jeudi28 septembre 2006

Les anciens combattants des ex-colonies enfin sauvés par un film ?

Toutes les batailles menées par les différents groupes réclamant une reconnaissance des anciens combattants venus des colonies françaises auront donc été vaines. Il aura suffi d’un film dont on prédit le succès pour enfin décanter la situation qui ressemblait à la trame du roman Pas de lettre pour le colonel de Gabriel Garcia Marquez. En effet, à la surprise générale, le président Jacques Chirac a annoncé en Conseil des ministres, le jour même de la sortie en salles du film "Indigènes" (photo), des "mesures importantes" concernant les pensions des anciens combattants des ex-colonies françaises qui se sont battus pour la France. Faut-il y voir la puissance de l’art, la force de la création ? Les images frappantes, les dialogues appropriés l’ont emportés sur tous les discours. La rédaction de fluctuat.net, par exemple, n’est pas unanime quant au film Indigènes. Elle affirme que pour ceux d’entre eux qui ont vu Indigènes à Cannes, le film "aurait un peu trop tendance à tordre le passé pour parler à tout prix aux « descendants », à ceux qui aujourd’hui peinent à s’intégrer ou à obtenir un visa. Pour les autres, l’œuvre est forte, émouvante et nécessaire".

Quoi encore ??? Sans doute aurait-il fallu que le film verse dans la volorisation de la colonisation, avec des images bien serrées sur des indigènes hilares et heureux de faire la guerre en chantant Douce France ? Et ces chroniqueurs avertis de conclure, pince sans rire : "Au vu de l’actualité récente (émeutes en banlieues, lois sur l’immigration et sur notre passé colonial), ce discours, simpliste, est trop circonstanciel pour ne pas être taxé de manipulateur". Les pauvres anciens combattants manipulés pendant la guerre, oubliés après l’affrontement, apprécieront ces commentaires de loin plus manipulateurs que le discours du film que nos exégètes qualifient de simpliste... ne laissant pas au spectateur le soin de tirer ses propres conclusions !

Vous êtes nombreux à avoir vu cette image dans les journaux : Chirac et l’acteur Djamel Debbouze côte à côte, en pleine discussion. Les deux hommes rigolent en "amis" lors de la "première" de ce film, et tout se décide sans doute à cet instant, à voir comment Debbouze (un des acteurs d’Indigènes) se penche ostensiblement vers Chirac... Puisque l’art a désormais une efficacité sur les injustices les plus perdues, pour les autres causes en cours - esclavage, racisme, xénophobie... - nous savons désormais ce qui reste à faire en toute urgence : un grand film. Encore faudra-t-il choisir le moment le plus opportun pour le sortir : une élection présidentielle en vue...

Indigènes

Film réalisé par Rachid Bouchareb

Avec Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila

France, 2006 - 128mn

Sortie en France : 27 Septembre 2006

Commentaires

  1. Posté par Kitmien, le 28 septembre 2006 à 01:32

    Comme c’est drole de voir un président d’une république (non bananière) démocratique, décider de réparer une soi disant erreur sur un coup de tête après un film !

    Les belles institutions républicaines pompeuses n’ont pu rien faire jusque là (plus de 60 ans après) pour réparer une injustice !

    Que seront (ou que feront) alors ces institutions des pays où la devise n’est pas liberté-égalité-fraternité ?

    Ouf comme c’est triste que le monde manque de plus en plus d’exemple à montrer, de références...

  2. Posté par De Brazzaville, le 28 septembre 2006 à 06:55

    La France continue de nous narguer. On dit que nos anciens combattants seront maintenant paye au meme titre que les francais de France mais cette decision n’est pas retrospective. De qui se moque-t-on ? Combien de ces anciens combattants de la 1ere et 2nde guerres mondiales sont encore en vie ? Combien sont morts parce que n’ayant pas les moyens de ce soigner ? Forces qu’ils etaient pour enroller dans l’armee des colons pour les aider a se debarrasser d’autres colons, combien d’entre eux sont revenus sur nos terres ? Ils etaient la chair a canon sur le champ de bataille. On les utilisait pour detecter la presence ennemie. ILS ETAIENT LES PREMIERS AUX FRONTS. Combien d’entre eux ont pu reprendre une vie normale apres tous les traumatismes de la guerre ? N’oublions pas qu’ils n’etaient pas des soldats de profession. Ce sont des gens qu’on ramassait a la hate dans les villages, on leur faisait faire une "formation militaire" acceleree (car il fallait aller combattre vite les allemands). Pas d’accompagnement psychologique avant, pendant et surtout apres les guerres. Je m’arrete la car les faits sont trop graves. Apres les avoir maltraites, la France les insultes on prennant cette decision qui n’est autre que de la poudre aux yeux. Pourquoi a-t-on attendu toutes ces annees alors que l’on sait qu’il s’agissait d’une injustice grave ? Est-ce une prise de conscience a cause du film qui est sorti dans les salles en France ? Tout ceci n’est qu’une mascarade de Chirac car il est sans conscience surtout quand il s’agit de s’inquieter du sort des indigenes... pardon.. des noirs.

  3. Posté par A.Serbin, le 28 septembre 2006 à 09:07

    Le film "Indigènes" a un mérite : faire rappeller le sort des Anciens combattants de la deuxième guerre européenne. Mais ce qui choque, c’est qu’un film du même sujet a déjà évoqué ce sujet et que la France a fait la sourde oreille et pire l’avait interdit ! je parle du film du sénégalais Ousmane Sembene "Camp de Thyaroye". Peu d’échos sur le film, pourtant plus interressant que celui de Jamel Debouze (le vrai publicitaire du film). Comme quoi, un Nègre ne peut pas être reconnu par sa valeur mais par son degré de soumission. Les Maghrébin font du bruit et se font entendre. Et les Noirs Subsahariens ? A quand leur espace ?

  4. Posté par cathy, le 28 septembre 2006 à 09:27

    Kitmien, Tu parles de république non bananière pour la france, mais soyons sérieux, qui a légué aux dirigeant africains des pratiques de gouvernement aussi pourries. On me dira que nous avons la cour des comptes, mais nous avons aussi des ministres "intègres" qui se suicide bizarement, des préfets qui se noient dans un verre d’eau, un président qui devrait être mis en examen mais qui bénéficie de son imunité, d’anciens tortionnaires qui sortent de tôle, parceque trop vieux et trop malade...Où sont formés les dirigeants actuels de l’Afrique, avec qui font-ils leurs études ? Liberté, égalité, fraternité, dans cette république où comme disait Coluche, "y’en a des plus égaux que d’autres". N’oublions pas non plus "le bruit et l’odeur" se discours de chirac Zebda l’a repris dans une chanson : "Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui ensemble gagnent environ 15 000 FF et qui voit sur le palier à côté de son HLM entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses et une vingtaine de gosse et qui gagne 50 000FF de préstation sociale sans naturellement travailler. Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur, eh bien le travailleur français sur le palier, il devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela. Nous n’avons plus les moyens d’honorer le regroupement familial et il faut enfin ouvrir le débat qui s’impose dans notre pays qui est un vrai débat moral pour savoir si il est naturel que les étrangers puissent bénéficier au même titre que les Français d’une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu’ils ne payent pas d’împots." Voilà, c’est lui le président de cette belle république que peut-on attendre d’un type comme lui ?

  5. Posté par Mère Evé de Paris, le 28 septembre 2006 à 12:02

    J’ai copié à ce lien une pétition à signer qui contient un bon complément d’information : http://www.congopage.com/phpBB/viewtopic.php ?t=8391

  6. Posté par OLIVIER H, le 28 septembre 2006 à 12:21

    C’est vrai qu’il ne faut pas oublier d’autres films comme "Camp de Thiaroye" de Ousmane Sembène (une des rares productions inter-africaine ayant réuni des fonds sénégalais, algériens...). Il est d’ailleurs ressorti à Paris en 2005 (en plein été), projeté deux/trois fois lors de la rétrospective "Ousmane Sembène" à l’espace St Michel. Moyenne de spectateurs pour chaque séance : 2 à 5. C’était en plein été, certes, pas défendu par des stars... "Camp de Thiaroye" a obtenu un grand prix au festival de Venise dans les années 80, comme pour "La bataille d’Alger" quelques années avant : délégation française furieuse... Cela dit, on ne peut que se féliciter du succès politique obtenu par le film de Bouchareb : réajustement des pensions entre tous les anciens combattants. Sans doute proposé par Chirac suite à la vision du film, pour des raisons électoralistes et personnelles. Mais ce qui compte, c’est que la mesure soit enfin prise. Et si un film, un livre, permet une prise de conscience immédiate, a des conséquences directes, on ne peut que s’en réjouir. A. Serbin a-t-il déjà vu le film "Indigènes" ? Pour ma part, je vais le découvrir prochainement, mais n’oublions pas que "Camp de Thiaroye" est une production inter-africaine (Afrique subsaharienne et du nord) disponible en dvd pour ceux qui voudraient y jeter un oeil. Je sais pas si "Camp de Thiaroye" intéresse le grand public ; il a suscité bien des débats...

  7. Posté par Manu, le 28 septembre 2006 à 12:52

    moi je me dis que maintenant ce qu’il faudrait c’est un film sur une famille de sans papier (entrant complètement dans les critères de la circulaire Sarkozy) et qui malheureusement est la 6925ème du lot...

    http://aissata.hautetfort.com

  8. Posté par Henri, le 28 septembre 2006 à 12:52

    Je souscris à l’analyse de Olivier et trouve que "mieux vaut tard que jamais" pour la mémoire de ceux qui sont tombés au front afin de liberer la France, pour ces combattants de la liberté venus d’Afrique, mais surtout pour leurs decsendants qui doivent se sentir "légitimes" d’être en France. Quelqu’un peut-il me dire si les ancêtres de Sarko se sont aussi autant battus ? Nos jeunes ne trouveront la force nécessaire de se battre pour se frayer une place au soleil de ce pays qu’en puisant la force dans l’histoire, en refusant d’absorber aveuglement les clichés que les télés leur renvoient au visage, surtout en considerant que notre humanité est à conquérir. Ce film montre simplement qu’il est temps que l’art soit mis au service de Notre Cause.

  9. Posté par Amistad, le 28 septembre 2006 à 13:28

    Olivier H,

    C’est aux africains aussi de voir ce qu’il faut donner comme film pour faire passer le message. Sembène Ousmane n’avait qu’à faire un beau casting et son "Camp Thiaroye" que personne n’a vraiment vu aurait eu plus d’écho. Le cinéma africain est parfois brouillon, sommaire et se contente du minimum cinématographique alors qu’on le gave de subventions... A la fin le film est diffusé dans deux salles avec un spectateur par jour et une critique paternaliste dans "Télérama" ou "Libération"...

  10. le 28 septembre 2006 à 13:29

    L’afrique, tout son problème est là

  11. Posté par Joey, le 28 septembre 2006 à 14:56

    "Indigènes" bénéficie de l’impact médiatique de ses producteurs (entre autre Jamel), ses acteurs et les moyens financiers mis en jeu (encore Jamel).

    Profitant de ses cachets obtenus sur Mission Cléopatre, il a choisi d’investir son pactole sur un film redorant l’histoire de ses patriarches combattants. C’est un choix. Auquel s’ajoute la présence d’acteurs de qualité qui ont obtenu le rôle de leur vie.

    L’argent appelant l’argent, le Festival de Cannes et les salles se sont naturellement ouvertes. On n’est pas dans l’amateurisme d’un Dieudonné qui pense qu’il obtiendra des subventions pour son film "Code Noir" en cassant du juif ou en lançant dans une collecte communautaire.

    Il y a une erreur de stratégie à analyser quand on compare le parcours de Dieudonné (pour lequel par ailleurs j’ai beaucoup d’admiration pour l’oeuvre artistique) et un Jamel qui, avec un discours moins larmoyant, moins vindicatif fait avancer les choses en France. On voit d’ailleurs comment il a complêtement éclipsé Sami Nacéri qui a quelque chose de Dieudonné dans son approche.

    Avé Jamel !

  12. Posté par Nico, le 28 septembre 2006 à 15:53

    Pourquoi n’y a-t-il pas d’acteurs noirs dans ce film ? Pas un seul soldat noir. Cela est-il normal ? Les promoteurs de ce film ont-ils voulus faire croire à la postérité qu’il n’y avait pas de soldats noirs dans les champs de bataille pendant la deuxième guerre mondiale ? Cette attitude renseigne t-elle sur la volonté de révisionnisme de la part des Africains Arabes promoteurs du film ? Telles sont les redoutables questions que les auteurs de ce film doivent répondre. Il faut cependant salué tout de même l’œuvre qui me semble t-il est de bonne facture.

  13. Posté par Mayombe82, le 28 septembre 2006 à 16:54

    Un cadeau que m’a fait une frangine : http://www.lexpress.fr/info/societe/dossier/colonisation/dossier.asp ?ida=451693&p=1 @+, M82

  14. Posté par nietzsche_junior, le 28 septembre 2006 à 19:24

    au contraire Djamel donne l exemple du bon petit oncle tom qui prend bien soin de rester la ou on lui a dit ... mais qu est que vous croyer que se reveiller 60 apres la guerre c est une victoire ???

    des Chiens a qui on donne un os et qui remue la queue pour remercier leur maitre

    j en ai rien a branler de redonner honneur au mort ... c est les enfants des banlieue vis a vis desquel il faut prendre des mesure urgente !!

    c est les milliers d immigré qui se noient chaque nuit sur les rivage des iles canarie ou les star vont se faire bronzer

    pfff .. franchement quel honte ce film et cette loi !

    la moindre des chose c est de donner un tire de sejour a chacun des enfants de nos ailleux mort pour cette France Colonial et esclavagiste

    mais ca faut pas rever ! pauvre Djamel ... il faut rappeller a certain ici un peu enthousiaste que ce Comic francais n as pas hésité a aller faire du Bizness avec la hogra ... tsss tu parle

    faite nous rires , amusez nous et on vous donnera des miettes rassie .. mais surtout ne construiser pas de discours radical comme dieudonné .. car là ....

    pensée pour dieudo ... trop vite abandonné par l stars ac de l intégration qui sous entend assimilation d une tratégie revendicative sur le court termes , voir les génération passé .. au lieu de penser au généraitons suivant..

    soyer comme Djamel .. soyer un Atai, et la vous serez bien acceuilli

    dsl d etre vulgaire ... mais la franchement ca me dégoute !

    Féministe Anarchiste en colere !!!

  15. Posté par nietzsche_junior, le 28 septembre 2006 à 19:27

    dsl pour le fote de frappe et d orto mais bon quand chui enervée c est comme ca !!!

    a ce propos une fois de plus le role des femmes est brillament occultée .. une fois de plus , comme d hab quoi

    c est vrai .. elles n existent pas , pourtant c est les premiere a subir dans leur chairs la violence phallique des ces armées bigarées !

    Amen .. peu a peu je bascule

  16. Posté par cathy, le 28 septembre 2006 à 20:42

    niestzche_junior, je partage, une partie de ton opinion, surtout à propos des femmes, on oublie toujours que ce sont les plus grandes victimes, toujours au premiers rangs, même si elles ne prennent pas le fusil, elles en prennent plein la gueule pour rester correcte ! Pour Dieudo, je ne sais pas si casser du juif est la bonne solution, encore que je n’ai pas vu de mes yeux cette émission, et que je n’ai aucune confiance dans les média, et sans être parano, c’est peut-être lui qu’on a voulu casser... C’est vrai que l’urgence, c’est les gosses des banlieues, là il faut vraiment se bouger autrement qu’avec du ciné, parce qu’a part devenir Zizou, Djamel, Thierry etc...Ils ne rêvent plus de grand chose pour leur avenir, et on les comprend, ya vraiment le feu et bientôt, si ils le remettent, on se demandera pourquoi ! Je n’ai pas vu le film, et s’il n’y a pas d’acteur noir, c’est complètement débile.Il y sûrement un autre film à faire !

  17. Posté par nietzsche_junior, le 28 septembre 2006 à 22:58

    une autre film a faire dont la fin de l Histoire n est pas encore écrite cathy...

    un film qui parle des frustrations quotidienne des trois quart de l humanité pour supporter l aisance d un monde ou l uniformité intellectuel est de rigeur , eux les barbares et nous les civilisateur , des siecle a etre nourris par Robinson Crusoé , Tarzan et autre monstre venue d ailleur .." l orient cette ombre inquietante "..

    on détterre les ossement du passé pour éviter de donner une place au immigré et a leur enfant , bientot d ailleur on exposera les os de nos cher tirailleur sénégalais au musé branly , celui des Art dit primaire , naif ..., le vol du siecle , y a tellement d objet des arts d océanie que je me demande ce qui doit rester la bas

    Pensée pour les Kanak

    en cette période il ne faut pas justifier un droit citoyen en s appuyant sur un fait colonial , c etre battut pour la France n est pas une gloire pour un africian , c est au contraire une honte !!

    je me souvient au boulot de ce collegue , ancien lieutenant du FLN qui , la haut dans les montagne de kabylie tirait sur les tirailleur sénégalais , qui tirait la langue dans le froid en attendantles ordres de leur capitaine dont le teint pale lui offrait l avantage d etre presque invisible sur la neige ...

    Djamel aurait du faire un Film sur le 8 mai 45 ... a Setif .. la j aurais applaudit des deux mains , meme avec les pied , chui souple , ou une Doc sur la cote d Ivoir , ou haiti et duvallier par exemple ...

    ce n est pas en tant que "Fils d ancien combattant qu on réclame son statut citoyen .. il n y a pas de filiation sanguine pour etre francais , manquerait plus que ca .. en tant que fils de .. je revendique le droit d etre Francais ... mais suis je folle ? est ce l abus d’haldol qui me donne des vision ?

    un hindoue peut etre Francais ... mais il le sera jamais ... ni un bougnoul ni un noir, enfin pas encore .. un jour j espere .. un j espere meme que les Africian n ai plus besoin d émigré mais juste de voyager pour découvrir

    qu elle tristesse de voir un avion plein de touriste s écraser en Egypte , et dieu sait que tous le monde s en fou quand c est un bateau chargée de noirs

    ils ont pris le monopole de la pensée , nobélisée leur discours , poser le pied sur la lune et enfin défini pour tous le sens des étoiles , leur sens , meme si parfois c est un contre sens , good bye pluton , voila je deviens folles la nuit vénue j erre , je divague je radote .. je tourne en rond dans cette cité Hlm en béton , j etouffe ...

  18. Posté par A.Serbin, le 29 septembre 2006 à 08:40

    Non, je n’ai pas encore vu le film "Indigènes" (post.6), et je ne doute pas de la qualité de celui-ci. Bouchareb est un grand cinéaste...algérien. Sans le concours de Jamel (l’amuseur des Français) il aurait eu du mal à financer son scénario du film. Les acteurs qui sont dans le générique sont des grands talents, je pense à Sami Bouajila, Jamel Debouze, Rochdy Zem et Sami Naceri. Son prochain film évoquera les massacres des Algériens à Sétif par les forces militaires françaises. On verra si celui-ci sera salué comme "Indigènes". En attendant, je pense toujours au film de Sembene Ousmane "Camp de Thiaroye" superbement ignoré, et aux difficultés financières rencontrées pour son tournage,

  19. Posté par Joey, le 29 septembre 2006 à 09:10

    Et voilà la négraille qui pleurniche parce qu’on ne leur a pas fait une petite place dans le film... Pathétique.

    Dites moi quand le CRAN a été mis en place, a-t-on sollicité la communauté maghebine arabe pour une participation ? Après tout on vit les mêmes galères en France, non ?

    J’attends de voir le film pour me prononcer.

    Salut !

    Joey

  20. Posté par cathy, le 29 septembre 2006 à 12:52

    niestzche_junior, pour la filiation sanguine tu te trompes, demande une carte d’identité, et lis le questionnaire concernant les motifs de ta nationalité française...Un jour,oui, je l’espère, on voudra être français par choix et non par nécessité, mais ce jour là, qui le voudra ? Je suis française de naissance, et blanche de surcroit,je m’en fou complètement, sauf que j’en porte souvent la honte, et je suis obligée de donner des cours politiques et historiques à mes propres enfants et aussi à tous les jeunes de ma banlieue que je côtoie. Je sents ta souffrance comme "une être humaine", tu vois même le terme n’existe pas !Moi aussi je divague parfois la nuit, les vapeurs d’alcool, ça n’aide pas, au final ça ne m’a fait faire que de grosses conneries, parfois, c’est trop dur, je sais, le béton 30ans j’ai donné, et encore je vis dans un bled qui n’a pas de ghetto, au moins on était tous dans la même merde, ça console pas, mais parfois ça tiens chaud. C’est vrai aussi que les médias, et peut-être un majorité de français se tapent litéralement des morts qui ne le sont pas (français), à chaque fois que j’entends ce genre d’infos, je hurle, et mes filles me disent : " arrête, il ne t’entends pas" (t’as vu encore il, où sont les femmes ?). J’ai une histoire : à la radio, france inter pour ne pas la nommer, après le tsunami, les journaleux interrogeaient des touristes français rescapés, parceque les humanoïdes issus du coin, on s’en bat... Alors Mr untel de tel quartier parisien ou ville chic, que vous est-il arrivé, bla bla bla. Puis arrive le tour de "Ahmed de Mantes-la Jolie" (je connais bien c’est pas très classe) ; là plus de Mr et en plus, on te fais bien comprendre d’où il vient, c’est tout juste si on ne lui a pas demandé : qu’est-ce que t’es venu trafiquer ici ? Et quand j’en ai parlé autour de moi, même pas à des français de souche, les amis ont mis du temps à réaliser où était le problème. C’est ça la gangrène, les esprit étriqués et conditionnés.Il n’y a qu’une seule chose qui me rends optimiste : la jeunesse, biensûr, ils n’ont pas tous les mêmes droits ni chances, mais ils grandissent ensembles, enfin là ou j’habite, ça ne peut quand même pas être la planète mars ! Les gosses dont je me suis occupée, les amis de mes enfants, vraiment, je te jure qu’ils ne se sentent qu’humains entre eux ; même si ils ressentent le racisme en beaucoup de circonstances, ils en parlent entre eux, avec quelques adultes, voisins qui sont concernés, on l’est tous. Mais j’ai confiance en eux, ils feront forcement un monde meilleur. Ne t’enfonce pas, Cathy

  21. Posté par Olivier H., le 29 septembre 2006 à 13:45

    Pour "Camp de Thiaroye", je suis tout à fait d’accord avec A. Serbin, c’est un film important, et si "Indigènes" donne envie de découvrir son "prédécesseur", suscite des vocations, d’autres points de vue, c’est très bien. Par certains côtés, "Camp de Thiaroye" est l’équivalent filmique du "discours sur le colonialisme" de Césaire, alors s’il a été boycotté, ignoré, par la critique, c’est peut-être pas une question de casting (quelle star aurait accepté ?), mais parce que ce n’était pas du tout consensuel... D’ailleurs, je lis souvent que le cinéma africain est victime d’une critique paternaliste (idem pour la littérature, je dirais), c’est souvent vrai. Cependant, il existe de grands films venus de ce continent : ceux de Ousmane Sembène qui attaquent (fait rare, toutes cinématographies confondues) à la fois l’impérialisme et les régimes corrompus, sans oublier de rendre hommage à la résistance des femmes. On dira que c’est une vision liée à une époque, mais pourquoi ne pas la connaître ? N’oublions pas des cinéastes aussi divers que Cissé, Diop Mambéty, Ouedraougo, qui ont un très grand talent, même s’ils n’ont pas bénéficié de budgets pharaoniques, leurs films valent bien des "blockbusters" ingurgités comme des Mc Do, aussi oubliés. Et une nouvelle génération émerge (voir des films comme "mon nom est Tsotsi" chroniqué dans ce blog par l’auteur de "Verre Cassé", "Abouna", "Herremakono", "la vie sur terre" etc.) comparable, par certains côtés, à la génération d’écrivains contemporains vivant en Afrique ou issus du continent mais habitant ailleurs. Chacun de ces artistes donne sa vision du monde, apporte de nouveaux points de vue, avec, encore une fois, un réel talent. Alors, oui on peut critiquer tel ou tel, mais ce n’est pas une raison pour ignorer ce qui existe, ces artistes qui ne cherchent pas les "paillettes" ou pour qui les paillettes ne sont pas une fin en soi. Quand à ceux qui préférent des films plus directement "politiques", il y a aussi "Festival Panafricain" (Alger, 69), pas tourné par un Africain diront certains mais par William Klein (entre autres), pourtant on y voit et on y écoute le discours de Stanislas Spéro Adotevi (qui sera développé dans "négritudes et négrologues"), René Depestre, Amilcar Cabral (il a collaboré au film), Myriam Makeba, le dramaturge Cheik Ndao, le jazzman Archie Shepp, etc. Ceux de Sarah Maldoror, sur des guerres de décolonisation (Angola, Guinée Bissau, Cap Vert...), réalisés à un moment où, disait-elle - dans le portrait qui lui a été consacré par Anne Laure-Folly-, tout le monde parlait de la guerre du Vietnam, jamais des guerres de libération en Afrique. Pour le présent, de jeunes cinéastes nés ou vivant en France, et entretenant un lien avec le Sénégal et l’Algérie ont respectivement tourné : "l’Affrance" et "Wesh, Wesh" puis "Bled number one". Sans attendre les subventions, ils ont proposé d’autre quelque chose parce qu’ils voyaient ne leur convenait pas ou voulaient développer leur propre regard (jamais dans un sens narcissique).

  22. Posté par Titophe, le 29 septembre 2006 à 14:14

    Quelques soient les frustrations exprimées ici sur le besoin d’un film pour faire bouger les choses, je dirais qu’au moins un pas est fait. Est-ce à dire que discrimination, racisme et exclusion sont derriere nous ? Absolument pas, mais chaque pas a son importance et sa necessité. Titophe ( Racisme et Histoire )

  23. Posté par A.Serbin, le 30 septembre 2006 à 11:25

    Tout à fait d’accord avec Titophe et Olivier H. Les choses commencent à bouger. C’est déjà ça. Non, la negraille ne pleurniche pas, Chère Joey ! C’est un constat.

  24. Posté par nietzsche_junior, le 30 septembre 2006 à 12:02

    mais rien a bougeé , les dogme sont toujours la .. on modifie juste un peu la forme a l approche d election mia sle fond est identique ... ou es la justice dans cette histoire ?

    une reconnaissance médiatique pour une minorité dans les survivant sont pratiquement tous morts , et un Sarko superstar et ces Crs pour leur enfants

    dans ghetto , des camps de refugié

    le constat est amer .. ils se sont battut contre une allemagne qui a basculer dans l extreme droite et c est une France qui flirt avec la pensée raciste qui les remercie

    Djamel a t il oublié que l homme avec qui il fait le clown n as pas hésité a parler de "bruit" et d "odeur" pour stygmatisé les noirs et les arabes !!!

    quel victoire sui ce n est celle de l apparence machiavélique d une idéologie sectaire qui se décore avec les rire et chant des stars d un systeme qui considere que les Arts africains sosnt dégénré ou fossilisé et que le mieux pour eux et d etre enfermé dans bocal de verre !

    notre avenir est dans ces pages d un auteur de science fiction .. nous les "autres" !

    Cathy nous ne sommes pas prisonner de sarcophage de beton .. mais de notre corps ... tout comme la femme l es de ses hanches !

  25. Posté par nietzsche_junior, le 30 septembre 2006 à 12:37

    le béton n a fait que contenir une forme .. on a construit une pensée de l autre basé sur un préjugé .. l impéralisme culturel de l occident s etend partout , d est en ouest et du nord au sud

    le jour ou djamel portera la parole des opprimé autrement qu en gesticulant comme un singe qui a peur de tomber sur la branche , une francais handicapé d une main, propre a faire un travail d arabes , mal , a moitié .. voila ce que la France aime chez cette etre Fragile .. sa Faiblesse ... car il nous pensent inférieure a eux .. non pas par notre culture mais plutot par nos origine ,ce continent au milles merveille

    moi j ai espoir non pas en la jeunesse qui se meu parfois en bloc identitaire mais en la France ... celle qui parfois hante les allées du pere Lachaise , ce cimitierre ou parfois on peut entendre cette douce mélodie

    "quand nous chanterons le temps des cerise..."

    prend soin de toi cathy , et ne m en veux pas si je confond parfois la profondeur de l’ Homme et ses extrémité ...

  26. le 30 septembre 2006 à 13:25

    Tu as confiance en "la France" (ou "l’Affrance" ? ou celle du rappeur N ?), Nietzsche junior, celle du "temps des cerises" , seulement je vois mal le rapport entre cela et les descriptions de Djamel qui sont digne d’un hebdo d’extrême droite (singe, etc. mais on croit rêver !). Alors, il faudrait un gros dur pour représenter qui ?(la France du temps des cerises ?, l’ouvrier aux biceps d’acier cher aux mythologies staliniennes). Pourquoi l’attaquer sur sa virilité ("atai") ? C’est aussi bête que lorsque Finkielkraut parle d’une jeunesse (lui qui parle d’immigration à tort et à travers, gare aux dérapages stupides !) adorant 50 cent. Les deux faces de la même médaille ? Pourquoi opposer deux figures, deux types ? Gare à la confusion (on sait que Nietzsche a donné lieu a plusieurs interprétations) ... Pour ma part, personne ne parlera en mon nom, je ne cherche pas à un modèle unique. Sans être particulièrement fan de Djamel, amuseur des Français dit A. Serbin (je dirais oui, mais de beaucoup : pas la France de De Villiers !), le fait qu’il soit plus aimé que Michel Leeb est rassurant selon moi. Cela dit, je suis pas très fan, je me fous qu’il soit dans Indigènes, pour moi un film c’est pas juste des stars. Nietzsche Jr, personne ne t’interdit de prendre la plume, la caméra. Au diable la vogue "Star Ac" qui privilégie l’apparence, c’est en faisant, produisant quelque chose qu’on existe comme artiste. Si l’art ne t’intéresse pas (ou juste au service du politique), on ne t’interdit pas de faire de la politique mais si ça commence par des insultes physiques (handicap, virilité, pas de force...) je connais déjà cette prose (le fort écrase, tue le faible)... Rien de neuf. De toute façon, rien ne t’interdit de te lancer, la France (telle que je l’aime, elle est ouverte, fraternelle audacieuse ; je suis pas dupe de la réalité...) ni se fait ni ne sera toute seule. Peut être que j’ai mal compris, ou c’est un malentendu. Enfin, on parle de Bouchareb, il se foutrait de l’Afrique subsaharienne. On croit rêver ! Vous oubliez "Little Sénégal". S’il y a bien quelqu’un (Algérien, Français, Franco-Algérien ce n’est pas à moi de définir son identité, pour moi c’est un cinéaste) qui pense l’Afrique du Nord et subsaharienne, c’est bien lui. Voir son court-métrage : Camp de Thiaroye (et surtout, comme l’a rappelé A. Serbin, celui de Sembène !).

  27. Posté par Olivier H., le 30 septembre 2006 à 13:32

    J’ai oublié de mettre mon identité sur le mail précédent. Je salue au passage l’auteur et animateur de ce blog, bel espace de discussion, que je ne connais que par ses livres. Et je préfère parler des livres, films (qui aident à penser le monde, émeuvent, divertissent et amusent parfois etc.) que les attaques persos.

    Olivier

  28. Posté par nietzsche_junior, le 30 septembre 2006 à 15:21

    " c’est en faisant, produisant quelque chose qu’on existe comme artiste."

    es tu sur de cela .. ?? ce n est pas en produisant mais en éprouvant .. l art n est pas une production mais une expression ...

    ce n est pas ce que djamel produit qui importe mais le "produit" Djamel et ses dérivée que l on met en avant ...

    faut il etre un clown et taire l essentiel pour enfin beneficier des regard bienveillant des média ??

    oui bien sur je sais , quel victoire cette reconnaissance financiere .. mais elle n est que financiere , comme tout ce qui esty artisitique de nos jour l ami ..l

    tu dis que tu connais cette vielle prose du fort qui écrase le faible , oui c est un lieu commun , c est répétitif , mais c est surtout bien réel !!! va chanter ton relativsme en palestine ou la paix est synonyme du triomphe de la violence yves , qu est que les banlieu francaise si ce n est le endroit ou les jeunes subissent une aliénation et une domination ... bien sur qu ils sont écrasé ! tu en doute ?

    Djamel est un atai .. il a donné uniquement ce qu on attendait de lui , c est conformé au moule politiquement correct , lui siege a la droite de chirac now , et ce n est pas du a son discours ou son film mais a une volonté politique

  29. Posté par nietzsche_junior, le 30 septembre 2006 à 15:43

    et de gracer épargne moi ton couplet moralisateur sur mes reflexion sur son physique , n oublie pas qu il a construit sa carriere d "artiste" avec ca ...

    jouer le passé colonial , c est se retrouver face a ses prorpes incoherence , que doit on penser des legion marocaine qui sous les ordre de Franco ont massacré des village républicain en espagne .. ?

    ce debat sert a faire l impasse sur la guerre d algérie et c est bien ca que ces néocolonisateur qui réinstalle un peu partout en Afrique l Armée francaise veulent faire naitre dans l esprit de certain ...

    mais je m excuse j ai été odieuse , ce n est pas un *Atai .. mais un néoHarkis !

  30. Posté par Olivier H., le 30 septembre 2006 à 17:48

    Nietzche junior, je ne cherche pas à te faire la morale, ni te convaincre de quoique ce soit, c’est un échange d’idées. Je refuse toute idéologie qui postule l’infériorisation de l’autre sur des critères physiques, d’où qu’elle vienne, toi aussi, apparemment. Quant au relativisme (base, on le sait, de la colonisation), je n’en fais pas usage au contraire, et au moins sur ce point nous sommes d’accord : les "engagés" des ex-colonies pour une armée d’occupation ont fait une grave erreur (désolé mais c’est un problème moral, pas au sens hypocrite du terme), que ce soit pour réprimer les Vietnamiens à Dien Bien Phu (qui surent se défendre et remporter une bataille contre l’armée française et ses auxiliaires puis contre les USA) ou les républicains en participant aux batailles dans les rangs franquistes. La lutte contre le nazisme n’était pas semblable, selon moi, même si le jeu de l’Europe à l’égard de ses colonies n’a pas changé ensuite. Les anciens héros de Monte Cassino en ont tiré les conséquences (Krim Belkacem, Ben Bella, Boudiaf etc.) : émancipation, attaques justifiées contre les promesses non-tenues au début, puis décolonisation de l’Algérie... Ainsi, on ne peut pas berner les peuples très longtemps (malgré les tentatives de manipulations médiatiques etc. qui existent), ils sont tous aptes à réagir et ils le font sans que personne ne leur dicte ce qu’ils doivent faire. Enfin, pour la création, oui, c’est "une expression", je parlais de production au sens large (pas financier, sinon là c’est du businesse préparé, ok), l’intellectuel camerounais Achille Mbembe a d’ailleurs écrit un article sur ce qu’il nomme "les expressions africaines de soi", et rendu hommage à des auteurs africains contemporains avec des arguments en référence à des oeuvres (nouveaux regards, écritures inventives...).

  31. Posté par Olivier H., le 30 septembre 2006 à 18:15

    Loin de moi l’idée de dire "il faudrait faire ci ou ça", car il y a une vitalité dans la création (Europe et Etats-Unis, on en parle tout le temps, mais aussi Amérique du Sud, Afrique, Asie, on en parle moins), c’est indéniable. ça ne se limite pas à Djamel, fort heureusement : voyons les autres dont ne parle pas assez (Ousmane Sembène - aimes-tu son cinéma ?, c’est pas Djamel -, l’argentin Solanas qui s’est pris non pas une palme d’or pour avoir critiqué son président comme Michael Moore mais plusieurs balles auxquelles il a heureusement survécu, voir "mémoires d’un saccage" et "la dignité du peuple", et plein d’autres... et je parle même pas de la littérature : de Béti à Mahfouz, Marquez, Mimouni en passant par Kateb et Labou-Tansi et les nouvelles générations !). Pour le reste, c’est vrai que ce film suscite un débat (au-delà de son impact médiatique qui va ensuite retomber comme un soufflé)et bien d’autres questions... qui ne seront pas résolues en un instant, le temps d’un envol médiatique vite oublié ou grâce à je ne sais quelle(s) star(s). Il faut trouver sa voie, comme dit le proverbe... C’est valable pour les artistes comme pour n’importe qui. Quant à la question des pensions, c’est une injustice corrigée (longtemps, longtemps après), qui ne résout pas tout, mais prouve que certaines choses peuvent changer, mais qu’il y a encore beaucoup, beaucoup de boulot. Trop pour un seul homme ou un simple régiment "Indigènes", fût-il de bonne volonté. Pas facile. Ce n’est pas l’énergie (et l’esprit de révolte) qui te manque, Nietzsche junior, à ce que je vois. Au-delà de nos divergences, je dirais en hommage à l’auteur que tu cites : pourquoi faire dans le ressentiment ? Quant à l’impérialisme culturel, économique, je préférerais toujours la poésie d’un Césaire à celle d’un Houellebecq, la prose d’un Labou-Tansi à celle d’un Maurice Druon, les pièces de Shakespeare à celles de Rostand, les films d’une Assia Djebbar à ceux d’une Coline Serreau et me fiche complètement de savoir si les seconds vendent ou vendaient plus que les premiers, et ce n’est pas une question de pays d’appartenance ou d’origine, mais pour une raison simple à deviner (le talent et une autre plus subjective et plus personnelle : ce ne sont pas des oeuvres fermées sur un ego aigri ou rutilant, mais ouvertes à plusieurs voix).

  32. Posté par nietzsche_junior, le 1er octobre 2006 à 02:52

    "La lutte contre le nazisme n’était pas semblable, selon moi, même si le jeu de l’Europe à l’égard de ses colonies n’a pas changé ensuite"

    je suis pas persuadée ... Hitler a proposé au arabes quelque chose qui les a séduit et tant que la shoa ettouffe toute etude de ce qui c est passé concretement je met toujours des parenthese .. je parles du nationalisme arabes .. cet embryon qui nourri la turquie et qui plut tard offrira a l egypte et au monde arabe Nasser ...

    l allemagne etait devenu la colonie de l europe .. la france se servait sans concession , elle a puisé jusqu au moindre sous et a en meme temps donné a Hitler tout les "raison" d etre élu ... , l allemagne nazie c est la suite logique du siecle des lumiere et de la colonisation ... deux chose hélas qui semble inséparable ...et qui parfois s exprime subtilement dans un mot que l on nomme modernité

    ils ont lutter contre des allemand , un peuple massacré aussi , les noirs etait la chair a canon de Patton , qu ont il gagné si ce n est le droit d etre les premier a mourir au vietnam ..

    en combattant nos "peres" ont eu l espoir naif d etre accpeté par la france , reconnu comme ces enfants .., ils sont meme venu la construire pendant que dans leur pays la misere s etend et que les femmes ont charge d assumer a elle seul la survie de ceux qui reste , la femme c est la grande perdante en réalité mais peu en parle , on parle de la femme uniquement pour la dévoilée ou la voilé ... des carpates au milles lac que de corps violenté .. un nouvel de destruction massive , le viol !

    Djamel a fait une grosse connerie en réalité , il a donner un argument au fait colonial qui veut absolument gardé en lui une "role positif" , et quel meilleur role que celui que ce film vient de lui offrir ...

    mais tu as raison je suis d accord avec ton discours et je sais que nous somme dans le meme camps , la louve range ses crocs et ravale son aggresivitée

    quand je pense qu’ aucun dignitaire francais n est venu a l enteremment de Léopold Sédar Senghor , j admire le geste de kabila et sa politique de la chaise vide , ce n est pas en roumanie que les amoureux de la france aurait du aller mais a cuba ...

    et ce n est certainement pas a la droite de chirac qu il aurait du s assoir djamel , mais face a lui et lui cracher ses quatre vérité au yeux de tous , pour nous , les silencieux qui a defaut d agir se font violence chaque jour un peu plus

    on a plus le souci de nous , de nos corps , symbole de l echec , de la violence quotidienne qui devient la seul facon d etre un homme , regarde les ces enfant de l Islam qui n ose plus s embrasser entre hommes , ils se serrent la main comme des gens "civilisé" ils ont oubliés le contact , la tendresse , un baiser ...l impossibilité d etre citoyen a part entiere mais aussi l impossibilité d etre autre chose qu un homme des banlieu , violent et sexiste , comme toute la société d ailleur ..

    bn nuit a toi et dsl des hors sujet , j ai du mal a garder le fil ...

    c est devenu maladif ce besoin de s exprimer , je hante et pollue .. une vrai marée noir ...

  33. Posté par Jo Ann, le 1er octobre 2006 à 03:32

    Malheureusement, les mots, les beaux discours ne suffisent plus. Le cinéma est devenu un moyen de communication comme un autre. On voit, on entend, on écoute, on sent... C’est plus communicatif, plus accessible. Alors, s’il faut en passer par là, pourquoi pas ? C’est triste, mais...

  34. Posté par Timba Bema, le 1er octobre 2006 à 11:50

    pour ceci nietzsche_junior tu mérites amplement ton pseudonyme : « Djamel a fait une grosse connerie en réalité , il a donner un argument au fait colonial qui veut absolument gardé en lui une "role positif" , et quel meilleur role que celui que ce film vient de lui offrir ... »par ailleurs il serait aussi utile de reconnaître que même dans les colonies et tutelles françaises cette dialectique-là a été motrice de la dynamique politique dès 1946 c’est-à-dire la création de l’union française... il faut également reconnaître que la question du rôle de la colonisation française est une question morale et non purement politique(qui en la matière ne s’occupe que du droit naturel) et qu’elle est donc laissée à l’appréciation des individus... on peut en tirer deux observations : d’une part le débat sur le rôle positif est une appréciation morale du fait colonisation resurgie dans le débat en france sur le traitement de l’immigration principalement composée de populations issues des anciennes colonies et d’autre part que les immigrés issus des colonies et devenus français donc européens ont le droit d’apprécier dans un sens positif le fait colonisation...et en ce qui concerne l’impact de ce film j’ajouterais qu’après l’émotion viennent les faits...

  35. le 1er octobre 2006 à 12:05

    Ah, ça fait du bien de lire un point de vue détaché de l’émotionnel !

  36. Posté par Thierry Kron Traube, le 1er octobre 2006 à 22:21

    Quand un groupe d’hommes ou les membres d’une caste, ont le pouvoir, ils n’ont pas besoin de "modéle" pour être corrompus. Chirac a réagit, pourquoi aller chercher les poux dans la téte ?

  37. Posté par Alain Serbin , le 2 octobre 2006 à 08:56

    Tiens ! , je salue Jo Ann de retour... Sans oublier,Mère Eve et Mayombe 82. Pour ne pas faire des jaloux (honneur aux dames !), je salue tous les Amis du Blogs. On est souvent sur la même longueur d’ondes !

  38. Posté par Mayombe82, le 2 octobre 2006 à 09:42

    Alain S., merci pour tout. Tout ça, c’est bien beau, mais, et la suite de tes aventures avec cette blonde de la dernière fois, ou bien ? @+, M82

  39. Posté par théo, le 2 octobre 2006 à 10:31

    Vu le film en ouverture du festival de Namur avec la bande des acteurs, si çà intéresse quelqu’un l’avis des pros ( Picha (Blanche-Neige, la suite), ou Joachim Lafosse (Ca rend heureux) sur le film propagande de Jamel Debouze, je viendrais vous taper çà.

  40. Posté par Eclairage, le 3 octobre 2006 à 10:17

    Oui, Théo, l’avis des pros m’intéresse, merci par avance.

  41. Posté par Alain S., le 3 octobre 2006 à 12:08

    Je réponds à Mayombe 82. Ah la fameuse histoire de la blonde et sa suite ? Après la culbute, ciao ! Eh oui, chacun son truc, ndeko ! Par le temps qui court...Le pied, il faut le prendre... !

  42. Posté par Théo, le 3 octobre 2006 à 14:44

    Tout d’abord une petite objection , il y a des noirs dans le film, 15ème minute le coup de la tomate réservée au noir cuisinier : conséquence une révolte générale contre ce traitement de faveur, plus loin lors de la bataille au milieu des cailloux (bravo au décorateur) en Italie, on ne voit pas de noirs dans la tourmente (seraient-t-ils tire-au-flanc ?), mais bien deux Sénégalais planter victorieusement le drapeau français quand la partie est gagnée.

    Ensuite lors de l’épisode du ballet(ridiculisation à la truelle d’un ballet classique(danseur homo minuscule, et grande duduche efflanquée), alors que très souvent à l’époque, le divertissement octroyé aux militaires c’est le bal musette, passons, bref lors de la sortie de salle , faisant figuration, une bonne dizaine de sénégalais avec le chapeau du nègre banania sur la tête).

    Pas de rôle majeur pour les noirs, d’accord, rien que des caricatures.

    Les femmes françaises ne sont pas mieux servies, la première accolée à un char se prend une pelle avec Djamel, la seconde une nympho bourgeoise se jette au cou du brave musulman qui croit rêver (remarque c’est censé être une marseillaise pas l’ombre d’un soupcon d’accent, les marseillais ne font pas partie de la francophonie ?

    La troisième une jolie paysanne demeurée des Vosges après l’émouvant épisode où Djamel trait la vache d’une main, (clin d’oeil attendu par le spectateur lamba qui sait que Djamel n’a qu’un bras),puis lui donne un baiser, le veinard mais Djamel la plante là, sous les yeux du musulman tout frustré sans nouvelle de la Madame 2 pas de tension visuelle, il chipote paisiblement son fusil, point. On espère quelque chose...rien

    Le rapport aux femmes n’est pas creusé, tout comme la figure de la mère du début,encore des sous-seconds rôles.

    La morale de l’affaire est édifiante, ces pousse-cailloux n’ont qu’un simpliste objectif, se distinguer pour prendre du galon, c’est çà s’intégrer et espérer de devenir français à l’époque, si on est des vedettes de la guerre on aura l’argent et les femmes blanches.

    Ne leur jettons pas la pierre, notre hôte est un expert de ce discours basique version humoristique coupé/décalé, ils auraient pu faire appel à lui pour un peu plus de verdeur.

    Parlons des scènes d’humiliations, très softs par rapport aux réelles humiliations endurée par les indigènes, pas de tomates( voir plus haut), un gros coup de boule du sergent après la grenade dégoupillée par maladresse par Djamel, mais après le sergent devient gentil, puis de nouveau, ils se détestent, mais le scénariste aurait pu pousser çà bien plus loin ...exemple la photo de la mère du sergent que Djamel découvre et assimile à une indigène est traitée de manière très frustre (bon la pudeur masculine et l’orgeuil je veux bien, mais franchement, il y avait quelque chose à faire d’un élément pareil). Non Djamel se fait jetter dehors pour son indiscrétion, pourtant tout avait si bien commencé, Djamel venait d’apprendre à boire et à fumer, c’est vraiment dégueulasse de lui tirer la nape après avoir servi le wisky et le cigare, hein ? Il n’y a pas vraiment haine, d’enjeu dramatique si ce n’est qu’ils finissent par crever ensemble car Djamel pardonne et essaye de le sauver et y laisse sa peau, encore le cliché du gentil, bon musulman, il pourrait lui faire quelque chose de dégeulasse, les gens riraient au moins dans la salle. On ne mouille surtout pas les hauts gradés, les responsables se posent des questions : comment les traiter,les appeler, et toute la responsabilité du racisme repose sur les épaulettes d’un sergent pied-noir qui évolue tout au long du film, il devient leur défenseur tout en conservant ses dérisoires petits privilèges, on suppose qu’il essaye de dissimuler une filiation maternelle indigène et se croit supérieur à eux.

    Bref dédouannement total de la responsabilité des authorités françaises : on les oublie, c’est la faute à la guerre, à personne en particulier, tout le monde est occupé, et franchement, on les a enrôlés à la va-vite, formation éclair, alors une permission, on n’y a pas pensé c’est tout...(on pourrait les voirs faire des calculs sordides, réafecter des budjets pour le bateau du retour à des fonds secrets), non , on zappe.

    Bref, les femmes sont tartes, les musulmans sont tarte, les sénégalais tarte et la culture européenne tarte, seule la France Nation est en fait épargnée, elle a combattu les boches pas de collabos évoqués, et convaincu ces pauvres diables de venir en renfort pour sauver l’idée de la fraternité, de l’égalité et de la liberté. (On pourrait quand même appeler les ennemis allemands, c’est quand même pas un remake de Papy fait de la Résistance).

    Un film franchouillard à souhait qui ne fait même pas rire, le sujet étant grave tout de même.

    Au niveau du scénario, histoire racontée de manière linéaire sans effet narratif, début, milieu et fin de séquence point/, admettons, tout le monde à moins d’être neuneu connaît déjà le dénouement, ils se sont battus et seront oubliés, voilà, faut s’en contenter, pendant une heure on se promène, après çà grimpe avec la seule vraie bataille, bien tournée, enfin c’est pas du luxe, les acteurs se sont fait plaisir, mais comme on sait que c’est pour de faux puisque c’est un film faut vraiment s’appeller Bernadette Chirac pour verser une larme opportune en ces temps électoraux, au fait sur la photo, Djamel le malicieux tire sur sa jupette :) pas de commentaires, je propose qu’il demande la main de la veuve Pompidou, elle a l’air de s’ennuyer depuis un siècle !

    Venons aux dialogues, le seul plaisir d’un tournage en français qui affiche une brochette d’acteurs émouvants et comiques, nada, Nacéri est blême et effaré du début à la fin, pas une réplique d’anthologie, quand même avec des situations pareilles c’est navrant ! On dirait une série B.

    Seul intérêt du film, le moment de sa sortie en adéquation avec les revendications légitimes de ces anciens combattants oubliés qui méritent une revalorisation de leur retraite.

    Bon j’ai aténué, en fait les critiques étaient encore plus méchantes que çà. Djamel est venu sur scène faire son numéro avec toute sa bande, morts torchés entourés d’une dizaine de bodygards, il a vanté le décolleté de la speakerienne de la RTBF qui d’habitude fait les émissions littéraires et culture, elle riait bêtement au milieu de cette bande de titubants rose d ’émotion et d’exitation, il a déclaré être très content d’avoir reçu plein d’argent pour avoir fait le film et proposé de partir avec une colonne dorée à la feuille du théâtre de Namur fraîchement restauré pour nour faire un autre film. Si tout le monde le laisse faire pourquoi il se gênerait de se foutre de la tronche du monde ? L’ambassadeur du Sénégal, le gratin des politique et les grosses huiles présentes ont applaudi de bon coeur,un bel évênement quand même, et des bons sentiment, enfin les politiques font un geste fort !

    Pas les réalisateurs africains, algériens, québéquois et autres francophones consternés dans les salle venu défendre des films pointus et durs à regarder.

    Dominique Blanc Présidente d’Honneur, c’est taillée vite fait avant la projection après avoir annoncé l’ouverture du festival et la sortie de son documentaire perso en compétition, pas folle la guêpe.

    On en viendrait à regretter la Victoire en chantant et Coup de torchon !

    Il se dit qu’un autre film sur le sujet va bientôt sortir tourné par un africain...pas plus d’infos. Allez, bonne teuf à tous les bloggo’s

  43. Posté par Timba Bema, le 3 octobre 2006 à 15:22

    « (...)ils avaient aussitôt retrouvé leurs instincts de nomades de primitifs s’arrangeant pour faire un feu et y mettre à cuire un chien qu’ils avaient volé je me demande à qui sans doute à un de ces imbéciles un des ces officiers ou sous offs embusqués dans des bureaux ou des états-majors comme on en voyait parmi nous dans leurs élégants uniformes intacts se croyant bien à l’abri probablement et ramassés un beau matin par un type ouvrant la porte d’un coup de pied et les incitant ironiquement du canon de sa mitraillette à s’aligner dans la cour les bras au-dessus de la tête stupéfaits et ne comprenant rien à ce qui leur arrivait, on disait qu’ils en avaient pris comme ça des états-majors pommadés et tirés à quatre épingles, nous ne nous privions pas de les engueler mais ceux-là avaient trouvé plus profitable de rafler leur chien et de le mettre à la casserole se le partageant entre eux se tenant bistres ou olivâtres, dents de loup de leurs noms gutturaux et râpeux Arhmed ben Abdahalla ou Bouhabda ou Abderhamane leur parler brusque guttural et râpeux leurs corps lisses et glabres comme ceux des filles (...) »

    épisode de la capture de geoges par les allemands pendant la seconde guerre mondiale, La route des flandres, Claude Simon, roman, les éditions de minuit, 1960.

  44. Posté par théo, le 3 octobre 2006 à 15:27

    Bonjour Théo (de Namur ?)des messages 39 et 42. La démarche m’ennuie beaucoup. Pourriez-vous, s’il vous plaît, ajouter un petit complément à votre prénom afin de nous distinguer l’un de l’autre ? Je suis déjà aussi intervenu sur cet excellent blog de mon confrère Alain Mabanckou sous le prénom de... théo (qui est mon vrai prénom ; cf un des sujets sur M. Raphael Confiant). Bien sûr, il n’y a aucun monopole sur ce (très joli, n’est-ce pas ?) prénom, mais il est certainement dans l’intérêt de tous qu’il n’y ait pas sur ce blog (ou sur celui de mon compatriote Kangni Alem où j’interviens également) des doubles ou triples Boris, Timba Bema, Alain, Mayombe 82, etc. ; non ? Comme je suis intervenu avant vous, j’ai pensé que ce serait à vous de faire ce petit effort de distinction entre nous deux. Je voudrais compter sur votre compréhension.

  45. le 3 octobre 2006 à 15:51

    Alors, comme ça,Théo, tous les noirs de la grande guerre (et du film) étaient des Sénégalais ? Bon, si ça me permet de voir le film et les acteurs, ce week end à Dakar, je te concède cet amalgame. Salut à Mayombé, Mère Evé, Timba Bema.... Edwige H

  46. Posté par Théo Lait, le 3 octobre 2006 à 16:17

    Moi aussi je suis un Théo et je ne suis jamais intervenu ici. Je lis souvent et j’aime bien. Alors on fait comment ? Je propose ceci : Théo 1, Théo 2 et Théo 3 comme chez Michel Houellebecq avec les Daniel 1, 2, 3 et chez Mabanckou avec ses doubles et « autre moi-même » de porc-épique ! Je vais m’appeler Théo Lait, vous prenez Théo Café, et l’autre Théo qui se plaint de l’usurpation n’a qu’à prendre Théo Miel !

  47. Posté par Théo Phile, le 3 octobre 2006 à 19:52

    Suggestion !

  48. Posté par Théo Crate, le 4 octobre 2006 à 10:48

    2è suggestion

  49. Posté par Théo Dort, le 4 octobre 2006 à 12:15

    3ème suggestion

  50. Posté par Théodore Tsaganos, le 4 octobre 2006 à 14:12

    indigestion de suggestions je retourne à mes moutons

  51. Posté par gouns, le 15 octobre 2006 à 07:40

    Bravo à Nietzsche junior... ...pour ses remarques pertinentes sur le film Indigènes. Le plus problématique dans le film c’est au début la scène d’enrôlement massif de jeunes que l’on voit courir vers les camions. On a l’impression qu’ils sont volontaires alors qu’en fait ils étaient obligés à cause de la conscription rétablie dans les colonies Algérie et Afrique sub saharienne à partir du débarquement anglo américain de 1942.Quant au Maroc et Tunise, la situation de pauvreté était telle que souvent on s’enrôlait pour sauver la famille du désastre. Le danger de ce mensonge du scénario est de relativiser les méfaits de la colonisation. en effet dit Le Pen " si des Indigènes partaient en masse afin de libérer la patrie France en oubliant leur propre patrie occupée c’est donc que la colonisation n’était pas si méchante que ça." Allez sur le site "l’ami y’a bon" ou en cliquant sur http://www.fluctuat.net/blog/IMG/YaBon3.jpg vous y découvrirez un petit film d’animation de 8 mn de Rachid Bouchareb sur le massacre du camp de Thiaroye : il est exceptionnel. Ce qui prouve que le patriotisme français délirant du film Indigènes est le résultat d’un deal avec Chirac. Le film ne doit pas être trop méchant avec la France. En échange , je fais un geste (trés petit au demeurant puisque ni les arriérés ni les pension d’invalidité ne seront prises en compte). Réflichissons ! comment prétendre que dans l’Algérie de 1943 après une épidémie de typhus qui a fait 30000 morts et avec toutes les souffrances endurées, les indigènes avaient une telle hâte d’aller libérer le territoire de leurs maîtres. Même pas citoyens qu’ils étaient mais sujets.L’autre problème c’est la gestion du but, venir en aide aux anciens combattants : comment se fait-il que malgré une loi votée il soit nécessaire pour nous d’aller faire pleurer Bernadette et boufonner auprès de Chirac(l’émouvoir) pour que celle ci soit appliquée. C’est pas du colonialisme ça ?

  52. Posté par Kula, le 19 octobre 2006 à 21:14

    Ce film vaut son pesant d’or a sa maniere... Il a quand meme le merite de lever une des faces cachees de l’histoire...le reste ne sont que des details comme dirait Le Pen...

    Une des choses qui me derangent le plus c’est de voir Abdourahman A Waberi venir cirer les chaussures de la France en repetant chez Guillaume Durand en boucle qu’il est juste un jeune Francais de 41 ans, Normand de surcroit...ce gars n’avait que ca a dire, grrrrrrrrrr Pathetique n’est-ce pas ?

    Arretons avec ce politiquement correcte ridicule. A defaut de faire des films,crachons au moins le morceau des que l’occasion se presente...sans verser dans la demagogie

    Normand kie kie kie est-ce qu’eux pensent comme toi ?

    Jamel joue l’Arabe de service mais entre temps, il fait avancer la cause car il a compris que tout flatteur vit au depend de celui qui l’ecoute...

    N’est-ce pas que le fromage est tombe de la bouche de Chirac ????

  53. Posté par nawel, le 27 octobre 2006 à 15:31

    2006 indigenes est primé au festival de cannes ! qques temps aprés voila Mr le president qui revalorise les pensions ! Trouvez vous que c est assez moi non ! mon gd pere que dieu ait son ame a combattu pour la france mais il est mort il y a 5 ans malheureusement l argent ne m est rien bien que la revalorisation des pension soit trés importante la reconnaissance ne passe pa seulement par les motifs pecuniers pourquoi aucun anciens combattants de la 2nde guerre mondiale venu des colonies n a été invité aux 17 derniers defilés de 14 juillet la reconnaissance passe par plusieurs chose et elle passe d abord par un respect des francais pour les jeunes issus de l immigration nous avons notre place en france ! j ai ma place en france JE SUIS PETITE FILLE D UN INDIGENE DE LA REPUBLIQUE COMME ON LES APPELAIT AUTREFOIS ET JE SUIS FIERE DE L ETRE

  54. Posté par oullal lahcen, le 15 novembre 2006 à 22:31

    pourquoi pas les droits des veuves des anciannes combattaant

  55. Posté par maud, le 17 novembre 2006 à 14:50

    Les excellents films de Sembene Ousmane (dont CAMP DE THIAROYE) sont distribués et édités en DVD par la Médiathèque de 3 Mondes. Seul distributeur français à être spécialisé sur les continents du sud. Ils ont également de très beaux documentaires sur les tirailleurs de 14-18 et 39-45, la colonisation, l’esclavage. Allez voir leur site : www.cine3mondes.com

  56. le 13 décembre 2006 à 21:19

    je suis une veuve de harki je touche une pension de (450 FF )’l’equivalent de 70 euro qui sont insufisant aujourd’huit pour satisfaire ma vie que dois-je faire a qui reclamé merci

  57. Posté par loul2, le 2 juillet 2007 à 21:31

    je suis veuve d’ancien combattant qui a partissiper a deux guerre indouchine 1947 /1951 algerie 1959/1962 ESQUE j’ai le droit a une pension ou a la nationalite ou a une alocation je suis viellee et handicapée a 80% merci

  58. Posté par SARAH, le 13 août 2007 à 10:45

    je cherche le ancian combatants de français de l’algerie SNP MOHAMED SALAH

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