Jeunesse En Mouvement, en course pour le parlement.

Crée en 2002, Jeunesse En Mouvement a raflé neuf sièges aux élections locales de la ville de Pointe-Noire après seulement trois mois d’existence. Aujourd’hui, ce jeune parti politique aux dents longues focalise son énergie à conquérir des sièges au parlement congolais. Une âpre campagne électorale oppose Victor Foudi premier vice président de JEM à Paul Tchignoumba député PCT sortant, qui concours désormais sous la bannière de AGP (Agir Pour le Congo) dans la deuxième circonscription de Mvoumvou. Les deux candidats se connaissent bien pour être affrontés dans la même circonscription il y a cinq ans.

Au menu de la campagne de Victor Foudi ce dimanche 17 juin : marathon, football et nzango ont mobilisé son électorat.

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La JEM, en course pour le parlement

Question : Monsieur Victor Foudi, premier vice président de Jeunesse En Mouvement, c’est votre deuxième tentative pour conquérir la députation. Quel souvenir gardez-vous un des législatives de 2002 ?

Victor Foudi : Je ne peux pas oublier ce qui s’est passé en 2002, cependant 2007 est une autre campagne. Pendant cinq ans beaucoup d’eau a coulé sous le pont, donc je peux dire concrètement que la situation n’est plus la même, on peut jeter aux orties ce qui s’est passé en 2002.

Q : Pensez-vous que cette fois sera la bonne ?

VF : Je suis persuadé que cette fois- ci la tentative sera la bonne. Nous constatons que la démocratie et la bonne gouvernance sont réellement en train d’évoluer dans notre pays. Nous pensons que la transparence sera au rendez-vous pour permettre à ce que le député qui sortira des urnes puisse effectivement rendre service à la nation et aux électeurs.

Q : Jeunesse En Mouvement se veut une force dynamique susceptible d’apporter un plus à la jeunesse congolaise. Etes-vous conscient des problèmes aux quels est confrontée cette jeunesse aujourd’hui ?

VF : C’est une question très profonde, qui relève d’un projet de société. D’emblé je peux dire que beaucoup de jeunes ont des problèmes d’emploi, d’éducation, de santé et de formation.
Actuellement la jeunesse congolaise est confrontée à un dilemme, le fait est qu’il y a beaucoup de diplômés sans emploi. Le marché de l’emploi n’offre aucune opportunité à ces jeunes parce qu’il est quasi inexistant. Par conséquent, nous qui voulons les représenter à l’Assemblée Nationale devons prendre à cœur leurs préoccupations.
Nous pensons que la responsabilité incombe aux appareils de l’Etat qui n’arrivent pas à jouer leurs rôles de gestionnaire de la population. Force est de constater que ces jeunes ont fait leur cursus scolaire mais ils ne trouvent pas d’emploi. L’Etat congolais devrait donc assumer ses responsabilités en donnant par exemple une allocation chômage à ces jeunes comme cela se fait sous d’autres cieux. En somme, c’est une question qui nécessite une profonde réflexion.

Q : Si vous êtes élus, je parle de tous les députés de Jeunesse En Mouvement comment pensez-vous pouvoir changer quelque chose ?

VF : Une fois députés en tant que cadres d’un jeune parti politique, nous allons appliquer notre stratégie. C’est celle qui consiste à mieux défendre les intérêts de la nation et des populations. Il s’agit donc de contribuer à l’élaboration des bonnes lois qui vont améliorer le cadre de vie des populations. Effectivement beaucoup de députés ne comprennent pas ce qu’est une loi. La loi est un instrument de travail parce qu’une bonne loi peut améliorer le cadre de vie d’une population et une mauvaise loi ne peut que détruire la vie des populations. Jeunesse En Mouvement va s’investir à l’élaboration des bonnes lois aux fins de soulager la les conditions de vie des populations.

Q : Ce dimanche 17 juin, vous passez à la vitesse supérieur de votre campagne en organisant un marathon de 8 kilomètres et d’autres rencontres sportives. C’est une innovation dans la campagne électorale ?

VF : Monsieur le journaliste vous savez, une campagne législative comme vous l’avez énoncé au début de cet entretien partant de 2002, ensuite vous avez posé la question de savoir si 2007 sera la bonne. La campagne encours nous l’avons préparé depuis que nous avons perdu en 2002. Nous sommes entrés en contact da base, donc durant cinq ans nous avons fait un travail de proximité. Aujourd’hui, c’est la réalisation de tout ce que nous avons accumulé avec tous les acteurs, par conséquent nous avons bâti notre stratégie de campagne en fonction de leurs demandes. Quand vous dites que nous passons à la vitesse supérieure, c’est un programme bien ficelé dans le cadre de notre campagne. Ce marathon sera suivi d’un match de vielles gloires des grandes équipes des années 72-73, qu’on appelle à Matendé " Inconnu" qui jouera contre " Tsaka pélé". Pour le reste je me garde de le révéler de peur que mes concurrents ne s’en servent de manière malhonnête.

Q : Jeunesse En Mouvement à l’assaut du parlement, combien de candidats présentez-vous et où ?

VF : Nous présentons vingt trois candidats sur l’étendue du territoire dont onze à Pointe-Noire et trois dans le Kouilou profond, nous avons également des candidats dans le Niari et la Bouenza.

Q : Avez-vous un dernier mot à l’endroit de vos électeurs ?

VF : Merci, c’est le même thème de manière fraternelle, c’est que depuis 2002 nous travaillons ensemble. Lors de nos activités de porte à porte, nous leurs avons demandé quelque chose de très simple : « Pour qui allez vous voter au deuxième tour ? » Ils nous ont répondu. En retour, nous les avons persuadés qu’au lieu d’attendre le deuxième tour, il serait mieux de se focaliser sur le premier tour et c’est à ce moment qu’ils voteront utile. Donc de ne pas attendre au deuxième tour pour voter pour moi.

Le président de Jeunesses En Mouvement Jean François Kando, a donné une ligne directrice de la campagne aux postulants de JEM à la députation : « les députés de Jeunesse En Mouvement ne seront pas des députés ingénieurs de ponts et chaussées, des députés qui promettent du travail aux citoyens, moins encore des députés délégués médicaux, ni des députés charitas qui distribuent des cuisses de poulet et du riz… » une pratique entrée dans les mœurs. Faute de jouer leurs rôles de législateurs et régulateurs de l’action gouvernementale, ces mandants du peuple sortant ont terni l’action parlementaire durant ces dernières années de législature. La crise de confiance est réelle entre le peuple, qui croupit dans la pauvreté, la misère parfois indescriptible dans un pays où le revenu par tête d’habitant est l’un des plus élevé du continent noir, et ses représentants. Les élus de Jeunesse En Mouvement, ambitionnent de redresser la barre.

Victor Foudi candidat de la JEM