Des raisons d’agir :
Dans la perspective de l’initiative « Pays Pauvres Très Endettés » (PPTE), le Congo a élaboré le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), dans lequel il est prévu de renforcer la décentralisation « par l’apport aux collectivités locales de moyens suffisants pour leur permettre d’assurer la fourniture de services sociaux de base et de procéder aux investissements d’intérêt local ».
S’inscrivant dans cette optique de lutte contre la pauvreté d’une part, et de renforcement de la décentralisation d’autre part, le peuple du Kouilou s’est mobilisé pour apporter sa contribution à la rationalisation de la gestion des ressources pétrolières de la nation.
ACTIONS 28 février 2006 : Consultation des originaires du Kouilou pour examen des propositions devant être soumises au Président de la République afin de :
18 avril 2006 : les délégués du Kouilou sont reçus par le Président de la République.
Au cours de cette audience, cinq propositions lui ont été soumises, à savoir :
les Comités locaux,organe de liaison ;
le Commissariat aux Comptes, organe de contrôle.
Le Bureau Exécutif est assisté par des Comités locaux. Les Comités locaux sont constitués dans les quartiers et arrondissements. Ils constituent l’organe de transmission et d’exécution des directives du Bureau Exécutif.
Dans les districts et villages, ainsi qu’à l’étranger, l’Association établira des relations avec les associations existantes qui serviront de relais pour ses activités.
Le Bureau Exécutif a mis en place un organe technique pour augmenter et améliorer sa capacité d’intervention : les commissions spécialisées.
L’adhésion au COK est subordonnée au paiement d’un droit d’adhésion de 1000 (mille) francs.
Le taux des cotisations mensuelles est de :
2000 francs pour les travailleurs ;
500 francs pour les étudiants et les sans emplois.
BUREAU EXECUTIF :
Président : GNALI Mambou Aimée ;
Secrétaire Général : GOMEZ-GNALI André ;
Comités locaux : MOUTOU Félix ;
Finances : TCHIKAYA Isaac ;
Communication : LOEMBA Jean Ruffin ;
Relations avec les OSC :TCHINTCHI Aimé ;
COMITE DIRECTEUR :
Outre le Bureau exécutif,les personnes suivantes composent le comité Directeur :
Affaires juridiques : GOMAT Olivier ;
Infrastructure :NIAZAIRE Jean Pierre ;
Prospective : GOMA Ignace ;
Emploi et Formation :BOURDES Colette ;
Santé :NGUITA Ernest ;
Environnement :GARCIA Charles ;
Relation avec la diaspora : PAMBOU David.
Membres cooptés :
COSTODE Jean Paul ;
TATHY YHOYHO ;
YOBA Rosalie ;
MAKANGA Monique ;
MOE POUATY Yves ;
CONDHET Lucie ;
BOUANGA Blanche ;
CONSEIL DE DISCIPLINE :
TATHY YHOYHO ;
YOBA Rosalie ;
COSTODE Jean Paul ;
COMMISSARIAT AUX COMPTES :
Commissaire aux comptes :MND Fiduciaire
Collectif des Originaires du Kouilou
19, rue Mapako Gnali
BP 374 Pointe noire ( Mpita)
Tél. 544-33-15
E-mail : cokouilou@yahoo.fr
Numéro d’enregistrement à la DGAT : 898/2006
Felix qui potuit rerum conocere causas
Heureux celui qui prétend connaître la causalité des choses
Les événements et les manifestations de rue qui ont émaillé les obsèques de Jean-Pierre THYSTERE TCHICAYA ont éclairé d’un jour nouveau, la profondeur abyssale de la crise qui mine la jeunesse de notre région et, plus largement, celle de notre pays.
Dans la lecture à chaud qu’en fait Monsieur COUSSOUD MAVOUNGOU, ministre des transports maritimes et président du RMP Kouilou, il s’en prend aux « petits partis comme le COK » et interpelle « la sœur qui a été avec (eux) au gouvernement et a géré ce pays », comme si le COK, une association et non un parti, et sa présidente, « la sœur », étaient en quoi que ce soit responsables de la ainsi révélée au grand jour.
Le COK est une association opposée à la violence qui privilégie le dialogue et la concertation.
Le ministre a évoqué le comportement de certains responsables, ceux du Kouilou dans le cas particulier, qui « vont collecter des fonds là-bas », le ministre ne s’exclut pas de cette catégorie de personnes. Le COK s’indigne autant de la déclaration elle-même que de l’usage qui est fait des fonds public. Ce qui est présenté comme étant des « fonds du pouvoir » est en réalité des fonds publics dont l’utilisation répond à des règles bien établies.
Le COK ne se reconnaît ni dans ce groupe ni dans ces pratiques.
Si tout observateur et analyste lucide de ces manifestations, l’étendue du malaise était perceptible, les formes de contestation qu’elles ont prises en ont surpris plus d’un.
Disons-le tout net : les atteintes à la dignité morale des personnes aux biens publics et privés sont à condamner sans appel. Cela étant dit, il ne faut pas être un grand clerc pour reconnaître qu’à travers ces agissements, c’est une passe pour le moins difficile que traverse la jeunesse congolaise.
Le COK et tous ceux qui, au Kouilou, se sentent concernés par ces dérapages, ont le devoir d’analyser ce déchaînement de passions pour en comprendre les causes et essayer de se projeter dans un futur proche afin de circonvenir les foyers dont nous n’avons fait qu’entrapercevoir le rougeoiement.
« On ne commande à un peuple qu’en lui montrant le chemin de l’espoir » dixit Napoléon. Espoir d’une vie meilleure, espoir d’un mieux être.
Nous avons à faire face à trois types de défis qui correspondent à trois fractures intimement liées entre elles :
fracture générationnelle : les jeunes ont le sentiment d’être incompris et laissés pour compte ;
fracture politique : nous sommes dans une démocratie représentative. Or, il est notoirement connu de tous que les élections ont été entachées d’irrégularités, voire de fraudes, ôtant par là toute légitimité à des représentants dans lesquels les populations ne se reconnaissent pas ;
fracture sociale : dans un pays où les mafias dominent dans la distribution des offres d’emploi, l’homme du Kouilou a toujours tendance à vouloir être dans les règles et donner la priorité au mérite. Résultat des courses : de forts taux de chômage dans la région.
Ce qui vient d’être mis à mal par le chahut des jeunes manifestants commande que l’arrogance et la sotte suffisance ne soient plus de mise de la part des responsables locaux.
Dans le souci d’apaiser le climat social, il serait souhaitable que des mesures de clémence soient prises à l’endroit des personnes interpellées ou arrêtées.
Le COK en appelle donc à une concertation des cadres et responsables des organisations de la société civile de la région dans des modalités qui resteront à définir, afin de tirer les leçons de ces évènements regrettables et proposer au pouvoir des amorces de solution.
Aucune danse du ventre et autres salamalecs d’un autre âge ne pourront occulter la nécessité d’un grand débat.
C’est de la discussion que jaillit la lumière.
Fait à Pointe-Noire, le 18 juillet 2008
Le Comité Directeur du COK
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