lundi21 mai 2007

"La littérature monde s’impose". Un article de Beuve-Mery dans Le Monde

Ce week-end s’ouvre le Festival Etonnants-Voyageurs, avec pour thème la « Littérature-monde », regroupant des auteurs venus du monde entier pour trois jours d’échanges, de conférences, de signatures de livres, de projection de films et du lancement de « La Convention de Saint-Malo ». Le programme de la manifestation peut-être découvert sur le site www.etonnants-voyageurs.com. Alain Beuve-Mery, journaliste au Monde a publié un article intitulé "La littérature monde s’impose", article paru dans l’édition de ce quotidien du18 mai dernier. Le voici en intégralité...


Le calendrier s’est emballé. Et le cadre s’est dilaté. Programmé pour 2008, le thème de la " littérature-monde" s’est imposé pour le 18e festival d’Etonnants Voyageurs, qui se tiendra du 26 au 28 mai à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Il a ravi la vedette aux "villes-mondes", thématique initialement prévue. Celles-ci seront cependant aussi célébrées, à travers 13 films et une trentaine d’auteurs.

Mais l’occasion était trop belle. Pour Michel Le Bris, directeur du festival malouin, il fallait la saisir. Depuis la parution du manifeste signé par 44 écrivains en faveur d’une "littérature-monde" en français, dans "Le Monde des livres" du 16 mars, les réactions de tous horizons ont fusé. Pour la première fois depuis longtemps, les universités américaines prêtent une oreille attentive à ce qui se passe dans le champ de la langue française.

Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, a fustigé cet appel, estimant que ses signataires confondent "francocentrisme et francophonie". Pour l’ex-président du Sénégal, ces auteurs ont choisi de se "poser en fossoyeurs de la francophonie, non pas sur la base d’arguments fondés, ce qui aurait eu le mérite d’ouvrir un débat, mais en redonnant vigueur à des poncifs qui décidément ont la vie dure".

Dans Le Figaro, le 22 mars, Nicolas Sarkozy invitait à "réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France, afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe, qui ont fini par s’exiler aux Etats-Unis". Et de poursuivre : "Le coeur et l’avenir de la francophonie sont de moins en moins français, mais, paradoxalement, de plus en plus anglo-saxons."

Sur le blog d’Alain Mabanckou, un des "44", Achille Mbembe, un des plus grands intellectuels africains, a résumé la situation. "Le français est désormais une langue au pluriel, écrit-il. En se déployant hors de l’Hexagone, il s’est enrichi, s’est infléchi et a pris du champ par rapport à ses origines." "La France n’en a plus l’exclusive propriété", note encore l’auteur de De la postcolonie (Karthala, 2000), mais un blocage culturel demeure, car "le français en France a toujours été pensé en relation à une géographie imaginaire qui donnait à ce pays l’illusion d’être le "centre du monde"".

UN LIVRE, UNE ASSOCIATION

Les organisateurs d’Etonnants Voyageurs ont pris deux initiatives pour faire sauter ce dernier verrou. La première est la parution d’un quasi-quick book littéraire, un livre produit très rapidement. En deux mois ont été rassemblés 27 contributions dans Pour une Littérature-Monde, sous la houlette de Michel Le Bris et Jean Rouaud, qui paraîtra chez Gallimard le 25 mai (350 p., 20 €). La rencontre de ces deux écrivains est un des points d’orgue de cet ouvrage. L’un - par le détour du concept de littérature-monde -, et l’autre - à partir de sa réflexion sur la littérature française et la mort du roman - se sont trouvés sur le même chemin. "Cela a été une rencontre très fructueuse. C’est le début d’une nouvelle aventure poétique", précise Jean Rouaud. "La littérature française n’est plus réductible à une littérature de France", ajoute-t-il.

Pour Jean-Marie Laclavetine, signataire du manifeste et contributeur, cet ouvrage collectif se devait d’être "le plus éclectique possible" pour montrer que "des écrivains se sont rassemblés à un moment donné en faveur d’une littérature désentravée, ouverte sur le monde". Le livre doit servir "de balise, de fanal", dit-il. Séduit par le projet, Antoine Gallimard a donné son accord très rapidement. Si d’aventure cette démarche rencontrait un public large, une revue pourrait voir le jour.

Ce qui conduit à la deuxième initiative : la mise en place de La Convention de Saint-Malo, qui sera installée dimanche 27 mai, dans le cadre du festival. Il s’agit d’une association qui doit accompagner le mouvement en faveur d’une littérature-monde de langue française et mettre en valeur la pléiade d’écrivains qui la composent. Elle élira son bureau, et Michel Le Bris ne désespère pas de convaincre Alain Mabanckou, Prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Seuil) et professeur de littérature à l’université de Californie-Los Angeles (UCLA), d’en prendre la tête.

Quatre prix littéraires seront remis à Saint-Malo qui honoreront la littérature-monde, deux anciens (les prix Joseph-Kessel - SCAM et les Gens de mer-Hurtigruten) et deux nouvellement créés : le prix Nicolas Bouvier, doté de 15 000 euros, et le prix Robert Ganzo, doté de 10 000 euros, qui distinguera l’auteur d’un livre de poésie d’expression française en prise avec le mouvement du monde.

Pour sa 18e édition, Etonnants Voyageurs s’est aussi considérablement agrandi : sa surface d’accueil a doublé, ce qui permet d’accorder une large place à la jeunesse, aux films, aux spectacles, à l’aventure et à la mer, au côté de la littérature-monde.

Alain Beuve-Mery, Le Monde, 18 mai 2007

Commentaires

  1. Posté par Nietzsche_junior, le 21 mai 2007 à 23:05

    "Le français est désormais une langue au pluriel, écrit-il. En se déployant hors de l’Hexagone, il s’est enrichi, s’est infléchi et a pris du champ par rapport à ses origines." "La France n’en a plus l’exclusive propriété", "...................................................................................* j adore ce bel euphémisme de la langue Francaise qui se déploie hors de l hexagone , une autre facon de rendre le colonialisme postif , le Francais fut déployer hors de l hexagone par une armée de soldat de fonctionnaire de pretre et de colons ... est ce que le Woloff ou le berbere se déploieront eux aussi hors d Afrique un jour :) .. ?? ... trop fort les intello francofone lol .... aller rejouissons nous d avoir été des colonisé pendant des siecle ....................................................... Mort au langue Impéraliste , .. vivement l arrivé d’un Brutus qu on en finissent un jour !

  2. Posté par Nietzsche_junior, le 21 mai 2007 à 23:15

    "Alain Beuve-Mery, Le Monde, 18 mai 2007"........................................

    Message de l Au dela ....

    « Le journalisme, c’est le contact et la distance. ».... Hubert Beuve-Méry

    autrement dit le fiston n a hérité que de la seconde partie ......... en errance vers Sirius .... c etais un Flash de radio corbeau ...

  3. Posté par Ngnagna, le 22 mai 2007 à 00:25

    "La littérature française n’est plus réductible à une littérature de France" On verra si cela dopera les ventes de livres d’auteurs etrangers en France, si des auteurs etrangers seront enseignes en France.

    Les pays africains francophones doivent adopter l’anglais comme autre langue officielle pour un maximum d’ouverture sur le monde. Defendre mordicus la langue francaise me semble handicapant pour l’education, le commerce, la recherche etc. Litterature machin chose je m’en fous.

  4. Posté par Denis S-N., le 22 mai 2007 à 00:41

    Eh oui, que voulez-vous que je dise, moi ? Les francs-maçons nous espionnent depuis ce blog...

  5. Posté par catharsis, le 22 mai 2007 à 02:50

    Ngnagna : pragmatiq hein ?

    Par contre l’image sur l’affiche de ce salon...ne serait ce pas la tour de Babel qui est representée ? ( ;) à ceux qui se souviennent de mes premières interventions en ce village, c’est dire personne, où j’vous ai bassiné avec ce mythe) Je vous l’avez dit c’est un thème qui est chaire à mon coeur. Entendez par là, source d’enseignements. Peut être une oeuvre de jéronimus Bosh, je ne suis pas sûr. J’aime beucoup ce peintre, une sorte de Dali du moyen age.

  6. Posté par tyo, le 22 mai 2007 à 03:03

    Dans Le Figaro, le 22 mars, Nicolas Sarkozy invitait à "réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France, afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe, qui ont fini par s’exiler aux Etats-Unis". Et de poursuivre : "Le coeur et l’avenir de la francophonie sont de moins en moins français, mais, paradoxalement, de plus en plus anglo-saxons." Voilà ce qui a le plus touché Alain. Mais au fond, je crois que c’est de la poudre aux yeux : car, c’est aux USA que M. MABANCKOU à sa place comme enseignant.Il sera toujours considéré comme un auteur de la périphérie en France.

  7. Posté par May, le 22 mai 2007 à 08:50

    Une seule question, cher hôte de ce blog, puisque vous êtes pressenti pour prendre la tête de la Convention de Saint Malo :

    Comptez-vous vous prononcer clairement sur la Collection Continents Noirs de Gallimard, qui semble encore considérer que la langue est un espace aux multiples frontières, à la fois géographiques et ethniques ?

    Vous n’avez pas seulement porté cet article à notre connaissance, pour nous apprendre que vous régnerez bientôt sur un petit coin de cage ?

    Tous les beaux discours ne valent rien, si :
    - Continents Noirs existe
    - Les rayons Afrique existent à la FNAC
    - L’enseignement des auteurs africains se fait uniquement à l’université, et dans des cours qui les séparent des auteurs français

    On va pas mal causer, à Saint Malo. Agira-t-on ensuite ? J’ai de sévères doutes en la matière, mais je vous en laisse tout de même le bénéfice.

  8. Posté par Jean-PierreD, le 22 mai 2007 à 10:23

    Dommage que le concept "littérature monde" ne soit pas explicité. J’ai toujours du mal à le comprendre.

    Je redis ce que j’avais dit sur ces chaires universitaires de la francophonie : pourquoi vouloir faire des chaires spécifiquement pour retenir certains talents ? N’ont-ils pas le talent pour enseigner dans les autres chaires ? Faudra t-il réserver ces chaires à des Francophones ? Des talents dans d’autres disciplines sont amenés à enseigner hors de France.

    Cette histoire de chaires francophones ne règle en rien le problème de la non attribution d’une chaire traditionnelle. L’exportation de talents, il y en aura toujours. La question est de savoir pourquoi toujours les mêmes. Ca ressemble à une usine à gaz.

    Pour situer, je dois avouer que j’ai du mal avec la distinction littérature francophone/française (que je comprends respectivement comme étant la littérature de langue française écrite par des écrivains de nationalité autres que française ; la littérature de langue française écrite par des écrivains de nationalité française) Cela étant dit, je vois mal pourquoi Maryse Condé entre dans le cadre de ces fameuses chaires de la francophonie. Si quelqu’un a une explication...

  9. Posté par Ngnagna, le 22 mai 2007 à 13:26

    « c’est aux USA que M. MABANCKOU à sa place comme enseignant.Il sera toujours considéré comme un auteur de la périphérie en France. » Cela n’a peut être rien avoir avec sa couleur de peau, ni son origine. Est ce qu’en France il est possible d’enseigner sans être dans le cursus universitaire ? Faut il nécessairement passer par l’agrégation pour être professeur ?

    « je vois mal pourquoi Maryse Condé entre dans le cadre de ces fameuses chaires de la francophonie. Si quelqu’un a une explication. » La France est incluse dans la francophonie, et de deux ses écrits reflètent trop l’Afrique ou les Antilles. C’est pourquoi je pense qu’en France il faudrait parler de littérature française classique avecde HUGO, ZOLA et de littérature française contemporaine avec CONDE, LITTEL, WEYERGANS si cele n’est la cas.

  10. Posté par Ngnagna, le 22 mai 2007 à 13:32

    Et probablement l’absence de cursus universitaire en France. JPD cette fameuse Chaire pourrait être donc qu’un titre pour écrivain « d’origine X »

  11. Posté par marie, le 22 mai 2007 à 14:27

    Autre site génial que je recommande à toutes et tous : http://leschauffeursdelimousinepensentaussi.blogspot.com/ Marie

  12. Posté par nestor, le 22 mai 2007 à 15:45

    Achille Mbembe, "un des plus grands intellectuels africains" ? Peut-être. Mais quelle est la relation avec la littérature-monde ?

    "Antoine Gallimard a donné son accord très rapidement", C’est qui ? Je croyais qu’il participait à catégoriser les écrivains. Si Antoine a donné son accord, alors "tout baigne, même pour les gens qui se plaigent"

  13. Posté par catharsis, le 22 mai 2007 à 16:03

    Decidement, l’homme est avide de clivage. Je renonce ce jour à comprendre. Faut que j’accepte qu’il ne sera jamais animal sage.

    Je te maudis homme, je te maudis un jour au moins. Remonte sur ta tour de Babel, dans tes étages, que tu continues à construire, vers le non sens, vers le néant tjrs plus loin. C’est au détruire qu’ainsi tu nous destines.

    Ngnagna concept littérature classique française et contemporaine, pourquoi pas ?

    Ce qui est positif, c’est que ces disputes pour étiquetage, font prendre conscience et reconnaitre cette littérature francophone, qui n’était peut être jusque là qu’un satellite mal reconnu. Après de là à dire que cette littérature sauve la littérature française... l’ancienne d’un autre âge...Y s’font mousser un peu non ? Est ce que c’est bon au moins ? A votre place je ferai pareil... ;)

    Contentons nous de saluer avec chaleur cette pitite nouvelle qui, les mots de la langue de molière renouvelle. C’est le pied ces odeurs océaniques, ces brises antillaises, ces vents chargés du sable du désert, ces courant d’air alourdis des beautés magiques de l’Afrique, de ses pleurs et de ses bonheurs. Ces vents du renouveau soufflent sur ce vieux livre, écrit il y a fort longtemps par la main de l’homme. Cà prenait un peu la poussière, nous dit on. Voilà que s’agrandissent nos horizons, l’espace s’expend, les mots tourbillonnent. Une énorme touze de mots...

  14. Posté par Nietzsche_junior, le 22 mai 2007 à 19:02

    "C’est pourquoi je pense qu’en France il faudrait parler de littérature française classique avecde HUGO, ZOLA et de littérature française contemporaine avec CONDE, LITTEL, WEYERGANS si cele n’est la cas."............................................................... ;

    je vois pas la pertinence de déplacer les mots avec le temps .. Zola etait moderne et Crébillon un classique , j opte pour la littérature de Souche et la littérature qui se couche a genou devant les éditeur et a plat ventre devant les politique médiatik , ce genre de littérature qui ressemble a un nain Snob-le perdu dans un jardin de banlieue et persuader d etre a lui tout seul le centre du monde . ......................................................................... y les littérature Monde version Dollar , livre sterling , franc , pesetas , escudos leur point commun c est d avoir été dans l oreille des Africian ou des amer indiens la langue des MAitres , mais pour qui ils se prennent a s eriger en detenteur exclusif du Monde , ont dirait une querelle de religieux partis Christianiser le Monde ! ... oyé braves gens voila les nouveau pretre a la pensée unik , ils nouis vendent une littérature comme d autre une Bible , délire de monothiste qui aime a tout réduire a une Langue uni-vers-elle ( dsl pour le jeu de maux j ai pas pu me retenir :o) ......la Littérature Monde ne sera jamais un Art ni un pavé dans la mare , un elan d orgueil vers le sommet de ce phallus babélien tel ce Pa-Pe qui fume sa Pi-PE en nous racontant des Pi-Po , bande mytho ...

  15. Posté par Nietzsche_junior, le 22 mai 2007 à 19:05

    qu il aille tous se faire niké .. les 3/4 de l humanité creve de faim ou sous les bombes par le bians d indice CAC40 ou de DOW jone et les autres viennent nous saouler avec leur putain de littérature ... mais aller prendre une kalach , un coran , le Capital au lieu de vous la jouer Bobo version Saint Germain ( LAtin ? ), !

  16. Posté par willo, le 22 mai 2007 à 20:17

    Si Alain est un français alors pourquoi le classer dans la catégorie littérature monde ?Pourquoi toujours catégoriser les écrivains,les écrivains français appartiennent-ils à un autre monde ?On viendra après nous parler d’ouverture.Le jour où les barrières tomberont nous ne parlerons plus de ces catégories qui nous freinent dans tous les domaines.Allez !C’est à nous et à nous seul de briser ses barrières.

  17. Posté par D.O.W., le 22 mai 2007 à 20:43

    "Le Bris ne désespère pas de convaincre Alain Mabanckou d’en prendre la tête". Comme si Mabanckou y était hostile. Alors qu’il a signé le Manifeste avec un certain enthousiasme comme il l’a clairement indiqué sur ce blog même. Ne polémiquons plus inutilement, mais la ruse des Le Bris et consort est quand même souvent trop grossière. Regardez comment on formule les choses : il "ne désespère pas de convaincre Mabanckou". Quand est-ce qu’il a demandé à Mabanckou et qu’il y a eu réticence, pour qu’il en soit à "désespérer" ? Mais il faut dire les choses ainsi, pour faire croire que notre présence est crucialement importante. Et puis comme pour la francophonie et son OIF, "ils" conçoivent tout de bout en bout, "ils" rédigent le statut, les Manifestes, et tutti quanti, puis "ils" offrent généreusement aux Nègres (amateurs de fastes inutiles) la "présidence". Pourquoi Le Bris ne préside-t-il pas lui-même son machin ? A présider toujours des trucs fabriqués par les autres, dans des "présidences" factices, honoraires, pilotées d’ailleurs, nous en devenons chaque jour un peuple honoraire, créateur de rien, inspirateur de rien, innovateur en rien, mais marionette de tout, marionette de tous les roublards. Bref, marionette de l’histoire...

    Mais que Mabanckou ne décline surtout pas l’offre maintenant. On pourrait m’accuser de l’en avoir dissuadé ;-)

  18. Posté par A. Mabanckou, le 22 mai 2007 à 22:09

    Cher DOW,

    Je ne sais s’il nous faudrait sans cesse pousser la volonté de la polémique jusqu’à l’accumulation inutile des insinuations. Faire dire est plus facile que la démonstration. A aucun instant il ne t’est venu à l’idée que mes occupations actuelles m’inciteraient à la réserve quant à la présidence de cette Convention qui demande des activites administratives avec la création de trois Prix littéraires, le lancement d’une revue etc. ?

    Pourquoi t’en prendre systématiquement au monde blanc, laissant entendre au passage que les nègres ne seraient que des porteurs de valises ? Un simple retour en arrière te permettrait de comprendre la genèse théorique de la littérature-monde. Il faut remonter à l’article de Waberi sur « Les enfants de la post-colonie », il y a quelques années, puis au texte que je fis paraître dans Le Monde en mars 2006 (La francophonie, oui, le ghetto, non). Waberi, Rouaud, Le Bris et moi-même nous sommes retrouvés au Mali l’an dernier où nous avons choisi les noms des écrivains à contacter et lancé les bases du Manifeste – le texte de celui-ci est le condensé de plusieurs articles d’auteurs différents que tu pourras lire dans notre livre collectif, Pour une litterature-monde en français, qui paraît ce vendredi chez Gallimard.

    Je reste confiant dans ta capacité de jugement, et je n’ose croire que ta finesse très appréciée ici puisse se diluer soudain dans des interventions qui, en réalité, déforment et orientent la vision des choses pour le crédit de je ne sais quelle chapelle.

    Bien à toi.

  19. Posté par Nietzsche_junior, le 22 mai 2007 à 23:14

    « don du comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, pour l’amitié fraternelle et la solidarité révolutionnaire ». Rip ....

  20. Posté par catharsis, le 23 mai 2007 à 01:48

    NJ : "qu il aille tous se faire niké ...(j’aime ce sens de la formule qui va à l’essentiel) les 3/4 de l humanité creve de faim ou sous les bombes(tous, ne devrait on pas se sentir coupable d’avoir une vie meilleur ? Moi ya des fois où, je le confesse, je n’en ai pas envie. Est ce de l’égoîsme ? ou une certaine forme de lucidité ?)par le biais d’indice CAC40 ou de DOW jones et les autres viennent nous saouler avec leur putain de littérature... mais aller prendre une kalach , un coran(pourkoi diable mets tu Dieu ds cette affaire ?Ah oui je comprend pour relativiser. Tu as raison ya une echelle des priorités), le Capital au lieu de vous la jouer Bobo version Saint Germain

  21. Posté par nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 07:26

    "pourkoi diable mets tu Dieu ds cette affaire ?".................. parce que la vie tend vers le tragique et que pour certain la poésie c est n est qu un aure facon d assister a la mort de leur monde ... ce n est pas moi qui est commencé a meler dieu a cet affaire , c est "eux"

  22. Posté par B-K, le 23 mai 2007 à 08:51

    Quoi qu’il en soit walaï Dieu reconnaîtra les chiens à os des chiens à canigou, les chiens de race des chiens de chasse, les chiens de toutounet des chiens à merde ! Walaï faforo !

  23. le 23 mai 2007 à 09:02

    "La littérature monde s’impose", nous dit-on ? pourtant ça toujours été le cas, comme si avant ces parties que l’on doive désormais intégrées à cette portion de mie câline littéraire,ces autres venus d’ailleurs avec tout ce que ça veut dire ou supposer vouloir dire dans l’imaginaire des uns, comme si ces autres là, comme un fruit à sa déhicence, sont jugés prêts et assez formatés, pour appartenir au clan qui naguère ne pouvait les accueillir, parec qu’avant c’étaient des je ne sais quoi, mainteneant après s’être nourris au yaourt danone version nature, les voilàs devenus comme eux, mais sans être nous, .........

    pourquoi pas ? si ça peut servir à qqch, même j’ai plus de doute que je n’y vois un quelconque rayon de je ne sais quel espoir.....

    Que les écrivains africains , pensent aussi à inciter à la création des chaires en Afrique,pour partager leur savoir par amour de leur terre à tous ses étudiants qui comme ces autres Américains se feront un plaisir de les avoir. Que gagnera l’Afrique dans tout ça ? voilà la question à se poser , certainement rien....enfin peut-être conclues-je trop hâtivement ?

  24. Posté par KITUMBA, le 23 mai 2007 à 09:03

    LE MSG 23 est de moi, .....

    KITUMBA

  25. Posté par catharsis, le 23 mai 2007 à 11:27

    t’a raison BK, il est dit dans, chai pu kel livre saint, que “Dieu reconnaitra les chiens

  26. Posté par Ngnagna, le 23 mai 2007 à 14:13

    Jean Pierre D, Willo, Catharsis, NJ aviez vous lu "Ségou" de CONDE M ? Le qualifierais vous de roman français ou de roman africain ?

    « Que gagnera l’Afrique dans tout ça ? » les écrivains africains gagneront un tremplin pour foutre le camp et gagner plus de sous.

  27. Posté par Bahia, le 23 mai 2007 à 15:56

    "Dommage que le concept littérature-monde ne soit pas explicité. J’ai toujours du mal à le comprendre", écrit Jean PierreD (8).

    Moi, ce que je trouve dommage, c’est que personne jusqu’ici n’ait tenté de d’éclairer ce monsieur. Ou alors chacun parle d’un "machin" qu’il ne maîtrise pas ou qu’il ne comprend pas non plus.

    En fait, la formulation exacte et complète est : littérature-monde en français ou littérature-monde de langue française (relire l’article de Beuve-Mary). Quand on ajoute les mots "français" ou "de langue française", ça change tout.

    Si j’ai bien compris, avec ce nouveau concept, le centre n’est plus la France, il se déplace mais vers quoi ? Vers le monde ?

    "Le français dans le monde" est une revue bimestrielle (existe-t-elle toujours ? Je ne sais pas) dont Abdou Diouf (secrétaire général de l’OIF) assure la présidence d’honneur. Autrement dit, la francophonie, c’est déjà le français dans le monde avec la France au centre.

    Je ne vois personnellement aucune différence entre cette littérature-monde de langue française et la littérature francophone : le centre, c’est toujours la France, le concept est toujours le même. Il n’y a que les mots qui changent. Les "écrivains francophones" ne pratiquent-ils pas déjà et depuis longtemps la littérature-monde en français ? Ne sont-ils pas déjà et depuis longtemps ouverts sur le monde ?

    Hier, Littérature francophone. Aujourd’hui, Littérature-monde en français et demain Littérature mondialisée en français ? Littérature transnationale en français ? Quelle que soit la dénomination choisie, le centre est toujours le même et la périphérie demeure ; autrement dit, rien de neuf sous les tropiques de l’Hexagone.

    Pour moi, c’est juste une occasion pour des écrivains de se retrouver et de discuter, d’échanger comme ils aiment à le faire. C’est moins le but que l’objet de la discussion qui les anime et pour montrer que ces rencontres ont un sens, ils créent une revue.

    Je n’ai peut-être rien compris à leur affaire mais je ne demande qu’à comprendre.

    A écouter sur France Culture ce samedi 26 mai :

     Littérature-monde et francophonie dans l’émission Répliques de Finkielkraut avec justement Michel Le Bris. (09H00).

    J PierreD aura, j’espère, une réponse à son interrogation.

     Ecrivain francophone, un gros mot ? dans l’émission Tout un monde avec notamment Waberi et Laferrière. (14H30)

    Tout bien considéré, je crois que le plus important dans cette nouvelle dénomination, c’est le tiret entre littérature et monde qui donne tout son sens à ce concept révolutionnaire.

  28. Posté par Bahia, le 23 mai 2007 à 19:36

    Cette littérature-monde en français impliquerait-elle "la mort" de la Francophonie comme semble le laisser entendre l’intervention de Diouf qui parle de "fossoyeurs de la francophonie" ? Qu’advientrait-il alors de l’OIF ?

    Même si elle ne disparaît pas, elle risque apparemment d’être assez ébranlée par ce nouveau concept.

    Faut-il comprendre que cette littérature engloberait à la fois les écrivains dits francophones et les écrivains francophiles qui, eux, à priori, ne parlent pas la langue française, comme Nancy Houston ou J. Littel (Beckett, Kundera, Ionesco et bien d’autres avant eux) ? Ce qui les placerait les uns et les autres au même niveau et mettrait un terme à cette "ghettoïsation" de la littérature francophone dont se plaignent certains.

    Il n’en demeure pas moins que même si ces écrivains sont répartis de par le monde (d’où le déplacement du centre aux 4 coins du monde ?), il me semble que le centre reste la France via la langue française à laquelle ils sont tous liés puisqu’ils écrivent tous en français.

    Il y aurait donc un centre principal, la France, et plusieurs centres satellites ?

    Et qu’en est-il des "écrivains français de souche" (Désolée pour la formule mais je n’en trouve pas d’autre + explicite, + claire, c’est le cas de le dire) ? S’ils se sentent aussi concernés par ce concept que par celui de la francophonie, il est clair que ce n’est pas gagné comme j’ai pu le constater à l’occasion du 25ème salon du livre qui était dédié il y a un an ou deux, à la francophonie. C’était la toute 1ère fois et sans doute la dernière.

    L’émission de samedi va sans doute m’éclairer sur ce point. Enfin, j’espère...

    Le point de vue de Boubacar Boris Diop sur cette question serait vraiment intéressante.

  29. Posté par Ngnagna, le 23 mai 2007 à 19:55

    « littérature-monde en français ou littérature-monde de langue française » je m’en fous !

    Cette littérature-monde en français impliquerait-elle "la mort" de la Francophonie ? Si cela pouvait arriver je t’inviterais à boire.

    Rappelle à ce vieux Diouf que je ne vois pas l’utilité de la francophonie si au sein de cet espace les diplômes ne sont pas équivalents. Un professeur de français tchadien devrait enseigner le français en France et vice versa.

  30. Posté par Bahia, le 23 mai 2007 à 20:03

    La Francophonie, c’est effectivement beaucoup de bruit pour rien. Ca nous dessert plus que ça ne nous sert. Alors un nouveau bruit tout beau, tout frais pour en cacher un autre, c’est du pareil au même.

    Pendant qu’on nous bassine en Afrique et ailleurs avec cette francophonie, avec l’apprentissage de la langue française, les Français de souche ou ces chères têtes blondes, comme on a coutume de les appeler, apprennent eux l’anglais, le mandarin, l’arabe. Qui est fou ?

  31. Posté par il fut un de vous. enfin de retour, le 23 mai 2007 à 20:12

    Littérature monde, française, africaine ou tous ce que vous voulez, ok, je sais que le débat est important ; mais avez vous apris le départ des deux journalistes de France 2 : Christinne Ockreint et Beatrice Schonberg et de la polémique qui commence à se construire autour de ses femmes de ministres du gouvernement actuel

  32. Posté par Denis S-N., le 23 mai 2007 à 20:13

    Bahia, exuse-moi, mais qui est Boubacar Boris Diop ???

  33. Posté par Ngnagna, le 23 mai 2007 à 20:17

    « qu’en est-il des "écrivains français de souche" » C’est à vomir ! Calixte BEYALA est une écrivaine française. Il appartient au libraire de classer les bouquins suivant la langue d’écriture. Et dans le rayon « en français » de ranger les auteurs par ordre alphabétique.

  34. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 20:40

    tiens catharsis , ta demi/contrepetrie me rapelle l histoire du charpentier Joseph partant chier son hachis parmentier derriere le sentier depuis qu on lui interdisait de scier dans le chantier car il etait soit trop Court soit trop long a l image de certain auteur de cet ouvrage sur la Litterature monde , ben jelloun par exemple qui lui pour le cas ne fut ni court ni long mais carrement en retard quan dil faut dénoncer ce qui ecrient une mains attaché au radiateur et l autre pour se proteger le visage , et il ose cité René Char ?? ce qui caratérise des Gens comme rené char c est d avoir déposé leur plume pour prendre les armes et certainement pas de denoncer l injustice voir de la combattre 7 ans apres la fin des combat lol .................................................................................................................... au final en lisant Ben Jelloun dans le monde Diplomatik je me rend compte que chui un meuf génial !....................... attendez avant de me contredire vous aller comprendre pkoi , une citation de lui pour définir son rapport avec le Francais comme langue .. " La langue , ce qu on ne voit pas ou ne dit pas ( l innomable ? ) , elle va au dela du réel car elle se plie pas a la réalité visible ( la tautologie du Mercredi lol ) , mais elle see refere a ses composante les mystérieuse , les plus eneigmatique ( les plus mystick est on tentée de rajouter ).. pour conclure sur " Ainsi j ai été Choisis ( par la langue francaise evidemment ) ... mais qui parle de dieu Catharis ? eux ou moi ?lui ou nous ? , exprime aussi ce qui est derriere cette parcelle ( la réalité ) ................................................... ;* vous pouvez tous lire cet article qui fera partie de l ouvrage littératture monde dans le monde diplo de ce mois ci ....................................................... ;; ;;

    c est a vomir ! ...... je vous épargne mes commentaire sur le reste et j ai honte pour les gens qu il cite , qu il s occupe de comprendre la politique du Maroc avant de tenter de réduire les Islamiste algériens en de féroce barabres et Hassan en despote eclairé lol ...................................................... ; a vrai dire le probleme des Auteur de ce manifeste sont a l image de Ben jelloun , il ne maitrise pas l arabe suffisement pour comprendre que la Littérature monde elle necessairement polyglotte . ;; ;; car c est avant tout un langage universel et non une langue particuliere .......................................... ;; ; tous parle une langue d Afrique mais aucun ne l ecrit car il ne la maitrise pas c est tout , bande d aliéne avec vos délire d altérité et d identité confondu en un seul point et votre orgueil de ne pas enfin reconnaitre que vous etes un pur produit du colonialisme Francais ! ... et moi tel une conne qui réagit .. selon eux on ne parle pas la francophonie .. chui dacodac sur ca , qu il garde le silence tant qu a faire ...

  35. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 21:24

    pour les Mabanckou , wabéri et compagnie l Afrique est un pays de culture arriéré , barbares a l image de cet pratique qu est l excision , perdre sa langue "maternel" c est un cadeau du ciel car cela leur a offert l exil , ils n on tjamais aimé les africain tel qu il sont mais comme eux voudrait qu il soit moderne ... ouvert au monde comme cette littérature monde ..rien n a été fait au hasard dans cette Histoire , les dates , le choix ;) , les ecrivains qui ne cesse de chercher reference chez Ruschdies , un pole cristalisateur .... l UMP a fait des ravages dans le cerveau de certain , c est c est le premier des constat , surtout dans ses Ex 687huitard qui s exile parcequ ils en ont surtout les moyens ... l éxilé littéraire et l immigré clandestion c est deux monde radicallement different , alors m en veux pas catharsis de vouloir leur arraché la colonne vertébral et de leur cracher au visage

  36. Posté par D.O.W., le 23 mai 2007 à 21:36

    Cher Alain,

    je te dois en effet quelques éclaircissements, et quelques justifications objectives. Peut-être quelques excuses ? Je n’en suis pas sûr, mais nous verrons. Pour commencer, j’ai envie de dire - et je crois qu’on dit ainsi par chez toi là-bas : "don’t take it personal". J’ai d’abord voulu porter un jugement sur nous en tant qu’entité civilisationnelle du monde. Sur notre geste collectif. Et par nous, j’entends, non pas nous Noirs, mais nous Africains. Les termes donc comme "Nègres" par exemple, bien évidemment ne te qualifient pas nommément, mais se rapportent à nous, ou à ce que nous devenons, collectivement, lorsque nous chaussons certaines attitudes. Naturellement, puisqu’il est question de toi, le propos peut incidemment te concerner, mais je répète, je formulais d’abord un jugement général sur nous, et je crois l’avoir suffisamment fait ici, pour n’avoir pas beaucoup de mal à convaincre sur ce point...du moins j’espère.

    Ensuite, sur les insinuations, c’est ici que j’ai peut-être quelque chose à me reprocher. Mais peut-être pas. Je m’explique : j’insinue en effet que le texte du fameux Manifeste, est l’oeuvre de Le Bris et Rouaud. Mais c’est sur ce blog même, qu’un bloggeur a cité Rouaud ayant dit, dans une interview à France Culture : "On a écrit le texte Le Bris et moi et on l’a donné à signer" (Sujet sur A. Diouf, 21/03, post 35. Il y a toute les références). Tu donnes une autre version, et je veux bien m’excuser si je me trompe, mais pour l’instant, c’est du côté de ce bloggeur qu’on a quelque preuve, puisqu’il fournit toutes les références. En tout cas, à supposer même que ce que tu dis soit rigoureusement exact. Cela signifierait que bien que la rédaction ait été collective, la déclaration de Rouaud indique comment sont les choses dans sa tête et dans son idée : c’est sa "chose", avec quelques gens autour. On serait alors exactement dans ce que je dénonçais. Et cela, même si je m’excuse d’avoir insinué.

    J’ai également insinué qu’à mon avis, Le Bris ne t’avait pas encore sollicité pour exercer cette présidence. En tout cas, que tu ne lui avais pas encore objecté un refus net. Ici aussi, je n’en sais strictement rien, mais j’en suis intimement persuadé. Je ne sais que trop bien comment se passent ces choses. Tu suggères qu’une des raisons possibles pour toi de décliner l’offre, c’est la charge de travail, devant ta disponibilité à priori insuffisante. Mais toi-même tu parles seulement de "réserve", et non pas d’un refus ferme. Il n’y a pas franchement là de quoi "désespérer". Et à supposer même une disponibilité insuffisante, pourquoi personne d’autre que toi ne pourrait présider à ce bureau ? Le Bris lui-même, ou quelconque autre signataire ? Mais on s’éloigne. Sur ce point, si j’ai insinué chose fausse, je m’en excuse bien volontiers.

  37. Posté par Naëje, le 23 mai 2007 à 21:41

    Le concept de littérature-monde, comme le fait sentir très bien ABDOU DIOUF est un concept difforme, aux contours philosophiques des plus flous. On y sent aussi la volonté de littérateurs de redorer le blason de leur art ; pourquoi ne pas parler, tautologie pour tautologie de l’ART-MONDE, dans ce cas ? Bien à vous... Post-scriptum ; les poncifs postcoloniaux sont totalement ignorés de ceratins francophones : demandez au Québecquois : ils auraient aimé un peu plus de colonialisme français et un peu moins de colonialisme anglais !!! Le français reste une langue merveilleuse, un trésor qui permis à Césaire de fourbir ses armes miraculeuses, ses armes de "nègre je suis, nègre je resterai" ! Soyons dignes de cette langue en laquelle nous nous exprimons et rêvons. Quant aux anglo-saxons, aucune crainte à avoir de leur côté : ils sont bel et bien persuadés que leur langue c’est-à-dire leur univers mental est devenu ... le centre du monde, l’Empire du Milieu en somme !

  38. Posté par D.O.W., le 23 mai 2007 à 21:42

    Deux choses encore : je fréquente ce village depuis bien longtemps maintenant, pour estimer, mon cher Alain, que tu connais assez ma façon de voir les choses, ma philosophie personnelle si j’ose dire, pour savoir assez précisément que je ne goûte pas aux schématismes simplets de ces gens mentalement arriérés qui font jouer "les Blancs" contre "les Noirs" dans le procès du monde. Il n’est pas très utile que je m’étende là-dessus. Quand je disais "ils", puisqu’il faut être explicite, je ne faisais pas référence aux "Blancs", mais aux idéologues des cultures hégémonistes, expansionnistes ; celles-là qui ne rêvent que d’imprégner le monde tout entier. Aux idéologues d’une "grande culture française". Ils n’ont qu’un ennemi : la culture américaine ou anglo-saxonne. Et pour ce combat-là, ils se servent de tout le reste comme marchepied. C’est-à-dire notamment de nous. C’est en tout cas mon avis.

    Tu me dis que le concept de littérature-monde peut trouver sa genèse notamment dans un article de Waberi. Mais la question que je me pose, c’est pourquoi nous n’initions jamais rien de façon autonome, comme le font toutes les autres entités du monde ? Si l’article de Waberi a inspiré le concept, pourquoi au bout du compte, il finit toujours par y avoir Rouaud, Le Bris, où je ne sais qui d’autre ? Faisons des choses avec eux, mais soyons assez inspirés pour aussi faire des choses tous seuls et par nous-même de temps en temps ! Je vais dire une chose qui va me mettre à dos tous nos brillants écrivains : c’est un peu cela, la différence entre la génération des Senghor et les générations actuelles. On a formulé maintes sortes de critiques à l’endroit de Senghor, Césaire et les autres. Mais on ne peut pas leur enlever qu’ils initiaient tous seuls des projets intellectuels originaux, auxquels les Michel Leiris et autres, ne faisaient que se rallier. Aujourd’hui, les Rouaud initient et pensent le concept, et au mieux, les générations nouvelles adhèrent. C’est mon avis et je n’en démords pas.

    Voilà donc ce que j’ai voulu dire. J’ai pris prétexte de ton texte, mais ma critique (dans le sens plein du mot), ne visait pas nommément Mabanckou, mais une attitude collective. Il est vrai que toi et moi, il semble bien qu’on ne soit pas trop sur la même longueur d’onde ;-) mais j’essaie toujours de dire les choses avec la plus grande honnêteté intellectuelle. Si tel n’a pas été le cas, je m’en excuse. Et pour finir, une dernière chose importante, et là aussi, tu me connais trop bien maintenant pour ne pas en douter : si j’ai une seule qualité, mais vraiment une seule, c’est mon entière, totale et inaliénable liberté. Je n’appartiens à aucune chapelle, d’aucune sorte. C’était vrai hier ; ça l’est aujourd’hui, et ça le sera toujours.

    Bien à toi frangin. Tu sais, nous on observe le monde, et il faut bien qu’on le juge, on donne notre modeste avis, qui ne vaut que ce qu’il vaut. Fais ton chemin et ne t’occupe pas forcément de nous ;-)

  39. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 22:23

    ... Sarko le hobbit lol , porteur de l anneau accompapgné de son fidele Fillon , au final bougre d ane et bougre d andouille n en font qu un ...... donner moi Nietzsche le philologue , Heidegger l ethymoligiste et je vous déconstruit cette chimere de littérature Monde qui est une insulte aux peuple qui vivaient nettement mieux avant la colonisation , ils font naitre un vieux debat entammé par Saussure , je sais pas ou il vont et ce ils veulent mais je sais contre qui il s agitent :) ...... je voudrais bien qu un francaise de souche apprenne des l enfance le berebre ou le Wolloff , c est la meilleur facon de lutter contre le racisme .. ................... puis dite leur d arretez de dire que le sort de l Afrique est en partie du aux Africain , qu ils ont une part de responsabilité , c est comme si on coule un paquebot et que l on dise aux naufragé , ceux qui mourrons noyés ca sera en partie de leur faute , fallait apprendre a nager ... le manque de réactivité , l abandon de soi ce sont des réactions lié directement a l entreprie colonial ... on nous a brisé les genous , coupé les tendons et vous nous reproché d etre complice de notre Déssaroie , mais kesk on peut faire si la moindre action violente est jugé nihiliste , terroriste j en passe et des meilleurs

  40. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 22:29

    Miche le bris son domaine de prédilection c est la science fictions et les grand espace ou erre les Davy crockette et autre buffalo bill , kes t esperais Dow ... il a le parcours typique des politiciens d aujoud hui a l image de ce précursseur et chef de files de MAi 68 , dany le rouge ce jeune révolutionnaire devenue vieux réactionnaire , faudrait ressortir le tube de Dutrons ,"je retourne ma veste toujours du bon coté " ............................

  41. Posté par Titus Pullo, le 23 mai 2007 à 23:22

    Ngnagna, tu penses vraiment au fond de toi que Beyala est un(e) ecrivain(e) considere(e) comme Francais(e) par le milieu litteraire hexagonal ? Alors please, circulez y a rien a voir.

  42. Posté par gérard, le 24 mai 2007 à 01:27

    Une interview inédite de Michel Le Bris sur http://poetaille.over-blog.fr

  43. Posté par catharsis, le 24 mai 2007 à 11:16

    ail ail... là encore je pêche par mon inculture cher Ngnagna, je n’ai pas lu "Segou" de M Conde. Par contre je note la référence, et l’ajoute à la 10 aine de livre "en souffrance" (J’ai découvert cette expression de dossiers "en souffrance" avec le film Addam’s Family. J’aime bcps-Mais mon grand on s’en tape de ta vie....)

    Nj, Dow, au retour d’un voyage je désirai apprendre ici le bamana. Je voulais m’ouvrir une porte, donnez une chance à mon intellect de ne pas se scléroser, je bandais à l’idée à la fois naïve et prétentieuse que j’allais pouvoir converser avec la moitié de l’Afrique de l’ouest. Impossible de trouver un professeur, dans ma ville, en France même. Koike si mes souvenirs sont bons, y avait un créneau dans la région parisienne. Mais c’est loin de chez moi.

    Si les politiques n’initient pas les changements de mentalités, les ouvertures ; Nj , Dow, suis je assez fou d’imaginer que la plèbe est over powerfull et qu’elle peut palier au manque de ses élus. Dans cet exemple précis, je créer un institut(privé) des langues africaines, avé des professeurs et je propose leur enseignement, ici en France, prés de chez moi tant qu’à faire. L’écueil principal : combien çà coûte ? (allo JP Perneau ?) qui çà interesse ? le projet est il viable financièrement ?

  44. Posté par Gérard, le 24 mai 2007 à 12:37

    Notre seule origine c’est notre discours. Notre pays natal, c’est la façon dont nous avons eu accès à notre langage singulier (et par cela même langue toujours hybride, toujours créolisée) afin d’y déployer une littérature comme on tient table ouverte

  45. Posté par Ngnagna, le 24 mai 2007 à 13:17

    « tous parle une langue d’Afrique mais aucun ne l’ecrit car il ne la maîtrise pas c’est tout ». S’il écrivait dans leur langue maternelle il ne serais lu que par leur soeur et leur frère ce qui reste encore à démontrer. Il y a des pays qui ont plus de 200 ethnies avec autant de langues.

    « Soyons dignes de cette langue en laquelle nous nous exprimons et rêvons. » Naeje et si je n’étais pas digne d’après toi de cette langue française tu me couperais la langue ? Qu’est ce que tu entend par digne du français.

    « Senghor, Césaire et les autres initiaient tous seuls des projets intellectuels originaux » « DOW Il est évident que les Michel et etc ne pouvaient participer à la négritude ou autocontemplation du noir. »

    « le manque de réactivité , l abandon de soi ce sont des réactions lié directement a l entreprie colonial » Tu ne serais pas disciple de Frantz Fanon par hasard ? Je te rejoins sur cette position mais je me demande pourquoi fort de ce constat rien n’a été entrepris.

    « on nous a brisé les genous , coupé les tendons et vous nous reproché d etre complice de notre Déssaroie » Mobutu, Bokassa étaient malheureusement africains. Que dis tu quand les autorités ivoiriennes transforment leur territoire en poubelle pour de l’argent ? Quand des choses comme ça se passe on doit en tirer des léçons.

    « mais kesk on peut faire si la moindre action violente est jugé nihiliste , terroriste j en passe et des meilleurs » Le chaos on peut le crèer sans prendre les armes. Quand on refuse on dit non ! Sekou Touré l’a fait mais à ses depend tu diras NJ. Il l’a fait quand même. Le Brésil paralyse depuis quelques années l’OMC (cycle DOHA), Chavez s’est tiré du FMI. Le scandale crée par l’un des faucons à la banque mondiale devrait être l’occasion pour les africains de faire du bruit pour que son président ne soit plus nommé par les USA mais élu. Que font les africains pour donner le coup de grâce à ces structures NJ ?

    « Ngnagna, tu penses vraiment au fond de toi que Beyala est un(e) ecrivain(e) considere(e) comme Francais(e) par le milieu litteraire hexagonal ? » Oui ! elle est souvent l’invité des plateaux télés ppour discuter avec ses pairs de littérature. Et toi Titus Pullo tu la considères comme un auteur camerounais ou français ?

  46. Posté par KITUMBA, le 24 mai 2007 à 13:46

    Quand je demande « Que gagnera l’Afrique dans tout ça ? » Ngnagna répond :les écrivains africains gagneront un tremplin pour foutre le camp et gagner plus de sous. Tu dis ce que tu penses vraiment ou exprimes-tu explicitement ce que nos écrivains n’osent pas dire, parce qu’en réalité c’est juste le triple S, comprénez par là sun, sex and sandou pire encore BMW (beer, money and woman) qui les intéresse, mieux caqueter pour avoir sa place au soleil !!!!rires

    Sinon, si c’est ta façon de voir, je t’invite à y réfléchir à deux ou mille fois, car j’y vois juste une bêtise de plus !!littérature-monde ou même morne, qu’est ce que ça change à ma grand mère dont les rayons de soleil ont travaillé le visage,courbé le dos, dans ses champs de manioc !!!....rien , donc on peut s’en taper .........

  47. Posté par Titus Pullo, le 24 mai 2007 à 15:04

    Donc être invité sur les plateaux de TV Français devient la démarquation entre l’acceptation et le rejet ? Tu fais exprès d’être naïf, ou quoi ? Tu ne crois pas en ce que tu dis tout de même ! Quand à mon opinion sur la question, elle est qu’à mon humble avis, la France n’a pas encore accepté sans reserve qualificative, un seul noir, pas un seul, comme member à part entière de sa grande literature. Même les monstres sacrés comme Césaire sont traités avec une hésitation qui trahit des sentiments profonds de méconnaissances et de “toi la-bas, moi ici”. Marie Ndiaye a beau essayer de gommer sa génétique 50% Africaine, elle n’arrive que partiellement à faire partie des écrivains ne recevant pas des catégorisations folkloriques liées à leurs origines. Je t’invite à aller dans n’importe quelle FNAC ou bibliothèque, et de me dire dans quelles rayons on retrouve Beyala. C’est ça la réalité, et non les vœux pieux.

  48. Posté par D.O.W., le 24 mai 2007 à 20:31

    En fait Catharsis, le projet doit être plus ambitieux pour être viable. C’est un tout : il y a beaucoup de travail préalable à faire autour d’une langue, avant que son apprentissage ne puisse s’exporter : une écriture formalisée, un vocabulaire standardisé, etc. Je m’y suis souvent étendu ici. Tu ne pourras donc satisfaire à ta soif de bamana tant que les Africains seront occupés à servir la francophonie ;-)

    Ngnagna (tu as songé à changer de pseudo ? nooonn je rigole), les Alioune Diop et autres Césaire n’ont pas consacré l’entièreté de leur vie intellectuelle à la seule négritude. Ils ont (eux et d’autres) initié ou nourri, de la façon la plus originale, des projets (intellectuels tout autant que politiques) autour notamment des théories tiermondistes, du thème philosophique de l’autonomie, etc. Et puis détrompe-toi, des gens comme Sartre se sont associés spontanément au mouvement de la négritude. Qui n’était donc peut-être pas comme tu dis une "autocontemplation du noir".

  49. Posté par Nietzsche_junior, le 24 mai 2007 à 22:07

    Ngnanga quand tu me reponde cele .." S’il écrivait dans leur langue maternelle il ne serais lu que par leur soeur et leur frère ce qui reste encore à démontrer. Il y a des pays qui ont plus de 200 ethnies avec autant de langues." ... je tiens quand meme a te rappeller qu un Ecrivain qui se soucie de la quantité de ses lecteur cela s appelle un marchand d art , un éditeur si tu prefere , necessaire certes mais meme Nietzsche a du publier ces livres a compte d auteur .. a qui s adressait il ? aux "allemand" et rien qu aux "allemand " ......... je parle de l acte d écrire pas de celui de vendre des Boeing .. le commerce international tout comme la diplomatie on besoin de véhicule commun ... mais là on parle de roman .. d une expérience individuel , subjective qui s adresse a a des Individus en tant que qualité et non un public dans sa foinction de Quatité ...... .. un romancier emet une onde et le lecteur est une sorte de tuner qui capte une "parole" dont il comprend instinctivement les mots ... quel sorte d écrit selon toi se soucie de toucher le plus de monde possible , moi je pense toute de suite a la bible , et a sa putain de dérive latine qui au passage s est former essentiellement contre l orient et les eglise d Afrik ........................................................ ; mais d apres toi qu est ce qu un gosse sénégalais peut penser d harry potter !??? tu crois que ca lui est destiné ? , a tes question sur les auteru a savoir si ils sont francais ou non , le probleme je le renverse en te disant que l auteur je m en fou , c est le livre qui importe , c est comme cela qu on peut apprecier MAbanckou en tant que romancier et le contraire quand il s agit de visé politique , un peu comme borges si j ose le parallele , un peu foireux j admet dans le fond , mais juste pour la forme ......................................................... " on nous a brisé les genous , coupé les tendons et vous nous reproché d etre complice de notre Déssaroie » Mobutu, Bokassa étaient malheureusement africains. Que dis tu quand les autorités ivoiriennes transforment leur territoire en poubelle pour de l’argent ? Quand des choses comme ça se passe on doit en tirer des léçons."

    ta réponse me surprend , la lecon a en tiré c est que l occident a besoin d une decharge publique pour jeter ses ordures et qu elle s arrengera pour les jeter là ou sa la genera le moins , la lecon c est d abord un probleme ecologique , donc transversal a l humanité et non lié spécifiquement a l afrique , le Cas Bhopal ou l erika en sont l exemple , en mer ou en afrique , en inde et meme france ( cf le nucléaire dans les mains du privé) ..... , pour eux c est normal de retourner les dechet issus des matiere premiere prelevé d ailleur en afrique aussi .................... la lecon a en tirer c est que tu peux mettre n importe qui au pouvoir ce sera toujours le meme resultat ..pour combattre la prostitution y a deux methode , la sarkosiste qui consiste a s en prendre au prostitué et a reprocher au femme de porter en elle le vice , et une autre methode que nous allons appeller X ^pour le moment ... elle consiste a aller a la source du probleme et je ne peux malheureusement pas te la dévoilée pour le moment lol , .. dsl j ai trop la dalle

  50. Posté par Nietzsche_junior, le 24 mai 2007 à 22:13

    " Le chaos on peut le crèer sans prendre les armes. Quand on refuse on dit non ! Sekou Touré l’a fait mais à ses depend tu diras NJ"..................................................

    au siens et a celui des "opposant" , mais l exemple de touré doit plutot nous faire songer a Ben barkat et le role de la France , de la cellule de l Elysée pour l Afrique , du SAC par exemple ...... pour détruire une structure rigide et surtout bien trop puissant pour etre abbatus par des mots seul la violence de la MAsse est cappable de rompre l inertie .. cf cours de Physique mr Vergnol , cet espece de poivrot qui dosait son ricard dans les burette du labo .........

  51. Posté par Titus Pullo, le 25 mai 2007 à 00:38

    NJ, tu commences a me plaire avec tes dernieres interventions. Si tu continues comme ca, je vais etre amoureux moi aussi, un peu comme D.O.W, pour quelqu’un d’autre...

  52. Posté par Gérard, le 25 mai 2007 à 11:18

    N’y a-t-il pas, dans ce déplacement des problématiques (littérature de voyage,puis renouveau des lettres françaises par une littérature monde,puis francophonie), un risque de dilution de la proposition initiale : dans le mouvement "littérature de voyage", il s’agit de faire mouvement vers la littérature tout court. Qu’on écrive de Dakar, de Bamako, de Fort-de-France ou de Paris. Ce serait, précisément, oublier la francophonie - au sens où les peuples artistes ont oublié de forger le mot "art"... http://poetaille.over-blog.fr

  53. Posté par catharsis, le 25 mai 2007 à 13:22

    oui Dow, je me rapelle de tes interventions sur les langues africaines. Oui tu as raisons m’objectant qu’une ériture doit être formalisée etc etc Mais en Afrique on continue d’apprendre et de parler ces langues ou bien ? Je manque d’ambition n’est ce pas, donc apprendre une langue principalement orale ne me dérange pas. C’est pour communiquer. Pas disserter. On peut apprendre une langue vivante, en mouvement, inachevée. Vouloir aligner certaines de ces langues selon le modèle occidental, latin ou autre, est peut être une hérésie.

    D’ailleurs l’adaptation se produit déjà. J’entendais parler il ya peu des peuls... On notait des mots peuls et un mot français de temps en temps, car difficilement traduisible. Qui çà choque ? Le français c’est idem avec des anglicismes. Enfin je ne suis pas linguiste....

  54. Posté par Olivier Stable, le 25 mai 2007 à 14:01

    "Bahia, exuse-moi, mais qui est Boubacar Boris Diop ???" Message N° 32 - Denis S.N.

    Votre demande semble être passé à l’as !

    Pour un bref mais bon portrait pas besoin d’aller très loin, Alain Mabanckou ayant mis en ligne en 2006, sur ce blog, un article qu’il avait fait paraître dans la revue Transfuge sur Boubacar Boris Diop.

    http://congopage.com/article3402.html

    Bye

    Olivier Stable

  55. Posté par Titus Pullo, le 25 mai 2007 à 15:16

    Catharsis et DOW,

    Pour la langue en Afrique, il y a quand meme l’exemple Ethiopien. Ce pays multiethnique a une langue nationale, l’Amharique, qui est ecrite et enseignee a l’ecole. La television est en Amharique, tout se fait en Amharique. Le Senegal a son Wolof qui ne demande qu’a devenir officiel. Idem pour les Congo avec le Lingala. Nous avons simplement une paresse a attaquer nos traveaux d’hercules.

  56. Posté par Bahia, le 25 mai 2007 à 16:06

    Il y a aussi le kirundi qui est enseigné au Burundi. Je crois que les exemples ne manquent pas mais on n’en parle jamais.

    A Dakar par exemple, tout le monde parle wolof, comme l’a écrit Titus Pullo, y compris les Français de souche, les Libanais... et ils le parlent parfaitement bien.

    Boubacar Boris Diop a justement écrit, il y a qqs années, un roman en ouolof dont j’ai oublié le titre. Combien d’écrivains africains ont-ils avant lui ou après lui écrit dans une langue africaine ?

    Effectivement, je n’avais pas vu ta question, Denis S-N, mais je ne peux pas croire que tu ne connaisses pas celui qui a brillament répondu dans Négrophobie, avec feu François Verschave et Odile Tobner, l’épouse de feu Mongo Beti, au tristement célèbre Négrologie ou comment l’Afrique meurt, de Stephen Smith.

    Ceux qui étaient présents au salon du livre l’an dernier ont pu apprécier avec quel talent, avec quelles convictions, avec quelle force il a défendu cet ouvrage collectif en condamnant fermement Négrologie et tous ses soutiens. Si je ne m’abuse, il (Smith) avait justement obtenu un prix... à la place de Serge Bilé je crois pour Noirs dans les camps nazis. Je ne sais plus, je confonds peut-être.

    Boris Diop est, avant tout, pour moi, un homme libre qui dit ce qu’il pense sans langue de bois. J’attends avec impatience qu’il ait lui aussi son blog.

    Il est, par ailleurs, l’un des rares écrivains africains à vivre au Sénégal même si pour l’heure il est sur un autre continent.

    Bref, des écrivains africains comme lui, ça ne court pas les rues. Il est aussi intéressant à lire qu’à écouter.

    Son dernier ouvrage est un essai qui s’intitule L’Afrique au-delà du miroir.

    Je ne vais pas manquer moi plus d’aller faire un tour du côté du lien indiqué par Olivier stable.

    Une dernière chose, je ne comprends pas pourquoi le titre de l’ouvrage collectif, c’est juste Pour la littérature-monde après tout ce qu’ils nous ont bassiné sur la littérature-monde en français ou la littérature-monde de langue française. Pour moi, ça ne fait que pointer les incohérences de ce concept.

    Boris Diop ne figure justement pas dans la liste des 44 écrivains qui ont signé ce manifeste et je m’en réjouis. C’est un homme libre, plus libre que notre cher Alain en tout cas.

  57. Posté par D.O.W., le 25 mai 2007 à 20:18

    Post 51, que de supputations ! ;-)

    Catharsis, tu as tout à fait raison : si tu veux juste apprendre à deviser avec des hommes et des femmes parlant le bamana, tu n’as pas besoin en effet que l’on fasse une révolution linguistique. Et c’est vrai d’ailleurs qu’on trouve à Paris notamment, quelques lieux où l’on peut apprendre à parler certaines langues africaines. Mais ton apprentissage risque tout de même d’être un peu rustique. Ne vaut-il pas mieux dans ce cas-là, profiter de l’occasion d’un voyage sur place en Afrique, pour apprendre au contact de la population ? ça sera peut-être plus efficace. Mais c’est vrai que moi je voyais plus loin (pour l’Afrique, je vois toujours plus loin). Ce qui te semble être une "hérésie", une impossible utopie, j’aime à croire que cela est réalisable. A condition comme dit Titus pullo, que l’on se réveille un peu de ce sommeil de flemmard ;-)

  58. Posté par Olivier Stable, le 26 mai 2007 à 08:20

    Une remarque en passant qui me vient à l’esprit.

    Il est curieux de constater qu’au Royaume-Unis on parlera plutôt de multiculturalisme quand il s’agit de théoriser l’apport fécond des écrivains provenant de son ex-empire colonial alors qu’on passe en France directement au stade de l’universel en parlant maintenant de littérature-monde.

    N’est-ce pas une façon de réintroduire par la bande le tropisme hexagonale bien connu de la "grande nation", à savoir sa vocation longtemps revendiquée à porter les vraies intérêts de l’humanité sur ses épaules ?

    Bye

    Olivier Stable

  59. le 26 mai 2007 à 14:04

    Pour début de réponse à Olivier : il semble que la question soit plus celle de la participation de notre production héxagonale à la grande littérature monde internationale qu’une crispation identitaire vantant le terroir gaulois. http://poetaille.over-blog.fr

  60. le 26 mai 2007 à 18:10

    En réponse au post 59.

    Je ne pensais pas à une littérature de terroir, mais je voulais simplement signaler le côté un peu emphatique de ce nom de littérature-monde, qui semble signifier que, quelque part, la France, grâce au génie de sa langue, vivifiée par les apports du monde entier, représente encore et toujours la quintessence de l’humanité.

    Bye

    Olivier Stable

  61. Posté par badi, le 26 mai 2007 à 19:50

    Oui. Une preuve pour ces écrivains de sortir de l’identité africaine qui les détermine, de vivre leurs référents universels. Mais, mon propos ici est de marquer une surprise. Le site internet Google propose de parcourir n’importe quel livre d’un auteur dans sa forme électronique. Le livre à la portée de tous, quoi ! Ainsi donc, on peut lire du Mabanckou sans se donner la peine d’acheter son livre. Prenons l’exemple de son livre "La légende de l’errance".Tapez le nom de l’auteur sur http://books.google.fr/ Et cérise sur le gateau, on te signale que le livre a été publié par L’Harmattan et que les pages sont affichées avec la permission de l’auteur. D’autres auteurs (africains) sont dans son cas. Eclairez ma lanterne s.v.p.

  62. Posté par Etonné, le 26 mai 2007 à 21:48

    J’ai comme l’impression que les éditions l’Harmattan ont autorisé la mise en ligne de certains titres de chez eux sans même l’avis des auteurs. cherchez à lire du Mabanckou chez d’autres éditeurs et vous en serez pour votre compte. Vous m’avez fait découvrir quelque chose cependant, j’ignorais que certains livres étaient comme ça en entier sur le net sans que leur auteur le sache. C’est légal ça ?

  63. Posté par July, le 27 mai 2007 à 02:49

    Cher D.O.W,

    Moi je fais bien la sauce graine, all you’ve got to do is to tell me whether you like spicy or not... j’attends. July

  64. Posté par Olivier Stable, le 27 mai 2007 à 09:17

    Sur Google Recherche de livres il y a trois livres d’Alain Mabanckou qui sont en statut "Aperçu limité", c’est à dire que l’on peut lire qu’un nombre limité de pages de ces livres (c’est l’éditeur qui décide je crois), de manière à attirer l’intérêt du lecteur&acheteur potentiel.

    Je n’ai pas regardé pour ceux-ci en particulier, mais en général on peut lire par exemple une dizaine de pages et avoir ensuite plus de cent pages non-acessibles avant de retrouver quelques pages en libre accès.

    Il y a de nombreux ouvrages en français, provenant pour l’instant des université américaines, qui sont en libre accès complet mais ce sont ceux qui sont de manière certaine dans le domaine public. Par sécurité (pour éviter les actions d’éventuels ayant-droits) Google n’affiche donc systématiquement dans leur entier que les livres publiés avant 1867 (2 X 70 ans). Cela laisse encore un choix énorme, même si la qualité du scanning des ouvrages laisse trop souvent à désirer, et on n’en ai qu’au début. En tout cas sur l’Afrique il y a des choses à lire d’un intérêt historique certain.

    Bye

    Olivier Stable

  65. Posté par D.O.W., le 27 mai 2007 à 18:24

    Chère July, je te remercie pour l’aimable proposition. Mais je ne peux l’accepter sans risquer un délitement de ma réputation. En effet, je pourrais alors passer pour un homme facile ! De toutes façons, je préfère vraiment la sauce gombo, et n’aime que très modérément la sauce graine. Et puis entre nous, on m’a déjà proposé une sauce. Tu aurais pu être plus originale ! Tu aurais pu trouver autre chose July, enfin, voyons ! ;-)

  66. Posté par July, le 27 mai 2007 à 21:17

    Etre plus originale ? C’est par le ventre qu’on tient l’homme non ? a moins qu’il n’y ait autre chose... Dommage ! July

  67. Posté par catharsis, le 28 mai 2007 à 11:41

    oulah, Dow déchaineriez vous les passions ? En même temps que les talents culinaires ! Cà devient l’annexe de "Sexe in the kitchen" ici !

    Moi je préfèrerai qu’une femme me tienne par autre chose que le ventre. Enfin les douceurs gastronomiques peuvent vous faire effleurer les plaisirs astronomiques. Et d’ailleurs, dans culinaire il y a ...

    Oui j’aimerai partir apprendre sur place. Le soucis c’est le temps et l’argent... Mes voyages ne furent pas assez long, pas assez fréquents.

    Je parlais d’hérésie Dow. Ce que vous souhaitez, à savoir la formalisation de langues africaines est évidemment possible, et probablement souhaitable. Je soulevais une interrogation. Ce faisant, ne risque t on pas à une "occidentalisation" de ces langues ? Une perte de l’ambiance primaire ? Est ce que l’on ne dénature pas ? est ce que l’on ne corrompe pas ? Le progrès est svnt associé à l’occident. Tout ce que l’occident produit ou a produit n’est pas digne d’assimilation systématique. Enfin, vous savez tous çà... Vous savez aussi que les axes de batailles à mener en Afriq sont nombreux, qu’il faut aller à l’essentiel.

    Ceci est mon avis. Mon avis livré pour vous : se pencher sur kkes langues africaines officielles, nationales, fédératrices. C’est important.

    Recherches, sur l’écriture des autres nombreux dialectes, car l’écriture permet le stockage, l’apprentissage. Mais stop. Grammaire, orthographe...façon occidentale, on se calme. Est ce bien nécessaire ? Conservez cette authenticité héritée, pour le reste.

  68. Posté par D.O.W., le 28 mai 2007 à 20:48

    Oh je suis navré July, je voulais juste faire un peu d’humour ; mais je crois que ça n’a pas trop marché :-(

    Est-ce que c’est par le ventre qu’on tient un homme ? Euh...je ne sais pas trop July. D’habitude vous savez mieux ces choses-là que nous. non ? ;-)

    Catharsis : il y aurait trop de choses à te répondre. On y reviendra sûrement...

  69. Posté par Jean-PierreD, le 29 mai 2007 à 13:04

    Merci pour la réponse.

    Pendant qu’on nous bassine en Afrique et ailleurs avec cette francophonie, avec l’apprentissage de la langue française, les Français de souche ou ces chères têtes blondes, comme on a coutume de les appeler, apprennent eux l’anglais, le mandarin, l’arabe. Qui est fou ?

    La situation est un petit plus avancée que cela. On peut ressentir une certaine truquerie à forcer les étrangers à apprendre le français, surtout les étrangers anglophones.

    La situation est un petit plus avancée : les Français se pensent collectivement de moins en moins en Français et de plus en plus en Anglais. Je me suis amusé à rechercher les noms de groupes que les Français se donnent. Hormis le champ de la politique qui reste intouché, il est courant de se donner une identité de groupe basée sur un nom autre que français (anglais, latin) : groupes de supporters, musiciens, troupes de théâtre, entreprises (y compris entreprises visant seulement le marché intérieur), associations... Ce n’est plus vraiment la langue française qui sert de chapeau à un groupe. Sans compter les multiples emprunts inutiles car redondants à la langue anglaise. Il apparait de plus en plus qu’avec la construction européenne la langue anglaise est au moins appelée à devenir la langue administrative de la france et probablement la langue de promotion sociale. Là où il y a truquerie, c’est de vouloir forcer des anglophones à apprendre une langue dans laquelle les Français eux mêmes s’investissent de moins en moins. Ces anglophones sont simplement légèrement en avance sur le programme. Pourquoi les faire reculer ?

    Parallèlement, là où l’ironie se fait plus mordante, c’est qu’il arrive que les Africains se pensent collectivement en Français, les noms de baptêmes de groupes étant en Français.

  70. Posté par Ngnagna, le 29 mai 2007 à 14:29

    « Qui est fou ? »Abdou Diouf

  71. Posté par D.O.W., le 29 mai 2007 à 21:18

    Décidément Jean-PierreD, je n’ai jamais su où te classer, je veux dire où classer tes opinions. Tu es le seul intervenant ici dont je ne puisse dire s’il est nitzschéen, nihiliste, de gauche, d’extrême droite, lucide, naïf, ou tout cela à la fois, ou rien de tout cela ;-) Chapeau ! Au moins tu ne risques pas d’être prévisible.

    Et pour moi, contrairement à ce que tu sembles penser, ce que tu dis n’a rien de paradoxal ; au contraire, tout est logique : c’est précisément parce que la France voit bien que la culture anglo-saxonne est dominante à l’échelle planétaire (au point de l’être comme tu l’as montré, sur le sol français même), qu’elle comprend que sa seule chance, c’est de s’attaquer à ceux les seuls, qui n’ont ni adoubé l’anglais, ni favorisé l’éclosion d’une langue locale autonome. Et personne n’illustre mieux cette figure-là que les Africains, surtout francophones. Toujours en retard d’une option.

    July, si tu me le permets, je te fais une grosse bise ! ;-) Laisse moi goûter à la sauce gombo, et on avisera pour la sauce graine ;-)

  72. Posté par Nietzsche_junior, le 30 mai 2007 à 00:27

    pour faire chiez dow je vais dire que JP dis n importe koi ...

    "La situation est un petit plus avancée : les Français se pensent collectivement de moins en moins en Français et de plus en plus en Anglais. Je me suis amusé à rechercher les noms de groupes que les Français se donnent."...............

    pour confirmer cela il dit ceci ................................................ ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;;

    Hormis le champ de la politique qui reste intouché, il est courant de se donner une identité de groupe basée sur un nom autre que français (anglais, latin) : groupes de supporters, musiciens, troupes de théâtre, entreprises (y compris entreprises visant seulement le marché intérieur), associations... "............................................. ;

    bon là c est n importe quoi , c est jutement dans le champ politk que les Francais se pene en américain , la meilleur des preuve c est Sarko lol .. t pas doué JPP , c est justement le Domaine ou les francais on plébicité un candidat qui politiquement a pour modele un Républician .................................. musicalement si les Francais prennent un nom américain ( c etais surtout dans les année 60 70 80 ) , faut se reveiller hibernatus actuellement la french touche c est elle qui s exporte , la culture francaise est plutot en forme et authentique ........................................................... "il est courant de se donner une identité de groupe basée sur un nom autre que français (anglais, latin) :.................... là tu fait fort , Latin ?? ben ouais mon gars c est un peu normal pour le francais tu crois pas ??? Germain j aurais pas dit mais s insipirer du LAtin pour des francais c est plutot un retour au source qu une dérive anglosaxonne lol ;,... ............................................. "Là où il y a truquerie, c’est de vouloir forcer des anglophones à apprendre une langue dans laquelle les Français eux mêmes s’investissent de moins en moins"...................

    je te rassure en france tous le monde parle francais , enfin le peuple , tes voisins je sais pas mais je sais par contre que le peuple francais s investit a 100 pourcent dans sa langue , tout simplement parcequ il la parle au quotidien et dans sa vie de tous les jours ........... c est les bizness man qui s invesstissent de moins en moins dans le francais , JPP evite de croire que tous la france vole en Class Affaire et voyage a travers le monde pour vendre de futur dechet en conversant en english avec toutes les place financiere du monde ..... le debat sur le colonialisme prouve qu au contraire les francais collectivement se pense de plus en plus comme un bloc identitaire

  73. Posté par Bahia, le 30 mai 2007 à 08:51

    Plutôt d’accord avec NJ concernant la dernière intervention de JPP qui m’a laissée assez perplexe.

    Pour la musique par exemple, Eddy Mitchell, Johnny Halliday, Dick Rivers, Sheila,... n’ont pas émergé dans les années 2000.

    Je ne pense pas qu’on puisse dire que les Français s’investissent de moins en moins dans leur langue mais plutôt qu’ils s’investissent de plus en plus dans l’anglais. Par exemple, les parents qui ont les moyens envoient, dès la maternelle, leurs enfants prendre des cours d’anglais le mercredi et quand ils sont en élémentaire, ils prennent des cours d’anglais après l’école et/ou le mercredi. Et dès le collège et le lycée, les séjours se multiplient dans les pays anglo-saxons. Donc l’anglais comme langue de promotion sociale, oui.

    Dans certaines entreprises en France même, les réunions se tiennent en anglais ; il arrive même que certains documents internes soient rédigés en anglais, ce qui revient à dire que l’anglais devient quasiment langue de communication au sein de certaines entreprises françaises. On comprend que les cours d’anglais prennent de plus en plus d’importance au sein de ces entreprises.

    Mais de là à affirmer que les Français se pensent de moins en moins collectivement en français et de plus en plus en anglais, c’est, je pense, méconnaître la réalité de la France, c’est-à-dire vivre à côté des Français sans les fréquenter.

    Par ailleurs, dire que les Africains se pensent collectivement en français, je ne sais pas ce que ça veut dire et surtout je ne vois pas comment on peut savoir avec certitude ce que pense un individu et, pire, ce que pense une masse d’individus. Les Africains francophones peuvent parler français sans "se penser en français", non ? D’ailleurs, les Africains dits francophones ne savent pas tous parler le français (ce qui est paradoxal quand on s’en tient à l’étymologie du mot "francophone") comme c’est le cas de ma grand-mère qui vit actuellement dans un pays francophone et qui ne connaît pas un mot de cette langue, heureuse qu’elle est dans son merveilleux village qui est aussi le mien. Et dans mon village comme dans beaucoup d’autres, ce n’est pas le français qui est la langue de communication. Et dans de nombreuses villes en Afrique, petites ou grandes, on communique moins en français que dans une langue africaine. Je pense plus particulièrement à l’Afrique de l’ouest que je connais mieux. Je n’ai pas ressenti la même chose à Libreville par exemple.

    Avec la construction européenne, la langue anglaise est au moins appelée à devenir la langue administrative de la France ???

    Ainsi, on forcerait les étrangers anglophones à apprendre le français ??? Mais qui sont ces étrangers ? Et ça se passe dans quels pays ?

    Bref, c’est pas très clair tout ça. Personnellement, je n’y comprends pas grand chose mais je ne demande qu’à comprendre...

  74. Posté par Jean-PierreD, le 30 mai 2007 à 10:44

    Ces considérations ne sortent pas d’un chapeau de magicien. Elles sortent d’une étude quantitative sur les noms de groupements de Français. Je n’ai pas inclus de notion temporelle, d’échelle de temps dans les constatations. Il peut sembler évident que le processus ne s’est pas fait en un jour et qu’évidemment, les années soixantes ont eu leur mot à dire dans le phénomène. Hormis le champ du politique(pendant la campagne, j’ai parcouru la liste des mouvements associatifs, groupes de soutien, associations militantes sans en trouver une dont le nom qui soit de langue anglaise. Je ne prétends pas à l’exhaustivité de cette étude et j’accueillerais volontiers tout nom de formation politique, association militante, groupe de soutien qui soit de langue anglaise pour compléter cette étude, merci.) Les Français recourrent de plus en plus à la langue anglaise (ou au latin) pour se définir une identité collective. Il me semble que ce point est éludé dans les réponses que je lis pour glisser vers un usage quotidien de la langue anglaise pour traiter des choses courantes. Or ce n’est pas mon propos : je parle du choix que des individus se réunissant font pour se donner un lien collectif d’identification,à leurs yeux et aux yeux des autres, lien collectif qui est traduit par un nom. On peut très bien penser une idée trouvée ailleurs dans sa langue, surtout si cette idée correspond à une réalité vécue, une aspiration. Pourquoi recourrir à un nom collectif en langue autre que la sienne pour le faire ? Exemple trivial : Pourquoi les Yankees doivent s’appeler les Yankees pour supporter l’Olympique de Marseille ? L’idée de soutenir est-elle si étrangère aux Français que l’on a besoin d’un nom faisant référence aux Etats Unis ?

    Qu’est ce que veut dire les Africains se pensent collectivement en Français ? Je fais ici allusion aux noms que les Africains choississent de prendre lorsqu’ils réalisent un groupement. Y-a t’il un autre nom pour l’Alliance des Jeunes Patriotes pour le Sursaut National ? L’association des Clubistes à l’Etranger, groupe de supporters du Club Africain ? (Je tiens à rappeler que les Africains ne choississent évidemment pas exclusivement des noms français, ce qui n’est pas le propos)

    Dernier point : les journées étant de 24 heures partout dans le monde, en général, lorsque l’on s’investit plus dans un domaine, on s’investit moins dans un autre.

    L’Anglais langue administrative : il suffit d’aller faire un tour dans les administrations françaises pour noter que les documents en provenance de l’Europe n’arrivent pas toujours en français et bien souvent en Anglais. Deuxième point : c’est de plus en plus la langue anglaise qui sert de référence d’autorité pour les traités ou autres. Les documents traduits, dans certains cas, ne peuvent pas être produits en cas de litige. Evidemment, les arguties se règlant souvent sur un problème de langue... J’ai dû manquer quelques chapitres de l’histoire de France, ceux qui parlaient de l’aplanissement des difficultés avec les langues régionales et ne pas vivre certains événements liés à la dernière campagne présidentielle.

  75. Posté par Ngnagna, le 30 mai 2007 à 14:44

    « est jutement dans le champ politk que les Francais se pene en américain » aussi le système éducatif il y a des masters( encore un anglicisme)exclusivement en anglais en France, TF1 et ses programmes à la sauce américaine, la recherche avec ses chercheurs qui publient en anglais, font des conférences en Afrique parfois à l’aide des supports en anglais, la santé, l’alimentation : la France rattrape son retard sur la américains avec l’obésité. Les français ne se pensent pas en américain, ils intègrent la mondialisation ou américanisation à leur identité.

    « Je fais ici allusion aux noms que les Africains choississent de prendre lorsqu’ils réalisent un groupement. » On peut aller plus loin JPD, le SAMU, le PMU,les CRS, la Cour Constitutionnelle,le système éducatif, judiciaire, administratif sont en pensés en Afrique Francophone comme si elle était la continuité de la France. La France est copiée comme modèle en Afrique francophone. Je ne sais pas ce que les patriarches attendent pour décider d’ajouter l’anglais comme seconde langue dans ces pays.

  76. Posté par D.O.W., le 30 mai 2007 à 20:06

    Je n’ai pas tant jugé sur le fond le propos de Jean-PierreD, que seulement souligné qu’il énonçait des choses avérées. Ledit Jean-PierreD s’est lancé dans une distiction entre la forte imprégnation du quotidien par l’anglais, et son usage pour la définition d’identités collectives. Une telle distinction est trop savante pour moi, et d’ailleurs il me semble que l’un va avec l’autre. Mais c’est un autre débat. Moi je dis simplement, de façon très générale, que c’est un truisme : l’influence de l’anglais (sur les codes sociaux, et donc peut-être sur les mentalités aussi) continue de grandir en France, comme dans le monde. Ceci expliquant sans doute cela, puisque le monde est désormais un vaste ensemble interrelié.

    Tout le reste découle de là : les jeux d’influence, les luttes d’hégémonie entre ces cultures qui se veulent "supérieures", font que la France, ailleurs, essaie de regagner pour sa langue, la part d’influence qu’elle perd notamment sur son propre sol. Après, certains aspects qu’évoquent N_j et Bahia ne sont pas dénués de fondement. Il n’y a pas forcément contradiction avec le propos initial de Jean-PierreD.

  77. Posté par May, le 30 mai 2007 à 21:15

    DOW, I told u sisters (if July is a girl) were going to make moves on you... For your mind only :-) But you ain’t no player, right ? ;-)

  78. Posté par Olivier Stable, le 30 mai 2007 à 22:24

    "Hormis le champ du politique...... Les Français recourrent de plus en plus à la langue anglaise (ou au latin) pour se définir une identité collective"

    Vous devriez soumettre votre découverte à Brice "(de)Hors le Feu", qui peine à justifier concrètement une partie de l’intitulé de son ministère.

    La promotion de l’usage généralisé de la langue anglaise pour permettre la (re)découverte de l’identité nationale de la France serait un concept novateur qui pourrait plaire, sinon à Brice, du moins à son élyséen ami, le NYPD president.

    Bye

    Olivier Stable

  79. Posté par Nietzsche_junor, le 31 mai 2007 à 00:55

    "Tout le reste découle de là : les jeux d’influence, les luttes d’hégémonie entre ces cultures qui se veulent "supérieures", font que la France, ailleurs, essaie de regagner pour sa langue, la part d’influence qu’elle perd notamment sur son propre sol. Après, certains aspects qu’évoquent N_j et Bahia ne sont pas dénués de fondement. Il n’y a pas forcément contradiction avec le propos initial de Jean-PierreD."........................................................................ ;; ; *DOW c est toi qui aurait du avoir le ministere des affaires etrangeres, comme diplomate tu aura été parfait , tu a ce don de pouvoir t accomoder de deux avis contraire , mais que de acrobatie verbal .................................. vous etes en décalage avec la réalité , les jeunes aujoud hui ils sont a donf dans les manga , les américain n ont rien inventer , mais eux par contre sont une pur inventions de l europe , ils vaut mieux parler d occidentalisation , car ce que vous appellez américanisation c est une melange de differente culutre et il n est pas dit que la culture américaine soit la prédominante !.......... Réussir socialement pour certain cela coincide avec Réussir professionnelement , pour cela effectivement l anglais est un Atout .. mais cela c est s adapter , demain dans ce cas on va peut etre commencer a parler Chinois, actuellement l Arabe est tres a la mode , c est impossible de trouver des cours c est blindé de monde .. le Basque est tres a la mode , et les enfant le parle mieux que leur parents , le breton aussi s affirme , le berbere .. enfin bref , le contre coup de la mondialisation c est aussi l affirmation d identite singuliere , régional, voir meme individuel .. je dirais meme que parfois on ne s identifie plus en tant que citoyen d une nation mis simplement en Humain a la dérive ... enfin y a tant a dire et si peu de mots

  80. Posté par Nietzsche_junor, le 31 mai 2007 à 01:01

    je crois qu on peut vivre dans le meme pays et etre sur deux planete diffeerente , deja les américains on une culture qui beaucoup trop indéfini , ou plutot vaste , enfin je trouve pas le mots , c est koi la culture américaine ?? on peut pas la réduire a Hollyood cocacola et mickey mouse ... on voit par exemple en music que si les uns invente les autres inovent ( tin cé trop bo ce ke je dis dé fois ) ... c est difficile de parle de culture national .. alors oui a la littérature Monde ..mais pas a n importe quel prix !... et voila retournement de situation , pirouette cacaouette, je suis pour la littérature monde lol , c est a la mode , je retourne ma veste

  81. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 01:38

    parfois on ne s identifie plus en tant que citoyen d une nation mis simplement en Humain a la dérive ... çà ! çà, çà me parle !

  82. Posté par July, le 31 mai 2007 à 02:24

    D.O.W, goujat que tu es ! Comme on dit la-bas, "tu as verse ma face par terre "devant tout le monde et tu veux me faire la bise maintenant avant de daigner gouter a ma sauce. Non D.O.W, just leave me alone now, tu m’as trop vexee... July

  83. Posté par Bahia, le 31 mai 2007 à 13:09

    Ce que je reproche au propos de JP : ce qu’il écrit au sujet de la France s’applique à bon nombre d’autres pays, ce n’est pas une spécificité française. L’Eurovision en est une excellente illustration puisqu’il me semble bien que la majeure partie des pays utilise l’anglais pour chanter, idem pour le reste. Autrement dit, toutes ces nationalités non anglaises se penseraient elles aussi collectivement de plus en plus en anglais si je suis la logique de JP donc pourquoi ne le relever que pour la France. Ca n’a rien d’extraordinaire, ni de révolutionnaire.

    Dire que "la France est copiée comme modèle en Afrique francophone" (Ngnagna,76) et c’est tout à fait juste (L’Union africaine après l’Union européenne, le cafard libéré au sénégal après le canard enchaîné,...), c’est autre chose que de dire que "les Africains se pensent collectivement en français", formulation que je trouve extrêmement gênante même s’il se réfère à des identités collectives. Mais qui s’intéresse à ces identités collectives à part lui ?

    JP parle d’une étude quantitative mais de quelle étude s’agit-il exactement ?

    Par ailleurs, je ne sais toujours pas qui sont ces étrangers anglophones qu’on force à parler français et encore moins qui est ce "ON". Je ne sais pas non plus dans quels pays ça se passe (post 73).

    "Les documents en provenance de l’Europe n’arrivent pas toujours en français et bien souvent en anglais" (post 74). C’est valable pour la France comme pour d’autres pays et ça rejoint ce qu’a écrit DOW, à savoir que "l’influence de l’anglais continue de grandir en France et dans le monde"

    Idem pour les documents en provenance d’autres organisations internationales comme l’ONU.

    "La France essaie, ailleurs, de regagner pour sa langue la part d’influence qu’elle perd sur son propre sol" (DOW). C’est tout à fait juste et c’est nous, en particulier et en premier lieu, qui assumons le boulot et gratuitement en plus. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis farouchement contre la francophonie qui nous dessert plus qu’elle ne nous sert même si en apparence, elle semble nous servir.

  84. Posté par Bahia, le 31 mai 2007 à 18:43

    En fait, j’avoue ne pas très bien saisir la pertinence de cette étude qui semble si importante pour JP mais cette fois-ci, je renonce à comprendre, je jette l’éponge comme dirait l’autre. Sans doute un problème de non-conformité de logiciel.

    Quant à la francophonie, c’est plus la France que nous qu’elle sert, elle nous colle hélas à la peau comme le boulet au pied du prisonnier. Je rêve de ce jour où tous les pays d’Afrique francophone boycotteront enfin la langue française. Ce serait une révolution et la France ne serait plus que l’ombre d’elle-même.

    Elle n’imagine même pas à quel point elle a rendu service à de nombreux jeunes Africains en délivrant de moins en moins de visas. Ils ont alors compris qu’il y a d’autres alternatives que la France et la langue française. Le quinquennat de Sarkozy va peut-être en réveiller d’autres : Ne dit-on pas qu’"à quelque chose malheur est bon" ?

  85. Posté par Bahia, le 31 mai 2007 à 18:48

    Take it easy, July, just go ahead... La vie continue avec ses joies, ses folies. Un de perdu, 10 de retrouvé...

    La réalité n’est-elle pas plus agréable que la virtualité ?

    Allez, je te bisoute pour te consoler même si je ne te connais pas.

  86. Posté par D.O.W., le 31 mai 2007 à 19:46

    Oh May, you know that : i ain’t no player ! Maybe just too much old for that... We’ve done it all before sis ; But time of the youth is over...definitely ! ;-)

    Still, i’ve got to give back our sisters, their kindness, and the respect they deserve. Ain’t that right ? ;-)

    N_j, j’ai dit qu’il n’y avait pas forcément contradiction. Et d’ailleurs, je n’en vois toujours pas beaucoup ;-) Pour le reste, oui, c’est vrai que tu dis de très belles choses "dè fois" ;-) "Si les uns inventent, les autres innovent", ça m’a beaucoup plu. Il n’y a pas jusqu’à ton retournement de veste qui ne m’ait paru épatant. y a de la classe dans tout ça ;-)

    July : mais non ma July, prends pas les choses comme ça ! Tu sais bien qu’entre nous y a pas drap ;-) Goujat peut-être, mais je n’ai pas "versé ta face par terre", non, quand même pas ! ;-) Sois pas vexée petite soeur, Bahia te le dit : la vie te sourit ! Brille petite soeur, c’est ton destin ;-)

    Bahia (post 84) : on est sur la même longueur d’onde !

  87. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 20:45

    Siou plait m’ssieux dames, ne mélangeons pas tout. Très chère Bahia, vous fîtes dans vos post précédents le procès de la langue française et de la francophonie. Vous attribuez une personnalité de vampire ingrat à un véhicule ??? Attachons nous(tous deux au lit, Bahia et puis ...) plutôt à interagir avec les chauffeurs. Ne condamnez pas l’instrument mais plutôt la main qui le tient, le cerveau qui, via ses flux axonaux fait se mouvoir la chaire. Oups la chair. (interessant labsus)

    Mais cessez(vous et d’autres) donc de nous piétiner les dendrites avec votre haro sur la langue française. Allah n’est pas obligé, et les pays africains pouvent refuser de parler français. Je pense qu’il ya des côtés pratiques à conserver le français dans les pays francophones. (langue administrative héritée du colonisateur). Héritée sous entend qu’il n’est plus là. Maintenant si le peuple en a marre. Qu’il le fasse savoir. Mais y aura du boulot. C’est tout à fait faisable. Mais ne croyez pas pas qu’il y a plus urgent ? Apprenez l’anglais à vos rejetons (mais si l’on suit votre raisonnement ce serait abandonner un joug pour un autre). D’ailleurs je trouve that english is more and more often spoken there ! Mieux, que le peuple parle une langue africaine. Un peuple peut faire plier son chef d’état. Si tout un peuple décide, ou par habitude, ou par convenance populaire, de parler une autre langue que la langue française chargée de mauvais souvenirs, le papa là , y sera seul à parler sa langue. Il ne va qd même pas mettre tout le monde en prison.

    Les langues sont un moyen de communication, d’expression artistique, d’échange commercial, familial et interpersonnel. Certaines langues sont plus usitées dans le commerce, comme le dioula, l’anglais. Historiquement le français est fréquemment associé à la littérature. Qui s’en plaint ? C’est pas des counneries, ya moyen de prendre son iep en écrivant ou lisant du français bien écrit. Et en plus si le fond est à la hauteur de la forme, alors....

    Je suppute que certains africains voient encore le français comma la langue du colonisateur... Eh Hoo !! Fo arretez là ! C’est finit "le temps béni des colonies". Seraient ils victimes d’1 syndrome de stress paranoïde post colonisation/esclavage. Cà plus de 50 ans que la plupart des pays africains sont libres de choisir leur langue nationale. Enfin je crois. L’africain peut aussi choisir de ne pas suivre le modèle occidental, mais y a t il la volonté de tout un peuple ?

    L’autonomie l’Afrique l’obtiendra en empruntant d’autres chemins que celui là seul de la question de ses langues officielles.

  88. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:15

    oué ca marche mais si on veut par exemple que les medecins a travers le monde communique entre eux leur recherche , si on veut que des porte parole des peuple d afrique unissent leurs Voix pour pouvoir unir leur force ils doivent impérativment accorder leur discours au diapason d une langue commune , je ne vois aucun mal a choisir l anglais pour que deux technicien l un japonais l autre Nigérien puissent travailler ensemble, si on apprennait a tout le monde l Anglais cela nous éviterai d avoir ds notice de 15 m de long , SoS, ( cf je ne polluerai plus la terre ) , tu me dira pkoi pas l arabe ou le wollof , ben on a pas le choix , ca va etre plus facile de mettre tous le monde a l anglais et on va pas s etenriser dix siecle sur cet étape ,on en a deja perdu beaucoup trop depuis le temps des prophete ...................................................**............................................. aujoud hui la culture est de masse car l humanité pour la premier fois de son "eksistence" se comtemple elle-meme dans son intégralité et cela grace au instrument de communication que sont l internet ,la télé , l edition/livre , la large diffusion , mais le mouvement qui a aboutit a la mondialisation n est pas apparue avec le 20eme siecle , l Homme le pratik depuis l aube de l humanité , il n a cessé de parcourir cette terre de long en large tel ces continent en dérive perpétuel qui n arrete leur course que le temps d un chaos ... il nous faut impérativement une langue pour nous unir tous tel cet Anneau fantasque ............... on fait avec ce qu on a , prenons l Anglais comme langue transfrontaliere car on en a pas besoin de 50 , l humanité pour se pensée en un tout doit necessairement avoir une langue commune a tous , c est l évolution et notre survie qui nous l impose , c est là que je te rejoins et par la meme me sépare de toi sur ce que tu pense etre un instrument et cela n empeche en rien de porter en soi d autre langue qui a vrai dire ne sont que des variante indéfini d une langage commun a tous ! .................... le Francais n est pas instrument , il est intraseque au francais et a toujours évoluer , dire que le Francais s américanise c est répéter le meme constat que toute les langue et culture de la terre on faite .. s adapter a son environnement sonore en quelque sorte ,celui de la parole ... ici certain pose la langue comme un Etre , une entité figé qui s épaissit par couche succesive pour moi c est quelque chose de dynamique qui est au plus profond de nous , c est nous qui modelons notre langage et si on veut l actualiser dans une forme a usage symbolique tel un discours colonial c est aussi possible, c est multi tache , mais là anglais ou francais , allemand ou espagnol le point commun a tous c est de définir un meme langage quand il s agit de s addresser aux africains ! au final la langue c est un peu comme cette chanson de Moustaki c est " une pierre , un chemin qui chemine , un reste de racine c est un peu solitaire , c es un eclat de verre , c est la vie le soleil , c est la mort le sommeil , c est un piege entrouvert , un arbre millénaire .... le mystere profond , la promesse de Vie ( moustaki , les eaux de mars ) ............................................ .... piouff chui fatiguée catha , j ai pu la force d écrire :( makasch wallou y a plus rien a dire oups a lire ! ...

    sinon pour l histoire vi cé celle du Lapin Moltonel , mais bon je viens justement de te raconter une bonne blague , chui quitte :)

  89. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:25

    par contre la poésie nous enseigne que l interet de l humanité c est d évitez d avoir des langue hégémonique dans cette aptitude unique que l humain a qui est la Art de vénérer des dieux ou des déesse ! ...... y a aucun interet pour qu un Kurde s exprime en francais quand il parle de sa traditions ... au final je m embrouille .. car d un coté y a un coté traditionel profondemment ancrée en France par exemple , la monté du nationalisme est l exemple type .. une fierté francais , l identité national qui fait rectte , et de l autre des gens qui disent que les francais s américanise , alors que jamais la france n a connue de sentiment autant antiaméricain .. y a des paradoxes qui me font penser qu ici on parle la meme langue mais on est incapable de s entendre , y a parfois plus de difference entre deux francais qu entre un francais et un anglais ...

  90. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:31

    et je vous parle meme pas des difference qu il peut avoir entre deux Africain .. la seul trait d union c est la Misere noire ; comme tu dit catha y a plus urgent , ca fait penser au querelle des Trotskyste au manif qui sont incapble de se mettre d accord sur quel Hymne il faut chanter et au final alterne sans cesse entre Cacophonie et Silence , ce trou lexiqual , cette nuit ou Gît l Afrique

  91. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:32

    ben putain je veux pas etre scatologik mais là je vous est gatée lol , y a plus qu tiré la chasse d’O ...

  92. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 22:35

    lapin moltonel...sourire jusqu’au oreilles....C’est ainsi que je la retiendrai maintenant.

  93. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:39

    et si vous avez un pti lapin sous la main n hesiter pas ca les dérange pas cé tite bete d avoir de la merde entre les poils , comme d autre du sang sur les mains !

  94. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:39

    tin on est synchro Catha ;) ... tu m a anticipée ..

  95. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 22:42

    ...ce trou lexiqual , cette nuit ou Gît l Afrique...c’est bien dit çà. té po scotologiq té (procto)logiq tout court. Par contre...

  96. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 22:49

    te rend tu comptes NJ que tu propose ni plus ni moins d’en finir avec ce mythe de la tour de babel ? Ya eu des essais, l’esperanto. Je crois que çà n’a pas marché.

    C’est completement pragmatik d’imaginer un langage commun. Mais lekel ? l’anglais, nous vient de suite car il est deja tres rependu. Mais evidement chak pays conservera sa langue natale(dont gainsbar usait pour explorer les orifices que la nature avait donné à Jane).

    Et je pense qu’il est raisonnable d’imaginer une dizaines de sous langues principales. Mais n’est ce pas deja ce qui se passe officieusement ? Il manque effectivement à l’Afriq de se decider sur 2 à 3 langues continentales.

  97. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 23:04

    est ce l’orage qui vient d’eclater fendant le ciel en 2, et deversant sur nous pauvres mortels, toutes les larmes des enfants violentés, des fems pleurant de leur mari le dc, des ours bruns ayant perdu leur lapin moltonel ? Autant dire que çà rince un max !!

    Ou est ce de t’imaginer derriere ton ecran en ce moment, toi, moi qui frôlons les touches des nos claviers(çà m’fait bizarre), jouant une symphonie de l’improbable, alternant concordances et dissonances, silence et cacaphonie(tu a commencé avec le scato...)

    Un peu comme ces êtres humains, qui essaient pitoyablement de communiquer malgres leurs differentes langues, malgres leurs différents us.

    Ils ont la superbe de ces seigneurs déchus.

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