L’avenue Jacques Opangault

L’avenue Jacques Opangault relie le centre ville à la RN5 au sortir du quartier Faubourg, via le quartier de Songolo. C’est une échappatoire importante pour celui qui veut éviter les embouteillages constants au niveau de l’avenue Raymond Paillet.

Elle commence au rond point du 31 juillet où convergent 3 avenues venant de la ville, une seule en repart vers le nord de la métropole (effet entonnoir).
La réfection de cette artère essentielle fut financée, par l’Union Européenne, sous la présidence de Lissouba alors que Jean-Pierre Thistère Tchicaya occupait le fauteuil de maire central de la ville. Les travaux furent confiés à SOCOFRAN qui les mena à bien jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le tapis de macadam à réaliser. Là, on s’aperçut que les fonds réservés à cet usage avaient disparu. Il se dit dans la cité océane que le maire de l’époque est responsable de la disparition de cet argent. Le fait est que depuis lors la route est restée sans travaux. Au fil des ans et sous un trafic croissant, elle s’est dégradée au point de rendre toute circulation très difficile. En saison des pluies les bourbiers s’y succèdent et en saison sèche le sable mou y règne en maître absolu. L’avenue Jacques Opangault ne possède pas de réseau d’assainissement bien que sur son tronçon qui va du carrefour rond point du 31 juillet à son franchissement de la rivière Songolo elle soit tracée sur une parallèle, à une centaine de mètres, de la rivière Tchinouka. Lors de la présentation du budget municipal 2006, Roland Bouity-Viaudo, maire de la ville, s’était engagé à réaliser l’assainissement de la partie goudronnée de cette artère. A la fin de l’exercice, nous devons constater que la promesse n’a pas été tenue. Sur son parcours se trouvent, entre autres, les résidences du préfet de Pointe-Noire, représentant l’Etat dans la ville-département, ainsi que celle du président de l’Assemblée Nationale qui n’est autre que Jean-Pierre Thistère Tchicaya, ci-dessus cité. On ajoutera que de nombreux notables ont élu domicile dans le résidentiel quartier de Songolo. Malgré ce peuplement flatteur rien ne se réalise.

Le caractère de route nationale de l’artère autorise la mairie de se dégager du problème : "La mairie doit s’occuper des voiries municipales, l’avenue Jacques Opangault est une route nationale, à ce titre c’est à l’Etat de la réhabiliter.". La réfection de cette avenue réclame la construction d’un pont, l’actuel à voie unique est en très mauvais état [1]. Le coût de construction d’un nouvel ouvrage, aux normes, se situerait dans une fourchette de 1,8 à 2,4 milliards de francs CFA que la mairie serait bien à mal de financer avec son budget d’investissement annuel de 2 milliards.

Les ponténégrins espèrent que ce tronçon de route nationale est incluse dans la liste de travaux promis par le Président Sassou lors de la présentation de ses vœux à la Nation puisque partie intégrante de la liaison Pointe-Noire - Brazzaville désormais programmée.

[1] L’ouvrage supporte plusieurs pipe lines de pétrole brut et de produits rafinés. Son effondrement entrainerait immanquablement la rupture de ces oléoducs et une pollution gravissime de la rivière et de la baie, sans parler des risques d’explosion.