Destruction du village des pêcheurs béninois à Pointe-Noire

Les habitants du village des pêcheurs situé sur la plage de Pointe-Noire près de "La Baraka" ont été surprs ce week-end par l’arrivée d’un buldozzer qui a commencé à détruire toutes les maisons, toutes les installations de la place (généralement construites en bois et autres matériaux de récupération). Sous la surveillance des agents de la sécurié.

Ce village est en même temps un port de pêche maritime artisanale. L’Opération a été décidée par la Direction Générale du Port autonome de Pointe-Noire. C’est donc dans la précipitation et le désarroi et aussi le désordre que les infortunés pêcheurs ont dû évacé leurs mobiliers, sauvant juste l’essentiel de leurs biens.

La destruction de ce vilage des pêcheurs a réduit au statut de SDF (Sans domicile fixe) environ 2000 persones, en majorité des pêcheurs béninois dont les familles, pour certaines sont établies sur ces lieux il y a près de 40 ans !

La direction du Port justifie ce fait par la nécessité de réapropriation du domaine portuaire occupé anarchiquement par les habiants de ce vilage des pêcheurs. et aussi par le besoin d’extension des installations portuaires.

En fait, il y a longtemps que les occupants de cette plage avaient été avertis de l’iminence de la destruction de ce village. Ils avaient engagé des pourparlers avec le Port et la Muicipalité pour délocaliser le village et trouver un autre endroit propice. Mais jusque là aucune solution n’avait été trouvé. Au pire, ils (les habitants) demandaient dêtre avertis à temps utile afin qu’ils prenent leurs disposition d’évacation. Hélas, ils n’vaient pas été du tout avertis de la date exacte de l’opération de destruction affirme M. Anounon, un pêcheur béninois qui a toujours vécu dans ce village et est devenu congolais, lui et toute sa progéniture. Ce que récuse la direction du Port qui affirme avoir écrit une lettre aux responsables de la colonie des pêcheurs 5 jours avant la mise en route de la destruction.

Come conséquence immédiate, on s’attend à une raréfaction du poisson de mer de la pêche traditionnelle, notamment le célèbre Makouala dont raffolent les riverains et les populations de Pointe-Noire.

Après ce village près de la Baraka, suivra certainement celui dit de la base Agip, dans le quartier de la zone industrielle derrière la Foire de P/ noire. Affaire à suivre J.Malonga