
Bessora (photo), née d’un père gabonais et d’une mère suisse, a vécu à Bruxelles, à Genève et à Paris. Cosmopolite et éclectique, elle vient, ainsi qu’elle le dit elle-même, filant la métaphore matrimoniale, de donner naissance à son cinquième enfant, un roman offensif : Cueillez-moi jolis Messieurs. Amatrice de calembours parfois déconcertants, Bessora met en action un duo de femmes au bord de la crise de nerfs : Claire et Juliette.
La première, abandonnée par son mari volage, constate qu’il lui a laissé en guise de présent, un explosif à retardement sous la forme du virus du Sida. Elle ne veut pourtant pas se résigner à cette réalité, et multiplie inutilement les tests de détection du VIH. Elle refuse, davantage par dépit que par « bravitude », le protocole médical prescrit par son médecin. Quant à Juliette qu’elle héberge, une belle écrivaine un rien hypocondriaque et aux narines frémissantes, elle l’agace ! Juliette, revenue de Genève, séparée elle aussi du père de ses deux enfants, anime des ateliers d’écriture. Voulant s’établir à Paris, elle se heurte aux assistantes sociales et ne supporte plus ni la cohabitation avec Claire ni la fuite permanente des hommes qu’elle rencontre. Si on peine parfois à suivre les évolutions des deux personnages et les tensions qui les divisent, il y a, entre ces femmes de caractère, un refus de se soumettre.
A demi-mots, le lecteur comprend ce qui met leurs nerfs à rude épreuve : l’impasse sentimentale dans laquelle une société disloquée et hyper individualisée enferme les gens. Les hommes qui défilent autour des deux jeunes femmes, Luc, Jean-Guy, Léon, Moussa et Benoît sont transparents, paraissent incapables de susciter la moindre volupté ou d’exprimer la moindre volonté.
Cette tendance à l’indécision est frappante chez Olivier. Alors que la fleur Juliette attend impatiemment qu’il l’accueille et la cueille, le piètre laboureur se rétracte et implore un délai de réflexion.
Le champ urbain, désespérément stérile nous dit Bessora, est marqué par l’assèchement des désirs et par la tension permanente des rapports tant sociaux qu’individuels. « Courage, fuyons ? » Non ! L’auteure se tourne poétiquement vers l’avenir, et ne renonce pas à dessiner, dans les blancs et les mollesses de l’histoire contemporaine, une perspective plus acceptable. A l’un de ses personnages, elle conseille, laconique et ronsardienne : « Rose, cueillez votre jeunesse ! »
(Cueillez-moi jolis Messieurs, Bessora – Gallimard, Collection Continents Noirs – 2007 – 300 pages)
Copyright Eugène Ebodé, avec son aimable autorisation - Texte parallèlement paru ce jour au Courrier de Genève.
Si écriture-là Eugène c’est pas dribbler le plaisir du lecteur pour lui donner la faim du livre c’est quoi même ? J’ai déjà dit dans ce village que Mabanckou a montré la voie, il y a beaucoup d’autres Renaudot qui dorment dans les manuscrits ou livres des auteurs comme Tchak, Ebodé, Bessora, Biyaoula, Boundzéki-Dongala, Diome, Waberi... je freine ma langue. Il faut sortir les littératures africaines d’expression française du rayon sous le manteau que l’on appelle poliment "Afrique" pour les laisser entrer dans le rayon Littérature ! Au fait eugène, peux-tu me redire dans ta langue-là l’expression intraduisible que tu nous avais donnée en exemple il y avait quelque chose comme mwendu... katekala. J’ai trouvé ça émouvant d’entendre ta langue maternelle. Et j’avais tout compris dans ma propre langue ! C’est fou comme les langues bantou peuvent être si lointaines mais pourtant si proches dans ce qu’elles ont à dire !
Donc tu veux dire que tout le monde aura le Prix Renaudot ? Tu rigoles ! Tu crois que le Renaudot c’est comme le ridicule Grand Prix littéraire d’Afrique noire que donne le père Jacques Chevrier aux négros et que tout le monde a eu parce que pas de concurrence et pas de liste des sélectionnés ???
Il n’y a que 3 lauréats Renaudot africains depuis la création de ce Prix en 1926, j’ai vérifié : le malien Ologuem en 1968, l’ivoirien Kourouma en 2000 et le "franco-congolais" Mabanckou en 2006, il l’avait raté de peu en 2005 avec son fameux "Verre Cassé" et c’est avec "Mémoires de porc-épic" qu’il l’a eu. Pour le prochain africain j’ai bien peur que nous allons devoir attendre longtemps !
Décatien avec des idées aussi décaties, j’ai bien peur que tu sois dépassé. Les écrivains africains travaillent et avancent même s’ils ne passent pas tous chez Poivre d’Arvor ou FOG. Ils deviennent de plus en plus exigeants avec eux-mêmes ! Il y a des belles pages qui s’écrivent. Je ne pense pas que Alain soit le dernier. Au contraire, il a donné aux autres l’envie de se surpasser. Nous ne sommes plus à l’époque des écrivains tels que Letembet-Ambily avec son Europe inculpée qui était plus un exercice scolaire que de la littérature. Il y a un vrai travail de fait sur la langue par la jeune génération ! Au fait décatie, Tchicaya U Tam’si, Sony Labou Tansi s’ils avaient été encore de ce monde tu leur donnais quoi un prix en peau de banane ou quoi ! Walaï arrête tes cochonneries ou j’appelle Lasana ! Tu es encore de ces éditeurs qui continuent à prendre les écrivains africains pour des écrivains de seconde zone ou quoi ! Tu fais dans l’eugénisme littéraire alors ? En outre, il faut être gonflé pour cracher sur Jacques Chevrier quand on sait le travail qu’il a abattu pour faire connaître certains écrivains africains. Que l’on aime ou on aime pas, moi j’ai un profond respect pour Jacques Chevrier qui est humain et très pudique contrairement à certains prédateurs des milieux littéraires ! Ils ont des joues roses, le costume impécable, le noeud bien serré de suicidé, comme dirait Mabanckou dans ses propos coupés-décalés, ces négriers modernes qui régissent le marché à la criée de la littérature.
Alors si je suis votre logique décatie, il faut arrêter d’écrire après Alain Mabanckou, car il ne va plus y avoir de prix Renaudot ! Walaï ! Décatie-là, ya quoi-même c’est l’homme qui a peur sinon y a rien ! Il y a des écrivains exigeants qui travaillent pour casser la porte fermée-là de la Littérature pour sortir de l’exiguité littéraire ! Il faut que Alain continue son travail d’écriture, son rôle est bénéfique puisqu’il pousse les autres à se surpasser.
Donc, à part Mabanckou, il n’y a pas d’écrivains africains dignes d’avoir des prix français et même d’avoir le Nobel ? Le Renaudot est certes prestigieux, mais il ne s’agit que d’un prix littéraire...français. Or, je sais par exemple que dans l’espace anglophone, le booker prize est un prix qui a plus de portée que n’importe quel prix littéraire en France. Il se vend à des millions d’exemplaires, puisque son rayonnement se répand dans tout le commonwealth. Comme disent les Ivoiriens "pardonnez" ! L’intelligence ne s’arrête pas à un prix. Si méritant que soit le lauréat, Il ne faut pas mépriser les autres. Avant Alain, il y a eu Ouologuem et Kourouma. Après lui, il y aura d’autres. Le complexe du colonisé, c’est de croire que le blanc est le grand manitou et que s’il décerne un prix à un nègre, c’est que tous les autres sont mauvais. Bessora est un écrivain qui ne crève pas l’écran, mais c’est un écrivain qui fait son chemin et ce qu’elle écrit mériterait à chaque fois - si l’on s’en tient à la qualité des textes des deux derniers Renaudot africains - un Goncourt. Décatien, tu ne lis pas les auteurs africains. Si tu as cette curiosité, tu verras qu’ils ne se comptent pas du bout des doigts ceux qui peuvent un jour avoir le Goncourt.
Boni Bio.
Le livre de Bessora vaut à lui tout seul des commentaires. Il ne faut pas détourner le sujet. Il ne s’agit pas de prix ici, mais de Bessora. Sa Juliette n’a pas plus quitté son mari que celui-ci ne l’aurait quittée. Ses deux enfants sont de pères différents, et son mari, lui, il est mort. Elle n’arrive pas à l’oublier, elle va au cimetière pour se confier à un baobab en disant "Mon cher baobab" (on peut dire que l’année africaine est l’année du baobab pour la rentrée littéraire 2006-2007). Quant à Claire, c’est son amant, celui qui lui a refait les seins après la mort de son mari, qui lui aurait refilé le virus du sida. La scène où elle dit sans hésiter à ce médecin qu’il a le virus le prouve d’ailleurs, car après la mort de son mari, elle n’a eu de rapport qu’avec lui. C’est un roman pas facile à résumer, cruel, cru en maints endroits, mais plus souvent drôle. Dans le style Bessora.
Pour Claire, je disais après la mort de son mari, c’est plutôt après le divorce
Il faut savoir ne pas élever ces prix, au-delà de ce qu’ils sont. On peut être bien content que le Renaudot revienne à Mabanckou. Mais qui ici peut sérieusement dire que Mabanckou est le meilleur écrivain africain francophone vivant ? Qui peut sérieusement dire que son Porc-épic est le meilleur roman africain de l’heure ? Les prix valent ce qu’ils valent. Ils portent leur part de contingence, voilà tout. Que Mabanckou vende autant qu’il veut d’exemplaires (j’ai acheté le mien), et qu’il soit heureux. Mais de grâce, qu’on ne fasse pas de lui une barrière qui nous empêche de voir nos autres talents, nombreux. Il faut arrêter avec la flagornerie qui entretient la stagnation.
Et concernant Bessora, j’avais acheté son "Deux bébés et l’addition", et depuis, je n’ai jamais pu franchir le cap de la dixième page. Paraît que la drôlerie légère c’est sa marque de fabrique, moi j’accroche pas trop. Je préfère la sombre densité de Miano.
D.O.W. Merci, pour tes paroles pleines de bon sens. Je n’achète pas que les livres d’Alain Mabanckou. J’aime les livres, les écrivains et les gens qui lisent. Ce n’est pas rendre service à Alain que d’en faire une icone ou un "gris gris littéraire". L’enfermer dans les seules limites de son lectorat hexagonal c’est le plus beau foutage de gueule que l’on puisse lui faire. Estimons nous heureux qu’il y ait beaucoup plus de jeunes africains qui écrivent des textes qui nous procurent de l’émotion ! Et c’est tant mieux comme ça ! De ces talents, il faut aussi parler. Maintenant Place à la littérature !
Arrêtez de me faire dire ce que je n’ai pas dit ! Jamais je n’allègue qu’après Mabanckou aucun auteur africain n’aura le Renaudot. Je constate simplement après avoir lu certains comme Bessora dont il s’agit ici, que le niveau de l’écriture et la langue ne sont pas à la hauteur d’avoir quelque prix que ce soit. Renaudot ou pas, les écrivains africains se vautrent dans une sorte de ridicule contestataire qui les confine à des pseudo-rebellions de Nègres qui n’ont rien à voir avec la littérature créatrice telle qu’on aimerait en avoir d’un artiste. Rien à faire de Mabanckou, mais je reconnais que l’auteur est bourré d’audace, il laisse en plan les jérémiades pour se concentrer sur la création pure. De grâce, épargnez-moi vos coups, bloggons en toute sérénité, tout le monde en apprendra.
ça c’est une réflexion à l’emporte pièce. Es-tu sûr de te relire, mon cher Décatien ? Te dédire en l’espace de deux heures avec autant de fougue qu’un arracheur de dents est plus que suspect. En tout cas, je n’ai pas encore lu Cueillez-moi..., mais j’ai lu 53 cm, Deux bébés et l’addition et je peux te garantir que c’est loin, mais alors très loin d’être de la mauvaise littérature. Même si le style est sobre, cela ne veut pas dire que cela manque d’élégance, ni d’efficacité. Ne dis jamais, mon chou Décatien, qu’un auteur ne peut avoir un prix juste parce qu’un de ses textes ne t’a pas plu !
D’autre part, je suis heureux d’entendre des choses qui, d’ordinaire, ne se disent pas dans ce blog. Les prix, c’est bon et même très bon : ça permet d’arracher de l’ombre des auteurs qui ne sont pas connus par la masse et qui ont un talent certain. Mais attention aux artifices, parce qu’il y a des fabrications qui, dans la durée, se révèlent comme une véritable escroquerie...intellectuelle.
Car, les mêmes qui, hier, vous ont fabriqué ou porté aux nues, peuvent être encore vos bourreaux. Et ce milieu, ainsi que celui, très inconsistant du show biz, est très dangeureux. Hier, c’était Yambo Ouloguem, aujourd’hui, il est le pensionnaire d’un asile de fous. Hier, c’était Kossi Efoui, aujourd’hui, il est devenu invisible. Hier, c’était Fatou Diom ; aujourd’hui, c’est le calme plat. Hier, c’était Calixte Béyala. N’eut été sa hargne, elle serait aujourd’hui déjà comptabilisée parmi les gloires passées. Aujourd’hui, c’est au tour de Alain Mabanckou. J’espère qu’il tiendra le flambeau et ne rejoindra pas, après quelques années, le cimetière des gloires passées. C’est tout le bien que je lui souhaite.
Boni Bio
Via Decatien, on entre dans la dictature des prix littérataires. Si on paraphrase, les meilleurs talents ont des prix, les autres moins talentueux n’ont que dalle. Conclusion, pour contredire DOW, puisque Mabanckou a des prix, il est le meilleur (dixit Decatien). On va attendre longtemps pour avoir un autre prix vu que les autres ne sont pas au niveau, dixit Decatien. Déductions un peu exagérées et soupoudrées de culte égocentrique projeté vers son préféré non ? Que dire de Boni qui déclare rectangulairement que Bessora ne crève pas l’écran ! mais ça veut dire quoi au juste ? C’est quoi le baromètre ?
N’importe quoi, Boni Bio ! C’est vrai que ce sont les prix qui font sortir les écrivains de l’anonymat mais c’est aussi à eux de se maintenir à un niveau d’écriture qui confirme leur talent. Ouologuem, après Devoir de violence, accusé de plaggiat par ailleurs, aurait dû nous en donner un autre, il ne l’a pas fait. Quant à Fatou Diome que vous citez aussi, avez-vous lu Kétala chez Flammarion ? un bouquin digne d’une dissertation d’un gamin de six ans. Rien à dire de Beyala. Voyez la personne, vous comprendrez que ce n’est pas un auteur. Pour ce qui est de Mabanckou, j’ai préféré Verre cassé à Mémoires de porc épic mais ce n’est pas moi qui décerne les prix.
Comme le prouvent ses analyses, ce Boni Bio est un écrivain qui ne crève pas l’écran, c’est tout. Il te faut un dessin ou quoi ? Il faut lire entre les lignes : tu apprendrais des choses ! Boni Bio souffre beaucoup dans l’ombre, et il attend avec impatience la chute de Mabanckou, ce Boni Bio. Et paf, c’est un autre qui sera à la une, pas lui, mais le grand Florent Couao-Zotti du Bénin qui est un des meilleurs et des plus profonds !
Bon, je me retire de la discussion : je ne peux pas me permettre de me risquer dans ce débat à deux sous avec des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Vous vous prononcez sur un écrivain en vous attaquant à sa personne ? C’est de Beyala que vous parlez comme ça ?
Cher Alain, Mabanckou, la dérive est belle sur ton blog !
Boni Bio l’écrivain, c’est toi qui a cité le nom de Béyala ici, et il n’y a que toi qui l’a citée ! Attention donc à ta mauvaise foi et à tes calculs mesquins !
bon alors mes enfants dont j ai accouchée depuis peu ? a peine sortit du ventre de votre mere et deja vous délirez ? .. althu et spino au lit , sa suffit vos connerie lol .. la littérature c est comme la music affaire de gout .. la seul vérité c est l opinion majoritaire ! , un prix c est pas fait pour hierarchiser des talents maais pour stimuler des ventre , c est pas un 100m aux jeux olympiques !....
lol le double lapsus ... gg ... stimuler des Ventre au lieu de Simuler des Ventes ... c est dingue ce que l inconscient peut receler !! hein Althu ? tu t y connait toi en inconscient !!
Ca se voit vraiment que la Mabanckou est venu foutre la merde dans le microcosme litteraire negre. D’ou la question comment ecrire apres Mabanckou tient vraiment la route. Car comment concevoir qu’on poste un sujet sur Bessora et voila qu’on nous ramene au Renaudot de Mabanckou. Et d’entendre encore ces propheties du genre attention la chute de Mabanckou risque d’etre plus douloureuse que son elevations. Mais pourquoi cherchons-nous toujours a predire l’avenir au lieu de nous contenter de savourer l’instant present ? pourquoi les Boni Bio oublient-ils que Mabanckou n’est pas ne de la derniere pluie, que Verre Casse ou Memoires de Pors Epic ne sont pas ses premiers livres, qu’il a une longue oeuvre derriere lui avec les bleu blanc rouge et consort. Pourquoi ces mise en garde quand a la fois le public et la critique admettent que l’ecriture de Mabanckou est arrive a maturite d’ou son succes et sa consecration. pourquoi lui predire un destin a la Ouologuem alors que Mabanckou la quarantaine a peine franchit est peut-etre parti pour devenir un incontournable de la litterature negre sinon francophone. Je dis non a ce discours pessimiste et a ces constantes mise en garde de gens qui ne savent plus comment ecrire apres Mabanckou. Je dis aujourd’hui que grace a mabanckou la jeunesse africaine a aujourd’hui un repere. Car autant pour la generation des Mabanckou les reperes furent les Kourouma, Sony, Lopes, autant pour cette nouvelle generation il manquait de veritables ecrivains sorti du lot pour leur dire, qu’au 21e siecle on n’ecrit plus comme il y a 30 ans.La litterature a evolue, Mabanckou l’a compris, alors souhaitons lui bon vent et bonne creativite. Mais bon je m’eloigne du sujet, revenons plutot a Bessora.
Boni j’espère que tu liras ceci. J’aurais aimé que tu m’expliquas ton concepte de l’auteur qui crève pas l’écran, car je suis de ton avis sur la superficialité des prix littéraires. Si on prenait exemple dans la musique, soul makossa de Manu Dibango reste à ce jour, le seul album Africain à avoir été no 1 aux USA (1970s). Mais on ne peut pas dire qu’il soit thématiquement, musicalement supérieur à Lady/shakara de Fela, sorti à peu près au même moment. Les prix valent ce qu’ils valent et c’est une erreur d’y voir l’affirmation d’une suprématie quelconque. Juste qu’une bande d’individus décident qui est no 1, point barre !
Mon Dieu, voilà quon me prend pour Florent COUAO-ZOTTI. Je sais quau Bénin, on est pays du vodun, mais il est difficile de se transformer en une autre personne. Florent qui est de huit ans mon aîné m a envoyé, justement sur ce blog, des bananes pas mures il y a quelque temps. Si vous voulez, je vous donne mon adresse entière :
Nom : BIO Prénom : Sébastien Boni Mon mail est : bioboni@gmail.com numéro tél : (229) 97 72 66 68 Je suis professeur de français au CEG GODOMEY, banlieue de Cotonou.
Boni Bio, mais qui donc t’a pris pour Florent Couao-Zotti ici ??? Et puis ton numéro est faux, je viens d’essayer, c’est pas toi. Il y a une femme qui dit "Boni Bio c’est qui ohh ?!"
Alors cesse ce petit jeu mon gars, il y a Bessora qu’il faut commenter ici !
Pour l’anonyme du post 18. Si certains africains francophones vont jusqu’à se demander comment écrire après Mabanckou, je vous dirais alors de cesser de regarder la littérature dans le petit prisme de votre peau et lisez ce qui s’écrit ailleurs dans le monde chez les Chinois, les Japonais, les Russes, les Américains, les Australiens et les Africains maghrébins, anglophones, lusophones. Vous ne semblez pas du tout respecter votre littérature si vous estimez qu’à ce niveau la barre est déjà trop haute. Mais comme vous le dites, il faut revenir à Bessora. Je l’avais déjà souhaité. C’est gênant qu’on se mette à discuter sur Mabanckou qui est plutôt dans la logique de l’ouverture : il fait de la place aux autres, il souhaite que vous les lisiez, sinon il n’en parlerait pas sur son blog, ce ne sont pas les sujets qui manqueraient.
Je signale à l’anonyme du post 19 que Ya Henri Lopès est encore en vie. Il ne faut peut-être pas l’enterrer si vite ! Ce n’est pas parce qu’il n’a pas de Renaudot que Le pleurer-Rire qui pour moi est de loin son oeuvre la plus aboutie, comparaison faite avec sa, Lettre à ma grand-mère bantu qui est maladroit et truffé de jérémiades pour justifier son coup de bravade contre Senghor. Depuis que l’étiquette d’anti-francophone lui colle à la peau, il se bat comme un pauvre diable pour se justifier et retrouver toute sa place dans les structures de la francophonie. Je trouve qu’il n’en a pas besoin dans la mesure où son oeuvre plaide pour lui. Jai trouvé Lettre à ma grand-mère bantu un peu court et sans talent à mon goût ! Ceci dit, je persiste et signe en disant qu’il est insultant pour les autres écrivains Africains que de leur mettre un écran de Renaudot sur les yeux pour déprécier la qualité de leurs écrits ! La littérature ne s’arrête pas au Renaudot. Et fort heureusement qu’il y a d’autres pays que la France. Je ne pense pas que le procès fait à ces jeunes talents tienne la route. Ils écrivent dans l’urgence. Celle d’une Afrique qui pousse, presse pour le changement. Ils ont le droit de choisir leur engagement. Personne n’a jamais fait de procès à Sarte parce qu’il s’était engagé aux côtés des travailleurs de Renault. Alors, que certains écrivains africains pourfendent les dictatures, la France-afrique, je pense que cela fait partie de la liberté d’écrire. Ils n’écrivent pas à la commande. Si vous voulez un publi-reportage décatie adressez vous à l’adiac mon cher décatien ! Cette boîte est réputée pour ce genre de basse besogne et la qualité de ses écrits où le sujet se dispute avec le verbe et le compliment ne sont plus à prouver. Toutes le dictatures africaines se le disputent ! Vous voulez une Littérature qui vous serve du bon sauvage ou quoi ? Si j’avais été Alain je ne prendrais pas vos propos à son sujet comme un compliment. Car j’y sens des relents d’un paternalisme qui ne dit pas son nom. C’est comme si Alain était un écrivain doudouiste ! Ce qu’il n’est pas ! Il faut que s’arrête cette sorte de jacobinisme littéraire parisien qui veut que la France soit le trou du cul du monde où tout se décide en matière littéraire ! Gibrane n’a pas attendu Paris pour nous gratifier de belles pages de littérature, Ibn Kaldun, Ibn Battuta, Ibn sina... ça vous dit quelque chose ? On peut continuer à en citer. Je pense que c’est parce que nous continuons à entretenir ce jacobinisme que nous faisons du tort à la Littérature !
cher amis du village sortons de toutes ces discussions stériles, faisons place à la littérature.
Toutes mes excuses, N_J. Je m’adressais à l’anonyme, donc post 19 (et non 18).
"Gibrane n’a pas attendu Paris pour nous gratifier de belles pages de littérature, Ibn Kaldun, Ibn Battuta, Ibn sina" .. et des femme aussi qui fleurissent tel des roses malgré les bombes et le sang qui coule autant que le pétrole !
HAyat Sahrara ... poetesse et universitaire IRakienne qui c est suicidé avec ces deux filles a ne plus savoir que choisir entre survivre ou ecrire dans une irak ou l embargo a meme fait disparaitre les minie de crayon en Graphite pour risque de fabrication d arme de destruction massive ! .. a nazek Al-malaêka une poetesse hors norme et exilée comme un ange errant , a Darwich refugié en terre pharaonique " en Egypte les heures ne se ressemblent pas .. chaque minute est un souvenir que renouvelle les oiseaux du nil ... " ou méditant dans un théatre abandonné de Beyrouth...........
pas de souci juliette comment j avais la tete en l air je l ai pas pris pour moi , maintenant j entend une music dans mon crane qui résonne ...Au pays des merveilles de Juliette ...( yves simon ) .. !
"(Cueillez-moi jolis Messieurs, Bessora – Gallimard, Collection Continents Noirs – 2007 – 300 pages)"..... ; puisqu il faut revenir a la littérature je dirai que le livre a l air interessant mais je vois pas pkoi Gallimard la mis en collection contient Noirs ?? .. la littérature évolue , lecteur , auteur .. mais l editeur j ai des doute .. avoir créer une collection noir ca a un arriere gout de colonialisme ! et ca permet de faire des collection littéraire non plus en fonction des Gout ou "genre" mais des couleur ! ..
D’accord avec la liberté d’écrire. Mais le débat est faussé quand des auteurs comme Bessora sont accusés par des ayatolahs, de n’être que de seconde zone, de manière un peu hative. A chaque écrivain sa thématique, sa personnalité, ses horizons et surtout ses interêts ! Dire que les Bessora doivent reapprendre à écrire est d’une arrogance ! Je n’ai pas lu son dernier mais deux précédents, et je me suis régalé. Il faut tuer l’idolâtrie pour libérer les énergies et encourager l’individu. Bessora et les moins médiatisés, construisent de belles oeuvres, dans la discrétion. Le temps séparera les talents, et non les sanctions sur des blogs.
Je suis allé feuilleter les 2 Bessora que je possède. Rien que 5 minutes de lecture pour me raffraichir la mémoire. Impressions :
Originalité dans le style ? yes
Esthétique indépendante ? yes
Thématique enfermée dans un courant donné(l’Afrique qui pleure) ? pas les 2 que j’ai.
Plume brillante et hilarante ? yes
Je suis d’accord avec Nietzsche_junior sur "Continents noirs" de Gallimard. En effet je ne vois pas ce que Bessora fout dans cette collection que Nietzsche qualifie de "colonialiste", "un arrière gout de colonialisme", dit-elle . Si mes souvenirs sont bons, cette écrivaine avait publié ses livres ailleurs au SERPENT A PLUMES,DENOEL), non ? Alors pourquoi elle va s’enfermer dans une collection pour africains au lieu de s’ouvrir ? Mystère !
"Il faut tuer l’idolâtrie pour libérer les énergies et encourager l’individu".. c est tres Nietzschéens ca lol ! spino mon enfant tention ! pâs de dérive moderniste !!! :) .. quant au temps il ne sépare que les mort des vivant , le lecteur tirera le bon Grain de l ivraie , et a moi l ivresse .. yeahh let’s Rock’n roll !!!
Ouai ! cette ivresse qui dure le temps des charts top 40 et fait dire à certains que le monde se divise désormais en 2 ères, l’avant et après Mabanckou (non mais !), et qu’il faille que les pieds nickelés comme Bessora (puisqu’elle est le sujet du jour), aillent se récycler en écriture, car l’après Mabanckou est trop trop top. Non mais qui puisse croire en de tel délires ? Le temps a la facheuse tendance de produire la clarté que l’ivresse du succès tend à obscurcir.
l ivresse est ephemere sinon ce n est plus l ivresse mais une détresse ... c est deleuze je crois qui notais que la russie a perdu sa littératrue du jour au lendemain et le peuple ne s en est meme pas rendu compte .., chaque "foyer" de production littéraire a ses phase sombres , d errance .. .... il n y pas d avant ni d apres Mabanckou .. il y a "un" mabanckou qui a produit "une" oeuvre dont seul le lecteur pris lui dans son individualité est l unique et le seul juge !point bar ! ... le reste c est un peua l imag de ces prof qui enseigne la philo comme un déroule un metre (maitre ? ) ...
A chaque fois que j’entre dans le blog de mabanckou, je suis choqué par l’enfantillage des propos de ceux qui interviennent sur ce blog .Je suis contre ce terrorisme littéraire où la montée d’un écrivain doit condamner les autres écrivains à un oublie inexplicable.Mabanckou est un grand écrivain,mais pas le plus grand de sa génération.Où allons-nous laisser le djiboutien WABERI,le congolais Biyaoula,la camerounaise calixthe beyala plusieurs fois recompensée par l’academie française...Pourtant VERRE -CASSE est un livre qui ne me quitte plus,mais si l’on me demandait de citer un chef-d’oeuvre dans la littérature congolaise, je dirais LA VIE ET DEMIE.dites-moi Senghor a eu quel prix littéraire ?Et Cesaire ?Voulez-vous dire que Chamoiseau et Glissant sont plus que Cesaire pour avoir obtenu le goncourt.En littérature,les prix sont des simples encouragements qui ne font pas le talent d’un écrivain.En littérature chacun porte ce qu’il peut à la mesure de son talent.On ne compare pas.Faudrait que mabanckou se mettent lui-meme à vous expliquer certaines choses.
...Et qu’il nous explique aussi qu’on peut avoir du talent et gagner des prix littéraires : ce n’est pas incompatible... que les Prix littéraires ne veulent pas toujours dire manque de talent ou médiocrité... Que ceux qui n’en n’ont pas eus ou qui sont inconnus ne sont pas forcément des génies dans l’ombre, des grands écrivains incompris. Et qui nous dit que le Temps travaillera pour eux ? Rien ! Il faut que, il faut que, il faut que, il faut que, il faut que, que, mais finalement il faut que ce Mabanckou nous explique tout ! Comment il fait pour prendre des balles en pleine poitrine et de continuer ainsi sa route...
Le voyou, il est malin : il nous rend fous, je l’imagine en train de rire quelque part en Californie !
C’est déjà fausser le débat littéraire que de le ramener aux histoires de prix. C’est encore le fausser davantage que de le circonscrire au sein d’une communauté qui n’est pas si considérée que ça au sein de la communauté littéraire mondiale. Et c’est avoir tout faux que de parler des littératures issues d’une communauté marginale ou marginalisée comme si les grands apports littéraires du moment venaient de là. A trop le ramener à Africains francophones, le risque c’est d’oublier la littérature. Cela devient un débat ghetto, finalement sans intérêt quand on lève la tête un peu plus haut.
...et moi qui croyais à une simple ivresse ! Ça c’est carrément orgiaque.
"Et c’est avoir tout faux que de parler des littératures issues d’une communauté marginale ou marginalisée comme si les grands apports littéraires du moment venaient de là"
si MR Sarte Major devient Major Tom and the spiders From MArs il saurait qu en levant les yeux il verrait une voute celeste ou les foyers sont des etoiles , c est a dire a un monde a elle seules ! une culture propre a un creuset ou ghetto n est pas necessairement péjorative .. le Blues , le tango , le flamenco sont des muscic issus de "ghetto " , il y a ds ghetto structurel et d autre culturel :) ... amen
Bien parlé, Chère Nietzsche_junior !
Ecrivains, cessez ces écrits vains ! Les prix sont les bons points de l’école, devenu grands. Messieurs, votre littérature existe pour elle même et pour le monde entier. Ne doutez jamais de sa légitimité. C’est vrai que la littérature française a ses lettres de noblesse. Et qu’un prix littéraire est probablement une distinction, un coup de pouce et de pub ou bien encore, plus vicieux un argument commercial. Moi je ressent que ce qui est important c’est la reconnaissance... La reconnaissance de ses pairs. Après le reste... "Vanité, tout n’est que vanité"(je remercie d’avance qui saura me le rappeler en latin, çà sonne trop même !) Rassurez vous mes dames, je fis exprès de vous omettre. Pour vous faire réagir ! Vous êtes si craquantes lorsque vous vous offusquez ! Bien sûr la littérature africaine doit compter avec ses filles. Qui en plus d’être belles pondent des ouvrages de qualité. Je découvre, après Beyala et Diomé, Miano. Et comme Dow(je confirme le savon c’est bien dove et mon calembour était un jeu de mollet ou mot laid ?)que j’apprécie. Cà lui convient trés bien, sombre densité. Vous savez comme moi, qu’il ya des modes, des tendances. Que les réputations se font et se défont. Et pi que comme souligné plus haut, c’est une question de gout. Vous m’apprenez que la littérature des auteurs noirs est prolifiques. Mais faîtes donc ! Donnez moi votre prix et il sera le mien ! Créez donc un prix. Que les intellos(noirs pour la plupart si j’ai bien tout compris) de ce blog, plutôt que dissertez sans fins via le réseau interpasnet(je suis dedans moi aussi !) fassent un prix. Non pas un prix Une distinction ! Le fric ne sera pas une motivation. Proposer l’édition de x exemplaires avec un partenaire éditeur, pour le script retenu. Encore que... Je me demande... Je sais l’importance à connaitre le nom du village d’où l’on vient et éventuellement d’en être fier. Mais la littérature devrait elle s’encombrer de distinctions raciales ? De provenance ? C’est utile pour faire des rayons à la fnac. Mais c’est déjà calamité ces affaires de races là, blanc noirs. Mais merde ! Pas d’apparteid littéraire. Bon stop ! Discuter c’est bien, convertir c’est à mon avis de l’abus de pouvoir. Pour conclure, le temps fera office de tamis au vrais talents.
Merdum ! J’ai oublié de signer. c’est moi le post au dessus. Comme Nietschy, que je découvre bonne vivante dans son chaos, je rappelle qu’à l’instar des stars(pour reprendre ce theme qui vous est cher, très chaire) et de leur public, ce sont les lecteurs qui récompensent et font d’un écrivain un grand auteur, dans le temps et l’espace. Ah oui j’oubliais, Nietzschy, je vous stimule le ventre où vous voulez quand vous voulez.
Vanitas vanitatum omnia vanitas
Dans les suite de ces histoires de prix reflets ou pas d’un talent littéraire...
La question que je vous poserai plutôt est pourquoi écrivez vous ? Qu’est ce que vous mettez dans l’écriture ? Que cherchez vous ? Le fric, le prestige, la renommée, le partage, assouvir un besoin, une envie... Quelles sont vos motivations ?
Des fois je rêve de savoir écrire.Je rêve de me faire hara-kiri au dessus d’une feuille blanche. Coucher mes trippes sur le papier. Joncher cette feuille ou mon écran d’éclats encore chauds de ma cervelle. De fragments de mon intimité créatrice.Je verrai presque l’écriture comme un acte sexuel. J’éjacule mes pensées, j’explose, je me vide. Puis finalement, j’accouche... Libéré.
A spinoza senior merci pour la version latine.
Promis, aujourd’hui, j’achète mon Bessora et je viendrai dire un mot par ici. Je dirai en sachant de quoi je parle.
Walaï arrêtez de vous marcher sur la langue ! Achetez d’abord les livres après vous viendrez sortir votre palabre-là avec vos longs bics-là ! blablablabla ! Walaï ya quoi même hein ! yana qui parle de livre qui n’ont pas lu comme un commerçant qui vend une perdrix dans un sac ! Walaï je dis achetez d’abord après vous allez parler au lieu de déparler tout le temps sur livre que vous n’avez pas lu !
Hélas, Bakouanga Kamuleta, tu es un peu responsable du tour qu’ont pris les échanges. Dès le premier post qui est de toi, tu es parti sur la piste des prix, en déparlant. Heureux de constater que tu reviens à l’idée qu’il faut lire d’abord les livres avant d’en parler. Moi aussi je vais faire comme Chaka_Junior, je vais acheter ma Bessora aujourd’hui et je reviendrai s’il y a encore de la place ici pour en dire un petit mot. J’ai lu des articles dessus : Nouvel Obs, Monde, Humanité. En fouillant sur le net pour m’en faire une petite idée. Tout donne envie de lire en tout cas !
L’HUMANITE :
"Ne s’agit-il pas, avec « Cueillez-moi jolis messieurs », d’un brillant exercice de style puisque cohabitent dans le même livre deux types d’écriture radicalement différents ? Bessora réussit, sous couleur de sociologie et d’études comparatives de deux sociétés et de deux caractères, à traiter des questions essentielles sur une large palette."
Muriel Steinmetz
LE NOUVEL OBS :
"Bessora n’a pas chômé dès la naissance : elle est née à Bruxelles d’un père gabonais et d’une mère suisse. Comme elle va vite, elle peint vivement la vie d’aujourd’hui. Car Bessora nous épingle, nous met sous loupe, nous regarde bouger de son oeil un peu triste. Y a-t-il quelque chose en elle de Nathalie Sarraute ?"
Didier Jacob
Hegel-Senior, c’est ça un homme walaï ! Achetez et lisez d’abord les livres, après nous pourrons palabrer ! Walaï achetez, ne soyez pas rapia, sortez les licous... Je viens d’acheter Rage de vivre de René Dépestre, Non assistance à poètes en danger. Tu c’est l’enfance, Les fruits du cyclone... de Daniel Maximin... et bien d’autres livres. Achetez et lisez les livres et arrêtez de déparler !!!! En tout cas en ce qui me concerne, ceux qui me connaissent savent que je m’emploie à aimer et à faire aimer les livres ! Je m’efforce à réduire l’écart entre le lecteur et les écrivains pour que la Littérature devienne enfin un véritable lieu de socialisation, de partage et d’humanisation. Je m’en tamponne le coquillard de savoir que celui qui écrit est noir, blanc, jaune ou gris. Pourvu qu’il soit Humain et attaché au respect de la dignité profonde de l’Homme, au beau et à la Joie de vivre ! Paul Claudel dit : "Du côté où il y a le plus de Joie, c’est là qu’il y a plus de Vérité." C’est peut-être là que réside la vérité des écrits de ces écrivains que l’on appelle abusivement africains francophones, alors qu’ils sont écrivains tout simplement. La Joie dont je parle, c’est cette émotion nouvelle qu’ils et elles, car ils ne faut pas oublier les femmes qui écrivent, nous procurent qui me fait aimer les écrits de ces écrivaines et écrivains. Pour le reste je dis Cueillez d’abord les livres jolis messieurs et nous échangerons ensuite sur le plaisir de lire !
Désolé le post 50 est bien de Bakouanga Kamuleta
Que dire ?
1- J’ai commencé à lire le 5ème enfant de Bessora : les yeux fermés, je la reconnais. Les narines bouchées, son odeur flotte autour de moi. Même les tympans morts, j’entends sa voix qui m’appelle et m’invite à une franche rigolade. Cette fille a du chien. J’aimerais vraiment la rencontrer, je vais donc écrire à son éditeur, J.-N. Schiffano. L’héroïne de 53Cm, n’est ce pas la 50% fang elle-même ? Juliette qui a quitté Genève et qui morfond avec Claire, n’est ce pas toujours cette même 50% fang ?
2- Je ne me permettrai pas de mettre en doute l’impartialité du frère E. Ebodé, mais à partir du moment où il est chez le même éditeur que la sœur Bessora, peut-il dire du mal de ce roman que je trouve bien, pour un début) ? L’abbé Alain Maillard de La Morandais s’était fait tapé sur les doigts par sa maison d’éditions (JC Lattès), après qu’il ait critiqué le Da Vinci Code de Dan Brown. Il me semble même que cette maison l’avait viré. Mais bon, quand je lis Eugène dire : « Si on peine parfois à suivre les évolutions des deux personnages et les tensions qui les divisent (…) », je suis rassuré. Cet homme garde son franc-parler.
3- Claire abandonnée par Monsieur : un classique du genre. Que celui qui n’a jamais abandonné fasse son 1et jet... Attitude aussi vieille que la présence humaine sur la Terre des Hommes. Quand on est fatigué de voir les mêmes têtes, on va voir si l’herbe est plus verte ailleurs (c’est court, je sais, mais je n’ai pas le temps d’étaler toutes les situations qui poussent à aller vers des pâturages plus verts...). Juliette qui part de chez elle et qui se retrouve chez Claire : je le vois tous les jours à Paris, Toulouse, Bordeaux, Brazzaville et j’en passe. Mais Bessora a un humour pour mélanger tout ça dans une sorte de wok et nous sert un plat délicieux. C’est une narratrice hors pair.
4- L’indécision de ces messieurs qui tardent à cueillir ? Je vote l’abstention : courage, fuyons. "On" m’a dit il y a longtemps : "Les femmes désirent ce qu’elles aiment, et les aiment ce qu’ils désirent" Apparemment, euh ! je ne sais pas !
@+, M82
Mayombe tu viens d’élever le débat qui restait dans les caniveaux des règlements de compte par pseudo interposés. Les critiques de la presse sont plutôt favorables à Bessora et c’est une bonne chose. Pourvu qu’on la lise, car hier dans un magazine littéraire, je lisais que d’après un sondage, seulement 15% des gens qui ont acheté les 900 pages de Littell, se sont donné la peine de le lire. C’est un bouquin qui fait bien sur sa tablette de salon, snobisme quand tu nous tiens. Le même article disait que tous les foyers acheteurs des Harry Potter les lisent en entier et souvent plusieurs fois. Il est dit que Harry Potter se lit en famille, les parents les lisent et les enfant aussi. L’article concluait que le lectorat au bas de l’échelle lisait religieusement ses navets, alors qu’au haut de l’echelle, l’essentiel est de faire croire à ses snobs amis qu’on a lu les meilleurs, alors qu’en réalité..........
Spinoza senior, rions un peu. Je lis Alain Maba depuis des années, découvert grâce à mon petit frère qui avait acheté Les petits fils nègres. Aussi, ce n’est pas le Renaudot qui m’a amené vers lui. Pourquoi je parle des prix ? Ma femme a pour habitude de recevoir en cadeau, à chaque noël un prix littéraire. Certains lui plaisent, et je sais franchement qu’il y en a d’autres qu’elle ne lit jamais. Bruno Gaccio a dit un jour : « Les livres offerts lors des fêtes, les prix littéraires surtout, c’est pour décorer. Personne ne les lit ! » C’est peut-être excessif, mais il y a un fond de vérité là-dedans. Les Bienveillantes ? Peut-être que je le lirai un jour. Pour l’instant, j’ai d’autres lectures en attente, et plus des essais/documents que des romans. Harry Potter ? il faudrait me mettre une sagaie sur mon poitrail pour que je le lise.
Si je me souviens bien, Timba Bema, au sujet de « Quand on dit non, on refuse » de feu le doyen Ahmadou Kourouma posait la question de savoir si l’auteur n’écrivait pas la même œuvre : avec Bessora, c’est l’impression que j’ai. En plus, c’est beau.
« Les règlements de compte sur le net » ? il faut :
• Avoir du temps pour ça ;
• Etre doué pour ça.
N’entrant dans aucune des deux cases… @+, M82
Pour ceux qui désire en savoir plus sur Bessora. Tiré du site sympathique du collège qu’elle fréquenta à Port-Gentil, deuxième ville du Gabon.
http://rapondawalker.free.fr/BESSORA.htm
Je dois être un lecteur du bas de l’échelle. Pasq après avoir dénigré comme souvent le phénomène de mode, j’y suis venu à Harry Potter. Peut être perds tu kke chose M82. C’est plaisant quand même. Les goûts et les couleurs...
"Hegel-Senior, c’est ça un homme walaï ! Achetez et lisez d’abord les livres, après nous pourrons palabrer ! "............. okay mais alors faut pas faire de Post pour parler d un livre qui vient de sortir lol .. faut etre un peu coherent l inconnue ... en attendant de le lire on papote entre Philozophe superstar , on a le droit quand meme ... !!!?. ??? ! puis demain on a un matche contre les GReque ! .. sa va chiez des bulles moi je vous le dit ! a mort socrate !!! .....
"L’article concluait que le lectorat au bas de l’échelle lisait religieusement ses navets, alors qu’au haut de l’echelle, l’essentiel est de faire croire à ses snobs amis qu’on a lu les meilleurs, alors qu’en réalité.........."
ben disont que le lectorat au bas de l echelle il s occupe de surivre avec un smic a 970 euros et des loyer a 600 euros ..et comme "tous les soir a 20h00 la France a peur"( Mickey 3D) car on lui offre a l image du Chaos généralisé et de la haine comme seul mode d expression entre gens d en Haut , alors les gens d en bas ils ont plus envie de boire une biere et de regarder la télé car au moins elle annonce clairement la couleur ! .... la critique littéraire c est toujours une histoire de ptite bourgeoisie , ecrire un roman ce n est ni des math ni de la physique ou ont peut distirbuer des médaille a des lauréats pour une équation résolue ou un planete qu’un Astronom hirsute l oeil agard aurait vu le premier ! ...il n y a pas de navet ni d’oeuvre de Maitre .. Merci Picasso lol ! ...... un dessin d enfant peut émouvoir autant que un tableau de DeLacroix ! un vers d Haffez ou un chant polyphonique :) ... ! la littérature c est avant tout une émotion (ohh c est beaux murmure la foule !!) .. comment je me la raconte yeaahhh ! !..
PArt 2 ...............
et cette emotion c est comme les harmoniques , une résonnance a plus ou moins grande echelle .. (tin c du bon tosma moi je vous le dit lol ).........donc ou en etions nous .. ?? ;, ha oui .. la résonnance .. un peu comme la ventriloquie de MArx ( plutot d hegel mais bon ) ... cette ventriloquie qui enonce elle meme le "prix"( Valeur ? ) de la marchandise ! ..... il faut que l oeuvre entre en résonnance .. me suis perdue la :( .. bon vous l avez echapper belle , ca sera pour une prochaine
« Je dois être un lecteur du bas de l’échelle. » Mais pourquoi donc, cher Catharsis ? Qui établit cette échelle entre lecteurs de haut étage, de moyen étage et de bas étage ? Tu as bien conclu : des goûts et des couleurs… Je ne connais aucun auteur qui fasse l’unanimité, ni aucun style qui emporte l’adhésion de tous les amoureux des lettres. Cependant, j’aime ce genre d’échanges.
D.O.W., ce très rigoureux camarade des hautes luttes « bloggiennes » a dit ici que L’enfant noir de Laye Camara n’était pas un chef d’œuvre. Un disparu du coin, Mwané Bwalé a dit ici même que les textes d’Eugène Ebodé… bof ! (je caricature, mais je crois que c’est sa pensée). Ce même compatriote africain a balayé des deux pieds, des deux mains le best-seller de Fatou Diomé, Le ventre de l’Atlantique. Je pourrais citer des tonnes et des tonnes, mais là je ne te prends que des cas lus ici que l’on peut retrouver dans les archives.
Personnellement, mon entourage ne comprend pas que je lise SAS, Théophile Obenga et son Maître C.A. Diop, Amos Tutuola et j’en passe. Mais il en est ainsi. De la même manière, il ya des livres que je ne lirai pour rien au monde, à moins de me retrouver sur l’Ile Mbamou, sans rien d’autre à faire. Là, oui, je pourrais lire Harry Potter, mais je crois que j’apprendrais alors à pêcher... (MDR !)
« Pasq après avoir dénigré comme souvent le phénomène de mode, j’y suis venu à Harry Potter » : je ne dénigre pas le phénomène. Mais cela ne m’intéresse point du tout. Ce n’est pas possible. Je suis content pour l’auteure. Pour les millions de fans qui lisent.
« Peut être perds tu kke chose M82. » : je te comprends, et en effet, peut-être en effet je loupe un truc. Mais j’en apprends tellement ailleurs. J’ai pu enfin terminé Gordon Thomas, avec son Histoire secrète du Mossad (une soeur qui m’a vu avec récemment m’a demandé si je voulais faire un coup d’Etat, MDR !). Juste un parmi tant d’autres, et crois-moi, Harry Potter n’a aucune chance de se retrouver dans mes bras. @+, M82
Justement les lecteurs dits d’en bas, sont quand même plus honnêtes non ? Ils achètent avec leurs tripes. Quand un lecteur moyen achète le Da Vinci code, c’est pour le lire en entier, et non épater la petite galerie dans les discussions de salons. Cette honnêteté est plutôt admirable. Ils lisent sans prétention, ce qui est loin d’être le cas de beaucoup qui n’ont d’yeux que pour Tolstoi.
oah ! le post 58 et 1/2 ;) Juste quand çà commençait à être bon ! Me suis senti comme une femme qui, après les caresses attentionnées prodiguées sans avarice par un partenaire zélé, voit l’imminence de l’orgasme. Ces caresses toujours douces, même quand elles se font violentes, précises comme un chemin d’école emprunté des milliards de fois. Elle le sent monter au bord de ses lèvres... Et là, VLAAMM ! Claque la porte, le partenaire s’barre en courant boire une bière au pub du coin pour le match OM/OL !
la littérature c est avant tout une émotion. Mais vi, putentrailles ! Cà doit vous remuer kkepart.
..peut etre éprouve t on avec Tolstoi des émotions que ni Littel ni Brown ne font naitre ,les jugement et les gout varie aussi en fonction de son vécue ...c est pour c"la qu il ne faut jamais dire qu on ne lire pa untel car trop ceci ou celle ci car trop cela .. les gout se modifie , s altere n se renouvelle et finalement change ..
oah ! le post 58 et 1/2 ;) Juste quand çà commençait à être bon ! Me suis senti comme une femme qui, après les caresses attentionnées prodiguées sans avarice par un partenaire zélé, voit l’imminence de l’orgasme. Ces caresses toujours douces, même quand elles se font violentes, précises comme un chemin d’école emprunté des milliards de fois. Elle le sent monter au bord de ses lèvres..."
et la suite c est le quotidien pour la majorité des femmes lol .. non pas a cause de l OM mais de votre empressement a trop vouloir ouvrir les porte ou trop ou pas assez mais jamais la juste mesure :) ....tention les squale qund on leur caresse le ventre généralement tombe dans les pommes :( je sens le coup fourré !
« je sens le coup fourré ! »....Wooafff... Magnifique !
Une mouvante ardeur t anime Catharsis et je ne sais par quel miracle , les voie du seigneur sont impénétrable . un désir brûlant de pénétrer ma chair exquise c est logé en toi , un conseil avant d’explorer ce rivage et de m enlacer atrocement …Prend ton « courage » a deux mains et fui pauvre Insensé !! fui l écœurante odeur morbide d une hyène en phase de réinsertion , éloigne toi de mon cœurs blessée qui agite mes hanches ensorceleuse sur les chemins souillés , je n ai que faire des chants enivrant et ni l envie d éclaircir ce que tu désir , ici j épanche ma soif de haine, nul caresse sur le ventre pour la nuit de noces mais une Aurore sanglante où je répandrai tes entrailles pour embellir le flot sombre d une fleur qui fleurit dans le fond des tombeaux et qui s imagine , entend gémir ce corbeaux a l œil fragile lorsqu il contemple dans ce caveau mon corps tortueux enfoui dans les ténèbres , tes mots poursuivent une pensée en toute impatience et le désir amplifie ta fiction sur mes courbes , tu sera ce male au sabre vorace et moi cette sublime déesse qui marche tel une imbécile face au vent ! ….
en gros continue a me caresser le ventre et je vais te faire un remak d ALien Vs prédator ! :)
Version ultra coutre .... on ne cueille pas une rose avec un Bulddozer !
çà dépend de l’habileté du conducteur... Mais je n’ai pas cette prétention. En navigateur averti je discerne les dangereux écueils de cette côte(normal, c’est juste au dessus du ventre) inhospitalière. Et j’entends les hurlements sauvages de cette hyène blessée qui hante ce rivage. Bien souvent, les terres promises sont gardées par de dangereux cerbères. Prudence et circoncision, me dis je. Circonspection, d’ailleurs, çà suffira... A la peur de voir en terreau fertile servir mes entrailles, j’oppose la faim dévorante qui effectivement me tenaille. Je caresse d’une main timide et mal assurée ce désir que mes viscères puissent servir à l’éclosion de cette rose sur son lit mortifère. Ah cette vieille envie de se brûler à la flamme... N’ai crainte, très chaire, ce ne sont pas véritablement des travaux d’approches, mais un intérêt(morbide ?), un obscure plaisir à contempler les ténèbres à l’entrée de ton porche. Je n’ai pas pour habitude de franchir les limites, si d’aventure retenti la cloche.
Joli texte, au passage. Arrête çà m’émoustille ! Mais tu as probablement raison. L’errance sur cette mer de l’intranquilité, ces anciens naufrages, et la soif et la faim, me font de ma raison refuser les suffrages. Folie ! Folie que de voir, sur ces rives hantées de spectres malveillants, des courbes là où le relief est irrémédiablement plat. Des hanches ensorceleuses ondulantes me rappelant l’enivrant roulis de la mer. De verts patûrages là où le souffle dévastateur de l’amertume ne fit que surgir la noirceur d’une sanglante écume... Boah ... Carpe diem. Et pi c’est tout.
Emoustille toi moussaillon ! hisse la Grande voile et laisse le vent austral qui a tissé en moi ce voile amer , je serais la déesse qui vielle les dernière lueurs , je me suis surprise a murmurer sur le visage de ces naufragés qui scellent leurs âmes en laissant dériver leurs corps mutilés a la surface des vagues , j erre sur ces rivages à la naissance des étoiles et je m abreuve dans l oublie vers après verre pour éteindre les étincelles de ma mémoires qui agite les cendres de ma mémoires , déchiffre ma nuit pour saisir la chaire et l argile qui a façonné cet Eve insoumise et qui sait peut être qu au détoure d un chemin je ne serais plus une charogne qui jacasse pour veiller son ego mais une rose qui désirera renaître dans tes bras pour t offrir un éclat de mon silence .. Ainsi tu rendra service a beaucoup ici lol :)…
Prétentieuse !
Je note « ...fui l écœurante odeur morbide d une hyène en phase de réinsertion...cœurs blessée...soif de haine...une Aurore sanglante où je répandrai tes entrailles...Eve insoumise... », ben çà promet ! Va ête animé tout çà.
Sans flagornerie aucune... Ton haleine fétide sublimée en ces belles lignes d’un gore poétique, me font l’effet des quatres éléments. Elles résonnent dans mon corps gazeux, innonde ma mer intèrieure, font trembler ma terre pensante et attise l’incendie de ma curiosité.
Stupidement, je me surprend à murmurer à mon tour à ces cadavres recueillis en mer ma réponse. Sur le pont de mon hollandais volant je les ressuscite kkes secondes, le temps que leur cervelles en décomposition enregistre le message que je te destine. Je rêve de céder la place à cet artificiel interface, pour enfin à la réalité faire face. Mais je dois revoir mes cours d’haruspice pour déchiffrer les méandres de ta nuit et de ton complexe labyrinthe intime, où se nichent en de sombres endroits, des monstres impitoyables et féroces. Acquis, je subodore. Ou bien est ce le module de charmeurs de serpents que je dois réviser ? Je relargue ces enveloppes charnelles et prie le dieu Seth, probablement le plus humain des dieux dans son ambivalence, pour qu’ils te reviennent. Faudra songer à un autre mode de communication, ces cadavres ne sont plus de première fraicheur !
Et si d’aventure, cette rose sur ce lit d’obscurité, ses racines plantées dans mes chaires, enfin éclos, qu’elle ne cesse ses coups de gueules, ces ténébreux flash au sein de ténèbres plus sombres encore.