
Longtemps nous nous sommes réjouis de nos Lettres congolaises, proclamant à l’Afrique entière que le Congo-Brazzaville couvait une mine d’écrivains. A coté de l’or noir, nous pouvions donc compter sur « l’encre

noire ». Nous n’avions pas tort puisque la liste des auteurs demeure prestigieuse : Sony Labou Tansi, Henri Lopes, Emmanuel Dongala, Sylvain Bemba, Guy Menga, Tchicaya U Tamsi, Taty Loutard, Tchitchellé Tchivela etc.

Notre réputation était telle qu’un jour Madame Christiane Diop, la directrice des Editions Présence Africaine ( Paris ), me lança lorsque je lui remis le manuscrit de mon premier roman « Bleu-Blanc-Rouge » paru en 1998 :
Encore un Congolais ! Mais pourquoi donc vous autres Congolais écrivez beaucoup ?
Comme je ne répondais pas, elle lâcha, ironique :
Je vois, c’est sans doute à cause du fleuve et de la mer !
Derrière cette boutade, je vis plusieurs interrogations. S’il ne suffisait que du fleuve et de la mer ! Beaucoup de contrées ont en effet à la fois ces deux éléments naturels, cela n’a jamais fait d’elles automatiquement de grandes nations de littérature. Et d’ailleurs, plusieurs pays enclavés dans le désert nous donnent des écrivains de grande envergure.

Nous avions eu la chance d’avoir des fers de lance, des précurseurs qui ont fait de la littérature leur raison de vivre. De sorte que la jeunesse a toujours intégré la question de l’écriture dans ses préoccupations. C’est ce qui explique sans doute la prolifération des écrivains en herbe - j’ai reçu plus de cent manuscrits lors de mon séjour au Congo en 2002 -. Il y a aussi ces associations d’écrivains et artistes - associations dont les présidents sont le plus souvent moins talentueux que leurs adhérents ! A-t-on besoin d’enfermer les écrivains dans une sorte de cathédrale où les questions de pouvoir, de leadership l’emporteraient sur celles de la création ? L’écriture, là aussi, relève de la rébellion, de l’effraction. On ne fait pas de la littérature en masse, comme des moutons de Panurge ou par coup de décrets ou de dépôt des statuts à la préfecture la plus proche du domicile du président d’une association.
On me parlera des différents affrontements connus par notre pays. Voyons ! Les guerres civiles qui ont embrasé le Congo ne sauraient expliquer le tarissement actuel de la création littéraire congolaise. Ce ne sont pas les essais politiques creux et injurieux que certains écrivaillons du dimanche commettent qui me feraient croire que notre pays excelle encore en littérature. Il est facile d’aligner des insultes, mais difficile d’inventer un univers. Lorsque ces écrivaillons auront la hauteur du Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire ou de La prochaine fois le feu de James Baldwin, nous pourrons alors les applaudir même des pieds !
Les dictatures, les affrontement ethniques, les champs de guerre ont paradoxalement accouché d’œuvres sublimes ailleurs. Regardons l’Amérique du Sud, les écrivains comme Asturias, Vargas Llosa ou Garcia Marquez. Les plus beaux poèmes d’Aragon ont été écrits pendant la guerre, de même ceux de Prévert... Maxime Ndebeka n’aura jamais été aussi magistral que dans ses écrits commis pendant son incarcération. Qui ne se souvient pas de son célèbre poème 980.000 nous sommes ?...
Le Togo compte désormais des écrivains talentueux comme Sami Tchak, Kossi Efoui, Kangni Alem. On ne pourrait pas dire que ces jeunes aient reçu en récompense des bonbons glacés du ministère de la culture à l’époque d’Eyadema ! Ils ont ressenti la nécessité d’inscrire à l’encre indélébile les contours de leur création, et de faire ainsi des œuvres singulières qui propulsent tout d’un coup leur Nation parmi celles qui comptent en littérature dans notre continent.
Le Congo ? Il serait illusoire de compter sur une gloire passée, de dormir sur nos lauriers en nous astiquant le nombril avant d’éructer au petit matin avec le chant du coq. En littérature il n’y a pas de grade pour les anciens tirailleurs ou les vétérans du Vietnam. Les médailles n’apportent rien en la matière. C’est en empruntant les chemins de l’idéologie et de la démagogie que nous autres auteurs avons contribué à anesthésier nos Lettres et à ne plus offrir aux héritiers un projet littéraire digne de ce nom. La crise de la littérature congolaise doit être imputée à l’écrivain congolais lui-même. Il tourne en rond, parade, caquète, se vautre dans une paresse de gastéropode et ne voit pas le cours des choses arpenter d’autres directions.
Comment donc y remédier ? En écrivant autrement. En questionnant sans cesse le texte, l’univers. En disséquant nos anciens, crayon à la main. En regardant surtout ce qui se fait ailleurs, pas forcément dans nos 342.000 kilomètres carrés coupés en deux par l’Equateur.

Comme le penserait Boniface Mongo-Mboussa ( en photo ci-dessus ), la littérature de demain sera celle de l’ouverture, de la confrontation avec d’autres univers. Il s’agit désormais d’apporter la touche congolaise au grand plat que nous offre l’éclatement du monde. Or le monde change, mais l’écrivain congolais est immobile, il se cabre, hésite à enjamber le fleuve, à traverser la mer, à prendre le premier navire. Et c’est ainsi qu’il perpétue la crise...
Je suis fier, en tant que congolais, de compter parmis mes compatriotes des ecrivains de votre trempe, Mr mabanckou. Seulement voilà Mr, je pense que nous autres congolais nous gargarisons trop du fait que notre pays compte tant d’ecrivains de talent. Je pense que le Congo au lieu de compter parmis ses dignes fils des hommes de lettres, dont le talent et la renomé ne servent qu’eux meme,beaucoup plus de grands mathematiciens, chercheurs, economistes, chimistes, bref beaucoup plus de personalités eminemments scientifiques afin de participer de façon beaucoup plus efficace au devellopement de notre pays. Vous pourrez dire et penser ce que vous voulez mais tant que les intellectuels congolais continueront à tous se prendre pour des Moliere au lieu de penser serieusement au devellopement de notre tres riche pays, potentielement en tout cas, nous ne seront pas sortis de l’auberge.
Cher Adm, il est vrai que vos remarques posent la question de la fonction de l’écrivain. Nous avons tendance à trop demander à celui-ci. Je ne connais pas personnelement d’intellectuels congolais qui se prennent pour des Molière. Ce serait d’ailleurs une très bonne chose puisque ce Molière savait scruter les travers de la société sous les apparences de la farce...
A. Mabanckou
Ne me faites pas rire M.Adm.Croyez-vous que le Congo regorge plus d’ecrivains que d’economistes ou de chimistes ? je pense que c’est plutot le contraire qui est vrai.Car la profession d’ecrivain est tellement difficile a acceder. Voila pkoi certainement ils ont cette aura quand ils sont bons comme notre cher A.M.et si vous pensez qu’un ecrivain est moins utile a un pays qu’un economiste,dites-moi alors pkoi Victor Hugo est le personnage francais le plus populaire de tous les temps ? Pensez-vous vraiment que les ecrivains ne pensent qu’a leur nombril ?
A M.Adm,le développement d’un pays requiert aussi bien la contribution intellectuelle des scientifiques que celle des hommes de lettres .Or, sauf à nier l’évidence,le rayonnement du Congo/du Continent est plus porté par ceux-ci que par ceux-là.Nous avons d’éminents scientifiques mais le Pays/le Continent n’offre pas le contexte qui leur permettrait d’exprimer leur talent. Cet état de fait n’est nullement imputable aux écrivains.C’est au Politique que revient la tâche de susciter l’avènement de ce contexte. Pour finir,j’aimerais rappeler à M.Adm que l’adage"Science sans conscience n’est que ruine de l’âme" n’est pas une simple fleur de rhétorique.
Y a-t-il un prix nobel en Afrique Centrale ? Arrêtez de vous masturber intellectuellement.Tant qu’il y a encore des latrines, des lampes tempêtes,des coupures d’électricité...tout le reste n’est que litterature. Adm a raison. Et j’irais même plus loin.Regardez l’Inde:les indiens sont inventifs,créatifs,bricoleur...L’inde est le premier pays en électronique ; il a supplanté le Japon. Ce pays a eu des grands dirigeants(pas des franc-maçons)comme NEHRU,IDIRA GHANDI...qui ont encouragé les études technologiques et scientifiques dès les années 1950, alos que les nègres(Senghor,Ologum,U tamsi...)en sont encore à écrire des poèmes de négritude au point même que Chinua Acthebé les rappela à l’ordre disant à juste titre que le tigre dans sa tigritude bondit dès qu’il voit sa proie !
J’aimerais faire une petite mise au point et dire que c’est le Nobel de Littérature Wole SOYINKA qui a écrit" a tiger does not proclaim its tigritude, it pounces."
En revanche et pour répondre au Nobel Africain précité, Chinua ACHEBE a dit :" si le Tigre pouvait parler ou écrire, il proclamerait sa tigritude ".
TRES CORDIALEMENT !
La question n’est pas de savoir qui est le plus utile de l’écrivain ou du scientifique. Les uns et les autres sont indispensables au développement de la vie et du monde. Je ne crois pas non plus que « la crise de la littérature congolaise soit imputable au seul écrivain congolais » même si vos critiques sur les institutions d’écriture et les gastéropodes à la plume fatiguée sont certainement fondées.
Il existe cependant une autre question qui pour moi traverse également vos textes sur « écrire sans la France » et « où sont les Négros-Africains ». Au « pourquoi » écrire et « comment » écrire, il faut ajouter « pour qui » écrire et demander "où sont les lecteurs à Brazzaville ?" par exemple.Que l’Harmattan, Présence Africaine ou Le Seuil me permettent de vous lire, et Ken Bugul, et Kourouma, et tous les autres qui me content l’Afrique que je découvre seulement grâce à eux à 70 ans. (quelle inculture, quelle ignorance !). Mais vous ne pouvez pas écrire seulement pour quelques « moundélés » privilégiés. Ce travail sur l’écriture, cette invention pour vous affranchir du classicisme de vos pères, cette recherche de votre indépendance, de votre liberté d’écrivain intéresse aussi, et d’abord, les jeunes africains. Or comment pourrait-ils vous lire puisqu’ils ne peuvent acheter vos livres ? Et que, sauf quelques exceptions institutionnelles réservées de fait aux élites, et malgré les récents efforts d’une grande animatrice d’un projet de lecture publique, il n’existe que très peu de bibliothèques publiques ouvertes à tous à Brazzaville.
La Maison des Jeunes et de la Culture de Brazzaville va prochainement rouvrir la Bibliothèque de Ouenzé qui était squattée par une église du réveil (sic) et 10 000 livres « désherbés » par la Bibliothèque départementale d’I&V vont y trouver leur survie. Mais surtout un fonds de littérature africaine sera constitué peu à peu c’est-à-dire au fur et à mesure que nous trouverons l’argent nécessaire - avec l’aide de L’Harmattan notamment qui nous assure une réduction considérable à l’achat.
Cette bibliothèque sera aussi un espace d’échange autour du livre africain et je vous remercie de nous autoriser à utilier votre blog. Nous allons en faire une sorte d’arbre pour une Table à palabres à créer dont les thèmes en seront les fruits que partageront les commensaux et qui nourriront leurs discussions et leurs réflexions. Et modestement, mais sûrement, nous y trouverons des envies de lire et des raisons d’écrire. Merci de votre blog, cher Alain Mabanckou
Oui, la litterature congolaise est en crise. A force de compter sur cette equipe dynamique - Sony, Loutard, Dongala etc - qu’elle pensait etre eternelle, le Congo a oublie de preparer le relais. Et ce qui devait arriver arriver : la dissete litteraire. Comme on dit localement ici a Pointe-Noire : "Tant pis si je depense tout l’argent, mes enfants iront louer". Oui, c’est vrai qu’il faut aussi doper l’industrie, ameliorer les conditions de vie qui vont decroissantes mais je ne pense pas que ces seules raisons eradiquer a expliquer l’epidemie. Je vis a Pointe-Noire, je suis un ecrivain en herbe, ici la litterature est consideree comme une secte car elle vit dans l’anonymat, dans les ghettos. C’est a peine si l’etat lui jette un coup d’oeil. On organise des prix pour les journalistes, pour les musiciens mais rien pour les ecrivains ! Consternation, le mot a sa place. Et qui fait le boulot a sa place ? La France, Les USA etc. Ce n’est pas en rehabilitant des bibliotheques que les gens auront le gout d’ecrire mais c’est en leur donnant les moyens, en mettant des structures d’orientations, des processus pour denicher des nouveaux talents a l’exemple de star academy en france dans la musique. Aujourd’hui, apres avoir passe plusieurs jours dans la transe de l’ecriture, un jeune congolais, manuscrit en main ne sait meme pas vers qui se tourner. Le probleme du Congo et de ceux qui ont cette tache d’ecrire son histoire est la.
Mr Mabanckou, contrairement à ce que certaine personnes avancent sur ce blog, je ne cherche pas à minorer le role de l’ ecrivains africain dans la societe. Au contraire ! Je pense sincerement que les hoes de lettres peuvent jouer le role de porte-voix pour les oubliés et les marginalises de nos societes africaines, et que la litterature peut permettre, dans une certaine mesure, le developpement de l’imaginaire voire , dans une moindre mesure encore ,le developpement de l’ esprit critique de nos compatriotes. Mais je fais juste un constat.Il n’est un secret pour personne que les congolais aiment se vanter du fait que leur pays est un creuset important de la litterature africaine.Moi-meme je n’en suis pas peut fiere.seulement je ne pense pas que la renomee de nos ecrivains puisse nous apporter quelque chose de significatif economiquement parlant.Tout le monde sait parfaitement qu’aujourd’hui c’est principalement la puissance economique qui conditione l’attention et la consideratiuon que l’en porte à une nation. Si aujourd’hui des pays coe la chine ou l’inde font trembler le monde ce n’est pas à cause de qualite ou de la quantite de leur ecrivains mais plutot à cause de l’agressivite de leur developpement economique. Lequel developpement ne pourra etre possible durable et viable pour un pays coe le notre si nous investissons massivement dans les hommes de sciences et de technique pour le porter. C’est dans cette logique que rejoind Mr Moussitou-youlou lorsqu’il emet l’idee de la responsabilite des politiques dans cette affaire. Assurement le Congo est un pays dont les habitants juisse d’une energie intellectuelle immense. Mais tant que nos dirigeants ne feront pas en sorte que cette energie soit canalisee (en priorite) vers le developpement des sciences et techniques pour sous-soutendre le developpement economique, je le dis et je le repete : NOUS NE SERONS PAS SORTIS DE L’AUBERGE !
Je me rejoius de la clervoyance et de la pertinence des propos qui ont été tenus par chacun de mes prédécesseurs. Ceci peut d’une manière ou d’une autre servir de déclencheur à la mobilisation "des ames bien nées". Entre le littéraire et le scientifique, il n’existe aucune fronde pour la simple raison qu’ils ont depuis la nuit des temps été "désigné" à évoluer de concert. Ce que fait le scientifique doit etre remis en question et régulé par le littéraire qui jusqu’ici détient le secret de la sensibilisation des masses. Exigence signalée par RABELAIS père de l’une des plus prestigieuses citations qui à jamais fera mention honorable sur les langues et consciences de la postérité. L’illustration faite par cette symbiose entre la science et la littérature n’est autre que le nombre impressionnant des chercheurs à la fois scientifique et littéraire. D’ailleurs "le vainqueur en titre" du prix GRONCOURT ne fut il pas un cadre de l’aéronautique ? Pour notre cher Congo, il va s’en dire que l’heure n’est pas au traçage des grandes directions de dévéllopement au vu de l’immobilisme et de l’indifférence des réformes de l’heure. Mais plus que jamais on doit mesurer l’importance de la littérature à proximité de la science car aucun essor prodigieux d’ envisageable sans une conscientisation sereine des masses. Je me rapproche ainsi de la reflexion sur l’émulation des jeunes écrivains proposée par notre cher frère de Pointe-Noire. Que DIEU nous prete longue vie.
J’ai souvent passé un peu de temps à lire ce qui s’écrit sur nos forums et je peux vous avouer que c’est une honte de voir comment le congolais ne peut parler à son vis-à-vis sans utiliser un mot abject.
Voilà même la cause de nos guerres. Tous nous sommes des tyrans nés et tous ne supportons pas la contradiction ; ce qui est bien triste car c’est de là que la lumière jaillit.
M. Alain M. a estimé que la littérature congolaise est dans le déclin. C’est un fait que tous nous partageons. Mais quelle solution lui, écrivain congolais contemporain apporte-t-il ?
Lorsqu’il combat ou critique les associations de soutien aux écrivains en herbes, moi je rétorque que vous êtes complètement déconnecté des ’réalités nationales’ comme les appelaient Henry LOPES. Sans soutien ou sans organisme de soutien, Monsieur, aucun écrivain congolais ne pourrait par ses propres moyens publier ses écrits, étant dans le territoire national et ceci pour cause :
1. manque de moyen financier. J’en connais qui dorment avec leurs manuscrits depuis des lustres et qui finissent par ce lasser de rêver devenir un jour cet écrivain lu par les compatriotes ;
2.Absence de lecteurs : M. A.M, sachez que si ce n’est que sur le public de chez nous que les écrivains en herbe du Congo comptent, ils ne gouteront pas à la joie de leur labeur. La lecture n’est plus au goût du jour.
3. Absence d’incitation. Un écrivain est comparable à un philosophe. Donc tout comme les seconds ne naissent pas comme des champignons, l’environnement peut constituer le fer de lance ou de découragement des écrivains en herbe. Vous qui êtes de la diaspora par contre, vous pourriez contribuer à donner à nos jeunes compatriotes le gout de l’écriture par des actions simples mais concrètes comme dirait l’autre...
Enfin, l’autre débat concernant les scientifiques ne m’intéresse pas beaucoup. Car les implications dans ce domaine sont trop tendance politique et j’ai horreur de discuter de politique car cela ne sert qu’à tromper, diviser. C’est la seule science qui pose plus de problème qu’elle n’en résout.
Cher Pat Le Sid,
Un auteur qui attend d’être épaulé par une Association avant d’écrire, celui-là n’aura rien compris à l’acte de création qui se fait toujours contre les chapelles. Les associations d’écrivains sont des nids de querelles de pouvoir. Même en France, quand j’y vivais encore, je n’en faisais pas partie pour les mêmes raisons.
Voilà un débat intéressant, mais qui a étééplacer pour des raisons qui ne tiennent pas la route. Mr Alain M. a raison notre littérture est en crise, ceux qui peuvent l’aider à se remttre sur pied n’ont qu’a travailler dur et que leurs oeuvres dépassent ceux des anciens. Il n’y a pas lieu de comparer littérture et science ici sur le cas du congo non. Ce qu’il faut recoonaitre c’est que les littérairesont fait parler et fait connaitre notre pays au monde. Pour cela ils n’ont fait que leur travail, leur devoir envers la nation. Que les hommes de science fassent leur travail. Pour les écrivains en herbe, c’est la faute de personne s’ils n’arrivent pas à percer. Il est illusoire de compter sur l’Etat ou sur tout autre personne. Rilke dans "Lettres à un jeune poète" conseillait juste de trouver d’abord un travail et d’écrire sans rever de la gloire. Ecrire, je crois est d’abord une ambition personnelle. Quelque chose d’imtime. Le plus important c’est d’écrire et d’écrire quelque chose qui compte. Le booker prize de l’année dernière a été rejeter plusieur fois. Les gens ne trouvaient pas le livre assez "original". Voilà, comme qui dirait " l’écrivain est vain avant d’etre lu." Bon courage !
Chers frères,
J’ai parcouru votre site et j’ai trouvé que c’est un site très intéréssant pour l’instruction des jeunes et aussi pour ceux qui s’intéressent à la littérature.
Pour ma préoccupation, je voudrais avoir la Biographie, les titres et les recits de notre cher écrivain congolais brazzavilois Alex TCHICAYA U’tamsi.
Je serai très content quand j’aurai votre réponse.
zednsungula@hotmail.com
bonjour ou bonsoir, je suis étudiant en lettres modernes à l’université d’abomey-calavi au bénin . c’est un grand pliaisir pour moi d’avoir découvert votre site .je me réjouis d’aileurs de ce que’il permet aux étudiants en littératures de pouvoir s’informer . ce qui a lontemps été notre souci.je voudrais vous demander de nous aider à présenter chaque fois la biographie et la bibliographie de chaque auteur , surtout Tchiucaya u tamsi par rapport auquel on a toujours constaté une certaine réticence d’informations.je vous remercie et vous souhaite bon vent. à tout moment
je veux un dossier sur l’ecrivain congolaise clarissa ikama
j’aimai recevoi votre message chaque fois que vous envoyez.
je veux savoir ou va la littérature congolaise car je crois quelle va s’enffoncer au fond du fleuve et quelle exemple donner a nos jeune lecteurs.
je veux savoir ou va la littérature congolaise car je crois quelle va s’enffoncer au fond du fleuve et quelle exemple donner a nos jeune lecteurs.donc essaiyons de nous s’écoué pour sauver cette precieuse arme.
Merci et félicitations pour votre initiative....
Pourriez-vous m’indiquer où j’ai encore des chances de mettre la main sur les poèmes de Tchicaya U Tamsi ? je vous en remercie par avance.
un dahoméen dont la dignité d’homme noir doit beaucoup aux poètes afrcains de sa génération. Cordialement, Job
je suis tres content de lire vos oeuvres sources de connaissances et de divertissements.
La question de la litterature congolaise engendre beaucoup des faits sous jacents que nous ignorons. La litterature est comme un oiseau qui attend tout de ta mere avant de faire ces premieres plumes, on peut aussi considerer cela comme une graine qui necessite de bonnes conditions de germination. Il faut d’abord penser à ameliorer les conditions de vie des congolais pour que ceux ci puissent retrouver un bon univers de pensées. Certains me diront peut être le contraire, mais à l’evidence il sied de signaler que dans ses conditions les oeuvres litteraires congolaises seront orientées vers un univers unidirectionnel et renfermées sur elles même, or une litterature vivante c’est celle qui attire et nourrit les quatres coins du monde mais pas celle qui est renfermée sur elle même. La crise fatale de la litterature congolaise evolue en vase clos avec l’evolution dans le sens positif ou négatif( je vous laisse le soin de choisir le sens qui vous convient) de notre pays par rapport au reste du monde. Je n’insite guere les congolais à croiser les bras à ce sujet.
Je vous félicite pour beaucoup Je voudrai savoir comment trouver la biographie de Henri Lopez
JE SUIS ETUDIANT BENINOIS(Dassa-Zoumé-Parakou) FAISANT MES ETUDES A Kinshasa(RDC) Je suis ravi de visiter votre site.Je le trouve intéressant.La culture africaine exprimée par les écrivains africains.Quoi de beau !Tout cela pour reculer tant soit peu les frontières de nos ignorances.Et alors, que d’encouragement à vous ! Labou Tansi est-il Congolais de la RDC ou Congolais " Brazzaville" ? Quelle est la nationaité de Mariam Ba ? QUE DE BONNE CHOSES A VOUS.
j’ai l’honneur devenir très respectueusement auprès de votre haute et bienveillance solliciter votre apport dans ce problème qui me préoccupe longtemps. En effet je suis un lycéen et auteur de deux nouvelles(livres) qui n’ont encore pas fait leur sortie sur le marché. En vérité je suis un écrivain en herbe qui s’intrigue à la littérature authentiquement, j’ai écris et j’ai pas tenu compte des dispositions fondamentales qu’il faut prendre pour un bon ouvrage en vue d’une meilleure édition. Votre apport,critique ou conseil me parait très utile.Svp si vous connaissez les coordonnés des maisons d’édition n’hésitez surtout pas à me les écrire. veuillez agreer l’expression de mon profond respect. Har_c2006
LA littérature congolaise n’a pas encore pris le temps de comprendre l’importance de la relève. La gloire avait peut-être empêché nos célébrités de penser à une littérature qui aura pour rôle de maintenir en place l’équilibre de la littérature congolaise. Ce qui nous empêche de sasir ce phénomène est un lopin de volonté qui s’égare encore dans le fond des nos morgues.
merci de vous savoir donne ecrivrain congolaise
Bonjour à tous ! Je découvre aujourd’hui ce site et suis très heureux de constater le vif intérêt des Congolais pour leur littérature.
Le Congo,relativement aux autres Etats d’Afrique Francophone, à une production d’écrivains assez impressionnante. Sur la liste proposée sur ce blog je me pose néanmoins deux questions :
Tout ces auteurs sont-ils écrivains ? doit-on faire la différence entre les poètes, les hommes de théatre et les auteurs de fictions ? Que recouvre exactement ce vocable ? J’ai cru comprendre à la lecture de certains message qu’il fallait entendre par ce terme un "créateur d’univers". Es ce suffisant ?
Cessons de nous gargariser ; même chez nos "anciens" certains styles laissent à désirer, ce n’est pas de la grande littérature... je ne citerai pas de noms par égard pour ceux qui ont eu le courage de publier.
Il me semble que la question ne porte pas sur ce faux débat, à mon sens, opposant l’utilité de l’écrivain -au sens large- à celui du scientifique. E. Dongala est les deux en même temps, cette complémetarité rend son style plutôt flamboyant ; l’impact du théatre de Sony LT est plus efficace pour le Congo -J’ai une fois assisté à la représentation d’une de ses pièces au théatre des champs Elysées sans reconnaitre un seul Congolais- que la compétence d’un scientifique qui de toute façon n’aura rien à faire au Congo...
Je viens de découvrir M. Alain M. et me promet de découvrir ses univers tantôt. Mes compliments pour ce blog.
@ bientôt.
Salutations cordiales.
J ai été tres curieux de lire les nombreux commentaires concernant la "supposée" crise de la litterature congolaise.Et ,dans le meme temps,je m’interroge sur le sens profond que les uns et autres donnent au dit mot.
Au fur et à mesure de la lecture de ces lignes diverses,je prend consciences des considerations de chacun sur ce "supposé fait". mais qu’entendons nous par crise precisement ?
comment,en effet,parler de crise,alors que les uns et autres font le rapport d’une quantité importante d’ecrivain en herbe dans le pays.
Faisons nous reference au peu de visibilité qui est la leur ?parlons nous du style propre (y en a t-il ?)de la litterature congolaise ? l ’accusons nous de tourner en rond,et de n ’avancer que dans un seul sens,celui du passé ?
Nous le voyons bien,parler de "crise "suppose un certain nombre de considerations non negligeables,et,ce blog (inestimable !) demontre bien la necessité d une tribune,et d un dialogue soutenu.
A l heure des technologies de la communication,il me semble justement que ce genre d’initiative permet une prise de conscience,et pourquoi pas aussi,un developpement positif des choses,bernefique au jeune ecrivain congolais.
Pour ma part,je pense que l’aspect economique du pays,ne constitue pas à lui seul le principe du probleme.
Le Gabon ,bien que politiquement et economiquement stable,ne possede pourtant pas une experience litteraire comparable à celle du Congo.Mais,pensons à ce qu’accompli l’association des ecrivains Gabonais (udeg) pour la promotion des jeunes talents,et de la litterature Gabonaise en general ? N imputant pas le tout à l’état,dont nous connaissons deja les maux. C’ est aussi de l ’initiative individuelle que peut survenir les changements. A defaut de l’etat,que faisons -nous,congolais,pour ameliorer la condition de nos ecrivains et de notre litterature actuelle ?
Enfin,la litterature n est pas "enfermée dans son reve de pierre".aujourd’hui peut etre plus qu’hier,l ’ecrivain se doit de vivre de son "art"pour le perpetuer.
le rapport au public s’il est imputable au fait meme d’ecrire (ecrire pour soi est bien ecrire "pour" quelqu’un),ne fait que confirmer la necessité de perenisation.
Aussi,force est de constater que l’ecrivain congolais doit se battre pour y arriver,et si d autre y sont parvenu,pourqoi pas nous ? se debrouiller afin de cultiver son jardin de l’o.c.h,voilà tout.
cordialement,aux internautes et et à l’immense Mr Mabanckou.
Bonjour,je pense que si on accordait un peu plus de valeur à la litterature de chez nous,on remarquerait le nombre de jeunes qui ont de idées talentueuses.On devait commencer cette institution depuis l’école primaire.
bonjour mr MABANCKOU je suis eleve et j’ecris plusieurs oeuvres litteraires c’est pourquoi j’ai besoin de vos conseils afin de devevir aussi un ecrivain.S’il y a possibilite,renseignez moisur les maisons d’edition. MERCI nb ;je suis de nationalite congolaise
non en tant que noire congolais ;mais ce qui manque dant notre pays c est les moyen financier oujourd hui fla litterature congolaise est traite comme une crise cardiaque
je m’appelle edirin un etudiant universitaire. je travaille sur henri lopes,le pleurer-rire precisament. veuillez m’envoyer des information sur henri lopes. ma boite c’est ejamos4real@yahoo.com. j’aime ce site.
bjr je pense la litterature congolaise n’est pas en crise c(est l’une des plus prestigieuses en afrique Mai le probleme qui se passe au congo c’est les pplitique en place ne veulent pas faire emerger les nouvelles tetes et meme les anciennes ont arrivees a ce stade c’est grace a l’amour qu’elles ont pour l’art d’ecrire.Ensuite c’est la rareté des oeuvres litteraires congolaises au congo et un peu partout qui fait qu’on a tendance a croire que notre litterature est en crise. c’est raymonde eleve a l’ecole normale superieure en litterature ,j’aimerais travailler sur deux auteurs congolais:mabanckou et henrilopez s’il vous plait j’ai besoin des informations les concernant voici mon mail:ray_mymonde@yahoo.fr je compte sur vous merci
طاكيين بزعامة كارل قوة اقتصادية التمهيد الإشكالي . تعتبر الولايات المتحدة الأمريكية أول قوة اقتصادية في العالم بقطاع تجاري مهم, و الثالثة من حيت المساحة و السكان. تتوفر على مؤهلات طبيعية و نضام رأسمالي محكم و تعتمد على تكنولوجيا متطورة, ونضام معلوماتي ناجح. النشاط الأول : المؤهلات الطبيعية و البشرية و التنظيمية لاقتصاد الو.م.أ. 1 المؤهلات الطبيعية للأراضي الأمريكية :
il ya un réel problème de relève. problème qui, à mon avis est lelatif au manque de politique culture dans notre pays. il n’ya plus de concours de littérature, de poesie , de théatre ect. il n’y a plus d’encouragement ni à la lecuture (pas de bibliothèque , de sale de cinema et de spectacle... comment peut promovoir la littérature de de pareilles circonstance. il ya sans nul doute des manuscrits qui périssent dans des maisons. des quelques maison d’édition que nous avons devraient mettre en place des politiques d’encouragement, faire des offre de publication . la matière est toujours là , mais il maque des instruments des outils pour catalyser ce travail . salut
Les Henri Lopès, les taty douta alias loutard ont marqué une frontière.Ces deux écrivains égoïstes ont occupé des postes très élévés, mais n’ont pas installé des structures culturelles pour encourager les jeunes.Tati loutard et sassou nguesso avaient gaspillé 400 millions pour organiser un festival de la culture en 1981, alors que cet argent suffirait à créer des éditions et des imprimeries afin d’organiser les jeunes à la création litteraire.ces gens n’ont pas de leçons à donner aux jeunes. Voilà la vérité ! la vraie vérité !
La crise dont vous faites mention n’est pas inhérente à la structure de l’écrivain lui-même.A côté de quelques écrivaillons qu’on peut compter,je crois qu’il y a des jeunes conglais très talentueux. C’est plutôt la difficulté d’être publiée qui fait croire que notre littérature sombre. Pendant la période d’or des vétérans de cette littérature, la publication d’un manuscrit n’était pas aussi difficile qu’elle ne l’est aujourd’hui. Pensez-vous qu’à l’époque de Sony ou U tamsi, tous ceux qui aspiraient à l’écriture était bons ? N’est-ce pas qu’alain mabanckou a eu du mal à publier son premier roman Bleu-Blanc-Rouge ? Est-ce le manque de qualité qui justifiait cette difficulté ?
Après tout, une écriture en crise éveille la culpabilité de ceux qui étouffent le génie, qui ne veulent pas créer un royaume au fond des yeux, alors qu’un appel profond retentit à chaque instant, leur invitant à se greffer à la réalité dramatique des choses pour donner voix au silence. eh bien, que ceux qui peuvent écrire se lèvent, car un vrai génie s’imposera toujours. ceci me concerne moi-meme, et j’attends que le bois de mon pays intérieur perde son écorce, pour que je me fonde dans le chant des astres,dans le tourbillon des eaux, dans le rythme des cotes de la vieille méditerranée où, parfois, je me referme pour revoir la nudité inspiratrice du pays qui m’a enfanté.