiation par la seule voie mendélienne des gènes. Hors, être parents n’est pas seulement ds l’acte du brassage génomique, précédé au passage, on se le souhaite, de bien délicieux ébats. Mais plutôt ds le soins que l’on porte par la suite à la dîte progéniture.

    Ce ne sont que fausses excuses, et faux problèmes. Un alibi de plus à la xénophobie, à l’ignorance et à son bien tristement corolaire, l’intolérance.

  85. Posté par Bahia, le 15 octobre 2007 à 19:01

    Enchantée, Bahia 2 ! post 82

    C’est exactement ce que j’ai proposé à Alain, post 40.

  86. Posté par Nietzsche_junior, le 15 octobre 2007 à 19:13

    Je suis chroniqueur de Charlie Hebdo depuis avril 2001 : d’abord avec une chronique bimensuelle, qui est devenue plus irrégulière à partir de novembre 2003 (parfois encore bimensuelle, le plus souvent mensuelle ; le dernier texte publié datant du 15 septembre 2004). Philippe Val m’avait demandé de participer à la rédaction pour deux raisons principales :

    1e) en tant qu’universitaire, pour mettre en perspective des "questions d’actualité" (au sens large, et pas seulement dans l’horizon du temps court promu le plus souvent par les médias) à partir de ressources sociologiques et philosophiques ;

    2e) en tant que partie prenante de la galaxie altermondialiste et militant de la gauche radicale, afin d’interroger de manière critique les stéréotypes, les "langues de bois" et les mythologies "gauchistes" de ma "famille" politique.

    Depuis environ un an, ma place s’est trouvée progressivement marginalisée au sein de l’hebdomadaire. J’en tire aujourd’hui les conséquences en partant. Je suis en quelque sorte un démissionnaire poussé doucement vers la porte de sortie. Je n’ai que des hypothèses sur ce processus de marginalisation, car je n’ai pas pu avoir d’explications claires au sein du journal. Cette marginalisation se nourrit à mon avis de deux logiques différentes, qui n’ont rien à voir avec un quelconque " complot " : 1e) le développement de divergences politiques et intellectuelles avec Philippe Val depuis au moins dix-huit mois, et 2e) une évolution très récente de la maquette du journal laissant de moins en moins de place à un rapport distancié à "l’actualité", nourri de ressources intellectuelles.

    1e) Des divergences politiques et intellectuelles croissantes avec Philippe Val semblent avoir fragilisé le statut de ma chronique dans le journal.

    Ces divergences ont plusieurs dimensions et se sont approfondies au cours du temps :

    * Ces divergences ont débuté alors que, contrairement à la majorité de la rédaction, j’ai critiqué dans une chronique ("Philosophie du complot", 26 mars 2003) le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen, La face cachée du Monde (Mille et une nuits, février 2003). Il m’est apparu à l’époque que la forme très marquée par le schéma du "complot" de cet essai ressemblait fortement à celle que je critiquais avec Philippe Val chez Noam Chomsky, dans un genre sérieux, ou dans PLPL (Pour Lire Pas Lu), du côté de l’antijournalisme de poubelle.

    * Mais, plus récemment, ne se contentant pas de faire l’éloge d’un livre structuré par le schéma de "la conspiration", Charlie Hebdo s’est directement mis à la fabrication de "complots", avec les articles de Fiammetta Venner sur l’islam. Recourant à des amalgames répétés entre l’islam comme religion, les différents courants de l’islam politique, l’intégrisme et le terrorisme, Charlie Hebdo - hormis quelques courageux résistants de la nuance et de la complication - s’est alors inscrit dans une croisade de la Civilisation ("européenne") contre la Barbarie ("musulmane"). Dans cette perspective, on a été jusqu’à publiciser une fausse rumeur à propos du Forum Social Européen de Londres ou on a fait de ceux qui ne participaient pas à la nouvelle croisade (comme la Ligue des droits de l’homme) des "alliés objectifs" des intégristes islamistes, en remettant ainsi à l’honneur une formule d’origine stalinienne. Je pense comme Philippe Val qu’il faut combattre les menaces intégristes, mais ne peut-on pas le faire avec le sens des nuances et le goût de la complication de ceux qui récusent les manichéismes et l’essentialisme, c’est-à-dire avec des moyens distincts des méthodes intégristes elles-mêmes ?

    3 décembre 2004 ... HONTE a ceux qui onbt signé cette pétition validé par des gros cons de facho déguisé en nanarchiste de pacotille ! ...

    Francais on vout ment ! .... ce débat sur l adn occulte un debat nettement plus problématique sur le regroupement familliale ... c est comme les retraite ... les vrai régime spéciaux sont ceux des Cadres dans le privée ! .. pas des fonctionnaire ! la differentiel entre deux salarrié dont l un est conventionné Etam et l autre cadre est une honte ! ... c est les Cadres les privilégié en matiere de Retraite pas la salarié etam du publique ou du privé ! ... mais bon je comprend pkoi chui la Reine des Nouilles now .. ca m amuse plus

  87. Posté par Nietzsche_junior, le 15 octobre 2007 à 19:15

    Philippe Corcuff quitte Charlie Hebdo .. l extrait cité plus haut ... y a les meme sur sos racisme ! ... kidikoi bahia zete des naze , spa la peine de vous abreuvez de belle lecture pour bel esprit et de foncé tete baissé dans le premier piege tendue ! .. parfois les nanalphabete qui savent pas ecrire sont plus lucide que les universitaire imbue de leur savoir pédant

  88. Posté par Kidikoi , le 15 octobre 2007 à 19:19

    ...Pour ceux qui pensent que c’est trop tard, qu’ils ont déjà signé depuis belle lurette, il est encore temps de faire passer à son voisin-sin-sin, comme le préconise Cheik Thiam.

    Le 1er echo que j’ai eu de cette pétition, c’était début octobre, grâce à la Compagnie de théatre Famara Sagna basée en Casamance. Je l’ai signée alors avec mon 1er patronyme...Je l’ai resignée aujourd’hui avec mon matronyme...pour une meilleure traçabilité. Une technique simple sans Acide Désoxyribo Nucléique. Chut les RG ?! M’en fiche, on jouera à cache-cache, si c’est pour la bonne cause.

    Après la vache folle et les exigences de traçabilité de la viande bovine, la grippe aviaire et le contrôle des migrations des oies sauvages, nous voilà arrivés au 3è acte...Mais le deus ex machina n’a pas encore dit son dernier mot. Demain 16 octobre une commission paritaire de députés et de sénateurs se réunit...le débat n’est pas clos et c’est toute la politique sur l’immigration qui réclame notre vigilence.

    Plus de temps à perdre à répondre à DD ( discours de Dakar ) ?? Encore moins à répondre à l’amendement Mariani sur l’ADhaine ! ADN les 3 lettres de cette molécule support de l’information génétique héréditaire, les 3 lettres d’un bel espoir humain, détournées de leur fin première. Utilisons nos molécules de bon sens et nos supports d’information numériques pour que l’immobilisme et l’obscurantisme ne deviennent pas eux aussi héréditaires...

  89. Posté par Alain Raimbault, le 15 octobre 2007 à 19:20

    Signé. C’est effrayant ce retour aux valeurs racistes nationales-socialistes. Mais où va le monde ? Comment a-t-on pu élire des idées pareilles ? Pourquoi le monde ne s’améliore-t-il pas en matière morale ? Misère de misère...

  90. Posté par Nietzsche_junior, le 15 octobre 2007 à 19:27

    pas tres éclairé com decision : revient à définir la filiation par la seule voie mendélienne des gènes.

    et quand d autre définissent la parentalité par la seul rapport a un sexe c est pas aussi pas tres eclairé com décision. ? apres tout sexe et genes c est pas du tout incompatible comme certitude sensible .. voila de quoi lié esprit et matiere non ? le reves de descartes enfin mis en code barre .. pascal aurait adoré ! ... réduire l humain a un algorythme

    sarko est logique avec lui meme ... il est homophobe donc pour la cellule familliale traditionnel , c est pour ca qu il y a boutin l émissaire du vatican au gouvernement , l adn c est juste une facon de dire au etat africain que les document délivré par leur administration ca autant de valeur que un plat de nouille

  91. Posté par Kidikoi , le 15 octobre 2007 à 19:35

    Merci Alain Raimbault, quel beau nom ! Ton témoignage remet certaines pendules à l’heure, comment en effet peut-on en arriver là ?

    Si un forum peut servir à réagir, à s’activer davantage et pas seulement à nourrir des rivalités et de perpétuelles râleries.